Formation d’un gouvernement inclusif et technocratique
Nawaf Salam, désigné Premier ministre libanais, a placé la formation d’un gouvernement technocratique et inclusif au cœur de son projet politique. Cette démarche vise à restaurer la crédibilité d’un État affaibli par des années de corruption, de mauvaise gestion et de crise économique profonde. Salam a affirmé que ce gouvernement aurait pour priorité d’inclure des représentants de toutes les régions et confessions, mais avec une approche axée sur les compétences plutôt que sur les affiliations politiques traditionnelles. Selon une analyse publiée par « Ad Diyar » le 20 janvier 2025, Salam envisage un cabinet de 24 ministres technocrates, une composition jugée essentielle pour mener à bien les réformes structurelles nécessaires.
Un appel à la justice sociale et à l’équité régionale
Lors de ses premières déclarations après sa nomination, Salam a insisté sur l’importance de l’équité et de la justice sociale. Il a reconnu que certaines régions du Liban, particulièrement dans le nord et la Békaa, ont longtemps été marginalisées dans les politiques publiques. « Un gouvernement ne peut réussir qu’en répondant aux besoins de l’ensemble de ses citoyens, » a-t-il déclaré. Salam propose de recentrer les ressources sur des projets d’infrastructure dans ces zones, notamment en matière d’éducation, de santé et de transport, comme le souligne « Al Joumhouriyat » dans son édition du 20 janvier 2025.
Réformes économiques : un chantier prioritaire
Salam a souligné que la relance économique du Liban repose sur une série de réformes urgentes, notamment la stabilisation de la livre libanaise et la reconstruction des relations avec les bailleurs de fonds internationaux. « Le Liban ne peut pas avancer sans une économie stable et une gestion transparente des finances publiques, » a-t-il affirmé lors d’une réunion avec des représentants économiques citée par « Al Akhbar » le 20 janvier 2025.
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Ces réformes incluront la restructuration du secteur bancaire, la rationalisation des subventions publiques et la révision de la politique fiscale pour la rendre plus équitable. Salam a également promis de rétablir la confiance des investisseurs étrangers en renforçant la réglementation et en veillant à ce que tous les projets de développement soient accompagnés d’audits transparents.
Collaboration avec les partenaires internationaux
Nawaf Salam est également conscient que le Liban ne peut se relever sans le soutien de la communauté internationale. Selon « Al Liwa' » du 20 janvier 2025, Salam compte renforcer les relations bilatérales avec des acteurs clés tels que l’Arabie saoudite et la France, qui ont exprimé leur volonté d’aider le Liban à condition que des réformes crédibles soient mises en œuvre. Par ailleurs, la visite imminente du ministre des Affaires étrangères saoudien à Beyrouth est perçue comme une opportunité pour consolider ces engagements.
Un dialogue délicat avec les partis politiques
Bien que Salam cherche à former un gouvernement indépendant des influences partisanes, il doit composer avec les exigences des principaux blocs politiques, notamment le Hezbollah et le mouvement Amal. Comme le rapporte « Al Sharq » du 20 janvier 2025, Salam a engagé des négociations intensives pour obtenir le soutien de ces partis, tout en défendant l’idée d’une équipe ministérielle restreinte et apolitique. Cependant, cette approche suscite des tensions, car certains partis craignent d’être marginalisés dans le processus décisionnel.
Un focus sur la transparence et la gouvernance
Salam a également fait de la transparence et de la bonne gouvernance des principes fondamentaux de son projet. Il a promis de publier tous les détails liés aux finances publiques et de mettre en place un suivi indépendant des dépenses publiques. Cette initiative est soutenue par des organisations locales et internationales, qui estiment que la corruption a coûté des milliards de dollars à l’État libanais ces dernières décennies.



