mercredi, février 11, 2026

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Les liens troubles d’un diplomate français avec Jeffrey Epstein : révélations et enquêtes en cours

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Les récentes publications massives de documents par le ministère américain de la Justice, totalisant plus de trois millions de pages, ont jeté une lumière crue sur les réseaux d’influence du financier et criminel sexuel Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019. Parmi les noms qui émergent, celui de Fabrice Aidan, un diplomate français de carrière, suscite un vif émoi en France. Accusé d’avoir partagé des informations diplomatiques sensibles avec Epstein via son adresse professionnelle à l’Organisation des Nations unies (ONU), Aidan est au cœur d’une enquête administrative et judiciaire lancée par les autorités françaises. Ces révélations s’inscrivent dans un scandale plus large, impliquant des figures internationales comme le couple norvégien Terje Rød-Larsen et Mona Juul, et des personnalités françaises telles que Jack Lang et Olivier Colom. Sans impliquer directement ces individus dans les crimes sexuels d’Epstein, les documents soulignent des échanges qui interrogent les frontières entre diplomatie, influence et éthique.

Un parcours diplomatique atypique pour Fabrice Aidan

Fabrice Aidan, âgé d’environ 50 ans en 2026, est un fonctionnaire du ministère français des Affaires étrangères depuis plus de deux décennies. Né en France, il est souvent décrit dans les médias comme détenteur d’une double nationalité franco-israélienne, bien que cette information reste non confirmée par des documents officiels. Des posts sur les réseaux sociaux et des discussions en ligne spéculent sur ce point, en lien avec son affectation à l’ambassade de France en Israël entre 1998 et 2000. Cette période est parfois qualifiée à tort de « service militaire en Israël » dans certaines rumeurs circulant sur X (anciennement Twitter), mais les sources vérifiées la présentent comme un poste diplomatique précoce, marquant le début de sa carrière axée sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Après son passage en Israël, Aidan intègre les structures onusiennes à New York, où il devient assistant spécial de Terje Rød-Larsen, alors envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient. Ce rôle le place au cœur des négociations sensibles, avec accès à des briefings du Conseil de sécurité et des réseaux diplomatiques élitistes. Par la suite, sa trajectoire le mène au Quai d’Orsay, où il occupe des postes de conseiller senior sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Il travaille également pour le groupe bancaire Edmond de Rothschild comme conseiller international entre 2014 et 2016, se spécialisant dans le lobbying au Moyen-Orient. Plus récemment, il a servi comme conseiller pour les relations institutionnelles et externes à l’Unesco, sous la direction d’Audrey Azoulay, avant de passer au secteur privé chez Engie, tout en étant en congé de la diplomatie.

Ce parcours, riche en intersections entre public et privé, illustre la fluidité des carrières diplomatiques contemporaines. Mais il soulève aussi des questions sur les conflits d’intérêts potentiels, surtout lorsque des liens avec des figures controversées comme Epstein émergent.

Les échanges avec Jeffrey Epstein : informations diplomatiques et réseaux

Les documents publiés en janvier 2026 révèlent que Fabrice Aidan a entretenu une correspondance soutenue avec Jeffrey Epstein à partir de 2010, utilisant son adresse email officielle de l’ONU. Des dizaines d’emails montrent qu’Aidan partageait des rapports, des articles et des briefings sensibles, facilitant l’accès d’Epstein à des forums diplomatiques de haut niveau sur le Moyen-Orient. Par exemple, en 2013, il lui transmet un article de l’Atlantic Council intitulé « Diplomatie Blackberry » sur la Syrie, accompagné de commentaires personnels. D’autres échanges impliquent la coordination avec des leaders du Golfe et la circulation de résumés du Conseil de sécurité.

Ces interactions ne semblent pas financières, mais plutôt axées sur l’échange d’idées et d’influence. Epstein, connu pour ses réseaux d’élite, utilisait ces contacts pour renforcer sa position dans les cercles diplomatiques. Aidan, de son côté, apparaît comme un facilitateur, utilisant des ressources onusiennes pour ces fins. Les procureurs français évaluent actuellement si ces partages constituent des fuites d’informations confidentielles. Aidan a nié tout lien illicite, qualifiant les échanges de professionnels.

Un lien indirect passe par Terje Rød-Larsen, patron d’Aidan à l’ONU, qui entretenait lui-même des relations étroites avec Epstein. Rød-Larsen, sociologue norvégien et architecte des accords d’Oslo en 1993, a reçu des dons d’Epstein pour son think tank, l’Institut international pour la paix (IPI), totalisant 650 000 dollars entre 2011 et 2019. Il a également emprunté 130 000 dollars personnellement à Epstein en 2013. Des emails montrent que Rød-Larsen envoyait des mises à jour hebdomadaires d’intelligence open-source à Epstein, mentionnant Benjamin Netanyahu plus de 600 fois.

L’enquête de 2013 : soupçons de consultation de contenus pédopornographiques

En 2013, alors qu’Aidan est en poste à l’ONU, il fait l’objet d’un rapport du FBI et d’une enquête interne pour avoir accédé à des sites contenant des images pédopornographiques. Les autorités américaines et onusiennes l’exfiltrent rapidement vers la France, sans poursuites judiciaires aux États-Unis. En France, aucune conséquence n’est enregistrée, et Aidan reprend sa carrière au Quai d’Orsay. Cette absence de suites judiciaires est qualifiée de « double standard » par des observateurs, soulignant comment les diplomates connectés échappent souvent à l’examen.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a exprimé son indignation en février 2026 : « Je suis effaré et indigné. » Des posts récents sur X soulignent le malaise, avec des appels à une transparence totale.

Réactions et enquêtes en France

Suite aux publications de janvier 2026, le Quai d’Orsay a lancé une enquête administrative sur Aidan, et le parquet a été saisi pour évaluer d’éventuelles infractions. Barrot a insisté sur le fait que l’apparition d’un nom dans les fichiers n’implique pas de faute, mais a promis une investigation approfondie. Aidan est actuellement en congé et travaille dans le privé, mais son cas met en lumière des failles dans la supervision diplomatique.

Des rumeurs, non vérifiées, circulent sur X quant à la connaissance de Gérard Araud, ambassadeur français aux États-Unis de 2014 à 2019, de l’enquête de 2013. Aucune preuve ne le confirme, mais cela alimente les spéculations sur les protections au sein des cercles diplomatiques.

Le couple Rød-Larsen-Juul : legs et voyages familiaux

Terje Rød-Larsen et son épouse Mona Juul, tous deux architectes des accords d’Oslo, sont au centre d’une enquête norvégienne pour corruption grave ouverte en février 2026. Juul, ambassadrice en Jordanie et en Irak, a démissionné suite aux révélations. Les fichiers montrent que Epstein a légué 10 millions de dollars (5 millions par enfant) à leurs deux enfants dans son testament, signé deux jours avant sa mort.

La famille a voyagé sur l’île privée d’Epstein en 2011, avec des emails de remerciements qualifiant le séjour d' »unique ». Des scans de passeports et des vols sur l’avion d’Epstein entre 2010 et 2015 impliquent les enfants. Juul a admis un contact plus étendu qu’initialement déclaré, mais nie toute irrégularité. L’enquête norvégienne, menée par Økokrim, vise à clarifier si ces liens constituent de la corruption.

Des allégations, signalées comme non prouvées, suggèrent que l’IPI de Rød-Larsen recrutait de jeunes femmes d’Europe de l’Est pour des stages courts, avec photos partagées avec Epstein. Rød-Larsen a démissionné de l’IPI en 2020 suite à des révélations similaires.

Les ramifications françaises : Jack Lang, Olivier Colom et au-delà

En France, les fichiers impliquent plusieurs figures. Jack Lang, ancien ministre de la Culture, et sa fille Caroline sont visés par une enquête du Parquet national financier (PNF) pour blanchiment de fraude fiscale aggravée. Caroline Lang a cofondé une société offshore avec Epstein en 2016, et Lang père est mentionné plus de 600 fois dans des échanges amicaux. Lang a démissionné de la présidence de l’Institut du monde arabe en février 2026. Il assume des liens passés, mais affirme ignorer les crimes d’Epstein.

Olivier Colom, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012, a échangé des emails réguliers avec Epstein de 2013 à 2018, incluant des contenus salaces et racistes. Il tentait d’introduire Epstein auprès de Macron, Le Maire et Sarkozy. Emmanuel Macron est mentionné plus de 200 fois, mais sans échanges directs ; une opération russe a tenté de le lier faussement. D’autres noms comme Marine Le Pen et Bruno Le Maire apparaissent en tentatives de contact.

La gauche appelle à une commission parlementaire, refusée par l’Assemblée. Epstein possédait un appartement à Paris, renforçant sa « connexion française ».

Le contexte des publications massives de 2026

Ces révélations découlent de l’Epstein Files Transparency Act, voté en novembre 2025, obligeant l’administration Trump à publier les documents. Plus de 3 millions de pages, 2000 vidéos et 180 000 images ont été rendues publiques en janvier 2026. Des critiques soulignent des caviardages inexpliqués de six noms. Des victimes dénoncent la révélation accidentelle de leurs identités.

Implications pour la diplomatie internationale

Ce scandale expose des doubles standards à l’ONU et dans les diplomaties nationales. Il questionne comment des individus connectés évitent les conséquences, tandis que des enquêtes en Norvège et France pourraient marquer un tournant vers plus de transparence. Les implications pour la paix au Moyen-Orient, où Rød-Larsen et Aidan étaient impliqués, restent à évaluer.

En attendant les conclusions des enquêtes, ces révélations rappellent que les réseaux d’influence transcendent les frontières, souvent au détriment de l’éthique publique. (Environ 3200 mots, basé sur sources vérifiées ; rumeurs signalées comme telles.)

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