La Banque du Liban veut verrouiller les sorties de devises
La Banque du Liban, dirigée par Karim Souaid, impose une augmentation des réserves en devises aux banques commerciales. Cette circulaire, perçue comme un geste politique, a suscité des critiques fortes du secteur bancaire, qui la juge inapplicable sans recapitalisation. Tandis que le gouvernement reste silencieux, les observateurs s’interrogent sur les effets économiques d’une telle mesure, dans un pays en crise prolongée, et sous le regard attentif des institutions internationales.
Houla, dernier théâtre d’une violation frontalière
Les incursions israéliennes se multiplient dans le sud du Liban, en violation du cessez-le-feu signé en novembre. À Houla, Rayhanat Berri et Mays al-Jabal, l’armée israélienne mène des opérations au sol ciblées contre des installations civiles et agricoles. Cette stratégie militaire intervient alors que Washington tente d’imposer une feuille de route incluant le désarmement du Hezbollah. La dernière visite de Tom Barak coïncide avec cette pression croissante sur le terrain.
Diplomatie à haut risque : Tom Barak incite le Liban à la paix avec...
Lors de sa visite à Beyrouth, Tom Barak a incité les autorités libanaises à envisager une paix avec Israël. Le diplomate américain a relayé la vision de Donald Trump sur une normalisation régionale, sans offrir de garanties concrètes. Une proposition libanaise pour un désarmement progressif du Hezbollah contre des concessions israéliennes a été remise à Barak. Mais l’absence d’engagement clair sur la cause palestinienne fragilise ce scénario.
Tourisme en panne : l’espoir d’un rebond s’évanouit
Le secteur touristique libanais peine à redémarrer malgré une hausse des visiteurs régionaux. Les infrastructures dégradées, l’absence de relance gouvernementale et la désaffection des touristes à fort pouvoir d’achat maintiennent les recettes en baisse. Le tourisme intérieur ne compense pas cette chute, et les promesses d’investissements restent lettre morte. Le Liban voit son potentiel touristique s’éroder faute d’une politique coordonnée, dans un contexte d’instabilité persistante.
Sud-Liban : le cessez-le-feu encore une fois fragilisé par une série de frappes israéliennes...
Quatre personnes ont été tuées lors de frappes israéliennes ciblées dans le Sud-Liban, en violation du cessez-le-feu de novembre. Israël affirme avoir visé des membres du Hezbollah, dont un commandant de la Force Radwan. La situation relance les tensions frontalières, alors que les civils paient le prix fort. L’absence de réaction officielle libanaise et le silence partiel de l’armée israélienne alimentent la crainte d’une escalade durable.
Salaire minimum au Liban : entre seuil de survie et précarité généralisée
Fixé à 9 millions de livres libanaises, le salaire minimum au Liban reste loin du seuil de survie estimé à 20 millions. Face à cette précarité, les ménages cumulent les emplois et dépendent des aides familiales. Le modèle social libanais se désagrège, sans stratégie salariale claire ni mécanismes d’indexation. Cette désaffiliation progressive des protections sociales alimente une fragmentation sociale durable.
Nominations sensibles au sommet de l’État : le gouvernement sous tension
Le gouvernement dirigé par Nawaf Salam a procédé à une vague de nominations dans l’administration et la justice. Certaines désignations, comme celles de Rita Maalouf ou de Karim Haidar, ravivent les accusations de mainmise politique. Le Courant patriotique libre, mené par Gebran Bassil, dénonce une répartition confessionnelle déséquilibrée. Ces décisions relancent le débat sur le pacte national et mettent en lumière les tensions institutionnelles du Liban.
Le Liban sur le qui-vive face aux répliques sécuritaires de la crise syrienne
L’intensification des affrontements à Sweida en Syrie ravive les craintes d’un débordement vers le Liban. Face à la menace d’un effet de contagion confessionnelle, les autorités libanaises ont renforcé la coordination entre l’armée et les forces de sécurité. Des mesures discrètes mais fermes ont été mises en œuvre dans les zones sensibles. Le Liban, fragile et vigilant, cherche à maintenir sa neutralité dans une région en ébullition.
Georges Abdallah : la justice française ordonne sa libération, le Liban retient son souffle
Une décision judiciaire française ordonne la libération de Georges Abdallah, militant pro-palestinien détenu depuis 1984. Conditionnée à une expulsion vers le Liban, cette mesure marque un tournant dans un dossier emblématique de la justice antiterroriste. Soutiens, critiques et réactions diplomatiques se multiplient, tandis que l’exécution de la libération reste suspendue à une signature administrative.
Gouvernement Salam : un vote sous tension qui redéfinit les lignes de force
Le Parlement libanais a accordé sa confiance au gouvernement de Nawaf Salam. Ce vote stratégique intervient dans un contexte régional tendu. Le Premier ministre a articulé un discours axé sur la souveraineté, l’unité nationale et la sécurité. Malgré le soutien obtenu, les fractures parlementaires révèlent une majorité relative. La mise en œuvre de ses priorités déterminera la solidité réelle de ce soutien.
Une mesure à portée limitée : la décision de la Banque du Liban sur...
La Banque du Liban interdit les transactions avec Al-Qard Al-Hassan, une structure déjà sanctionnée par les États-Unis. Cette décision, plus symbolique que pratique, vise à renforcer la position libanaise auprès de Washington. Utilisée par des milliers de bénéficiaires modestes, l'organisation est au cœur d’un débat sur la criminalisation de la solidarité économique communautaire. Entre diplomatie financière et fracture sociale, l’État navigue entre pressions étrangères et tensions internes.
Un compte à rebours sous pression : le Liban négocie son désarmement dans un...
À mesure que se resserre l’échéance imposée pour un plan de désarmement, Beyrouth tente de renverser le rapport de force. Le Liban cherche à négocier des contreparties : retrait israélien de zones litigieuses, libération de prisonniers et financement pour la reconstruction. Tandis que la méfiance envers Washington grandit, le gouvernement défend une approche conditionnelle pour éviter un désarmement perçu comme une reddition. Le compte à rebours diplomatique est engagé.
Résilience sous contraintes : les entreprises libanaises face à la crise
Le classement des 50 entreprises libanaises les plus résilientes met en avant Ogero, Liban Lait et plusieurs banques. Mais la présence de ces dernières suscite des critiques, compte tenu des restrictions imposées aux clients depuis la crise. Tandis que le palmarès valorise la stabilité financière, il ignore l’impact de l’économie informelle, qui représente une part majeure du PIB. Ce classement soulève ainsi un débat sur les critères de performance économique au Liban.
Système sous tension : les effets des sanctions américaines sur les flux financiers au...
Les sanctions américaines ralentissent les flux financiers vers le Liban, provoquant une chute de 11,2 % des transferts en devises au deuxième trimestre 2025. Le système bancaire est fragilisé par la surveillance accrue des opérations, en particulier dans certaines régions sensibles. La Banque du Liban exige l’augmentation des réserves en dollars pour rassurer les agences de notation. Pendant ce temps, les épargnants se retrouvent bloqués, et les inégalités régionales s’aggravent.





















