Santé en crise : la fin du droit aux soins ?
Au Liban, l’effondrement du système de santé prive des milliers de citoyens de tout accès aux soins. Les hôpitaux publics ferment partiellement, les soignants fuient le pays, et les patients doivent payer en dollars pour être soignés. Les régions périphériques sont abandonnées. Face à l’inaction de l’État et à l’absence de financement stable, la santé devient un bien marchand, inaccessible aux plus fragiles. Le droit aux soins n’est plus garanti, même en cas d’urgence.
Dépendance aux importations : quelle marge pour la souveraineté alimentaire ?
Le Liban importe plus de 80 % de sa nourriture, exposant sa population aux chocs logistiques, économiques et géopolitiques. Face aux ruptures d’approvisionnement et à l’inflation, la souveraineté alimentaire refait surface comme enjeu stratégique.
Criminalité en hausse : forte progression des homicides par arme à feu
Le ministère de l’Intérieur rapporte une hausse inquiétante de 17 % des homicides par arme à feu entre janvier et mai 2025. Cette augmentation touche principalement les régions périphériques, où les violences interpersonnelles se multiplient. Le manque de présence sécuritaire, la prolifération des armes illégales et l’effondrement des services publics aggravent la situation. Les forces de sécurité tentent de réagir, mais les réponses structurelles se font encore attendre.
FMI : frustration croissante face au blocage des réformes au Liban
Le Liban fait face à l’impasse dans ses discussions avec le Fonds monétaire international. Malgré des engagements réformateurs, aucune loi n’a été adoptée, suscitant la frustration croissante du FMI. Une mission est prévue à Washington, mais les blocages parlementaires, notamment sous l’influence de l’Association des Banques du Liban, freinent tout progrès. Sans avancées législatives claires, le financement structurel reste hors de portée.
Retour forcé à la livre libanaise : résistance des milieux bancaires et fabrication de...
Alors que le Liban tente de réintroduire la livre dans l’économie, les banques multiplient les obstacles pour éviter de reconnaître leurs pertes massives liées à la conversion des dépôts en dollars. Le refus d’adopter la parité réelle du marché protège leur solvabilité apparente. Cette résistance, appuyée par des campagnes médiatiques influencées, façonne une opinion hostile à toute réforme monétaire. La dédollarisation devient l’enjeu d’un bras de fer entre intérêts financiers et exigences de souveraineté économique.
L’école privée hors d’atteinte : la flambée des frais de scolarité et l’effondrement éducatif...
Les frais de scolarité dans les écoles privées libanaises ont bondi de 50 %, excluant une large partie des classes moyennes et populaires du système éducatif formel. Face à cette hausse, les familles peinent à maintenir la scolarisation de leurs enfants. L’État, absent, ne propose aucun mécanisme de régulation ni aide directe. Le système scolaire se fragmente, avec un enseignement privé devenu inaccessible, un public à bout de souffle, et un accès à l’éducation de plus en plus inégalitaire.
Haïfa sous missiles, Beyrouth sous pression logistique
La paralysie partielle du terminal israélien de Haïfa déclenche une surprime maritime de 400 USD par conteneur et dévie les routes pétrolières via Port-Saïd. Beyrouth, dépendante du transbordement régional, voit ses coûts grimper : blé, carburant, pièces détachées, tout s’alourdit tandis que la livre fléchit. Tripoli n’est pas assez profond, Limassol sature et le dragage d’urgence reste théorique. Le risque logistique se traduit en hausse du pain, du diesel et en ponction accélérée des réserves en devises.
Liban entre Israël et Iran : l’équilibre impossible ?
Haïfa bombardée, Ispahan riposte : en six jours, Beyrouth impose une neutralité active qui vacille déjà. Les violations aériennes se multiplient, la Finul menace de se réduire, la livre perd 4 %, les ports paient 400 USD de surprime par conteneur. Trente-quatre ambassadeurs redéployés tentent d’arracher des garanties, tandis que la société civile improvise des filets face au vide sécuritaire. Un équilibre fragile, tributaire de réserves en devises qui fondent à vue d’œil.
J+5 du conflit Israël-Iran : l’appel de Trump à évacuer Téhéran et une ambition...
À J+5, Trump appelle à « évacuer Téhéran immédiatement » et déclare : « Cela n’a rien à voir avec un cessez-le-feu, cela est beaucoup plus grand que cela. » Son retour du G7 pour une réunion à Washington suggère une implication américaine. Sous censure militaire, Israël frappe l’Iran, qui riposte avec des missiles. Macron propose un cessez-le-feu, mais Trump refuse la désescalade, intensifiant les tensions diplomatiques et régionales.
Inflation galopante et effondrement monétaire : une spirale hors de contrôle
L’inflation au Liban a atteint des sommets inédits, avec des prix multipliés jusqu’à 260 depuis 2019 et une dévaluation de la livre libanaise de plus de 58 fois face au dollar. L’effondrement du pouvoir d’achat touche tous les secteurs essentiels, de l’alimentation à l’énergie. En cause : des politiques monétaires incohérentes, une absence de réformes structurelles et l’incapacité de l’État à enrayer la spirale économique. Le pays glisse vers une précarité généralisée.
Nouveau souffle diplomatique : le Liban nomme une série d’ambassadeurs dans les capitales stratégiques
Le gouvernement libanais a approuvé une série de nominations diplomatiques dans des capitales stratégiques, dont Paris, Washington, New York et Riyad. Ces choix interviennent en pleine crise régionale liée à la guerre Israël-Iran. En parallèle, des postes clés au sein du ministère des Affaires étrangères ont été pourvus. Cette réorganisation vise à renforcer la présence du Liban sur la scène internationale, à restaurer sa crédibilité diplomatique et à défendre ses intérêts dans un contexte géopolitique tendu.
Tensions diplomatiques au Salon du Bourget : la France bloque des stands israéliens pour...
La France a interdit l’accès à cinq stands israéliens lors du Salon du Bourget, invoquant l’exposition d’armes offensives utilisées à Gaza, en violation d’accords préétablis. Cette décision, dénoncée par Israël comme une “ségrégation”, a déclenché une polémique diplomatique. Le président Isaac Herzog s’est insurgé contre une mesure jugée discriminatoire. Cet incident marque un tournant dans les relations franco-israéliennes et relance le débat sur l’éthique de l’industrie de défense dans les salons internationaux.
Retour sous tension : des Libanais rapatriés d’urgence de Sharm el-Sheikh en pleine crise...
Un vol en provenance de Roumanie a permis lundi le retour au Liban de citoyens bloqués à Sharm el-Sheikh, conséquence directe des perturbations aériennes causées par le conflit Israël-Iran. Cette opération, coordonnée par les autorités libanaises, reflète l’impact régional du conflit sur les civils et le transport international. D’autres vols sont attendus dans la journée. Cette mobilisation logistique révèle aussi les fragilités du secteur aérien en période de crise régionale prolongée.
Réformes et financement en suspens : le Liban face aux attentes de la Banque...
Joseph Aoun a reçu les hauts responsables de la Banque mondiale pour discuter de projets déjà approuvés mais bloqués au Parlement. La réforme du secteur bancaire reste une condition indispensable au déblocage des financements, dont un prêt majeur pour la reconstruction. L’appel à une accélération législative est lancé. Cette rencontre marque un tournant décisif dans la relation entre le Liban et ses partenaires financiers, à l’heure où la marge d’action du pays se réduit.




















