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Le FMI pointe la corruption systémique au Liban
Un rapport technique du FMI consacré au Liban décrit une corruption systémique qui traverse les finances publiques, la justice, la Banque du Liban, les marchés publics, l’électricité et la supervision bancaire. Le document ne vise pas des affaires individuelles, mais des failles structurelles qui entretiennent l’opacité et l’impunité. Il appelle à appliquer la réforme judiciaire, revoir la gestion budgétaire, encadrer les entreprises publiques et renforcer la transparence des contrats.
Amnistie : la justice à la carte
Le report de l’amnistie générale révèle la fragilité de la justice libanaise. Présenté comme une réponse aux retards judiciaires et à la surpopulation carcérale, le texte s’est transformé en champ de bataille entre familles de détenus islamistes, réseaux politiques, dossiers de drogue, victimes et noms sensibles comme Ahmad Al Assir. Le Parlement doit désormais choisir entre une loi fondée sur des critères publics et un nouveau marchandage communautaire.
Amnistie générale : le compromis sous tension
Élias Bou Saab affirme qu’une formule acceptable par la majorité parlementaire a été trouvée sur la loi d’amnistie générale. Mais le texte reste flou. Les controverses sont nombreuses : détenus islamistes, Libanais réfugiés en Israël après 2000, trafics de drogue, crimes financiers, droits des victimes et surpopulation carcérale. Le Parlement veut aller vite avant l’Aïd al-Adha, mais il devra prouver que l’amnistie n’est pas un simple compromis communautaire.
Fadel Shaker, Assir et l’amnistie en débat
L’amnistie générale revient au Parlement libanais avec une forte charge politique et judiciaire. Le texte doit répondre aux attentes de familles de détenus, notamment islamistes, tout en évitant de heurter les proches de militaires tués. Les dossiers Fadel Shaker, Ahmad Al Assir et Abra montrent la difficulté de distinguer relaxe judiciaire, poursuites encore ouvertes, crimes de sang, détentions prolongées et nécessité d’un cadre juridique clair.
Amnistie, prisons et ligne rouge israélienne
Le débat sur l’amnistie générale au Liban dépasse la seule question carcérale. Il révèle les lenteurs de la justice, la saturation des prisons, les pressions politiques et la nécessité de protéger les victimes. Les députés cherchent un texte large, mais assorti d’exceptions strictes. La collaboration avec Israël reste la ligne rouge centrale, alors que les dossiers de drogue, de détention préventive et de détenus syriens compliquent l’équilibre.
Tyr : l’État tient encore sur le terrain
À Tyr, l’arrestation rapide d’un suspect de meurtre par les Forces de sécurité intérieure ne relève pas seulement de la chronique judiciaire. Dans une ville éprouvée par les bombardements israéliens, les déplacements et la pression sur les secours, cette affaire éclaire la continuité fragile de l’action publique. Elle montre que, malgré la guerre, la police, l’enquête et la justice ordinaire n’ont pas totalement disparu du terrain, ce qui pèse lourd dans la confiance des habitants.
Explosion du port : Bitar clôt l’instruction
Tarek Bitar a clôturé l’instruction sur l’explosion du port de Beyrouth et transmis le dossier au procureur général pour avis.
Le Liban transfère 137 prisonniers syriens à Damas
Le Liban a transféré 137 prisonniers syriens vers Damas dans le cadre de l’accord judiciaire signé en février 2026. Ce premier convoi marque une étape concrète du rapprochement entre Beyrouth et la Syrie, sur fond de surpopulation carcérale au Liban et de réorganisation des relations bilatérales post-Assad.
Les oubliés de la guerre : détenus, familles et droit à une réponse
Dans le Liban en guerre, détenus et familles deviennent les oubliés d’une urgence saturée par les frappes et la diplomatie. Entre silence institutionnel, attente sans fin et dossier récurrent de l’amnistie générale, leur sort révèle la fragilité de l’État, de la justice et du droit à une réponse claire.
La justice militaire sous tension : ce que révèle l’affaire des éléments du Hezbollah...
La libération sous caution de trois éléments liés au Hezbollah met la justice militaire libanaise sous pression. Derrière une affaire apparemment mineure, se révèlent les fragilités de l’État, les limites de la fermeté affichée par Nawaf Salam et le fossé persistant entre la loi proclamée et son application réelle.
Liban : Adel Nassar saisit la justice après l’interception de journalistes par des hommes...
Le ministre libanais de la Justice Adel Nassar a saisi la justice après l’interception de journalistes à Al-Kafa’at par des hommes armés présumés du Hezbollah. L’enquête vise à qualifier les faits dans un contexte de tensions extrêmes, de bombardements israéliens et de soupçons croissants d’espionnage dans la Dahiyeh.
La chambre d’accusation valide le rejet des poursuites contre le juge Tarek Bitar dans...
La chambre d’accusation a confirmé le rejet des poursuites visant le juge Tarek Bitar, levant le dernier obstacle juridique à l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth. Le recours de Badri Daher a été écarté et celui d’Ali Hassan Khalil rejeté sur le fond, ouvrant la voie à une inculpation.
Beyrouth : report du procès de Fadl Shaker et Ahmad al-Assir au 24 avril
La cour criminelle de Beyrouth a reporté au 24 avril 2026 le procès de Fadl Shaker et d’Ahmad al-Assir, poursuivis notamment pour tentative de meurtre présumée en 2013 contre Hilal Hamoud, cadre des Saraya al-Muqawama. Le tribunal a entendu le témoignage de Hamoud et attend les plaidoiries.
Réunion entre les juges Hajjar et Bitar : réception d’une réponse allemande dans l’enquête...
Les juges Jamal Hajjar et Tarek Bitar se sont réunis pour relancer l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth. Une réponse allemande à une commission rogatoire détaille des transferts liés au nitrate d’ammonium. D’autres réponses sont attendues avant la clôture et un acte d’accusation en 2026.















