dimanche, janvier 25, 2026

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L’armée syrienne détruite par Israël

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La chute du régime syrien de Bachar al-Assad s’accompagne de l’effondrement de son appareil militaire, largement attribué à une campagne israélienne massive. Ces frappes, visant à neutraliser les infrastructures stratégiques syriennes, redéfinissent non seulement l’équilibre des forces en Syrie, mais aussi dans tout le Moyen-Orient.

Une offensive militaire d’envergure
Depuis le début de l’année 2024, Israël a intensifié ses frappes sur des installations militaires syriennes. Selon Al Nahar(édition du 11 décembre 2024), l’armée israélienne affirme avoir détruit 80 % des capacités militaires de l’armée syrienne, incluant des bases aériennes, des dépôts d’armes et des systèmes de défense anti-aérienne. Ces actions visaient principalement à empêcher les milices pro-iraniennes, présentes en Syrie, de prendre le contrôle de ces infrastructures après l’effondrement du régime Assad.

Les cibles prioritaires comprenaient des installations à Deraa, Soueida et près de Damas, où les forces du régime avaient concentré leurs ressources stratégiques. Ces frappes ont également visé les bases utilisées par les Gardiens de la Révolution iranienne pour acheminer des armes et entraîner des combattants. Al Joumhouriyat rapporte que les responsables israéliens considèrent cette campagne comme une réussite stratégique majeure pour la sécurité de leur pays.

La justification israélienne
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a justifié cette offensive par la nécessité de protéger les frontières israéliennes. Lors d’une déclaration officielle publiée dans Al Sharq Al-Awsat (édition du 11 décembre 2024), Netanyahou a affirmé : « Nous avons agi pour neutraliser des menaces immédiates à notre sécurité nationale. Il était impératif d’empêcher les milices pro-iraniennes et autres groupes hostiles de prendre le contrôle des infrastructures militaires syriennes. » Israël insiste sur le fait que cette opération n’avait pas pour but d’interférer directement dans la transition politique syrienne, mais uniquement de préserver sa sécurité.

Ces justifications n’ont pas empêché les critiques internationales. La Russie, qui avait soutenu le régime Assad, a dénoncé ces frappes comme une violation de la souveraineté syrienne. Par ailleurs, l’Iran a accusé Israël de chercher à affaiblir davantage ses alliés dans la région, alors que Téhéran subit déjà une pression économique et politique importante.

Un impact stratégique pour la région
La destruction de l’armée syrienne a des implications majeures pour l’équilibre régional. Avec l’effondrement de ses capacités militaires, la Syrie ne peut plus agir comme un contrepoids aux forces israéliennes dans la région. Cette situation laisse un vide stratégique que d’autres acteurs cherchent à combler.

Selon Al Akhbar, la Turquie a rapidement renforcé sa présence militaire dans le nord de la Syrie, profitant de l’affaiblissement de l’armée nationale. De même, les Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) tentent de consolider leur contrôle dans l’est du pays. Ces dynamiques risquent de compliquer davantage les efforts du gouvernement de transition syrien pour unifier et stabiliser le territoire.

Les conséquences pour la reconstruction syrienne
L’effondrement de l’armée syrienne représente également un obstacle pour la reconstruction du pays. Le gouvernement de transition dirigé par Mohamed Al-Bachir devra compter sur des forces de sécurité fragmentées, souvent issues de milices locales ou d’alliances temporaires. Selon Al Bina’ (édition du 11 décembre 2024), cette fragmentation complique la lutte contre les groupes terroristes encore actifs, tels que Daech, qui tentent de profiter du chaos pour regagner du terrain.

Par ailleurs, la reconstruction des infrastructures militaires nécessitera des investissements considérables, que le gouvernement de transition ne pourra pas financer seul. La communauté internationale pourrait être appelée à contribuer, mais cette aide sera probablement conditionnée à des garanties sur la gouvernance et l’exclusion des factions radicales pro-iraniennes.

Des critiques sur la stratégie israélienne
Si Israël se félicite des résultats de son offensive, certains experts mettent en garde contre les conséquences à long terme. Al Sharq Al-Awsat souligne que la destruction de l’armée syrienne pourrait renforcer la dépendance de la Syrie envers des puissances étrangères, comme la Turquie ou même la Russie, pour assurer sa sécurité. Cette situation risque d’amplifier les ingérences internationales dans la région, au détriment de la souveraineté syrienne.

De plus, la communauté internationale reste divisée sur la légitimité de l’intervention israélienne. Les Nations unies ont exprimé des préoccupations quant à l’impact humanitaire des frappes, qui ont également causé des pertes civiles. Selon Al Joumhouriyat, les diplomates européens appellent à un cadre international pour réguler les interventions militaires en Syrie et éviter une escalade incontrôlée.

Un modèle pour d’autres interventions ?
Certains analystes voient dans l’offensive israélienne un modèle pour d’autres opérations militaires préventives. Israël, en adoptant une stratégie proactive, montre que les États peuvent agir unilatéralement pour protéger leurs intérêts stratégiques, même dans un environnement complexe et instable. Cependant, ce modèle soulève des questions sur le respect du droit international et les limites des interventions militaires dans des États souverains.

Vers une réorganisation des forces syriennes
Le gouvernement de transition syrien a annoncé son intention de reconstruire une armée nationale moderne et inclusive. Cette nouvelle force, selon Al Nahar, sera conçue pour refléter la diversité du pays et prévenir les abus de pouvoir qui ont marqué l’ère Assad. Cependant, cette ambition reste confrontée à des défis logistiques, financiers et politiques majeurs.

Le ministre syrien de la Défense par intérim a déclaré dans une interview à Al Bina’ : « La reconstruction de notre armée est essentielle pour garantir la sécurité et l’unité de notre pays. Nous appelons nos partenaires internationaux à nous soutenir dans cet effort. » Des pourparlers avec l’Union européenne et les États-Unis sont en cours pour obtenir une aide technique et financière, mais ces discussions sont encore à un stade préliminaire.

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Newsdesk Libnanews
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