Actualites et analyses sur FMI Liban
Banques libanaises : le FMI veut ouvrir les livres
Les conseils d’administration de certaines banques libanaises pourraient perdre leurs pouvoirs dans le cadre de la restructuration exigée par le FMI. Derrière cette évolution se trouve une question centrale depuis 2019 : où sont passés les actifs correspondant aux dépôts bloqués ? Une procédure indépendante pourrait permettre d’ouvrir les livres des établissements, d’examiner les transferts et transactions avec des parties liées, de rechercher les actifs récupérables et seulement ensuite de déterminer les pertes qui devront être réparties.
Liban : la guerre replonge l’économie dans la récession après le rebond technique de...
La Banque mondiale prévoit une contraction de 6,4 % de l’économie libanaise en 2026, après un rebond technique de 4,2 % en 2025. La guerre explique directement cette rechute en frappant le tourisme, la consommation et les chaînes d’approvisionnement. Mais son impact est amplifié par les déséquilibres non résolus depuis 2019 : banques en difficulté, dépôts toujours soumis à des restrictions, dette souveraine non restructurée, pertes accumulées dans le système financier et crédit bancaire largement paralysé.
Réforme des banques : le risque constitutionnel
La réforme bancaire libanaise entre dans sa phase la plus sensible : celle de la répartition effective des pertes accumulées depuis l’effondrement de 2019. Derrière les mécanismes de remboursement des dépôts se trouvent des choix économiques fondamentaux sur la responsabilité des banques, de leurs actionnaires, de la Banque du Liban et de l’État. Si le Parlement protège excessivement les propriétaires des établissements tout en réduisant les droits des déposants, le nouveau dispositif pourrait également ouvrir une bataille devant le Conseil constitutionnel.
Banques : le FMI salue une étape, mais attend la suite
Le Fonds monétaire international a félicité le ministre des Finances Yassine Jaber après l’adoption des amendements à la loi sur la restructuration bancaire, qualifiée de « très bonne étape » par Ernesto Ramirez Rigo. Cette réaction marque une amélioration après plusieurs mois de critiques du FMI concernant l’indépendance des autorités de résolution, leur gouvernance et la protection des déposants. Elle ne règle cependant pas le principal contentieux : la reconnaissance et le partage des pertes accumulées entre l’État, la Banque du Liban, les banques, leurs actionnaires et les déposants.
Restructuration bancaire : après sept ans de blocage, le Liban a-t-il enfin voté la...
Après sept ans de crise, le Liban réforme enfin la restructuration bancaire. Actionnaires, dirigeants, banques, Banque du Liban et déposants seront désormais soumis à une hiérarchie des pertes. Mais la question décisive reste entière : qui supportera réellement les dizaines de milliards de dollars disparus depuis l’effondrement de 2019 ?
BDL : la stabilité de la parité qui devrait inquiéter la population
La BDL affiche une stabilité de la livre autour de 89 500 livres pour un dollar, mais ses réserves liquides continuent de reculer. Fin mai 2026, elles atteignent 11,447 milliards de dollars, en baisse de 448 millions depuis le début de l’année. La valeur de l’or a aussi chuté de plus de 6 milliards depuis le 28 février. Cette stabilité monétaire reste fragile sans transparence, restructuration bancaire et réforme de la dette.
Banques libanaises : les dépôts reculent encore
Les dépôts bancaires des résidents ont reculé de 2 710 milliards de livres sur la semaine close le 21 mai 2026. Cette contraction provient surtout d’une baisse des dépôts en devises, équivalente à 45,5 millions de dollars. La hausse des dépôts en livres repose surtout sur les comptes à vue, tandis que l’épargne recule. Le signal reste préoccupant pour un système bancaire qui n’a pas retrouvé la confiance des déposants.
Pertes de guerre au Liban : la facture explose à 20 milliards de dollars
Les pertes de guerre au Liban dépasseraient déjà 20 milliards de dollars depuis 2024 et pourraient approcher 25 milliards si les hostilités se poursuivent. Plus de 61 000 logements auraient été totalement ou partiellement endommagés entre mars et début mai 2026. La reconstruction s’annonce d’autant plus difficile que l’Etat reste en défaut, que le secteur bancaire n’est pas restructuré et que l’aide internationale disponible demeure limitée face à l’ampleur des besoins.
Revue de presse: Conseil des ministres décisif sur le monopole des armes et suspense...
Les quotidiens libanais annoncent un Conseil des ministres décisif à Baabda: Rodolphe Haykal doit détailler la seconde phase du plan pour le monopole des armes, avant la conférence de Paris. En parallèle, suspense sur le discours de Saad Hariri le 14 février, sur fond de diplomatie et de réformes FMI.
Eurobonds, FMI et réforme fiscale : le Liban peut-il encore rétablir la confiance ?
Les eurobonds libanais remontent autour de 18 cents et le pouvoir promet accord avec le FMI, restructuration bancaire et réforme fiscale. Mais les banques restent bloquées, les déposants méfiants et les recettes fiscales stagnent. Entre signaux de marché et économie réelle en apnée, la question centrale demeure : le Liban peut-il encore rétablir la confiance ?
Un pays plus pauvre qu’en 2019 : pourquoi le “rebond” libanais reste une illusion
En 2025, le Liban affiche une inflation en recul, un léger mieux dans le commerce de détail et des eurobonds un peu moins déprimés. Mais l’économie reste, en valeur réelle, plus petite qu’en 2019, avec un système bancaire paralysé, des entreprises fermées et une société épuisée. Le “rebond” reste largement une illusion statistique.
Baisse marquée des inscriptions d’expatriés pour les élections législatives libanaises de 2026
Les inscriptions d’expatriés pour les législatives libanaises de 2026 chutent fortement, reflétant la désillusion envers l’absence de réformes, la crise bancaire et les tensions politiques. Les pressions américaines sur le Hezbollah compliquent davantage la participation, notamment aux États-Unis. Le débat sur l’amendement de la loi électorale attise les divisions.
L’émissaire de Paris à Beyrouth: visite utile ou tournée symbolique?
La visite de l’émissaire de l’Élysée à Beyrouth relance la diplomatie française sur un terrain déjà occupé par Washington, Le Caire et Riyad. Entre promesse de conférences pour l’armée et la reconstruction, reproches sur l’inefficacité du « mécanisme » et pression pour les réformes, son passage interroge: visite utile ou tournée symbolique?
Revue de presse du 20/09/25: montée de tension militaire entre Israël et le Hezbollah...
La situation au Liban reste dominée par la tension politique, l’impasse judiciaire et les réformes économiques sous pression internationale. Tandis que le président Joseph Aoun appelle à l’unité, Nawaf Salam tente de stabiliser les institutions, malgré la contestation sociale croissante. Le Hezbollah, par la voix de Naim Kassem, amorce une ouverture diplomatique inédite. Sur le plan régional, l’escalade militaire entre Israël et Gaza alimente les inquiétudes. La justice relance l’enquête sur le port, sur fond de paralysie structurelle.















