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L’Adoption des pagers par le Hezbollah, Une question de sécurité qui se retourne contre lui

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Le conflit israélo-libanais a vu l’utilisation de technologies sophistiquées pour surveiller et espionner les communications de part et d’autre. Le Hezbollah, conscient de la menace représentée par la surveillance électronique, a adopté diverses mesures pour protéger ses communications, notamment l’utilisation de pagers. Cette technologie a été privilégiée en raison de son impossibilité de géolocalisation et de sa réception passive, réduisant ainsi la possibilité pour les Israéliens de suivre leurs mouvements.

Cependant, en parallèle, les Israéliens ont développé et utilisé des outils de surveillance avancés, comme le tristement célèbre Pegasus, conçu par la société NSO Group, qui permet d’espionner les téléphones portables même lorsqu’ils sont éteints. Voici un aperçu détaillé de cette situation.

1. Pourquoi le Hezbollah utilisait des pagers ?

Les pagers, ou bipeurs, offraient au Hezbollah une solution de communication plus sécurisée que les téléphones portables. En tant que récepteurs passifs, les pagers ne transmettent pas de signal actif, contrairement aux téléphones, et ne peuvent donc pas être géolocalisés facilement. Cela en faisait un outil idéal pour les communications rapides et brèves, comme des alertes ou des ordres de mobilisation, sans risquer d’exposer la position de l’utilisateur à des adversaires disposant de technologies d’espionnage sophistiquées.

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Les pagers sont moins vulnérables aux écoutes électroniques, car ils se contentent de recevoir des informations, sans émettre de signal que les services de renseignement pourraient capter ou suivre. Cela limitait le risque d’interception par les services israéliens, connus pour leur maîtrise des technologies de surveillance.

2. Le contrôle des téléphones par les Israéliens : Pegasus et NSO

Les services de renseignement israéliens ont tiré profit des avancées technologiques dans le domaine de la surveillance mobile pour espionner des cibles de manière invisible. L’une des technologies les plus redoutées, Pegasus, développée par NSO Group, permet de pirater un téléphone portable, même sans interaction de l’utilisateur. Une fois installé, le logiciel espion peut accéder à toutes les informations de l’appareil : messages, appels, photos, et même les applications chiffrées comme WhatsApp.

Plus inquiétant encore, Pegasus permet de prendre le contrôle d’un téléphone et d’activer à distance le microphone ou la caméra de l’appareil, même lorsqu’il est éteint ou en mode veille. Cela signifie que le téléphone peut être utilisé comme un dispositif d’espionnage passif, capturant des conversations et des images à l’insu de son propriétaire.

3. Espionnage même avec un téléphone éteint

Il a été révélé que des technologies comme celles développées par NSO permettent d’activer certains composants du téléphone même lorsqu’il est éteint, notamment le microphone, les caméras, et les modules de géolocalisation. Cette capacité a particulièrement renforcé la surveillance dans des situations où l’on croyait que le fait d’éteindre le téléphone offrait une protection. Des circuits internes spécifiques du téléphone restent en réalité alimentés, permettant ainsi à l’espion de maintenir la surveillance.

Cette réalité rend les téléphones portables extrêmement vulnérables dans des environnements de conflit où la discrétion et la sécurité sont essentielles, expliquant pourquoi le Hezbollah a parfois évité l’utilisation de téléphones pour des communications sensibles.

4. Pourquoi mutiler plutôt que tuer ? Une stratégie de terreur

Parallèlement à l’espionnage, ces attaques via des bipeurs piégés, au Liban ou en Syrie, ont été marquées par un nombre élevé de victimes civiles, souvent résultant d’attaques non ciblées. Parmi ces victimes, un quart étaient des combattants du Hezbollah, mais trois quarts étaient des civils, ce qui montre l’ampleur des dommages collatéraux.

Ces attaques semblaient viser non pas à tuer, mais à mutiler les victimes, avec un nombre disproportionné de blessés graves par rapport aux morts. Les blessures, souvent localisées aux yeux ou aux membres, soulèvent la question de l’intention derrière ces attaques : terroriser et handicaper les survivants, causant des souffrances physiques et psychologiques durables. Ces stratégies visent à affaiblir moralement et physiquement la population ou l’adversaire, sans nécessairement augmenter le nombre de décès.

La question est de savoir pour quelles raisons?

Probablement Israël cherchait ainsi à déstabiliser le Hezbollah en vue d’entrer en conflit ouvert avec lui.

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Newsdesk Libnanews
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