La Direction générale de la Sûreté générale libanaise a annoncé ce mardi 3 mars 2026 l’arrestation de trois personnes de nationalité étrangère, suspectées d’avoir fourni des informations sensibles à Israël, dans un contexte de tensions exacerbées à la frontière sud. Cette opération, menée sur la base d’informations précises et d’enquêtes approfondies, s’inscrit dans les efforts continus des forces de sécurité pour contrer les réseaux d’espionnage présumés, alors que le Liban fait face à une vague de bombardements israéliens depuis le 2 mars. Le communiqué officiel, émis par le bureau des affaires médiatiques de la Sûreté générale, détaille les circonstances de ces arrestations et les aveux obtenus lors des interrogatoires supervisés par les autorités judiciaires compétentes.
Les suspects, dont l’identité et la nationalité n’ont pas été précisées dans le communiqué, ont été appréhendés suite à un suivi minutieux de leurs activités jugées suspectes. Selon les termes du document, ils ont confessé avoir transmis à l’ennemi israélien des données sécuritaires et sensibles, contribuant ainsi à des dommages graves ayant entraîné des pertes humaines et matérielles importantes au Liban. Ces revelations interviennent alors que le pays compte déjà 52 morts et 154 blessés depuis le début des raids israéliens le 2 mars, selon le bilan provisoire établi par l’unité de gestion des catastrophes au Sérail gouvernemental. Les arrestations ont été suivies d’une remise immédiate des individus aux instances judiciaires pour poursuites conformes aux lois en vigueur, marquant une étape supplémentaire dans la lutte contre les infiltrations étrangères.
Un communiqué officiel soulignant la vigilance des services de sécurité
Le bureau des affaires médiatiques de la Direction générale de la Sûreté générale a publié un communiqué ce mardi matin, à 11h06, exposant les faits avec une précision qui reflète la gravité de l’affaire. « Benan sur des informations et des enquêtes précises, la Direction générale de la Sûreté générale a réussi à arrêter trois personnes non libanaises, suspectées d’être impliquées dans des activités suspectes liées à la collaboration avec l’ennemi israélien », indique le texte. Les interrogatoires, menés sous la supervision du judiciaire compétent, ont révélé que les détenus avaient fourni à Israël des informations sécuritaires et sensibles, causant des préjudices sévères ayant résulté en des pertes humaines et matérielles substantielles pour le Liban.
Ce document officiel met en lumière le rôle proactif des services de renseignement libanais dans la détection et la neutralisation de tels réseaux. Les suspects ont été transférés aux autorités judiciaires après achèvement des procédures légales, pour que soient appliquées les sanctions prévues par la législation libanaise. Cette procédure suit les normes établies par le code pénal libanais, qui punit sévèrement la collaboration avec l’ennemi, avec des peines pouvant aller jusqu’à la perpétuité ou la mort dans les cas les plus graves, comme stipulé dans l’article 278 du code pénal, relatif à l’espionnage et à la trahison.
Les aveux des suspects et leurs implications immédiates
Lors des interrogatoires, les trois individus ont admis avoir transmis des données cruciales, qualifiées de sensibles par les autorités, qui auraient facilité des opérations israéliennes sur le territoire libanais. Bien que le communiqué ne détaille pas la nature exacte de ces informations – pour des raisons de sécurité nationale vraisemblablement – il souligne leur impact direct sur des pertes en vies humaines et en biens. Cette affaire survient alors que le Liban est confronté à une intensification des raids aériens israéliens depuis le 2 mars, avec des frappes ciblant des sites présumés liés au Hezbollah dans les banlieues sud de Beyrouth, comme Dahiyeh, et dans le sud du pays, incluant Tyre et Nabatieh.
Les bombardements du 2 mars ont détruit plusieurs bâtiments associés à l’association Al-Qard al-Hassan, perçue comme un réseau financier du Hezbollah, causant des incendies dans des quartiers résidentiels et endommageant des infrastructures essentielles comme les réseaux d’électricité et d’eau. À Tyre, deux structures ont été rasées vers 18h09, provoquant des flammes dans un supermarché voisin et brisant des vitres sur plusieurs kilomètres. À Nabatieh, un édifice multi-étages au quartier Bir el-Qandil a été anéanti vers 16h40, après un avertissement d’évacuation diffusé par le porte-parole israélien Avichay Adraee via Telegram. Ces attaques ont forcé l’évacuation de milliers de civils, avec 28 586 personnes déplacées regroupées en 5 397 familles, selon le rapport du Sérail, et 168 abris ouverts mais avec une capacité limitée à 92 unités.
Les arrestations de ces trois étrangers pourraient être liées à la facilitation de telles opérations, bien que le communiqué ne précise pas de lien direct avec les raids récents. Les enquêtes en cours, supervisées par le judiciaire, visent à élucider les ramifications de ce réseau, potentiellement impliquant des acteurs extérieurs dans un contexte où Israël a annoncé un déploiement tactique au sud du Liban le 3 mars, avec des unités de la 91e division positionnées en plusieurs points près de la frontière pour contrer les menaces du Hezbollah.
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