Le ministère libanais de la Santé publique a annoncé lundi 13 avril que le bilan cumulé des bombardements israéliens contre le Liban depuis le 2 mars s’élève désormais à 2 089 morts et 6 762 blessés. Pour la seule journée du 13 avril, 34 personnes ont été tuées et 174 autres blessées.
Le bilan des bombardements israéliens continue de s’alourdir

Le seuil des 2 000 morts a désormais été franchi. Dans son dernier relevé, le Centre des opérations d’urgence sanitaire du ministère libanais de la Santé publique indique que les bombardements israéliens menés contre le Liban depuis le 2 mars ont fait 2 089 morts et 6 762 blessés.
Ce nouveau bilan confirme l’alourdissement rapide du coût humain de la guerre. Il porte à plus de six semaines la période couverte par ce décompte officiel, alors que les frappes israéliennes continuent de toucher plusieurs régions du pays.
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Pour la seule journée du 13 avril, les autorités sanitaires libanaises ont recensé 34 morts et 174 blessés supplémentaires. Ces chiffres traduisent la poursuite d’un rythme élevé de pertes humaines sous l’effet des bombardements israéliens.
Le ministère a diffusé en parallèle une infographie récapitulative montrant l’ampleur des pertes enregistrées depuis le début de l’offensive.
Hommes, femmes et enfants figurent dans le décompte
Le bilan publié par les autorités sanitaires détaille aussi la répartition des victimes. Parmi les morts recensés depuis le 2 mars sous l’effet des bombardements israéliens, 1 671 sont des hommes, 252 des femmes et 166 des enfants.
Du côté des blessés, le ministère recense 4 982 hommes, 1 132 femmes et 648 enfants. Cette ventilation montre que les frappes israéliennes n’ont pas seulement touché des zones de combat, mais qu’elles ont aussi frappé lourdement la population civile.
Le passage du seuil des 2 000 morts constitue un tournant dans la lecture du conflit. Il ne s’agit plus seulement d’une succession de raids ou de frappes ponctuelles, mais d’une campagne militaire dont l’impact humain s’inscrit désormais dans la durée.
À travers ce bilan, les autorités libanaises mettent en avant un coût humain qui continue de s’étendre à l’ensemble du pays.
Le secteur de la santé également frappé
L’infographie officielle souligne aussi les conséquences directes des bombardements israéliens sur le secteur de la santé. Le ministère fait état de 88 morts et 195 blessés parmi les personnels et acteurs de ce secteur.
Le document mentionne également 116 attaques contre des associations de secours, 25 centres médicaux ou sanitaires touchés, 101 frappes recensées dans ce secteur et six hôpitaux contraints de fermer.
Ces données montrent que les bombardements israéliens ne frappent pas seulement les habitants, mais aussi les structures chargées de les secourir et de les soigner. Dans un pays déjà sous forte tension hospitalière, cet aspect aggrave encore les conséquences humaines des frappes.
La publication de ce bilan s’inscrit dans un suivi quotidien assuré par les autorités sanitaires, alors que les services d’urgence restent mobilisés sur plusieurs fronts.
Un décompte officiel appelé à évoluer
Comme dans tout conflit, ce bilan reste provisoire. Le nombre de morts et de blessés liés aux bombardements israéliens peut encore évoluer à mesure que les secours interviennent, que les victimes sont transférées dans les hôpitaux ou que de nouveaux cas sont enregistrés.
À ce stade, le chiffre de 2 089 morts et 6 762 blessés constitue toutefois le dernier bilan officiel communiqué par le ministère libanais de la Santé publique pour la période allant du 2 mars au 13 avril.
Il traduit l’intensité persistante des bombardements israéliens sur le Liban et l’ampleur des pertes humaines enregistrées depuis le début de l’offensive.


