Monsieur le Ministre,
Encore une fois, une guerre importée oppose au Liban une milice pro-étrangère à un État voisin ;
Encore une fois, une guerre que le gouvernement de ce pays et l’immense majorité de sa population réprouvent et ne la cautionnent pas. Il ne cautionne pas non plus les réactions en chaîne d’Israël. Ce pays a le droit de réagir dans le cadre de sa légitime défense, mais celle-ci est passée du stade de frappes ciblées à un comportement disproportionné, provoquant plus de mille morts, en majorité civils, des destructions massives de villages entiers et d’infrastructures vitales, et surtout le déplacement d’un million d’habitants, soit l’ensemble de la population du Sud-Liban, devenus réfugiés dans leur propre pays.
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Monsieur le Ministre, cette situation est intenable, ni humainement ni du point de vue sécuritaire ;
Seule la France s’est directement engagée auprès du Liban et je vous en remercie, vous vous y êtes d’ailleurs rendu récemment ;
Monsieur le Ministre, sans rentrer dans les secrets de la diplomatie, force est de constater l’absence de réponse positive à la proposition libanaise de discussions directes entre les deux États, et pourquoi pas sur la base de l’accord de paix signé le 17 mai 1983, ni de solution matérielle pour équiper une armée libanaise capable de désarmer la milice comme elle s’y est engagée ;
Monsieur le Ministre, cette évolution ne présage pas une solution en faveur de la paix et fait craindre en plus un prélude d’une guerre civile ;
Ma question : Que prévoit la France et éventuellement ses partenaires pour mettre fin à cette tragédie ?
Je vous remercie.
Réplique :
Merci Monsieur le Ministre, le peuple libanais est plus résilient que jamais, mais les scénarios se répètent depuis 1970, la situation actuelle fait craindre de plus en plus une dislocation totale du pays et son annexion par ses deux voisins du Sud et de l’Est ;


