Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a adressé un message aux combattants de la « résistance islamique », daté du lundi 16 mars 2026, dans lequel il salue leur engagement au front et affirme que le mouvement poursuivra le combat contre ce qu’il présente comme une « agression israélo-américaine ».
Dans ce texte, diffusé mardi et attribué au chef du Hezbollah, Naïm Qassem décrit l’affrontement en cours comme l’un des actes « les plus nobles et les plus honorables » aux yeux de Dieu et des croyants. Il affirme que les combattants défendent « le droit de l’homme à vivre libre, digne et honorable » et les appelle à rester fermes face à Israël, aux États-Unis et à leurs alliés occidentaux.
Le dirigeant du Hezbollah affirme que son mouvement se trouve dans une position de « défense légitime » dans la bataille qu’il qualifie de « l’orage dévorant ». Selon lui, le Hezbollah défend la terre, refuse la reddition et protège « l’existence et l’indépendance de la patrie ».
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Naïm Qassem écrit également que « la bannière de la résistance ne tombera pas » et que les combattants peuvent empêcher l’ennemi d’atteindre ses objectifs. Il affirme que le terrain décidera de l’issue de la bataille et que la résistance continuera « quels que soient les sacrifices ».
Dans son message, le chef du Hezbollah rend hommage aux dirigeants et combattants morts, citant notamment Hassan Nasrallah, Abbas al-Moussawi, Ragheb Harb et Hashem Safieddine, ainsi que les blessés et les prisonniers. Il présente ces sacrifices comme un « capital » pour la poursuite du combat et pour la réalisation des objectifs du mouvement.
Le texte réaffirme aussi l’alignement idéologique du Hezbollah sur l’Iran. Naïm Qassem y écrit que le mouvement continuera de suivre « son leader », l’ayatollah Sayed Mojtaba Khamenei, en se plaçant dans la continuité de l’imam Khomeini et de Hassan Nasrallah.
Le secrétaire général du Hezbollah affirme par ailleurs qu’après « quinze mois de patience et d’efforts diplomatiques », les choix du mouvement face à l’agression ont mis en évidence, selon lui, le courage de la résistance, sa capacité à repousser l’attaque « au moment opportun », son niveau de préparation militaire et sa faculté à surprendre l’ennemi.
Dans le même message, il fixe aussi ce qu’il présente comme les conditions d’une issue : la fin de l’agression, le retrait des territoires occupés, la libération des prisonniers et le retour des habitants dans leurs maisons avec le début de la reconstruction.
Cette prise de parole s’inscrit dans la continuité des récentes déclarations de Naïm Qassem. Le 13 mars, il avait déjà affirmé que le Hezbollah était prêt à une confrontation longue et que l’organisation poursuivrait la lutte contre Israël, selon des propos relayés par Al-Manar.
Elle intervient aussi alors que les combats se poursuivent dans le sud du Liban. Israël étendait ses opérations terrestres à de nouvelles zones du Sud-Liban, après plusieurs jours de bombardements et d’affrontements avec le Hezbollah.


