Le Conseil exécutif de l’UNESCO, lors de sa 220e session le 21 octobre 2024, a adopté à l’unanimité un projet de résolution présenté par la délégation libanaise, intitulé « Évaluation de la situation actuelle au Liban concernant la mission de l’UNESCO ». Ce texte, soutenu par 66 pays, met en place une stratégie en trois étapes visant à aider le Liban à surmonter ses défis actuels.
Trois étapes pour soutenir le Liban
Le projet de résolution définit une feuille de route claire pour l’UNESCO :
- Évaluation de la situation et identification des besoins du Liban.
- Élaboration d’un plan d’action par le secrétariat de l’UNESCO.
- Création d’un fonds d’urgence pour financer et mettre en œuvre ce plan, avec la contribution des États membres.
Les priorités identifiées
La résolution met l’accent sur trois priorités principales :
- Le secteur éducatif et scientifique, dans le but de redresser un système éducatif en difficulté.
- La protection du patrimoine culturel, en particulier des sites libanais inscrits au patrimoine mondial, tels que Baalbek, Anjar et Tyr.
- La sécurité des journalistes et la protection de la liberté de la presse, dans un contexte où les médias et les journalistes sont de plus en plus vulnérables.
L’appel du Liban à l’ONU
Dans son intervention, l’ambassadeur du Liban auprès de l’UNESCO, Mustafa Adib, a réaffirmé la position du Liban contre la guerre, appelant à un cessez-le-feu immédiat et à la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle à la protection du peuple libanais, du patrimoine culturel et de la liberté de la presse.
Soutien international et préoccupations
Quarante pays ont exprimé leur solidarité avec le Liban et se sont déclarés préoccupés par l’escalade des tensions israéliennes, exhortant au respect du droit international humanitaire et à la mise en œuvre complète de la résolution 1701, tout en mettant en garde contre les attaques visant les forces de la FINUL.
Protection du patrimoine et des journalistes
En parallèle à cette résolution, la délégation libanaise a demandé la convocation d’une session extraordinaire du comité issu du deuxième protocole de la Convention de La Haye de 1954, dans le but d’activer la protection renforcée des sites archéologiques libanais en période de conflit armé. De plus, elle a demandé l’ajout d’un point à l’ordre du jour de la 34e session du Conseil intergouvernemental du Programme international pour le développement de la communication (PIDC), visant à renforcer la protection des journalistes au Liban.



