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Frappes israéliennes: le Croissant-Rouge libanais évacue d’urgence 35 patients des hôpitaux de Dahiyeh ce 6 mars 2026

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Le Croissant-Rouge libanais a annoncé, dans un communiqué officiel diffusé ce vendredi 6 mars 2026 à 10 h 59, la poursuite et l’intensification de son opération d’évacuation de patients depuis les hôpitaux de la banlieue sud de Beyrouth. Après avoir transféré vingt-huit malades la veille au soir depuis les établissements Al-Sahel, Bahman et Al-Rasoul Al-Aazam, les équipes ont procédé dans la matinée au déplacement de deux patients supplémentaires de l’hôpital Bahman et de cinq autres de l’hôpital Al-Rasoul Al-Aazam. Tous ont été acheminés vers des établissements médicaux situés en dehors de la capitale, dans le cadre d’une coordination directe avec le ministère de la Santé publique. Les opérations se poursuivent selon les demandes expresses des directions hospitalières, alors que la banlieue sud reste sous le choc des frappes israéliennes intensives survenues durant la nuit précédente.

Cette intervention humanitaire intervient dans un contexte de tension sécuritaire extrême. Les frappes israéliennes, confirmées par les autorités libanaises et observées sur les secteurs de Dahiyeh, Haret Hreik et Ghobeiry, ont touché des zones densément peuplées dans la nuit du 5 au 6 mars. Les hôpitaux Al-Sahel, Bahman et Al-Rasoul Al-Aazam, situés au cœur de ces quartiers, ont immédiatement formulé des demandes d’évacuation pour sécuriser leurs patients les plus vulnérables. Le Croissant-Rouge libanais, en première ligne, a mobilisé ses ambulances dès la soirée du jeudi pour répondre à cette urgence médicale.

Les frappes nocturnes et leurs conséquences immédiates sur le système hospitalier

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Dans la nuit du 5 au 6 mars, des frappes aériennes israéliennes ont visé plusieurs secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, notamment Dahiyeh, Haret Hreik et les environs immédiats de Ghobeiry. Les impacts ont généré des ondes de choc et des dommages collatéraux aux infrastructures civiles, contraignant les établissements de santé à évaluer leurs capacités d’accueil. Les hôpitaux Al-Sahel et Bahman, situés à Haret Hreik, ainsi que l’hôpital Al-Rasoul Al-Aazam à Bourj el-Barajneh, ont activé leurs plans d’urgence dès les premières heures.

Le communiqué du Croissant-Rouge libanais, rendu public ce matin, détaille avec précision le déroulement des opérations. Vingt-huit patients ont été évacués dès la soirée du 5 mars depuis ces trois établissements. Ce vendredi 6 mars, dès les premières lueurs du jour, sept autres transferts ont été réalisés : deux depuis l’hôpital Bahman et cinq depuis l’hôpital Al-Rasoul Al-Aazam. Chaque patient a été accompagné par du personnel médicalisé, avec monitoring continu pendant le trajet vers des structures hospitalières sécurisées dans d’autres régions du pays.

Les autorités libanaises ont réagi avec la plus grande fermeté. Le ministère de la Santé publique, dirigé par le Dr Rakan Nassereddine au sein du gouvernement présidé par Nawaf Salam, a coordonné l’ensemble des mouvements. Des places ont été préalablement réservées dans des hôpitaux du Mont-Liban, de la Békaa et du Nord, afin d’assurer une continuité totale des soins. Aucune interruption de traitement n’a été signalée.

Les hôpitaux concernés : des établissements vitaux au cœur de Dahiyeh

L’hôpital Al-Sahel, implanté à Haret Hreik, est un centre polyvalent de référence pour la médecine générale, la chirurgie et les soins intensifs. Il accueille une patientèle nombreuse issue des quartiers environnants, souvent confrontée à des pathologies chroniques ou à des urgences post-traumatiques. Sa localisation, à proximité immédiate des zones touchées par les frappes nocturnes, a rendu nécessaire l’évacuation d’une partie de ses patients afin de préserver leur sécurité.

L’hôpital Bahman, également à Haret Hreik, se spécialise en cardiologie, oncologie et soins palliatifs. Ses unités de réanimation de pointe ont accueilli, ces dernières heures, des cas nécessitant une surveillance constante. Le transfert de deux patients supplémentaires ce matin témoigne de la vigilance maintenue par la direction face à la situation sécuritaire.

L’hôpital Al-Rasoul Al-Aazam, situé à Bourj el-Barajneh, est un établissement universitaire de grande capacité. Il propose une offre complète allant de la pédiatrie à la traumatologie en passant par la médecine interne. Les cinq patients évacués ce vendredi matin ont été sélectionnés selon des critères médicaux stricts, afin de ne pas perturber les protocoles de soins en cours pour les autres hospitalisés.

Ces trois établissements constituent un maillon essentiel du dispositif sanitaire de la banlieue sud, zone qui compte plus de 500 000 habitants. Leurs directions ont agi avec promptitude dès les premières alertes liées aux frappes israéliennes de la nuit.

La coordination gouvernementale et le rôle du ministère de la Santé publique

Le Dr Rakan Nassereddine, ministre de la Santé publique, a supervisé personnellement l’opération. Ses services ont activé le centre de commandement sanitaire national dès la soirée du 5 mars. Des lits ont été libérés dans des hôpitaux périphériques, avec transfert des dossiers médicaux via des canaux sécurisés. Le ministère a également assuré la couverture des frais logistiques lorsque cela s’avérait nécessaire.

Cette intervention s’inscrit dans la politique du gouvernement Nawaf Salam, qui, depuis février 2025, a renforcé les mécanismes de réponse aux crises sanitaires et sécuritaires. Le Conseil des ministres suit heure par heure l’évolution de la situation dans la banlieue sud. Les forces de sécurité intérieure et l’armée libanaise apportent un soutien logistique aux convois d’ambulances, sans interférer dans la mission purement humanitaire du Croissant-Rouge.

Les aspects médicaux et humains des transferts

Derrière les chiffres officiels – trente-cinq patients évacués au total depuis hier soir – se trouvent des situations individuelles complexes. Des patients sous ventilation assistée, des cas oncologiques en cours de chimiothérapie, des convalescents post-opératoires : tous ont bénéficié d’un accompagnement médicalisé complet pendant le trajet. Les ambulances du Croissant-Rouge libanais sont équipées de systèmes de communication satellite permettant un suivi en temps réel par les médecins référents.

Les équipes soignantes des hôpitaux d’accueil ont été prévenues plusieurs heures à l’avance. Des protocoles spécifiques ont été activés pour la réception des patients, notamment en matière de stérilisation des chambres et de disponibilité des médicaments. Le ministère de la Santé publique a veillé à ce qu’aucune rupture de traitement ne survienne.

Les volontaires du Croissant-Rouge, souvent issus des quartiers mêmes de la banlieue sud, ont fait preuve d’un dévouement exemplaire. Certains ont travaillé sans interruption depuis la nuit dernière, assurant à la fois les évacuations et le soutien psychologique aux familles.

Le contexte sécuritaire plus large et les mesures prises par les autorités

Les frappes israéliennes de la nuit du 5 au 6 mars s’inscrivent dans une série d’opérations militaires observées ces dernières semaines sur le territoire libanais. Les secteurs de Dahiyeh, Haret Hreik et Ghobeiry, traditionnellement considérés comme des zones sensibles, ont été placés sous surveillance renforcée. Les autorités ont diffusé des consignes de prudence à la population, recommandant de limiter les déplacements non essentiels dans la banlieue sud.

Le Croissant-Rouge libanais a rappelé, dans son communiqué, que ses équipes restent mobilisées « tant que les demandes des hôpitaux le nécessiteront ». Cette formule ouverte indique que d’autres évacuations pourraient intervenir dans les prochaines heures si la situation l’exige. Les axes routiers reliant Beyrouth aux régions d’accueil font l’objet d’une sécurisation particulière pour faciliter le passage des convois médicaux.

Dans les hôpitaux restés opérationnels, les équipes médicales maintiennent une activité normale pour les patients non évacués. Des mesures de protection renforcées ont été mises en place : fenêtres sécurisées, générateurs de secours et stocks supplémentaires de médicaments.

Les implications opérationnelles immédiates sur le terrain

Ce vendredi 6 mars, en fin de matinée, les ambulances du Croissant-Rouge libanais continuaient leurs rotations entre la banlieue sud et les zones d’accueil. Les sept patients transférés dans la matinée ont rejoint leurs nouveaux établissements sans incident. Les directions des hôpitaux Al-Sahel, Bahman et Al-Rasoul Al-Aazam ont exprimé leur reconnaissance envers les équipes mobilisées.

Le ministère de la Santé publique centralise toutes les informations et communique régulièrement avec les gouverneurs des régions concernées. Des stocks de matériel médical ont été acheminés vers les hôpitaux périphériques pour absorber l’afflux supplémentaire de patients.

Les Forces de sécurité intérieure, placées sous l’autorité du ministre de l’Intérieur, ont renforcé leur présence aux abords des établissements de santé. Leurs unités de circulation ont dégagé les itinéraires prioritaires pour les ambulances.

Le Croissant-Rouge libanais dispose encore de plusieurs équipes en réserve, prêtes à intervenir si de nouvelles demandes sont formulées par les hôpitaux. Ses fréquences radio restent ouvertes en permanence avec le centre de commandement du ministère de la Santé publique.

Les patients évacués ont été accueillis dans des conditions optimales. Les établissements d’accueil ont adapté leurs plannings pour intégrer immédiatement les nouveaux arrivants, avec mise à disposition de chambres individuelles lorsque l’état clinique l’exigeait.

Dans la banlieue sud, les axes principaux restent ouverts à la circulation civile sous haute surveillance. Les résidents ont été invités à suivre les consignes officielles diffusées via les médias nationaux. Le Croissant-Rouge libanais maintient une ligne téléphonique dédiée pour toute information relative aux opérations en cours.

Les trente-cinq patients transférés à ce stade représentent une mesure préventive destinée à préserver des vies dans un contexte de grande incertitude. Les équipes du Croissant-Rouge libanais et les services du ministère de la Santé publique continuent de travailler en parfaite synergie pour répondre à l’évolution de la situation heure par heure. Les ambulances restent positionnées aux points stratégiques de la banlieue sud, prêtes à prendre en charge toute nouvelle demande émanant des hôpitaux concernés.

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Newsdesk Libnanews
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