Les nouveaux dirigeants de Damas multiplient les gestes d’ouverture, dans ce qui semble être une stratégie de rapprochement avec les médias et l’opinion publique. Cela inclut notamment des interactions chaleureuses avec des journalistes et des figures médiatiques. Ces gestes visent à projeter une image différente de celle des régimes précédents, marqués par des décennies de tensions et de répression.
Une attitude souriante et accessible
Lors d’une récente réunion publique, les nouveaux responsables n’ont pas hésité à répondre positivement aux demandes de photos et selfies, notamment de la part de jeunes femmes et de journalistes. Parmi ces journalistes figure des correspondantes de la chaîne Al-Arabiya, ou d’Al Hayat qui, après avoir interviewé un membre de la nouvelle administration, a demandé une photo souvenir. Ces images montrent des responsables souriants et accessibles, un contraste marquant avec l’austérité des dirigeants du régime précédent.
Le nouveau maitre de Damas Ahmad al Sharaa alias Joulani a procédé de même avec les jeunes filles rencontrées dans la rue, leur demandant juste de couvrir leurs cheveux, tout en précisant que ces cheveux peuvent toutefois être toujours visibles.
Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.
Une rupture avec le passé
Cette opération séduction intervient dans un contexte où les nouveaux dirigeants tentent de se dissocier de l’ancien régime de Bachar al-Assad. Parallèlement, des informations récentes rapportées par plusieurs médias évoquent l’ouverture de poursuites contre des personnalités associées à la propagande du régime précédent, accusées d’avoir participé activement à la diffusion des messages du pouvoir d’Assad.
Un nouveau départ sous surveillance
Si ces gestes symboliques visent à donner un visage plus humain au pouvoir en place, ils se heurtent encore à la méfiance d’une partie de la population et de la communauté internationale. Les nouveaux responsables devront démontrer leur engagement à rompre avec les pratiques autoritaires du passé voire même terroristes contre la gente féminine tout en répondant aux attentes de justice et de réconciliation exprimées par de nombreuses voix syriennes.



