Lors de sa visite à Beyrouth le 6 janvier 2025, Jean-Yves Le Drian, envoyé spécial français pour le Liban, a déclaré : « Le consensus international est crucial pour le Liban. » Cette phrase reflète l’approche multilatérale adoptée par les acteurs internationaux pour tenter de sortir le Liban de l’impasse politique actuelle. Avec l’élection présidentielle prévue dans quelques jours, la France, les États-Unis, le Qatar et d’autres puissances cherchent à unifier les efforts pour garantir une transition réussie.
Un médiateur engagé pour le Liban
Le Drian, connu pour son expertise diplomatique et son implication dans des crises internationales complexes, a multiplié les rencontres avec les principaux responsables libanais, dont Nabih Berri, président du Parlement, et Joseph Aoun, candidat pressenti. Ses efforts visent à construire un consensus autour d’un candidat capable de surmonter les divisions internes tout en bénéficiant du soutien international. « Le consensus ne signifie pas seulement un accord local, mais aussi une cohésion entre les partenaires étrangers », a-t-il précisé.
L’importance du consensus international
La déclaration de Le Drian met en lumière l’interconnexion entre les dynamiques locales et internationales dans la politique libanaise. L’élection présidentielle est perçue comme un test pour l’efficacité de la diplomatie multilatérale. La France, en coordination avec les États-Unis, l’Union européenne et des partenaires régionaux comme le Qatar, joue un rôle moteur dans ces négociations. Le consensus international vise également à garantir que le futur président soit en mesure de mettre en œuvre des réformes économiques et institutionnelles essentielles.
Les défis liés aux divisions internes
Malgré les efforts de Le Drian, les divisions entre les principaux blocs politiques libanais, notamment le Hezbollah, le Courant patriotique libre et les partis d’opposition, compliquent la tâche. Alors que certains soutiennent la candidature de Joseph Aoun, d’autres dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une ingérence internationale dans un processus qui devrait être souverain. Ces tensions soulignent l’importance d’un consensus non seulement entre les acteurs étrangers, mais aussi au sein des forces politiques locales.
Un pari pour la stabilité régionale
La stabilité politique au Liban est cruciale pour l’ensemble de la région. Jean-Yves Le Drian a souligné que cette élection pourrait avoir des répercussions sur la sécurité et l’économie au Moyen-Orient. Un Liban stable pourrait renforcer la confiance des investisseurs internationaux, débloquer l’aide internationale et réduire les tensions avec les voisins immédiats, notamment Israël et la Syrie.
Vers une solution concertée
Dans ses déclarations, Le Drian a également insisté sur la nécessité pour les responsables libanais de dépasser leurs intérêts partisans pour l’intérêt national. « Ce n’est pas seulement une élection, c’est une chance unique pour relancer le pays », a-t-il affirmé. Cependant, le succès de cette initiative dépendra de la capacité des acteurs locaux à coopérer et de la persistance de la communauté internationale dans ses efforts diplomatiques.



