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Ghada Aoun dénonce la manipulation de la justice dans l’affaire Riad Salamé 

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Les récentes déclarations de la procureure Ghada Aoun sur les réseaux sociaux jettent une lumière crue sur la situation chaotique au sein du système judiciaire libanais. À travers ses tweets, elle exprime une profonde frustration face à ce qu’elle perçoit comme des tentatives flagrantes de manipulation de la justice dans le cadre de l’affaire de l’ancien gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé. Ses propos, qui ne mâchent pas ses mots, remettent en question l’intégrité de plusieurs figures judiciaires et politiques, tout en critiquant l’absence de transparence dans des dossiers de grande importance.

Des attaques virulentes contre la hiérarchie judiciaire

Dans son premier tweet, Ghada Aoun se dit choquée par le remplacement du directeur général du ministère de la Justice par un ministre local, dont elle suggère qu’il agit dans l’ombre pour détourner certaines compétences. Elle souligne un climat de « folie » qui s’est emparé de certains responsables, laissant entendre que leur attitude pourrait être motivée par la crainte d’une implication dans des affaires judiciaires sensibles. En filigrane, la procureure semble suggérer que des personnalités influentes tentent d’empêcher la mise au jour de scandales financiers majeurs.

Le « peuple opprimé » face aux abus de pouvoir

Dans un second tweet, publié peu après, elle revient sur la publication de documents qu’elle juge destinés à discréditer et à « briser » la réputation du corps judiciaire, évoquant la diffusion de documents à des fins de diffamation. Selon elle, ces pratiques viseraient à intimider les magistrats les plus courageux et indépendants, ceux qui osent défier le pouvoir en place. Elle en appelle à la dignité des juges, dénonçant les tentatives d’ingérence dans la justice par des acteurs politiques.

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Aoun dénonce également les ordres envoyés à des présidents de cours d’appel pour appliquer des décisions qu’elle qualifie d’« illégales ». Elle critique vivement l’ingérence directe dans la relation entre le ministère public et les juges, laissant entendre que des pressions sont exercées pour protéger certains intérêts.

Contexte de l’audience de Bilal Halawi

Ces déclarations surviennent alors que l’instruction du juge d’instruction Bilal Halawi dans le cadre de l’affaire de Riad Salamé continue de défrayer la chronique. Ce dernier a récemment entendu l’avocat Mick Tueni en tant que témoin. D’autres témoins, comme Marwan Issa Khoury et Naaman Naddour, ont reporté leur présence pour diverses raisons, ajoutant à la complexité et aux retards de l’instruction. Des reports constants semblent freiner la progression de l’enquête, renforçant l’impression d’une impunité à l’égard de certaines personnalités puissantes.

Une justice dans l’impasse ?

À travers ses interventions, Ghada Aoun met en lumière un système judiciaire qui semble embourbé dans des luttes de pouvoir internes. Le rôle de la justice libanaise est de plus en plus remis en question, notamment dans sa capacité à résister aux pressions politiques. Aoun déplore que les réformes nécessaires pour rendre le système judiciaire plus transparent et efficace ne soient pas mises en œuvre, et qu’au contraire, des personnalités influentes continuent de s’y opposer pour préserver leur position et leurs intérêts financiers.

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Newsdesk Libnanews
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