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Le Hezbollah rejette le cessez-le-feu
Le Hezbollah a informé les autorités libanaises de son refus de l’accord de cessez-le-feu annoncé à Washington entre le Liban et Israël. La position a été transmise au président du Parlement Nabih Berri, qui partage la même ligne, selon un responsable du mouvement cité par une agence de presse. Ce rejet intervient alors que des opérations israéliennes se poursuivent au Sud-Liban, fragilisant davantage un texte déjà critiqué pour son asymétrie.
Revue de presse: le cessez-le-feu de Trump place le Liban entre menace militaire et...
Le 2 juin 2026, la presse libanaise décrit un cessez-le-feu annoncé par Donald Trump après la menace sur Beyrouth. Entre trêve ambiguë, rôle de Joseph Aoun et Nabih Berri, pression iranienne et test du Sud-Liban, l’accord reste suspendu au terrain et aux calculs régionaux encore incertains et explosifs pour Beyrouth.
Cessez-le-feu au Liban : Berri hausse le ton
Nabih Berri rejette les négociations directes avec Israël et exige un cessez-le-feu au Liban avant toute avancée à Washington.
Amnistie : la justice à la carte
Le report de l’amnistie générale révèle la fragilité de la justice libanaise. Présenté comme une réponse aux retards judiciaires et à la surpopulation carcérale, le texte s’est transformé en champ de bataille entre familles de détenus islamistes, réseaux politiques, dossiers de drogue, victimes et noms sensibles comme Ahmad Al Assir. Le Parlement doit désormais choisir entre une loi fondée sur des critères publics et un nouveau marchandage communautaire.
Amnistie générale : le compromis sous tension
Élias Bou Saab affirme qu’une formule acceptable par la majorité parlementaire a été trouvée sur la loi d’amnistie générale. Mais le texte reste flou. Les controverses sont nombreuses : détenus islamistes, Libanais réfugiés en Israël après 2000, trafics de drogue, crimes financiers, droits des victimes et surpopulation carcérale. Le Parlement veut aller vite avant l’Aïd al-Adha, mais il devra prouver que l’amnistie n’est pas un simple compromis communautaire.
Liban-Israël : Berri veut Riyad et Téhéran garants
Nabih Berri veut replacer les négociations entre le Liban et Israël dans un cadre régional plus large. Le président du Parlement estime qu’un accord ne pourra tenir que sous un parapluie irano-saoudien, avec une garantie américaine. Cette exigence traduit sa méfiance envers une trêve limitée à Washington et son refus de traiter les armes du Hezbollah comme une clause imposée par Israël avant un cessez-le-feu réel et un retrait effectif.
Berri pose l’ultimatum du cessez-le-feu
Nabih Berri place le cessez-le-feu au Liban au cœur de la négociation de Washington. Son avertissement intervient alors que les frappes israéliennes touchent le Sud et les axes reliant Beyrouth aux régions frontalières. Pour le président du Parlement, aucun processus ne peut produire de résultat durable sans arrêt réel des hostilités, retrait israélien, reconstruction, retour des habitants et déploiement effectif de l’armée libanaise.
Revue de presse: Washington, le front sud et la crise iranienne resserrent l’étau sur...
À la une: Washington, le front sud et la crise iranienne resserrent l’étau sur le Liban
Le dossier libanais est dominé, mardi 12 mai 2026, par une double pression. D’un côté, la troisième réunion libano-israélienne prévue à Washington place Joseph Aoun, Nawaf Salam et Nabih Berri devant une séquence diplomatique à haut risque. De l’autre, l’escalade entre les États-Unis et l’Iran réduit la marge de manœuvre de Beyrouth. Selon Al Joumhouriyat du 12 mai 2026, la prochaine étape des pourparlers se déroule dans un climat de forte incertitude, sans indication claire sur une issue positive. Le journal décrit un paysage dominé par les frappes israéliennes, les destructions au sud du Litani et au nord du fleuve, ainsi que par des menaces israéliennes liées au désarmement du Hezbollah. 
Un front diplomatique sous pression
Selon Al Joumhouriyat du 12 mai 2026, la position libanaise repose d’abord sur une exigence simple: obtenir un arrêt du feu avant tout autre débat. Le journal cite une source officielle selon laquelle Beyrouth va à Washington comme à une occasion d’arrêter la guerre. Cette même source insiste sur la nécessité de créer un climat calme autour de la réunion. Le Liban veut ainsi empêcher Israël d’imposer une logique de négociation sous les bombes. Cette formule résume l’enjeu du moment. Beyrouth accepte de discuter, mais refuse que la table de négociation serve de couverture à une extension des attaques. 
Cette ligne a été portée dans les rencontres avec le diplomate américain Michel Issa. Al Joumhouriyat du 12 mai 2026 indique que l’ambassadeur américain a rencontré Joseph Aoun, Nabih Berri et Nawaf Salam. Le président de la République a demandé une pression américaine sur Israël pour stopper l’arrêt du feu violé, les opérations militaires, la destruction des maisons et les opérations de terrassement. Nawaf Salam a tenu un discours proche. Il a demandé que la pression sur Israël permette l’arrêt des attaques et des violations, afin de consolider l’arrêt du feu. 
Al Quds du 12 mai 2026 confirme le même cadrage. Le journal rapporte que Joseph Aoun a demandé aux États-Unis de pousser Israël à cesser les bombardements et les démolitions de maisons dans le sud du Liban. Le même article indique que le conflit n’a pas réellement cessé depuis l’annonce américaine d’un arrêt du feu le 16 avril. Israël maintient une zone de sécurité déclarée unilatéralement, qu’elle présente comme destinée à empêcher les attaques du Hezbollah. 
La guerre pèse sur la réunion de Washington
La situation militaire nourrit le doute sur l’utilité immédiate des pourparlers. Nahar du 12 mai 2026 écrit que le Liban aborde la semaine de la réunion de Washington avec des attentes réduites. Le journal estime que les chances d’une percée diplomatique sérieuse paraissent faibles. Il décrit un arrêt du feu devenu sans effet, alors que les affrontements se poursuivent au sud et que les frappes israéliennes s’accompagnent d’ordres d’évacuation élargis jusqu’au nord du Litani et au Bekaa occidental. 
Cette lecture est renforcée par Al 3arabi Al Jadid du 12 mai 2026. Le journal note qu’Israël a augmenté la pression militaire à l’approche de la troisième réunion directe à Washington. Il mentionne l’élargissement des demandes d’évacuation vers le Bekaa occidental et la possibilité, relayée par des médias israéliens, d’un élargissement de l’opération terrestre. Le même article souligne que l’armée israélienne reconnaît aussi la difficulté de faire face aux drones du Hezbollah guidés par fibre optique. 
Selon Al Quds du 12 mai 2026, la tension a aussi une traduction humaine. Le journal cite la présidence libanaise et un porte-parole du ministère de la Santé, selon lesquels soixante-quatorze personnes ont été tuées dans des attaques israéliennes au cours des trois derniers jours. Cette donnée alimente le discours libanais sur la nécessité d’un arrêt immédiat des attaques. Elle explique aussi pourquoi le dossier humanitaire devient un élément de la négociation, même si la discussion porte officiellement sur la sécurité, les frontières et l’avenir du front sud. 
Le facteur iranien complique le calcul libanais
Le Liban n’est pas traité comme un dossier isolé. La crise entre Washington et Téhéran pèse sur la réunion de Washington. Al Sharq Al Awsat du 12 mai 2026 rapporte que Donald Trump a durci son ton contre l’Iran après le rejet de la réponse iranienne au plan américain. Le président américain a jugé cette réponse inacceptable et a lié tout accord futur à des garanties empêchant l’Iran de disposer d’une arme nucléaire. Le journal souligne que le détroit d’Ormuz et l’uranium enrichi élargissent la fracture entre Washington et Téhéran. 
Al Quds du 12 mai 2026 rapporte que Donald Trump a décrit l’arrêt du feu avec l’Iran comme très faible et placé sur des appareils de réanimation. Le même journal indique qu’il envisage de reprendre le projet dit de liberté à une échelle plus large. Ce projet ne se limiterait plus à l’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz. Il pourrait devenir un outil de pression militaire et maritime contre l’Iran. Dans ce contexte, toute discussion sur le Liban se trouve mêlée au bras de fer régional. 
Selon Al Quds du 12 mai 2026, l’Iran présente pourtant sa réponse comme légitime. Téhéran demande l’arrêt de la guerre, la levée du blocus, la libération des avoirs gelés et la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz. Le journal indique aussi que l’Iran inscrit la sécurité au Liban parmi ses demandes. Cette mention place le front sud dans un ensemble régional plus vaste. Elle montre que Beyrouth peut difficilement séparer la réunion de Washington du rapport de force entre les États-Unis, Israël et l’Iran. 
Les objectifs israéliens restent centraux
Le débat ne porte pas seulement sur un arrêt des attaques. Il touche à l’équilibre politique et militaire du Liban. Al Joumhouriyat du 12 mai 2026 estime que la réunion de Washington ne peut être réduite à une discussion technique. Elle concerne la souveraineté, l’autorité de l’État et la place du Hezbollah dans l’équation intérieure et régionale. Le journal affirme que Washington veut obtenir un résultat rapide au Moyen-Orient et que l’administration Trump cherche à séparer le dossier libanais de l’affrontement plus large avec l’Iran. 
La pression israélienne porte aussi sur le terrain. Al Quds du 12 mai 2026 rapporte que des médias israéliens évoquent une préparation de l’armée à élargir son opération au Liban. Le même article cite Benjamin Netanyahu, selon lequel la guerre avec le Hezbollah devrait continuer même si celle avec l’Iran s’achève. Cette position donne une indication claire sur le risque principal pour Beyrouth. Même une baisse de tension entre Washington et Téhéran ne suffirait pas forcément à éteindre le front libanais. 
Al Bina’ du 12 mai 2026 propose une lecture plus critique de la médiation américaine. Le journal affirme que Michel Issa aurait indiqué aux autorités libanaises de ne pas faire de l’arrêt du feu une condition préalable à la participation aux négociations. Selon cette lecture, le cessez-le-feu deviendrait un point de discussion et non un préalable. Le journal y voit un risque pour la souveraineté libanaise, car Israël pourrait échanger l’arrêt des attaques contre des gains politiques ou sécuritaires, notamment sur le dossier des armes du Hezbollah. 
Beyrouth cherche une marge étroite
La marge libanaise paraît donc limitée. Al Joumhouriyat du 12 mai 2026 souligne que le Liban se présente avec des références politiques et juridiques, dont la résolution 1701, le respect de la souveraineté et l’arrêt des violations terrestres, aériennes et maritimes. Mais ces arguments se heurtent à un rapport de force défavorable. Le journal pose ainsi la question centrale: que peut obtenir le Liban à Washington dans un équilibre aussi inégal et dans une région aussi tendue? 
Dans ce cadre, l’enjeu immédiat n’est pas de conclure un accord global. Il est d’empêcher que la réunion devienne un simple décor diplomatique pendant que la guerre s’élargit. Nahar du 12 mai 2026 insiste sur la demande de garanties américaines formulée par Nawaf Salam. Al Joumhouriyat et Al Quds du 12 mai 2026 rapportent la même demande sous une forme proche: faire pression sur Israël, arrêter les frappes, mettre fin aux démolitions et stabiliser l’arrêt du feu. Les journaux décrivent ainsi une journée où l’action libanaise se concentre sur un objectif minimal, mais vital: transformer la réunion de Washington en levier de désescalade réelle, plutôt qu’en étape supplémentaire dans une guerre prolongée.
Le Liban négocie sous les frappes
Le Liban entre dans une phase diplomatique sous pression militaire. La réunion entre Joseph Aoun, Nabih Berri et Nawaf Salam devait définir une position commune sur les négociations avec Israël, mais son report révèle l’ampleur des divisions. Au Sud, les frappes, les drones et les destructions continuent de vider la trêve de sa substance. L’État cherche un mandat, tandis que le Hezbollah défend son droit à la riposte.
Joseph Aoun face au piège libanais
Joseph Aoun se retrouve au centre d’une crise où chaque décision comporte un risque. Il doit défendre le monopole de l’État, obtenir l’arrêt des frappes israéliennes, éviter une confrontation avec le Hezbollah, préserver la médiation américaine et maintenir l’équilibre avec Nabih Berri et Nawaf Salam. La difficulté tient à la simultanéité des pressions: le Sud reste sous feu, Washington accélère, Israël fixe le terrain et le Liban cherche encore une position commune.
Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu bientôt à Washington : ce que cherche Trump
La rencontre voulue par Donald Trump entre Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu place le Liban devant une équation délicate. Washington cherche un succès rapide et visible, tandis que Beyrouth exige des garanties concrètes : arrêt des attaques, retrait israélien, retour des déplacés et protection des civils. Le sommet peut renforcer l’État libanais s’il repose sur un mandat clair, mais il peut aussi diviser le pays s’il précède les actes.
Riyad tente de rapprocher les trois présidences libanaises
La médiation saoudienne vise à rapprocher Joseph Aoun, Nabih Berri et Nawaf Salam avant une étape diplomatique sensible. Riyad cherche à préserver la stabilité interne, à unifier la position libanaise et à éviter qu’un calendrier américain trop rapide ne fracture les institutions. Le rappel de Taëf sert de cadre politique, tandis que le Sud, les déplacés et le retrait israélien restent au cœur du mandat national libanais.
FINUL: le Hezbollah nie après l’attaque ayant couté la vie à un soldat français
Le Hezbollah a démenti toute implication dans l’attaque qui a coûté la vie à un militaire français de la FINUL dans le sud du Liban. Ce démenti, publié par l’Agence nationale d’information, intervient après les accusations d’Emmanuel Macron et alors que les autorités libanaises ont multiplié les condamnations. Joseph Aoun a assuré que les responsables seraient poursuivis, tandis que Nabih Berri a dénoncé l’attaque et présenté ses condoléances. L’enquête militaire libanaise devient désormais le point central d’une affaire à la fois sécuritaire, diplomatique et politique
Cessez-le-feu au Liban : Téhéran insiste
Téhéran affirme qu’un cessez-le-feu au Liban est aussi important qu’en Iran, replaçant le front libanais au centre de la désescalade régionale. La déclaration de Mohammad Bagher Ghalibaf, après un échange avec Nabih Berri, souligne les divergences entre Washington, Israël, l’Iran et Beyrouth sur la portée réelle de la trêve.















