Les tensions au Sud-Liban continuent de marquer la région, exacerbées par l’occupation israélienne et le refus des troupes de se retirer de certaines zones malgré les accords de cessez-le-feu. Dimanche dernier, six citoyens libanais ont été arrêtés par les forces israéliennes dans les villages frontaliers de Houla et Markaba, avant d’être libérés quelques jours plus tard. Ces arrestations interviennent dans un contexte tendu, où les résidents locaux tentent de regagner leurs terres après le conflit armé entre novembre et décembre 2024.
Les circonstances des arrestations
Le 26 janvier 2025 marquait la date limite fixée pour le retrait total des troupes israéliennes du Sud-Liban, conformément aux accords internationaux. Pourtant, des forces israéliennes demeurent présentes dans plusieurs localités frontalières, en violation des engagements pris. Les villages de Houla et Markaba, proches de la ligne bleue, restent des points sensibles où des affrontements sporadiques et des provocations sont régulièrement signalés.
Dimanche, des habitants ont tenté de se rendre sur leurs terres agricoles ou dans des zones frontalières proches de leurs villages, un droit fondamental pour les résidents affectés par le conflit. Les forces israéliennes ont arrêté six citoyens, les accusant d’avoir franchi des zones qu’elles considèrent comme des « zones de sécurité ». Ces arrestations ont suscité l’indignation des habitants et des autorités libanaises, qui dénoncent une violation flagrante de la souveraineté nationale et des droits des citoyens.
Retour sur les événements récents
La guerre de novembre à décembre 2024, opposant Israël au Hezbollah, a laissé des traces profondes dans la région. Ce conflit a entraîné des bombardements intensifs, des déplacements massifs de population et la destruction d’infrastructures dans le Sud-Liban. Bien qu’un cessez-le-feu ait été conclu le 26 novembre 2024, la situation reste tendue sur le terrain.
En particulier, Israël n’a pas respecté la date du 26 janvier 2025 pour le retrait de ses troupes, initialement fixé dans le cadre de la médiation internationale. Cette prolongation de la présence israélienne dans des zones comme Houla, Markaba ou encore les fermes de Chebaa exacerbe les tensions et empêche de nombreux habitants déplacés de regagner leurs foyers.
Un territoire encore sous occupation
Les localités de Houla et Markaba ne sont pas seulement des zones frontalières : elles incarnent aussi le conflit territorial plus large entre le Liban et Israël. En plus de ces villages, Israël continue d’occuper des territoires comme les fermes de Chebaa, les collines de Kfarchouba et une partie du village de Ghajar. Ces zones, revendiquées par le Liban, restent sous contrôle israélien malgré les résolutions des Nations unies, notamment la résolution 425, exigeant un retrait complet des forces israéliennes.



