Eurobonds libanais : l’attractivité trompeuse des rendements face au risque souverain
En défaut depuis mars 2020, le Liban laisse ses Eurobonds se négocier à 7–10 cents, offrant des rendements supérieurs à 60 %. Derrière l’appât, le risque souverain reste extrême : absence de plan de restructuration, bilans bancaires faussés, pression judiciaire à New York et réputation dégradée pour les investisseurs opportunistes.
Secousse au large de Beyrouth, faille de Yammouneh et pari gazier : le Liban...
Une secousse au large de Beyrouth rappelle que la sismicité pèse sur l’immobilier, l’assurance et le coût du capital. Alors que le Liban relance l’exploration gazière du bloc 8 avec TotalEnergies, Eni et QatarEnergy, l’enjeu devient la transparence, le monitoring et l’internalisation des externalités dans un pays fragile et côtier.
Banque du Liban : entre gestion des actifs et incertitudes sur les garanties apportées...
Le projet de loi sur la restitution des dépôts confie à la Banque du Liban l’émission d’ABS pour compenser les montants au-delà de 100 000 dollars. Or réserves, actifs illiquides, inflation monétaire et absence d’engagement clair de l’État fragilisent les garanties promises aux épargnants et accroissent les risques judiciaires majeurs.
Iran : une vidéo suspectée d’être générée par l’IA amplifie les doutes sur l’ampleur...
Parmi les vidéos virales, une séquence de 45 secondes, partagée par des comptes influents sur des plateformes comme X et TikTok, dépeint une foule compacte affrontant les forces anti-émeutes avec des jets d’eau et des cris appelant à un changement de régime. Des experts en vérification numérique, y compris ceux de la BBC Verify, ont relevé des anomalies : des mouvements d’eau défiant les lois physiques, des ombres incohérentes et des artefacts visuels typiques des outils d’IA comme Sora ou Veo. Une autre image, diffusée par un compte officiel israélien, montre des policiers iraniens utilisant des canons à eau, mais un badge en hébreu visible sur un uniforme a révélé qu’il s’agissait d’un montage artificiel. Ces cas, survenus alors que les protestations entrent dans leur troisième semaine, soulignent comment la technologie amplifie les perceptions d’instabilité, potentiellement pour discréditer les mouvements authentiques ou exagérer leur portée.
L’Iran menace les États-Unis et Israël de représailles en cas d’intervention américaine, tandis qu’Israël...
À Téhéran, Mohammad Baqer Qalibaf avertit que toute attaque américaine déclencherait des représailles contre les bases des États-Unis et Israël, tandis que Tel-Aviv passe en alerte maximale. Sur fond de manifestations nationales, arrestations et coupure d’internet, Washington étudie des options, faisant planer le risque d’escalade régionale dans tout le Moyen-Orient.
Séisme de magnitude 3,8 signalé en Méditerranée orientale, au large du Liban
Un séisme de magnitude 3,8 a été enregistré le 10 janvier 2026 au large de Beyrouth, en Méditerranée orientale. L’épicentre maritime, à 12,2 km de profondeur, a été signalé à 22h50 (UTC+1). Les données restent préliminaires, sans bilan officiel confirmé pour l’instant et des mises à jour sont attendues prochainement.
Reconstruction: prêts annoncés, conditions durcies, et retour des créanciers
Le Liban veut lancer la reconstruction depuis le Sud, mais avance sous contrainte: les financements évoqués sont des prêts (75 millions d’euros côté français, 120 millions de dollars via un fonds koweïtien) assortis de conditions durcies. Réformes, transparence, énergie et système financier redeviennent les clés pour convaincre bailleurs et créanciers.
Récupérer des fonds à l’étranger: une course de procédure et de preuve
La Banque du Liban accélère la récupération d’avoirs à l’étranger: objectif, transformer des soupçons en gels et saisies rapides pour rendre de la liquidité aux déposants. Offshore, commissions et comptes externes imposent une traçabilité solide et une coopération, notamment en France. Sans preuves et financements, la course perd du temps.
Peut-on « donner » son prix Nobel à Donald Trump ? Fact-check
Une rumeur affirme que María Corina Machado voudrait “donner” son Nobel de la paix 2025 à Donald Trump. Le comité Nobel rappelle qu’un prix attribué ne peut être révoqué, partagé après coup ni transféré. Seule la dotation financière peut être donnée : geste symbolique, pas statut de lauréat pour lui.
Visite des dirigeants européens à Beyrouth : un appel pressant à Israël pour le...
Visite européenne Beyrouth cessez-le-feu : António Costa et Ursula von der Leyen ont rencontré Joseph Aoun à Baabda après de nouvelles frappes israéliennes. Le président libanais exige le retrait des territoires occupés, la fin des attaques et un appui accru à l’armée, aux réformes économiques et au retour des réfugiés syriens.
Yémen: l’Arabie saoudite pousse au dialogue, et la question du Sud reste un nœud
Au Yémen, l’Arabie saoudite pousse à un dialogue sudiste pour contenir la crise à Aden, où un couvre-feu et des déploiements sécuritaires suivent la chute d’Aydarus al-Zubaidi. Riyad accuse Abou Dhabi d’avoir facilité son exfiltration via Berbera et Mogadiscio. La question du Sud reste le nœud politique.
La date du 31 mars: échéance explosive et test de gouvernabilité
La controverse sur la date du 31 mars 2026 secoue le gouvernement à Baabda et devient un test de gouvernabilité. Portée par les Forces libanaises, l’échéance vise à accélérer l’exécution du plan autour du Litani, mais se heurte à la méthode du « plan en février », aux contraintes de terrain et aux moyens militaires retardés.
Le canal syrien par l’économie: le dossier agricole devient un acte diplomatique
e dossier agricole devient un enjeu diplomatique entre Beyrouth et Damas, sur fond d’entraves à la frontière syrienne. Droits de transit pouvant atteindre 1500 dollars par camion, inspections lourdes et restrictions fluctuantes pénalisent les exportations libanaises et les revenus des agriculteurs. Une visite du ministre Nizar Hani vise un déblocage et des règles stables.
Trump et l’Europe: la pression commerciale comme nouvelle diplomatie de contrainte
Donald Trump remet la pression commerciale au cœur de la relation transatlantique, en brandissant des droits de douane comme instrument de contrainte. Le récit d’un appel avec Emmanuel Macron sur les prix des médicaments illustre une méthode: exiger, menacer, revendiquer la victoire. Pour l’UE, l’enjeu devient la souveraineté et l’unité face au chantage tarifaire.















