Les autorités libanaises ont rapporté, au cours des dernières vingt-quatre heures, de nouvelles explosions dans la banlieue sud de Beyrouth, notamment dans la zone de Baabda et aux abords de Sainte-Thérèse, où une frappe aérienne a causé au moins un mort et douze blessés. Ces raids, survenus le 9 mars, s’inscrivent dans une série d’opérations militaires qui ont porté le nombre total de victimes à 486 morts et 1 313 blessés depuis le 2 mars, selon le bilan actualisé diffusé par le ministère de la Santé publique. Parmi les pertes humaines figurent des civils, dont de nombreux enfants et femmes, ainsi que des agents municipaux et des membres des équipes de secours.
L’incident de Baabda a été signalé par les dépêches de l’Agence nationale d’information, qui ont décrit des explosions violentes suivies d’épaisses colonnes de fumée s’élevant au-dessus des quartiers résidentiels et des axes routiers menant vers l’aéroport. Les équipes de secours ont évacué les blessés vers les hôpitaux voisins, tandis que des drones survolaient la zone à basse altitude. Ce nouveau décès porte le total des martyrs à 486, un chiffre qui reflète l’intensité des frappes menées sur plusieurs fronts simultanément.
Les opérations dans le sud du pays ont également fait de nouvelles victimes au cours de la même période. À Chebaa, une frappe de drone a tué un agent municipal en pleine activité sur le terrain. L’homme, qui exerçait ses fonctions dans la localité frontalière, a été touché alors qu’il se trouvait à proximité d’infrastructures civiles. Les dépêches ont précisé que l’attaque avait eu lieu en matinée, sans qu’aucun avertissement préalable ne soit mentionné. Ce décès s’ajoute à la liste déjà longue des pertes civiles enregistrées dans la région.
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Dans le district de Tyr, les localités de Tayr Debba et Jouya ont été visées par des raids aériens successifs. À Tayr Debba, neuf personnes ont perdu la vie et une quarantaine d’autres ont été blessées, selon les mises à jour transmises par les services de santé locaux. À Jouya, sept morts et plus de vingt blessés ont été dénombrés dans les heures suivantes. Les frappes ont touché des zones habitées, où des familles résidaient encore malgré les appels répétés à l’évacuation. Les secouristes ont travaillé sous un feu continu pour extraire les victimes des décombres, augmentant ainsi le risque pour les équipes médicales elles-mêmes.
D’autres villages du sud ont été frappés au même moment. À Majdal Zoun, deux raids aériens ont été enregistrés, provoquant des destructions importantes et des blessés parmi les habitants. La localité de Bayada a subi un bombardement particulièrement violent, tandis que Beit Leef, dans le secteur de Nabatiyeh, a été ciblée par des tirs d’artillerie. Près de Qlayaa, un prêtre de paroisse et plusieurs résidents ont été blessés lorsqu’un char a ouvert le feu sur une maison, touchée à deux reprises. Les dépêches ont rapporté que les occupants tentaient de se mettre à l’abri au moment de l’impact.
La région de l’Hermel, dans la Békaa, n’a pas été épargnée. Des raids ont visé les environs, causant des pertes supplémentaires et forçant les populations à fuir vers le nord. L’Agence nationale d’information a énuméré une série de localités touchées au cours de ces vingt-quatre heures : Kfar Kila, Houla, Kfar Shouba, Yaroun et Khiam, où les opérations au sol et les survols de drones ont été signalés de manière répétée. Chaque frappe a généré son lot de victimes, souvent des civils pris au piège dans leurs habitations ou sur les routes d’évacuation.
Le ministère de la Santé publique a détaillé la composition des 486 morts enregistrés depuis le début de l’offensive. Parmi eux figurent 83 enfants et 42 femmes. Neuf secouristes ont également perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, alors que les frappes ont visé à plusieurs reprises des ambulances et des équipes médicales. Le bilan des blessés s’établit à 1 313 personnes, dont 274 femmes et 254 enfants. Ces chiffres ont été actualisés quotidiennement, chaque nouvelle frappe venant alourdir les statistiques déjà dramatiques.
Un incident particulier a concerné des travailleurs syriens. La Croix-Rouge libanaise a évacué onze d’entre eux après une frappe de drone qui les avait touchés. Un épisode antérieur, survenu dans une ferme de volaille à Yohmor al-Shqif, avait déjà fait quinze blessés parmi cette communauté vulnérable, majoritairement des ouvriers agricoles. Ces pertes s’ajoutent au tribut payé par la population libanaise elle-même, soulignant la portée étendue des opérations sur l’ensemble des communautés présentes dans le sud.
Dans la Békaa orientale, l’opération menée à Nabi Chit a laissé des traces particulièrement lourdes. Quarante et un morts ont été recensés au cours d’une seule journée, dont trois soldats de l’armée libanaise et un membre des forces de sécurité générale. Quarante autres personnes ont été blessées lors des affrontements qui ont suivi l’intervention de forces au sol. Les dépêches ont décrit des combats intenses autour de la localité, avec des tirs d’artillerie et des échanges de projectiles qui ont touché des zones résidentielles.
Le bilan global intègre également les victimes des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth et sur des sites spécifiques comme l’hôtel Ramada dans le centre de la capitale, où quatre personnes ont péri. Chaque zone touchée a vu ses hôpitaux locaux saturés, avec des équipes médicales travaillant sans relâche pour prendre en charge les blessés graves. Le ministère de la Santé publique a souligné que plusieurs attaques avaient directement visé des ambulances, compliquant les opérations de sauvetage et augmentant le nombre de décès sur place.
Parallèlement à ces pertes humaines, les autorités ont enregistré un exode massif. Plus de 517 000 personnes ont été déplacées, selon les chiffres communiqués par le ministère des Affaires sociales. Parmi elles, 117 228 ont trouvé refuge dans des abris officiels, tandis que les autres se sont dirigées vers des familles d’accueil ou des zones plus sûres au nord du pays. L’Unicef a fait état de près de 200 000 enfants parmi les déplacés, précisant que des centaines de centres d’hébergement étaient désormais saturés. Les routes menant vers Beyrouth et la Békaa nord ont été encombrées de convois de véhicules chargés de biens de première nécessité.
Le ministre des Affaires sociales a indiqué que les besoins humanitaires augmentaient d’heure en heure, avec des distributions d’aide alimentaire et médicale organisées dans les zones d’accueil. Des milliers de familles ont quitté leurs villages du sud dans l’urgence, abandonnant maisons et terres cultivées. L’exode a touché toutes les confessions et toutes les localités situées au sud de la Litani, où les ordres d’évacuation ont été diffusés à plusieurs reprises.
Sur le plan politique, le Parlement libanais a voté, le 9 mars, la prolongation de son mandat de deux ans. La décision a été adoptée par 76 voix pour, 41 contre et 4 abstentions. Le président de l’Assemblée, Nabih Berri, a dirigé les débats, qui se sont déroulés alors que les frappes se poursuivaient à quelques kilomètres de la capitale. Le mandat, initialement prévu pour expirer en mai 2026, est ainsi prolongé jusqu’en mai 2028. Cette mesure a été justifiée par la nécessité de maintenir la stabilité institutionnelle en période de crise sécuritaire majeure.
Le vote est intervenu au moment où les opérations militaires s’intensifiaient sur plusieurs fronts. Les députés ont siégé sous haute surveillance, avec des mesures de sécurité renforcées autour du siège du Parlement. La décision a été prise à l’unanimité des blocs présents, malgré les divergences habituelles, reflétant l’urgence de la situation sur le terrain.
Les survols de drones à basse altitude ont été signalés au-dessus de Beyrouth et de sa banlieue sud tout au long de la journée du 9 mars. Des témoins ont décrit des appareils évoluant à faible hauteur, provoquant des scènes de panique dans les quartiers densément peuplés. Ces vols ont coïncidé avec les raids aériens sur Baabda, Hadath et les axes routiers voisins.
Dans le secteur de Nabatiyeh, les localités de Kherbet Selm et Kfar Rumman ont également été touchées par des tirs d’artillerie. Les dépêches ont fait état de plusieurs blessés légers et de destructions matérielles importantes. À Khiam, les échanges de tirs ont repris en soirée, avec des impacts signalés près de positions civiles.
L’armée libanaise a rapporté des violations répétées de l’espace aérien et des tirs transfrontaliers. Des soldats ont été déployés pour sécuriser les zones d’évacuation et accompagner les convois de déplacés. Trois militaires ont perdu la vie lors des opérations à Nabi Chit, portant à un niveau élevé le nombre de pertes au sein des forces régulières.
Les équipes de la Croix-Rouge et de la Défense civile ont multiplié les interventions. Outre les onze travailleurs syriens évacués, elles ont pris en charge des dizaines de civils blessés dans les villages frontaliers. Les hôpitaux de Tyr, de Nabatiyeh et de Baalbek ont reçu des renforts en personnel et en matériel, mais la saturation reste préoccupante.
Le bilan des 486 morts inclut des profils très divers : agriculteurs, enseignants, commerçants, agents municipaux comme celui de Chebaa, et même un prêtre blessé à Qlayaa. Les enfants figurent parmi les victimes les plus jeunes, avec 83 décès enregistrés depuis le début des opérations. Les femmes représentent 42 des morts, souvent tuées dans leurs habitations ou sur les routes d’évacuation.
Les blessés, au nombre de 1 313, souffrent de fractures, de brûlures et de traumatismes divers. De nombreux cas nécessitent des interventions chirurgicales lourdes. Les services de santé ont mis en place des unités d’urgence mobiles pour atteindre les villages les plus isolés.
Dans la Békaa, les frappes sur Nabi Chit et Shmistar ont causé à elles seules plus de quarante-sept morts en une seule journée, dont quatre enfants à Shmistar. Ces localités ont vu leurs infrastructures médicales endommagées, compliquant la prise en charge des survivants.
Les opérations au sol ont été signalées dans plusieurs villages du sud : Kfar Kila, Houla, Yaroun et Khiam. Des troupes ont pénétré dans ces zones, provoquant des affrontements directs et des tirs croisés. Les dépêches ont rapporté des échanges intenses, avec des projectiles touchant des habitations civiles.
L’exode a pris des proportions inédites. Plus de 500 000 personnes ont quitté leurs foyers en moins d’une semaine. Les abris officiels, au nombre de plusieurs centaines, accueillent désormais plus de 117 000 personnes. Le reste des déplacés se répartit entre écoles transformées en centres d’hébergement et logements privés.
L’Unicef a insisté sur la vulnérabilité des 200 000 enfants concernés. Beaucoup ont été séparés de leurs familles pendant la fuite ou ont perdu des proches dans les frappes. Des centres psychologiques ont été ouverts dans les zones d’accueil pour accompagner les mineurs.
Le Parlement, en prolongeant son mandat, a maintenu en place l’ensemble des institutions législatives. Le vote, intervenu le 9 mars en soirée, a été suivi d’une séance de clôture rapide en raison des alertes sécuritaires. Nabih Berri a déclaré la séance close après l’adoption de la mesure.
Les frappes se sont poursuivies dans la nuit du 9 au 10 mars sur les axes de Tyr et de Nabatiyeh. Des raids ont visé Bayada et les environs de Beit Leef, avec de nouveaux blessés signalés. Les drones ont continué leurs survols au-dessus de la capitale et de sa périphérie sud.
À Hermel, les opérations ont repris en matinée du 10 mars, avec des tirs d’artillerie rapportés par les habitants restés sur place. Les routes secondaires ont été utilisées par des convois d’évacuation supplémentaires.
Le ministère de la Santé publique a indiqué que le bilan continuait d’évoluer heure par heure, avec des mises à jour attendues dans les prochaines heures. Les équipes de secours restent mobilisées sur l’ensemble du territoire touché.
Dans le secteur de Qlayaa, les blessés, dont le prêtre de la paroisse, ont été transférés vers des établissements hospitaliers de la région. Leur état a été décrit comme stable mais nécessitant une surveillance médicale continue.
Les travailleurs syriens évacués après la frappe de drone ont reçu des soins dans des centres spécialisés de Beyrouth. Leur situation reflète la précarité des communautés étrangères présentes dans les zones agricoles du sud.
L’Agence nationale d’information a continué de diffuser des alertes sur les mouvements de drones et les risques d’attaques supplémentaires dans les localités de Majdal Zoun et de Chebaa. Les habitants ont été appelés à rester à l’abri ou à poursuivre leur déplacement vers le nord.
Les opérations militaires ont également touché des sites liés à des infrastructures civiles dans la banlieue sud. Les axes routiers près de l’aéroport ont été fermés temporairement après les explosions de Baabda.
Le total des 486 morts et 1 313 blessés reste la référence officielle au soir du 9 mars. Chaque frappe supplémentaire, comme celle qui a coûté la vie à l’agent municipal de Chebaa, vient rappeler l’ampleur du drame humain en cours dans le sud du Liban et dans la capitale elle-même. Les dépêches font état de raids supplémentaires dans la région de l’Hermel et de Nabatiyeh au matin du 10 mars, avec des blessés supplémentaires pris en charge par les services de secours.



