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Le blocage du budget 2025 : un symptôme d’un système institutionnel paralysé
L’absence persistante de budget au Liban pour l’année 2025 révèle un profond blocage institutionnel. Entre divisions politiques, inefficacité administrative et pression des bailleurs de fonds, l’État fonctionne sans cap économique clair. Ce vide budgétaire affaiblit les services publics, retarde les aides internationales et aggrave la crise sociale. Le budget devient le révélateur d’un système incapable de se réformer, condamné à l’improvisation et à l’opacité.
Offensive des banques libanaises au Parlement : une stratégie de pression pour infléchir la...
Alors que le Liban prépare une loi cruciale sur la restructuration bancaire, les banques intensifient leur lobbying au sein des commissions parlementaires. Des amendements substantiels ont été introduits sous leur influence, modifiant profondément l’équilibre initial du projet. Cette pression soulève des interrogations sur l’indépendance législative et la protection des déposants face aux intérêts bancaires. Le débat se cristallise autour des responsabilités dans la répartition des pertes du secteur.
Banques libanaises : le chantier incertain d’une restructuration à hauts risques
Le Liban s’engage dans une restructuration bancaire cruciale, marquée par une répartition controversée des pertes entre l’État, les banques et les déposants. Le projet de loi prévoit la garantie des dépôts inférieurs à 100 000 dollars, mais laisse planer l’incertitude sur les montants supérieurs. La mise en place d’une entité de défaisance, les classifications bancaires floues et l’absence d’audit judiciaire soulèvent de vives critiques dans un climat de défiance généralisée.
Réformes bloquées et tensions parlementaires : un État en surplace
Le gouvernement libanais peine à faire adopter son programme de réformes face aux blocages parlementaires et aux tensions communautaires. Le projet de budget 2026, la refonte de la TVA et la réforme de la décentralisation sont gelés par l’opposition des partis dominants. L’impasse autour des nominations constitutionnelles renforce le sentiment d’enlisement. Cette paralysie compromet les engagements pris vis-à-vis du FMI et entretient une crise institutionnelle durable.
Dépenses sans contrôle et budget bloqué : une gouvernance sous tension
Le budget rectificatif libanais reste bloqué, faute de quorum au Parlement. En réponse, l’exécutif multiplie les décrets exceptionnels pour financer les dépenses urgentes, suscitant des accusations de dérive autoritaire. Cette situation alarme les bailleurs de fonds, qui conditionnent leur soutien à une gouvernance transparente. Les conséquences sociales s’intensifient, les services publics étant pris en étau entre pénurie de ressources et absence de cadre légal.
Dette en trompe-l’œil : quand les chiffres masquent la faillite
Derrière la baisse apparente du ratio dette/PIB libanais se cache une illusion statistique nourrie par l’inflation. Si les chiffres semblent s’améliorer, la réalité économique demeure alarmante. Endettement insoutenable, stagnation des revenus et blocage des réformes dessinent un tableau sombre. Les pressions internationales s’intensifient, et les menaces de sanctions ciblées planent sur les responsables. Le Liban peine à sortir d’une impasse structurelle malgré les avertissements répétés des bailleurs internationaux.
Réformes ou représailles : Washington hausse le ton contre Beyrouth
Washington intensifie sa pression sur la classe politique libanaise en agitant la menace de sanctions ciblées contre les responsables bloquant les réformes économiques. Dans un message diplomatique à peine voilé, les États-Unis rappellent que tout soutien financier dépend désormais de garanties concrètes en matière de transparence, de gouvernance et de restructuration. Face à cette mise en garde, les dirigeants libanais doivent choisir entre accélérer les réformes ou affronter un isolement international grandissant.
La dollarisation refait surface : solution miracle ou mirage économique ?
Le retour des discours en faveur de la dollarisation au Liban soulève des inquiétudes économiques majeures. Malgré une dollarisation partielle déjà en cours, l’inflation n’a pas ralenti et les inégalités sociales se sont accentuées. Les précédents de parité à 1507 LL/USD ont entraîné un effondrement du système monétaire. Les économistes rejettent massivement cette option, qu’ils jugent inefficace et dangereuse pour la souveraineté et la relance nationale.
Liban : aides internationales suspendues face à l’opacité des nomination
Face à la paralysie des nominations aux institutions financières, la France, l’Union européenne et la Banque mondiale ont suspendu plusieurs aides. Des diplomates européens, cités par Al Joumhouriyat, exigent des garanties de transparence. Le budget 2025 n’est toujours pas adopté et le Trésor public accumule les retards. Les pressions s’intensifient sur le gouvernement, sous la menace d’un effondrement financier si aucune réforme ne voit le jour.
Secteur privé à bout de souffle : entre faillites silencieuses et absence de crédit
Faute d’accès au crédit et de soutien public, le secteur privé libanais s’enfonce dans la crise. Petits commerces, ateliers, PME ferment ou se replient dans l’informel. Al Akhbar recense une vague de faillites silencieuses, tandis que les prêts internationaux restent suspendus en l’absence de réformes. Dans ce contexte, le tissu économique se fracture, la précarité monte, et l’économie de survie devient la norme. Une dynamique inquiétante qui rend toute reprise durable de plus en plus hypothétique.
BDL : affrontement institutionnel sur les nominations entre Aoun, Salam et BerriBlocage au Conseil...
La lutte pour les nominations à la Banque du Liban révèle une confrontation politique intense entre Joseph Aoun, Nawaf Salam et Nabih Berri. Les désaccords portent sur les vice-gouverneurs et les équilibres communautaires, bloquant la gouvernance monétaire à un moment critique. Le maintien ou le remplacement de figures comme Wassim Mansouri polarise les institutions, tandis que les partenaires internationaux appellent à une solution rapide pour stabiliser l’économie.
Chute des recettes, explosion des dépenses : le déficit libanais dépasse 11 % au...
Le déficit budgétaire du Liban a atteint 11,2 % au premier trimestre 2025, selon un rapport interne du ministère des Finances. En cause : la baisse des recettes fiscales, l’augmentation des dépenses énergétiques et l’absence de réformes. Ce niveau dépasse largement les engagements pris avec le FMI, menaçant le versement d’une nouvelle tranche d’aides. Le gouvernement est sous pression pour adopter des lois fiscales et rétablir la transparence budgétaire.
Budget bloqué, Parlement déserté : l’État en panne
Le Liban s’enlise dans une crise institutionnelle : faute de quorum, le Parlement a de nouveau annulé la session sur le budget amendé. Boycott, opacité financière et blocage des réformes plongent le pays dans une impasse. Alors que le FMI attend des signaux clairs pour débloquer ses aides, l’inaction législative met en péril les équilibres économiques. Une léthargie parlementaire aux conséquences budgétaires lourdes.
Revue de presse du 05/06/25: tensions politiques, crise économique et violences routières au Liban
Le Liban traverse une crise multidimensionnelle le 5 juin 2025 : inflation record, austérité imposée par le FMI, effondrement des services publics et tensions politiques persistantes. Tandis que la société libanaise affronte une détresse sociale croissante, les initiatives culturelles, patrimoniales et artistiques résistent. Des figures comme Nadine Labaki ou Jean-Yves Le Drian ponctuent l’actualité. Cette revue de presse expose les dynamiques à l’œuvre, entre résilience, désillusion et urgences nationales.















