Coupures organisées : le Liban s’enfonce dans la panne programmée
Le Liban met en place un rationnement préventif de l’électricité face à des retards de livraison de carburant iranien et des blocages logistiques. Les coupures touchent massivement les zones résidentielles, tandis que les infrastructures vitales sont prioritaires. Les solutions alternatives peinent à se concrétiser. Le prix du kilowattheure privé explose, accentuant le mécontentement. Les autorités tentent d’obtenir des soutiens régionaux, mais la situation reste instable, faute de coordination institutionnelle et de réforme énergétique durable.
Dollars sous surveillance : le verrou bancaire persiste
Malgré une reprise économique partielle, les restrictions bancaires sur les retraits en dollars et les transferts internationaux persistent. Les banques appliquent des plafonds arbitraires, faute de loi sur les capitaux. Les particuliers et entreprises subissent des blocages, notamment pour les soins, les études ou les importations. Le projet de régulation reste au point mort, tandis que les tensions entre déposants et établissements s’accentuent. La normalisation du système bancaire demeure incertaine.
Le déficit commercial du Liban dépasse 6,7 milliards USD en cinq mois : une...
Le déficit commercial du Liban s’est creusé de 15 % à 6,7 milliards USD sur les cinq premiers mois de 2025. Les importations repartent à la hausse tandis que les exportations stagnent. L’économie reste dépendante des biens étrangers, sans substitution industrielle ni politique commerciale cohérente. Cette situation pèse sur la balance des paiements et aggrave la vulnérabilité externe du pays, dans un contexte de réserves de change limitées.
Crise de courant au sommet : duel budgétaire entre Énergie et Finances
La querelle entre les ministères de l’Énergie et des Finances paralyse le plan d’urgence électrique. L’un défend la priorité aux métropoles, l’autre exige une répartition selon les recettes douanières. Ce blocage retarde l’arrivée du carburant, paralyse les centrales et menace les hôpitaux. Faute d’accord, les coupures se généralisent. Le Premier ministre tente une médiation, sans succès. Le risque d’une panne nationale totale à l’horizon août grandit.
Banque du Liban : encadrement des retraits en devises et consolidation d’un système bancaire...
La Banque du Liban a officialisé le gel des retraits en devises sur les comptes ouverts avant 2019, entérinant une inégalité bancaire prolongée sans base légale claire. Cette mesure renforce un système d’exception, dans un secteur en crise de confiance totale. En l’absence de réforme du système bancaire ou de loi sur les pertes, la BdL agit seule, au risque de prolonger l’asphyxie du crédit et la désintermédiation de l’économie.
Une hausse du salaire minimum sans gains de productivité : la relance à crédit...
Le gouvernement libanais a relevé le salaire minimum à 28 millions de livres libanaises sans gains de productivité ni plan économique global. Cette mesure pourrait nourrir l’inflation, creuser les inégalités et fragiliser les PME. L’ajustement s’inscrit dans une politique nominale, non structurelle, sans stratégie pour améliorer l’emploi formel ou la productivité. Le risque d’une boucle prix-salaires non maîtrisée s’ajoute à l’inefficacité d’un mécanisme sans ciblage réel.
Beyrouth, ville la plus chère des pays à revenu intermédiaire : classement mondial et...
Le dernier classement de Numbeo place Beyrouth au 228e rang mondial en matière de coût de la vie, confirmant son statut de ville chère malgré la crise économique. Elle se classe première parmi les pays à revenu intermédiaire. Les prix à la consommation, les loyers et les repas restent comparables à ceux de grandes villes européennes, posant un défi majeur pour les ménages libanais dont les revenus restent largement dévalués.
Geagea sur la défensive : l’effet boomerang de la surenchère politique
La visite de Tom Barak a bouleversé les calculs politiques de Samir Geagea. En misant sur une surenchère verbale avant l’arrivée de l’émissaire américain, le chef des Forces libanaises espérait imposer son agenda sécuritaire. Mais l’attitude modérée de Barak et l’unité institutionnelle affichée par les autorités libanaises ont marginalisé sa position. Désormais isolé, Geagea subit les conséquences d’une stratégie de rupture mal calibrée, dans un paysage politique en quête de stabilité.
Consensus en trompe-l’œil : tensions sous la façade institutionnelle
Sous l'apparente unité institutionnelle affichée lors de la visite de Tom Barak, les divisions politiques internes libanaises ont refait surface. Entre critiques de l’opposition, prudence du gouvernement, et ligne rouge maintenue par le Hezbollah, la réponse officielle masque des fractures profondes. Le Premier ministre et le président cherchent à préserver un équilibre fragile, tandis que les tensions autour de la souveraineté militaire alimentent les débats sur le rôle de l’État et les marges de négociation face à Washington.
Solidarité aérienne : l’armée libanaise intervient en Syrie contre les incendies
Le 7 juillet 2025, deux hélicoptères de l’armée libanaise sont intervenus dans la campagne syrienne de Lattaquié pour lutter contre des incendies massifs. Cette mission transfrontalière, conduite à l’initiative des autorités libanaises et en coordination avec Damas, marque une rare coopération militaire directe entre les deux pays. Présentée comme une action humanitaire, elle renforce le rôle de l’armée comme acteur de stabilité régionale dans un contexte de crise environnementale croissante.
Tom Barrack au Liban : dialogue, opportunité et limites américaines
L’émissaire américain Tom Barrack a salué la réponse libanaise aux propositions américaines sur le désarmement du Hezbollah lors d’une visite à Baabda. Affirmant ne pas imposer de calendrier, il a évoqué une opportunité historique pour le Liban, tout en soulignant la nécessité d’un dialogue interne. Ce déplacement intervient dans un climat régional tendu, marqué par des frappes israéliennes. Washington affiche un soutien affirmé tout en déléguant aux Libanais la responsabilité des décisions.
المرصد الاوروبي: تعميم مصرف لبنان الاخير مخالف للقانون والمصارف اللبنانية في الخارج تخضع لقوانين...
تطرق المرصد الاوروبي للنزاهة في لبنان الى خطورة التعميم الذي أصدره حاكم مصرف لبنان بعنوان "تأمين المساواة في التسديد لودائع بالعملات الأجنبية" والتي يُمكن...
Réformes bloquées et tensions parlementaires : un État en surplace
Le gouvernement libanais peine à faire adopter son programme de réformes face aux blocages parlementaires et aux tensions communautaires. Le projet de budget 2026, la refonte de la TVA et la réforme de la décentralisation sont gelés par l’opposition des partis dominants. L’impasse autour des nominations constitutionnelles renforce le sentiment d’enlisement. Cette paralysie compromet les engagements pris vis-à-vis du FMI et entretient une crise institutionnelle durable.
Plan Barak : une réponse libanaise sous pression
Le gouvernement libanais a transmis sa réponse au plan de l’émissaire américain Tom Barak, dans un texte qui cherche à concilier souveraineté nationale et pression diplomatique. Refusant d’aborder explicitement le désarmement du Hezbollah, la réponse libanaise insiste sur la résolution 1701, le soutien à l’armée, et les droits souverains du pays. Une stratégie jugée ambiguë par Washington mais révélatrice des équilibres politiques internes.





















