samedi, janvier 24, 2026

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Le rôle de l’Iran dans les conflits au Moyen-Orient : une politique régionale au cœur des tensions

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Depuis la révolution islamique de 1979, l’Iran s’est imposé comme un acteur central des dynamiques géopolitiques du Moyen-Orient. En adoptant une stratégie basée sur le soutien aux factions armées et aux milices, Téhéran a étendu son influence dans des pays clés tels que l’Irak, la Syrie, le Liban et le Yémen.

Cette politique, souvent qualifiée de « guerre par procuration », permet à l’Iran de contrer ses adversaires régionaux, principalement l’Arabie saoudite et Israël, tout en minimisant l’exposition directe de ses forces armées. Cependant, ce soutien soulève des critiques croissantes, tant au niveau régional qu’international, pour son rôle dans la déstabilisation des États et l’alimentation des conflits.

L’Iran et le Hezbollah : une alliance stratégique au Liban
Le Hezbollah, créé dans les années 1980 avec l’aide de la République islamique, représente l’un des piliers de l’influence iranienne au Moyen-Orient. En fournissant des armes, un financement massif et une formation militaire, l’Iran a transformé cette milice libanaise en une force paramilitaire redoutable et en un acteur politique incontournable.

Selon Al Quds (22 décembre 2024), le Hezbollah joue un rôle clé dans la stratégie de dissuasion de l’Iran contre Israël, grâce à son arsenal de missiles balistiques capables de frapper des cibles stratégiques israéliennes. En retour, Téhéran bénéficie d’un levier puissant pour influencer la politique libanaise et maintenir une pression constante sur son principal rival régional.

L’Irak : des milices au service de l’expansion iranienne
Après la chute de Saddam Hussein en 2003, l’Iran a intensifié son influence en Irak en soutenant des milices chiites comme les Unités de mobilisation populaire (Hashd al-Shaabi). Ces groupes, initialement créés pour lutter contre Daech, se sont progressivement intégrés au paysage politique et militaire irakien.

Selon Al Sharq Al Awsat (22 décembre 2024), les milices pro-iraniennes contrôlent aujourd’hui une grande partie des infrastructures stratégiques en Irak, renforçant ainsi la position de Téhéran dans le pays. Cependant, cette influence est de plus en plus contestée par des mouvements nationalistes irakiens, qui dénoncent l’ingérence iranienne et appellent à une souveraineté nationale renforcée.

La Syrie : un soutien crucial au régime d’Assad
Depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011, l’Iran a joué un rôle déterminant dans le maintien au pouvoir du président Bachar al-Assad. En déployant des forces de la Garde révolutionnaire et en mobilisant des milices alliées comme le Hezbollah, Téhéran a contribué à inverser le cours du conflit en faveur du régime syrien.

Outre l’assistance militaire directe, l’Iran a également investi dans des projets de reconstruction et des initiatives économiques en Syrie, consolidant ainsi son influence à long terme. Cependant, cette implication a un coût : selon Al Arabi Al Jadid (22 décembre 2024), les dépenses militaires iraniennes en Syrie ont exacerbé les tensions économiques internes, alors que le pays fait face à une inflation record et à des sanctions internationales paralysantes.

Le Yémen : une guerre par procuration contre l’Arabie saoudite
Le soutien de l’Iran aux Houthis, un mouvement chiite zaïdite au Yémen, illustre sa stratégie d’affaiblir l’Arabie saoudite en multipliant les fronts de confrontation. En fournissant des armes, des drones et une expertise militaire, Téhéran a renforcé les capacités des Houthis, leur permettant de mener des attaques transfrontalières contre des cibles saoudiennes et émiraties.

Selon Al Sharq Al Awsat (22 décembre 2024), le conflit au Yémen est devenu un champ de bataille symbolique entre l’Iran et l’Arabie saoudite, chacun cherchant à asseoir sa domination régionale. Cependant, ce soutien alimente également les accusations d’ingérence iranienne dans les affaires internes des États arabes.

Critiques et défis pour l’Iran
La politique iranienne de soutien aux factions armées n’est pas sans conséquences. D’une part, elle expose Téhéran à des sanctions internationales croissantes, qui limitent sa capacité à financer ces groupes. D’autre part, cette stratégie suscite des tensions internes, notamment parmi les citoyens iraniens qui critiquent les dépenses militaires au détriment des investissements dans l’économie nationale.

En outre, les adversaires régionaux de l’Iran, tels qu’Israël et l’Arabie saoudite, intensifient leurs efforts pour contenir son influence, en s’appuyant sur des alliances stratégiques et des opérations militaires ciblées.

Perspectives : vers une révision de la stratégie iranienne ?
Face aux défis économiques et géopolitiques croissants, l’Iran pourrait être contraint de réévaluer sa stratégie régionale. Une normalisation progressive des relations avec certains États du Golfe, comme les Émirats arabes unis, suggère que Téhéran explore des alternatives à la confrontation systématique.

Cependant, tant que la rivalité avec l’Arabie saoudite et Israël persiste, le soutien aux factions armées restera probablement un pilier de la politique étrangère iranienne.

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Newsdesk Libnanews
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