En Direct 6 mars

Comment la livre tient encore malgré la guerre
La livre libanaise tient encore malgré la guerre, non grâce à la confiance, mais à un dispositif monétaire défensif. Contrôle de la liquidité, réserves en devises, recettes fiscales en livres et dépenses contenues retardent l’effondrement. Cette stabilité reste fragile, suspendue à la durée du conflit et à la discipline monétaire.

Aoun-Rubio : l’appel sans Netanyahu
L’appel Aoun-Rubio a bien eu lieu, mais aucun contact officiel entre Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu n’a été confirmé.

Cessez-le-feu : Aoun salue Washington et botte en touche au sujet du coup de fil de Netanyahu
Le président libanais Joseph Aoun a remercié Marco Rubio pour les efforts américains en vue d’un cessez-le-feu avec Israël. Mais le communiqué de la présidence n’a pas repris l’annonce de Donald Trump sur un possible échange entre dirigeants libanais et israéliens. Ce décalage éclaire la stratégie de Baabda : soutenir la médiation américaine sans valider trop vite une séquence diplomatique explosive sur le plan intérieur. Entre prudence institutionnelle, calcul politique et urgence militaire, le pouvoir libanais tente d’imposer le cessez-le-feu comme seule priorité légitime.

Cessez-le-feu au Liban : Téhéran insiste
Téhéran affirme qu’un cessez-le-feu au Liban est aussi important qu’en Iran, replaçant le front libanais au centre de la désescalade régionale. La déclaration de Mohammad Bagher Ghalibaf, après un échange avec Nabih Berri, souligne les divergences entre Washington, Israël, l’Iran et Beyrouth sur la portée réelle de la trêve.

Joseph Aoun et Nawaf Salam face au procès politique intérieur
Joseph Aoun et Nawaf Salam se retrouvent au centre d’un procès politique intérieur au Liban. Alors que la négociation avec Israël avance sous pression américaine, leurs adversaires soupçonnent une reconfiguration du pouvoir au détriment du Hezbollah. Entre souveraineté, cessez-le-feu et débat sur les armes, l’exécutif affronte une crise de légitimité.

Appel annoncé entre Netanyahou et Joseph Aoun
Après Trump, une ministre israélienne a affirmé ce jeudi 16 avril que Benyamin Netanyahou devait parler avec Joseph Aoun, dans ce qui serait un échange inédit entre les deux pays à ce niveau depuis des décennies. Mais Beyrouth a rapidement opposé un démenti, affirmant n’avoir aucune information sur un tel contact. L’épisode éclaire la phase actuelle : des canaux diplomatiques existent, mais chaque geste reste pris dans une bataille de communication, de souveraineté et de rapport de force.

Revue de presse: une trêve encore suspendue entre la pression américaine et la bataille de Bint Jbeil
La revue de presse du 16 avril montre une trêve encore suspendue entre diplomatie et bataille de Bint Jbeil. Washington pousse vers un cessez-le-feu, Beyrouth tente d’imposer ses conditions, mais le terrain reste décisif. Entre pression américaine, fractures internes et coût humain croissant, la guerre demeure sans véritable bascule politique.

Tyr : l’État tient encore sur le terrain
À Tyr, l’arrestation rapide d’un suspect de meurtre par les Forces de sécurité intérieure ne relève pas seulement de la chronique judiciaire. Dans une ville éprouvée par les bombardements israéliens, les déplacements et la pression sur les secours, cette affaire éclaire la continuité fragile de l’action publique. Elle montre que, malgré la guerre, la police, l’enquête et la justice ordinaire n’ont pas totalement disparu du terrain, ce qui pèse lourd dans la confiance des habitants.

Négociations israélo-libanaises : les lignes de fracture
Les négociations israélo-libanaises ouvertes à Washington ont provoqué au Liban des réactions révélatrices des lignes de fracture internes. La Ligue maronite, Ibrahim Kanaan et Gebran Bassil soutiennent tous, à des degrés divers, la voie diplomatique, mais en lui assignant des limites différentes. Entre appel au cessez-le-feu, refus d’une paix imposée, défense de la souveraineté, place de l’Etat et dossier sensible des armes du Hezbollah, ces prises de position éclairent un moment politique où la diplomatie progresse sans dissiper les tensions de fond.

Liban-Israël: Trump annonce, Beyrouth dément
Contact Liban Israël : Beyrouth dit n’être au courant de rien après l’annonce de Donald Trump sur un échange prévu jeudi.

Liban : négocier sans pouvoir céder
Le Liban entre dans des discussions directes avec Israël sans véritable liberté de négociation. Beyrouth réclame d’abord un cessez-le-feu, le retour des déplacés et un allégement de la crise humanitaire, tandis qu’Israël exige des avancées sur le Hezbollah avant toute trêve. Cette asymétrie est aggravée par la période électorale israélienne, qui pousse Benyamin Netanyahou à afficher une ligne dure pour convaincre sa base. Entre divisions internes, mandat institutionnel fragilisé et dépendance financière accrue, l’État libanais cherche moins un accord global qu’un espace pour gagner du temps.

Netanyahou piégé par la guerre iranienne
La guerre contre l’Iran devait replacer Benyamin Netanyahou au centre du jeu politique israélien. Elle a surtout révélé les limites de sa stratégie. Les derniers sondages montrent un premier ministre affaibli, incapable de convertir la dureté de l’opinion en majorité stable. Entre cessez-le-feu contesté, front libanais toujours actif, coût économique élevé et reprise du procès pour corruption, la campagne législative d’octobre s’annonce moins comme un plébiscite sécuritaire que comme un test de crédibilité sur sa capacité à gouverner un pays sous tension permanente.

Carburants au Liban : le mazout mène la hausse
La nouvelle grille des carburants au Liban dessine un mouvement très inégal. L’essence 95 et 98 octane augmente de 10 000 livres, tandis que le mazout bondit de 53 000 livres. Le gaz recule, lui, de 20 000 livres. Derrière cette mise à jour tarifaire, le signal le plus important concerne le diesel, produit central pour les générateurs, une partie du transport et de nombreuses activités économiques. Pour les ménages, la lecture devient donc plus complexe : légère hausse pour la mobilité, soulagement limité sur le gaz, pression renforcée sur les usages liés au mazout.

Détroit d’Ormuz : le déminage américain en trompe-l’œil
Washington affiche une reprise en main du détroit d’Ormuz, mais les faits publics racontent une histoire plus fragile. Les États-Unis ont lancé une mission de sécurisation et peuvent sans doute ouvrir un passage temporaire sous protection, avec des drones et des escortes. En revanche, ils ont retiré leurs anciens dragueurs de mines de Bahreïn, misent sur des LCS dont la transition reste incomplète et sortent progressivement de la logique des hélicoptères spécialisés. Le vrai enjeu n’est donc pas l’entrée de deux destroyers dans le détroit, mais l’écart entre une démonstration de présence et la capacité réelle de déminer durablement l’ensemble du goulet.

Liban : négocier sous les frappes israéliennes?
Le Liban entre dans une séquence diplomatique rare, mais profondément déséquilibrée. À Washington, un canal direct s’ouvre entre représentants libanais et israéliens sous médiation américaine. Pourtant, les frappes continuent au Sud et dans la Békaa, tandis qu’Israël place déjà la sécurité de sa frontière nord et le désarmement du Hezbollah au cœur de l’agenda. Beyrouth tente d’obtenir un cessez-le-feu préalable. Le Hezbollah rejette, lui, toute négociation menée pendant que la guerre continue de fixer le rapport de force.

Détroit d’Ormuz : des navires sanctionnés passent
Le passage du Rich Starry, pétrolier sanctionné par les États-Unis, puis l’approche du Murlikishan, autre navire visé par Washington, placent le détroit d’Ormuz au centre d’un nouveau test de crédibilité. Le dispositif américain vise officiellement les navires liés aux ports iraniens, sans fermer totalement le transit vers les ports non iraniens. Cette nuance juridique et militaire pèse déjà sur les assureurs, les armateurs et les marchés de l’énergie, dans un corridor où transite encore une part décisive du pétrole et du GNL mondiaux.

Liban : des diplomates donnent leur sang
Après les frappes israéliennes du 8 avril au Liban, les hôpitaux ont lancé des appels urgents au don du sang pour faire face à l’afflux de blessés. Dans ce contexte, des représentations diplomatiques, notamment la Pologne et l’Australie, ont participé directement aux collectes organisées à Beyrouth. Ce geste simple, mais très fort, a donné un visage concret à la solidarité internationale, au moment où le pays faisait face à l’une des journées les plus meurtrières de l’escalade récente.

Fact-check: Non, cette image de la tour Eiffel aux couleurs du Liban n’est pas authentifiée
Fact-check : l’image virale de la tour Eiffel illuminée aux couleurs du drapeau libanais les 8 ou 9 avril 2026 n’est pas authentifiée. Vérification.

Liban : Islamabad verrouille, Washington sert de façade
Le cessez-le-feu global attendu au Liban n’est pas un règlement. Il sert à organiser une transition politique dans laquelle chaque acteur pourra affirmer qu’il a obtenu satisfaction sans reconnaître un recul. Islamabad tient le verrou irano-américain et permet à l’Iran d’entrer dans la séquence après satisfaction de sa condition sur le Liban. Washington sert ensuite de façade au cycle Liban-Israël, avec un danger intact : celui de compromis inacceptables portés par un Liban présent dans la scène, mais sans véritables cartes de fond.

Nabatiyeh : au moins 17 morts dans une frappe israélienne contre le Sérail, parmi eux des agents de l’État
Une frappe israélienne sur le Sérail gouvernemental de Nabatiyeh a fait au moins 17 morts, selon le dernier bilan disponible, encore provisoire. Parmi les victimes figurent des membres de la Sûreté de l’État ainsi que, selon les premières informations, d’autres personnels des services de sécurité libanais. L’attaque frappe cette fois le cœur administratif et sécuritaire de l’État au Liban-Sud, et fragilise encore davantage la version israélienne d’une guerre strictement ciblée.

Israël revendique 1 400 combattants du Hezbollah tués : un récit militaire contesté par l’ampleur du coût civil au Liban
L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 1 400 combattants du Hezbollah et détruit plus de 4 300 infrastructures au Liban-Sud. Mais ces chiffres, impossibles à vérifier de manière indépendante, se heurtent à une autre réalité : environ 1 700 morts au Liban depuis le 2 mars, plus d’un million de déplacés et des frappes récentes sur des zones densément peuplées qui ont provoqué des centaines de victimes. Une lecture critique s’impose face à une communication de guerre très calibrée.

Naïm Qassem affiche un Hezbollah de défi et d’endurance
Naïm Qassem durcit le ton dans un discours aux Libanais, entre hommage aux victimes, refus des concessions et défi politique à Israël.

Trump règle ses comptes entre l’Otan et la sphère Maga
Trump s’en prend à l’Otan et à plusieurs influenceurs Maga après la guerre d’Iran et une trêve qui divise ses alliés comme sa base.

Vatican-Washington : les accusations visant le Pentagone ouvrent une nouvelle crise avec le pape Léon XIV
Une nouvelle polémique secoue les relations entre le Vatican et l’administration Trump. Selon un récit encore contesté, le cardinal Christophe Pierre aurait été convoqué au Pentagone après un discours du pape Léon XIV dénonçant la logique de guerre. Elbridge Colby aurait demandé au Saint-Siège de s’aligner sur les priorités stratégiques américaines. Le Pentagone dément toute intimidation, tandis que JD Vance dit vouloir vérifier les faits. Derrière cette affaire, c’est une fracture plus profonde qui apparaît entre Washington et le Vatican.

Beyrouth : le gouvernement ordonne le monopole des armes à l’État
Le Conseil des ministres libanais a demande jeudi a l armee et aux forces de securite de commencer immediatement a renforcer le controle total de l Etat sur Beyrouth et d y limiter les armes aux seules forces legitimes. Dans le meme temps, le gouvernement de Nawaf Salam a decide de deposer une plainte urgente devant le Conseil de securite de l ONU apres les frappes israeliennes de mercredi. Joseph Aoun a affirme avec force que seul l Etat libanais negocie au nom du Liban.

Le pont de Qasmiyeh, symbole d’un Sud libanais sous pression
Le pont de Qasmiyeh a été frappé de nouveau, isolant le sud du Litani avant une réouverture partielle par l’armée libanaise.

Quatre soldats libanais tués dans des frappes israéliennes
Quatre soldats libanais ont été tués le 8 avril dans des frappes israéliennes à Saïda, Baalbeck et dans le Hermel, selon l’armée libanaise.

Le Liban décrète un deuil national après les frappes israéliennes
Le Liban décrète un deuil national après les frappes israéliennes qui ont fait au moins 182 morts et 890 blessés mercredi.

Liban : ce qu’il faut retenir ce matin après 24 heures de feu
Au matin du 9 avril, le Liban se réveille après l’une des journées les plus meurtrières de cette phase de guerre. Les frappes israéliennes de mercredi ont fait au moins 182 morts selon un bilan provisoire du ministère de la Santé, et 254 selon la Défense civile. Beyrouth a été frappée, le Sud reste sous le feu, et le pont de Qasmiyeh a aggravé l’isolement de zones entières. Dans le même temps, Paris, Londres, Madrid, Canberra et l’ONU plaident pour inclure le Liban dans le cessez-le-feu, sans infléchir pour l’instant la ligne israélo-américaine.

Air France prolonge la suspension de ses vols vers le Moyen-Orient jusqu’au 3 mai
Air France prolonge jusqu’au 3 mai 2026 la suspension de ses vols vers Beyrouth, Tel-Aviv, Dubaï et Riyad.

Correctif — Israël dit avoir tué le secrétaire de Naïm Qassem dans une frappe à Beyrouth
Correctif : Israël affirme avoir tué à Beyrouth Ali Youssouf Harchi, secrétaire personnel et neveu de Naïm Qassem.

Réactions internationales face à la situation au Liban : le cessez-le-feu à l’épreuve
Les réactions internationales face à la situation au Liban ont pris un tour plus net après les frappes israéliennes massives du 8 avril. Le Royaume-Uni veut étendre le cessez-le-feu au Liban. La France juge qu’aucune trêve ne sera crédible sans Beyrouth. La Chine appelle au respect de la souveraineté libanaise. L’ONU alerte sur un grave danger pour la paix régionale. Mais les États-Unis continuent d’affirmer que le Liban n’est pas inclus dans l’accord avec l’Iran. Le pays devient ainsi le principal test de la crédibilité de la désescalade régionale.

Échec diplomatique israélien : l’écrasement du Liban pour torpiller le cessez-le-feu
L’annonce d’un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran a brièvement laissé espérer une désescalade régionale incluant le Liban. Mais la séquence s’est inversée en quelques heures. Alors que le Pakistan, l’Iran et plusieurs capitales européennes soutenaient que le Liban devait entrer dans le champ de la trêve, Israël puis les États-Unis ont affirmé l’inverse. Dans la foulée, l’armée israélienne a mené ses frappes les plus meurtrières sur le Liban dans cette phase de guerre. Vu depuis Beyrouth, cette journée révèle un échec diplomatique israélien aussitôt compensé par une logique d’écrasement destinée à torpiller le cessez-le-feu.

Les autorités libanaises, grandes perdantes du cessez-le-feu
Le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran a révélé bien plus qu’une tentative de désescalade régionale. Il a surtout exposé l’affaiblissement de l’État libanais. Beyrouth n’a pas pesé au centre de la négociation, l’Iran a défendu plus visiblement l’inclusion du Liban dans la trêve, Israël a poursuivi ses opérations, et l’armée libanaise n’a pas restauré la crédibilité souveraine que promettait son déploiement au sud. Contestées par leurs adversaires comme par leurs alliés, les institutions apparaissent aujourd’hui plus vulnérables que jamais.

Macron veut arrimer pleinement le Liban à la trêve
Emmanuel Macron a salué le cessez-le-feu annoncé entre Washington et Téhéran, tout en posant une exigence nette : le Liban doit être pleinement inclus dans la trêve. Devant le Conseil de défense, le président a rappelé que la situation restait critique et qu’un règlement durable devait aussi traiter les dimensions nucléaire, balistique et régionale du dossier iranien. Cette prise de position intervient alors que le périmètre même du cessez-le-feu fait débat et que Paris tente d’éviter que le front libanais ne soit relégué au rang d’angle mort diplomatique.

Le Hezbollah dit avoir respecté le cessez-le-feu malgré les frappes israéliennes
Le Hezbollah affirme avoir respecté le cessez-le-feu malgré la poursuite des frappes israéliennes au Liban, où la trêve reste contestée.

Liban exclu de la trêve ? La bataille du récit
Netanyahu exclut le Liban du cessez-le-feu, tandis que l’Iran et le Pakistan disent l’inverse. Tyr redevient le test décisif de la trêve.

Cessez-le-feu avec l’Iran : ce que Téhéran réclame, ce que Washington cherche, et pourquoi le Liban reste l’angle mort
Le cessez-le-feu provisoire entre Washington et Téhéran a suspendu l’escalade, sans régler le fond du conflit. L’Iran a transmis un plan en dix points qui articule sécurité, sanctions, Ormuz et protection de ses alliés. En face, la fameuse liste des « 15 points de Trump » reste floue dans les grandes sources internationales, même si les priorités américaines sont identifiables. Entre répit militaire, bataille diplomatique et exclusion du Liban du périmètre reconnu de la trêve par Netanyahu, cette séquence redéfinit le rapport de force sans encore produire d’accord durable.

Ingérences américaines : Vance vient sauver Orban à Budapest
JD Vance soutient Viktor Orban à Budapest : un nouvel épisode des ingérences américaines dans les élections européennes.
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