Le problème sécuritaire implique plus que jamais une conscience personnelle et collective. Désormais, la cible du nouveau terrorisme est l’être humain. Nous sommes tous dans le collimateur de Daesh. On pourrait facilement confondre un adhérent parmi d’autres citoyens de diverses nationalités. Il nous ressemblerait, à part une secrète propriété: Celle de focaliser l’attention vers le citoyen ordinaire, censé, expressif, éparpillé et souvent pressé de mieux vivre. Le fond bien gardé de sa malveillance traduira en temps opportun une stratégie macabre: Suivre, initier ou séduire une jeunesse marginalisée ou rebelle au maniement de la violence et lutter contre la diversité sous le couvert d’une protection communautaire. Il incarne des rituels rigides sous la bannière du cloisonnement archaïque et des enseignements faussement religieux. Sa leçon de vie culmine par la condamnation des pensées ouvertes. Le verdict insolite est ce coup foudroyant de la mort par décapitation.

Cependant, quand on entame une journée « normale » seul, en couple ou en famille, dans une atmosphère de représailles jurées par L’EIl et El Quaida, l’indignation bouscule notre habitude à la résignation. On a assez de subir des politiques non démocratiques au nom de la démocratie! Elles autorisent tacitement la fonction du terrorisme dans certains conflits ou « ouvertement » des guerres calculées afin de repositionner de nouvelles stratégies. La force servirait à maintenir le prétexte des défenses légitimes apparentes sans rien résoudre. Aujourd’hui le monde va mal et, chose effrayante mais vraie, il n’est plus que rarement représenté par des êtres fondamentalement humains. Les intérêts de chefs de tant de nations ne sont plus guidés par la conscience d’agir mais par la perversion du droit international au service des bonnes affaires entre rois, émirs, présidents, chefs de grandes entreprises et le business des énergies. Cependant, une question essentielle s’impose: Vers quels critères le citoyen ordinaire peut-il s’orienter sans considérer son humanité? Peut-il devenir un rapace, refuser de considérer la gravité de ses contextes, cracher sur les principes de son éducation et nier l’héritage de sa culture? L’abolition de la décence sera t-elle ce nouveau pari pour réussir à survivre au XXI e
siècle? Devra t-il se confirmer par le déni des souffrances, des morts et des morts vivants ?!

Non, celà n’est pas acceptable! La décadence des « grands » pèsera bien lourd s’ils perdent le contrôle de sa démesure! Citoyen, le moyen de combattre durablement le faux et le mal qui nous rongent consisterait à ne plus les taire mais à reconnaître, dénoncer, accuser et faire juger tout néfaste responsable du déséquilibre de nos sécurités et de nos coexistences! Persévérons par nos comportements à lutter avec la fidélité de la pensée, la cohérence de son message, la mesure de sa civilité, le pouvoir de son autocritique et la grâce de son humilité!  A nous tous cette fois, d’indiquer à tant de dirigeants de ce monde, le chemin vers la consistance humaine des intelligences pour une paix qui ne tolère pas le mensonge!

Joe Acoury.