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Tyr : Frappes israéliennes aux abords de l’hôpital Jabal Amel

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Une frappe aérienne israélienne a visé le carrefour de Ma’rakah, situé à proximité immédiate de l’hôpital Jabal Amel dans le quartier d’Al-Bass à Tyr, dans le sud du Liban. L’explosion a provoqué des dommages partiels au bâtiment de l’établissement hospitalier, plaçant en danger direct la vie des patients hospitalisés ainsi que celle des médecins, infirmiers et secouristes présents sur place.

La syndicat des hôpitaux du Liban a publié dans la matinée un communiqué officiel exprimant sa vive condamnation. « À la suite de l’exposition des environs de l’hôpital Jabal Amel à Tyr aux raids israéliens, qui ont entraîné des dommages partiels au bâtiment et placé la vie des patients et du personnel – médecins, équipe infirmière et secouristes – dans un cercle de danger extrême, la syndicat des hôpitaux du Liban dénonce tout agression ou action militaire visant les établissements hospitaliers et les centres de santé, directement ou indirectement, car cela constitue une violation flagrante du droit international et de toutes les conventions reconnues », indique le texte.

La syndicat renouvelle son appel urgent à la communauté internationale et à toutes les organisations humanitaires pour une intervention rapide afin de protéger le secteur de la santé et l’ensemble de ses équipes, conformément aux accords internationaux, notamment les conventions de Genève de 1949 et leurs protocoles additionnels. Ces textes exigent une protection stricte des hôpitaux, des unités médicales et du personnel soignant pendant les conflits armés, et ce à tout moment, afin de garantir la continuité des soins aux blessés et aux malades.

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L’hôpital Jabal Amel, situé dans la ville côtière de Tyr, est l’un des principaux établissements de référence du sud du Liban. Il dispose de 220 lits et propose une gamme étendue de spécialités, dont l’oncologie, la dialyse et une unité de soins intensifs néonatals. Dirigé par le docteur Walid Mrouweh, cet hôpital a joué un rôle central lors des phases les plus intenses des tensions régionales. Entre le début des hostilités et janvier 2025, il a pris en charge 2 332 victimes, dont 1 791 blessés et 541 décès, représentant environ 10 % de l’ensemble des cas traités dans la région. L’établissement a également servi de refuge temporaire pour les familles du personnel médical et des patients, coordonnant ses efforts avec le ministère de la Santé publique et des partenaires internationaux pour maintenir ses opérations malgré les contraintes sécuritaires.

Les dommages enregistrés ce 12 mars s’inscrivent dans une série d’incidents affectant directement ou indirectement les infrastructures sanitaires du sud. Le 30 octobre 2024, déjà, une frappe avait causé des dégâts significatifs à Jabal Amel : faux plafonds endommagés, portes soufflées et vitres brisées sur une partie du bâtiment, sans faire de victimes directes parmi le personnel à cette date. Ces atteintes répétées interviennent alors que le secteur de la santé libanais fait face à une pression continue depuis octobre 2023.

Selon les données cumulatives du ministère de la Santé publique actualisées jusqu’à janvier 2025, 68 attaques ont visé des hôpitaux à travers le pays, entraînant la fermeture forcée de plusieurs établissements et des dommages partiels sur d’autres. Dans la seule région de Tyr, les hôpitaux Jabal Amel, italien-libanais, gouvernemental et Hiram ont subi des impacts notables sans pour autant cesser totalement leurs activités. Au total, 55 hôpitaux ont été touchés, provoquant la mort de 12 personnes et blessant 60 autres au sein du personnel médical ou des patients. Parallèlement, 237 attaques ont concerné les services d’urgence et de secours, dont 67 centres d’ambulances, avec la destruction ou l’endommagement de 158 véhicules sanitaires.

Le carrefour de Ma’rakah, cible de la frappe de ce mercredi, se trouve à quelques centaines de mètres seulement des murs de l’hôpital Jabal Amel. Les autorités locales ont rapporté un bilan immédiat d’un mort et de 14 blessés dans la zone environnante, confirmant la proximité qui a amplifié les effets de l’explosion sur le site médical. Des débris et l’onde de choc ont affecté les façades et les installations extérieures, obligeant le personnel à évacuer temporairement certaines zones pour évaluer les risques structurels.

Cet incident intervient dans un contexte de tensions persistantes le long de la frontière libano-israélienne. Depuis la mise en place d’un cessez-le-feu en novembre 2024, des frappes aériennes ponctuelles ont continué de viser des positions dans le sud, notamment dans le district de Tyr et les environs de Bint Jbeil. Les autorités libanaises ont documenté des opérations militaires régulières, avec des avertissements d’évacuation diffusés par l’armée israélienne avant plusieurs raids. Dans les jours précédents, des frappes ont également touché des localités comme Burj al-Shamali, al-Shahabiya et al-Sultaniya, causant des dizaines de victimes civiles.

La syndicat des hôpitaux insiste particulièrement sur l’application des conventions de Genève, qui interdisent explicitement les attaques contre les établissements médicaux civils. Le protocole additionnel I de 1977 renforce cette protection en précisant que les hôpitaux ne perdent leur statut protégé que s’ils sont utilisés à des fins militaires, une condition non vérifiée dans le cas présent selon les déclarations officielles libanaises. Le texte de la syndicat rappelle que ces obligations s’imposent « pendant les conflits armés et à tout moment » pour assurer la continuité des soins.

Le ministère de la Santé publique, dans ses rapports périodiques, a régulièrement alerté sur l’impact cumulatif de ces événements. Outre les dommages directs aux bâtiments, les attaques ont compliqué l’approvisionnement en médicaments, en oxygène et en équipements, tout en augmentant la charge sur les établissements restants. À Tyr, l’hôpital Jabal Amel continue d’assurer les urgences, les dialyses et les traitements oncologiques pour une population locale fortement exposée. Son rôle dépasse le cadre purement médical : il constitue un pilier de la stabilité sociale dans une région où les déplacements internes et les besoins humanitaires restent élevés.

Les secouristes et les équipes ambulancières opérant dans le sud ont également été affectés. Des données officielles font état de 51 centres d’urgence endommagés et de multiples incidents visant des véhicules en mission. Le 10 mars 2026, par exemple, une frappe avait déjà blessé quatre secouristes lors d’une opération dans la zone de Maarakeh, soulignant la récurrence des risques pour les intervenants de première ligne.

Dans le quartier d’Al-Bass à Tyr, l’hôpital Jabal Amel dessert non seulement la ville mais aussi les villages environnants de la plaine côtière. Sa capacité d’accueil a été mise à rude épreuve lors des pics d’afflux de blessés en 2024, où il a traité simultanément des cas de traumatismes, de brûlures et de pathologies chroniques. Le personnel, composé de médecins libanais et de spécialistes formés à l’étranger, a maintenu un service 24 heures sur 24 malgré les alertes sécuritaires répétées.

La syndicat des hôpitaux, qui regroupe la majorité des établissements privés et publics du pays, représente un acteur clé dans la coordination nationale des réponses d’urgence. Son appel de ce 12 mars s’adresse directement aux organisations comme le Comité international de la Croix-Rouge et aux instances onusiennes chargées du suivi des droits humanitaires. Il insiste sur la nécessité d’une protection physique renforcée des sites médicaux, notamment par des mécanismes de surveillance ou des corridors sécurisés.

Les tensions au sud du Liban ont également affecté d’autres établissements de la région. Les hôpitaux de Nabatiyeh, Bint Jbeil et Marjayoun ont connu des fermetures temporaires après des frappes directes ou périphériques en 2024. Le 4 octobre 2024, trois hôpitaux gouvernementaux ont dû suspendre leurs activités le même jour suite à des attaques simultanées. Ces précédents ont conduit le ministère de la Santé publique à établir un centre d’opérations d’urgence dédié au suivi des incidents.

À l’échelle nationale, le gouvernement dirigé par le premier ministre Nawaf Salam, formé en février 2025, a placé la reconstruction des infrastructures de santé parmi ses priorités. Le cabinet, composé de 24 membres, a intégré des réformes visant à renforcer la résilience du secteur, notamment par une meilleure coordination avec les partenaires internationaux. Cependant, les événements sur le terrain continuent de tester ces efforts.

Ce mercredi, l’onde de choc de la frappe au carrefour de Ma’rakah a également endommagé des véhicules stationnés aux abords de l’hôpital et perturbé temporairement l’alimentation électrique de certaines ailes. Les équipes techniques ont procédé à des réparations d’urgence pour maintenir les services vitaux, tels que les salles d’opération et les unités de soins intensifs. Aucun bilan de victimes directes à l’intérieur de l’hôpital n’a été communiqué à ce stade, mais le personnel a rapporté une évacuation partielle des zones exposées.

Les habitants de Tyr et des villages limitrophes ont exprimé leur inquiétude face à la proximité des opérations militaires avec les sites civils. L’hôpital Jabal Amel, fondé dans les années 1980, a traversé plusieurs phases de conflits régionaux tout en élargissant progressivement ses capacités. Aujourd’hui, il symbolise la continuité des soins dans une zone où les besoins restent pressants, avec un afflux régulier de patients issus des localités frontalières.

La syndicat des hôpitaux a également rappelé dans son communiqué les principes fondamentaux du droit humanitaire : distinction entre objectifs militaires et civils, proportionnalité des attaques et précaution dans la conduite des opérations. Ces normes, codifiées depuis 1949, ont été réaffirmées à de multiples reprises par les instances internationales lors des rapports sur la situation libanaise.

Dans les heures suivant l’incident, les services d’ambulance ont continué d’opérer dans le district de Tyr, transportant les blessés du carrefour de Ma’rakah vers d’autres établissements lorsque nécessaire. L’hôpital gouvernemental de Tyr et l’établissement italien-libanais ont augmenté leur vigilance, coordonnant avec la direction de la défense civile pour sécuriser les itinéraires d’évacuation.

Les rapports du ministère de la Santé publique font état d’une augmentation globale des cas traités dans le sud depuis le début de l’année 2026, liée aux opérations militaires ponctuelles. Les statistiques cumulatives indiquent que les attaques sur les ambulances et les centres de secours ont dépassé les 200 incidents depuis octobre 2023, avec un impact direct sur la capacité de réponse rapide aux urgences.

L’hôpital Jabal Amel maintient pour l’instant ses activités principales, mais les responsables ont souligné la nécessité de mesures de protection supplémentaires, telles que le renforcement des structures ou la mise en place de signalétiques claires conformes aux exigences du droit international. Le directeur Walid Mrouweh a coordonné avec les autorités locales pour évaluer les dégâts structurels, confirmant que les dommages restent partiels mais potentiellement dangereux en cas de récidive.

Ce type d’incident s’ajoute à une liste déjà longue d’atteintes documentées. En août 2025, des rapports indépendants avaient déjà relevé des dommages sur plusieurs hôpitaux de la région de Tyr, sans que ces établissements ne cessent leurs opérations. La résilience du personnel médical, souvent confronté à des conditions extrêmes, a permis de préserver un minimum de services malgré les contraintes.

Les organisations humanitaires présentes sur le terrain ont noté une augmentation des besoins en matériel de secours et en formation pour le personnel face aux risques persistants. Le suivi des conventions de Genève implique non seulement la protection physique mais aussi la garantie d’un accès continu aux soins pour les populations civiles.

Dans le district de Tyr, plusieurs localités ont fait l’objet de frappes récentes, notamment dans les jours ayant précédé l’incident du 12 mars. Les autorités ont enregistré des victimes civiles et des dommages collatéraux à des infrastructures non militaires, renforçant les préoccupations sur la sécurité des zones habitées.

Le personnel de Jabal Amel, composé d’une équipe multidisciplinaire, a géré ces dernières années un volume croissant de cas complexes, incluant des traumatismes de guerre et des pathologies aggravées par le déplacement. L’unité de dialyse, en particulier, a maintenu un rythme soutenu pour les patients chroniques ne pouvant être évacués.

La syndicat des hôpitaux, en renouvelant son appel, met l’accent sur l’urgence d’une mobilisation collective. Elle rappelle que la protection des hôpitaux n’est pas seulement une obligation légale mais une condition indispensable au maintien de la vie civile dans les régions affectées.

Les dégâts observés ce mercredi ont également touché les abords immédiats, affectant temporairement l’accès à l’hôpital pour les ambulances. Les équipes ont dû réorganiser les circuits d’entrée pour éviter les zones exposées, tout en assurant la continuité des admissions.

Le ministère de la Santé publique continue de compiler les données sur l’ensemble des incidents, fournissant des mises à jour régulières sur l’état des infrastructures. Ces rapports servent de base pour les échanges avec les partenaires internationaux chargés du suivi humanitaire.

À Tyr, l’hôpital Jabal Amel reste opérationnel, traitant les cas urgents liés à l’incident du carrefour de Ma’rakah et aux opérations en cours dans la région. Son rôle dans le maillage sanitaire du sud demeure essentiel, malgré les défis sécuritaires répétés.

Les protocoles additionnels aux conventions de Genève précisent que même en cas de doute sur l’usage militaire d’un site médical, les parties doivent prendre toutes les précautions possibles pour éviter ou minimiser les dommages. Le communiqué de la syndicat insiste sur cette dimension préventive.

Les secouristes de la défense civile, souvent les premiers arrivés sur les sites de frappes, ont rapporté une augmentation des interventions dans la zone de Tyr ces dernières semaines. Leur coordination avec les hôpitaux comme Jabal Amel est vitale pour le tri et le transport des blessés.

L’établissement, avec ses 220 lits, a dû adapter ses capacités d’accueil lors des pics d’activité, transférant certains patients stables vers d’autres centres lorsque la sécurité l’exigeait. Cette flexibilité a permis de maintenir un taux d’occupation élevé sans compromettre la qualité des soins.

Les appels renouvelés de la syndicat des hôpitaux s’inscrivent dans une dynamique plus large de préservation du secteur sanitaire national. Ils visent à alerter sur les conséquences à long terme d’atteintes répétées, qui pourraient réduire durablement la capacité de réponse aux besoins médicaux de la population du sud.

Ce 12 mars, les opérations de réparation et d’évaluation se poursuivent à l’hôpital Jabal Amel, avec le soutien des autorités locales et du ministère de la Santé publique. Le personnel reste mobilisé pour assurer la continuité des services, tout en observant les consignes de sécurité renforcées.

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