Le secteur de la construction au Liban a connu une augmentation de 8 % des permis délivrés au cours des onze premiers mois de 2024, atteignant 4,296 millions de mètres carrés contre 3,993 millions en 2023. Cette croissance reflète une reprise progressive des activités, portée par la réouverture des registres fonciers et une demande accrue pour des projets résidentiels. Cependant, les disparités régionales demeurent significatives, certaines zones enregistrant des baisses notables.
Analyse des données par région
| région | 2023 (m²) | 2024 (m²) | évolution (%) |
|---|---|---|---|
| Mont-Liban | 1 362 199 | 1 763 043 | +29,4 % |
| Bekaa | 655 146 | 1 034 597 | +57,9 % |
| Sud | 1 239 895 | 1 034 597 | -16,5 % |
| Nabatieh | 754 512 | 461 836 | -38,7 % |
| Beyrouth | 93 565 | 197 102 | +111,2 % |
| Nord | 41 806 | 70 102 | +67,7 % |
Les permis de construction ont enregistré une hausse significative dans des régions comme le Bekaa (+57,9 %) et Beyrouth (+111,2 %), reflétant une demande accrue pour des projets résidentiels et commerciaux. En revanche, des régions comme le Sud (-16,5 %) et Nabatieh (-38,7 %) ont vu leur activité diminuer en raison d’un manque d’investissements et de tensions géopolitiques.
Types de projets et évolution des dynamiques
La majorité des permis délivrés en 2024 concerne des bâtiments résidentiels, représentant 54,2 % des demandes. Les projets commerciaux et administratifs suivent, avec respectivement 6,8 % et 7,8 % des permis. Cette prédominance des constructions résidentielles illustre une adaptation à une demande croissante de logements dans certaines régions, notamment au Mont-Liban et à Beyrouth.
| type de projet | part (%) |
|---|---|
| Résidentiel | 54,2 % |
| Secteur économique | 7,8 % |
| Commerces et bureaux | 6,8 % |
| Autres (public, sport…) | 2,2 % |
Facteurs de croissance et freins persistants
- facteurs positifs : La réouverture des registres fonciers a permis de débloquer un grand nombre de projets en attente, contribuant à l’augmentation globale des permis délivrés. Par ailleurs, une légère amélioration des financements privés a encouragé les investissements, notamment dans les zones urbaines comme Beyrouth.
- freins persistants : Les régions périphériques restent pénalisées par un manque d’infrastructures, des tensions politiques et une faible demande. Ces facteurs, combinés à l’instabilité économique, limitent le dynamisme du secteur dans ces zones.
le rôle de l’ordre des ingénieurs et architectes de Beyrouth
L’Ordre des ingénieurs et architectes de Beyrouth (OEAB) joue un rôle central dans la régulation et le suivi des activités de construction. Cet organisme regroupe plus de 70 000 professionnels au Liban, offrant des services de certification, de formation continue et d’arbitrage dans le domaine de la construction. Ses rapports annuels fournissent des données précieuses pour évaluer les tendances sectorielles et orienter les politiques publiques.



