La revue de presse du 17 décembre 2024 met en lumière des témoignages poignants qui illustrent les réalités politiques, sociales, économiques et culturelles du Liban et de la région. Ces citations, provenant de différents secteurs de la société, traduisent les défis persistants, mais aussi la résilience et les aspirations face à une situation en constante évolution.
« Le pouvoir judiciaire est devenu un instrument entre les mains de certains partis pour régler des comptes politiques. »
Cette déclaration anonyme provient d’un magistrat libanais dénonçant les ingérences politiques qui paralysent le fonctionnement de la justice. Les affaires majeures, comme les scandales de corruption ou les détournements de fonds publics, stagnent en raison des pressions exercées par des partis influents. L’incapacité à appliquer des réformes judiciaires approfondit la défiance des citoyens vis-à-vis des institutions libanaises.
« La culture est notre seule échappatoire, notre manière de résister face à l’effondrement généralisé. »
Un participant au Festival International de Beyrouth souligne le rôle vital de la culture en temps de crise. Malgré un contexte économique étouffant et la baisse des financements, les artistes libanais, souvent soutenus par des initiatives privées, persistent à créer et exposer leur travail comme un acte de résistance collective face à l’effondrement généralisé des structures nationales.
« Nous voulons montrer que les femmes libanaises peuvent exceller dans tous les domaines, y compris le sport. »
Cette déclaration vient d’une joueuse de l’équipe nationale féminine de football. Dans un environnement marqué par des stéréotypes sociaux, les progrès du sport féminin libanais témoignent d’une volonté de transformation. La reconnaissance internationale reste limitée, mais les performances de l’équipe nationale reflètent une dynamique nouvelle et prometteuse pour les générations futures.
« Si cette tendance se poursuit, le Liban perdra non seulement son capital humain, mais aussi sa capacité à se relever. »
L’économiste Jad Harb alerte sur l’exode massif des jeunes diplômés libanais, qui prive le pays de ses compétences et de son avenir économique. Ce phénomène, souvent qualifié de « troisième émigration », touche particulièrement les secteurs des technologies, de la santé et de l’ingénierie. Harb insiste sur l’urgence d’instaurer des politiques d’emploi pour retenir les talents nationaux et inverser la fuite des cerveaux.
« Les habitants de Gaza paient le prix de l’inaction politique internationale. »
Ces mots proviennent d’un responsable humanitaire impliqué dans la gestion de l’aide en territoire palestinien. Les infrastructures de Gaza, déjà fragiles, sont détruites par des mois de bombardements. L’absence d’un consensus diplomatique international pour un cessez-le-feu durable laisse les populations civiles dans une situation humanitaire dramatique, sans accès aux soins ni à l’éducation.
« Le sport est un outil puissant pour offrir de nouvelles perspectives aux jeunes qui grandissent dans des conditions difficiles. »
Un coordinateur de projet dans la vallée de la Békaa témoigne des efforts déployés pour promouvoir le sport dans les régions rurales du Liban. Ces programmes, souvent soutenus par des ONG internationales, visent à offrir aux jeunes des alternatives face au décrochage scolaire, à l’isolement économique et à la marginalisation.
« Mon objectif est de représenter le Liban dans des compétitions internationales et d’inspirer la jeunesse à poursuivre ses rêves. »
Le coureur libanais Ali Haddad, après sa performance au Marathon de Dubaï, incarne l’esprit de résilience des sportifs libanais. Privé de soutiens financiers et d’infrastructures adaptées, Haddad s’entraîne dans des conditions précaires mais reste déterminé à hisser le drapeau libanais sur la scène internationale.
« La censure n’est pas une solution. Elle étouffe la créativité et nous empêche d’affronter nos réalités. »
Le réalisateur Ziad Haddad, dont le dernier film a été interdit de projection, critique ouvertement les pratiques de censure culturelle au Liban. Haddad considère que les restrictions imposées aux œuvres artistiques réduisent les espaces d’expression et empêchent le public de dialoguer avec les réalités sociales et politiques du pays.
« Cette crise met en péril non seulement l’économie régionale, mais aussi les chaînes d’approvisionnement mondiales. »
Un analyste militaire, spécialiste des enjeux maritimes, commente l’aggravation des tensions en Mer Rouge. Les attaques contre les navires commerciaux menacent des routes maritimes essentielles pour le commerce mondial. Cette situation place les puissances internationales face au risque d’une escalade militaire majeure avec des conséquences économiques globales.



