Suite aux frappes israéliennes massives sur la banlieue sud de Beyrouth, zone majoritairement sous l’influence du Hezbollah, une crise sanitaire sans précédent se profile. Le ministère libanais de la Santé a ordonné l’évacuation des hôpitaux de cette région vers des établissements épargnés par l’agression israélienne. Ces attaques, parmi les plus violentes depuis le début du conflit, ont transformé la capitale libanaise en un champ de ruines, paralysant ainsi le système de santé déjà fragile du pays.
Les hôpitaux situés dans les quartiers les plus touchés, tels que Haret Hreik, Bir Hassan et la Ghobeiry, sont en première ligne. Ces infrastructures hospitalières, surchargées depuis le début des hostilités, peinent à répondre à l’urgence. De nombreuses structures, pourtant essentielles dans cette zone densément peuplée, ont vu leurs capacités réduites, tandis que d’autres, endommagées par les bombardements, ne sont plus fonctionnelles.
Les patients, qu’il s’agisse de blessés de guerre, de malades chroniques ou d’urgences quotidiennes, sont transférés vers des hôpitaux dans des régions moins exposées. Les établissements recevant ces patients doivent par ailleurs cesser toute nouvelle admission non urgente jusqu’à la fin de la semaine prochaine, une mesure destinée à dégager des lits pour les cas les plus graves.
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Des frappes intensifiées, un bilan humain catastrophique
Depuis vendredi soir, les bombardements se sont intensifiés, avec plus de 30 raids visant les banlieues de Beyrouth. Les quartiers de Dahieh, Bir Hassan, Haret Hreik et Choueifat, ainsi que d’autres localités dans la banlieue sud, ont été sévèrement touchés. Le bilan, bien que toujours provisoire, fait état de plusieurs dizaines de morts et de centaines de blessés.
Les frappes israéliennes ciblent délibérément des zones civiles et des infrastructures stratégiques sous prétexte d’y détruire des caches d’armes du Hezbollah. Cependant, ces bombardements, bien que massifs et destructeurs, n’ont pas été confirmés par des sources indépendantes quant à leur efficacité militaire. Le Hezbollah, pour sa part, reste discret sur les pertes subies et n’a toujours pas confirmé ni infirmé les rumeurs persistantes sur la mort de son secrétaire général, Hassan Nasrallah, déclaré tué par Israël.



