Actualites et analyses sur Sud-Liban
A part ça, on pète le feu*
Guerres, tensions régionales, menace iranienne, Gaza, Ukraine et dérèglement climatique nourrissent un sentiment d’inquiétude généralisé. Pourtant, au Liban, la vie refuse de céder. Entre un Sud qui brûle et des mariages célébrés sous la pluie, Mona Makki raconte avec ironie cette étrange résilience face au monde en ébullition permanente.
Berri : Israël cherche la discorde au Liban
Nabih Berri a accusé Israël de chercher à provoquer la discorde au Liban plutôt que de viser uniquement le Hezbollah, ses armes, le mouvement Amal ou la communauté chiite. Dans son discours du 31 août pour le 48e anniversaire de la disparition de Moussa Sadr, le président du Parlement a également défendu l’armée libanaise, rejeté les projets de partition ou de fédéralisme et critiqué les résultats des sept rounds de négociations avec Israël.
Le Hezbollah entrouvre la porte à Washington
Le Hezbollah n’exclut plus totalement la possibilité d’un contact direct avec Washington. Mahmoud Qmati, membre de son Conseil politique, affirme que la décision dépendra des intérêts du parti et des circonstances, tout en défendant la patience militaire actuelle pour laisser une chance au processus politique. Cette ouverture prudente intervient alors que les frappes israéliennes se poursuivent dans le Sud-Liban, que les hauteurs d’Ali al-Taher restent sous pression et que le dossier des armes du Hezbollah demeure au centre des négociations.
Frappes israéliennes intensifiées à Ali al-Taher
Les frappes israéliennes se sont intensifiées autour des hauteurs d’Ali al-Taher, près de Nabatiyé al-Fawqa, tandis que plusieurs secteurs du Sud-Liban ont subi des tirs d’artillerie. Cette nouvelle séquence intervient après plusieurs journées d’opérations dans la même région. La situation place sous pression le gouvernement libanais, engagé dans le renforcement du contrôle de l’État sur les armes, alors que le secteur d’Ali al-Taher est devenu un point majeur du rapport de force entre Israël et le Hezbollah.
La Turquie veut une place dans le dossier libanais
La Turquie intensifie ses contacts avec le Liban après les visites successives de Nawaf Salam et Joseph Aoun auprès de Recep Tayyip Erdogan. Ankara affiche désormais son intérêt pour la sécurité du Sud, la reconstruction et l’amélioration des relations entre Beyrouth et Damas. Cette offensive diplomatique intervient alors que sa rivalité avec Israël se durcit en Syrie. Plusieurs analyses israéliennes envisagent désormais la Turquie comme un concurrent stratégique de long terme, même si Ankara affirme vouloir éviter une confrontation militaire directe.
Nabih Berri revient au cœur du jeu avec Israël
Depuis l’élection de Joseph Aoun, Nabih Berri avait perdu une partie de la centralité dont il disposait traditionnellement dans les dossiers concernant Israël et Washington. La présidence et le gouvernement de Nawaf Salam avaient repris la conduite institutionnelle des négociations. La question des armes du Hezbollah modifie désormais l’équation. En proposant un retrait israélien suivi du déploiement immédiat de l’armée et de son monopole des armes au sud du Litani, Berri retrouve une fonction difficile à remplacer. Son retour se heurte toutefois au refus israélien de se retirer avant le désarmement du Hezbollah, à quelques semaines des élections du 27 octobre.
Sud-Liban : la formule Berri peut-elle débloquer le retrait ?
Nabih Berri propose une séquence précise pour tenter de débloquer le Sud-Liban : arrêt des opérations israéliennes, retrait jusqu’à la frontière internationale, puis déploiement immédiat de l’armée libanaise, qui deviendrait la seule force armée au sud du Litani. Cette formule place Donald Trump et Washington au centre de l’équation. Elle se heurte cependant au refus de plusieurs ministres israéliens d’envisager un retrait avant le désarmement du Hezbollah, alors que les élections du 27 octobre favorisent la surenchère sécuritaire en Israël.
Sud-Liban : Salam dénonce les destructions israéliennes
Nawaf Salam accuse Israël de mener une « destruction systématique » dans le sud du Liban et estime que la démolition d’habitations, d’infrastructures publiques et de lieux de culte viole le droit international. Ses déclarations interviennent alors que le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, affirme que son armée détruit « toutes les maisons » dans certains secteurs. Washington rappelle parallèlement qu’une présence militaire israélienne permanente serait incompatible avec l’accord conclu en juin.
Au Sud-Liban, Israël déracine les vies avec les oliviers
Au Sud-Liban, la destruction des oliveraies révèle une dimension durable de la guerre. Environ 54 000 hectares de terres agricoles ont été affectés à l’échelle du pays, tandis que 47 000 oliviers avaient déjà été recensés comme détruits dès les premiers mois du conflit. Dans le Sud, qui fournit autour de 40 % des olives libanaises, les dégâts touchent aussi les pressoirs, les coopératives, les pépinières et les réseaux d’eau. Pour les familles déplacées, reconstruire une maison ne suffira pas si la terre qui assurait leur revenu reste détruite ou inaccessible.
Aoun défend les négociations malgré leur suspension
Joseph Aoun affirme que les négociations entre le Liban et Israël progressent et restent préférables à une nouvelle guerre. Le président assure que Beyrouth n’acceptera le maintien d’aucun soldat israélien sur son territoire et constate une diminution des attaques depuis la signature de l’accord-cadre. Ses déclarations interviennent toutefois alors que les discussions directes sont suspendues depuis la septième rencontre de Rome, achevée sans nouveau retrait israélien et sans date convenue entre les parties pour la prochaine session.
1er août : hommage aux soldats libanais tués et blessés sous les frappes israéliennes
À l’occasion du 1er août, fête de l’Armée libanaise, Libnanews rend hommage aux militaires tués et blessés par les frappes israéliennes depuis 2023. Alors que l’institution se prépare à assumer les zones pilotes du Sud, ses soldats restent confrontés à une mission périlleuse, entre retrait israélien incomplet, désarmement du Hezbollah et retour des habitants.
Explosion du Chqif : un signal de magnitude 3,8
Le Centre national de géophysique a enregistré à 00 h 02, le 31 juillet 2026, les ondes produites par un dynamitage israélien dans la région du Chqif. Le signal, capté par toutes les stations libanaises, est comparable à celui d’un événement de magnitude 3,8. Il ne correspond pas à un séisme naturel. Les premiers récits font état de fortes vibrations et de dégâts matériels localisés, tandis que l’état du château de Beaufort et des galeries détruites doit encore faire l’objet d’inspections indépendantes.
Sud-Liban : Berry rejette les « zones pilotes »
À l’occasion de la Fête de l’armée, Nabih Berry a salué les forces armées libanaises tout en rejetant le mécanisme des zones pilotes prévu dans l’accord-cadre entre le Liban et Israël. Le président du Parlement estime que l’armée ne doit pas être mise à l’épreuve alors qu’Israël poursuit ses opérations militaires et retarde son retrait. Cette prise de position intervient avant un nouveau cycle de négociations destiné à préciser l’application de l’accord.
Armée libanaise : Haykal accuse Israël d’entraver le déploiement
À l’occasion de la Fête de l’armée, le général Rodolphe Haykal a accusé Israël d’entraver le déploiement des forces libanaises dans le Sud par la poursuite de ses attaques et de ses violations. Le commandant en chef a confirmé que l’armée restait prête à entrer dans toutes les zones évacuées par les forces israéliennes. Il a aussi demandé un soutien international accru, estimant que le renforcement de l’institution constitue un investissement dans la stabilité du Liban et la sécurité régionale.















