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Revue de presse du 29/09/25: Une rencontre Trump-Netanyahu décisive à Washington

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La presse libanaise du 29 septembre 2025 accorde une place centrale à l’évolution du conflit à Gaza et aux efforts diplomatiques en cours, notamment la rencontre annoncée entre Donald Trump et Benyamin Netanyahu à Washington. Plusieurs journaux rapportent que cette réunion pourrait déboucher sur un accord de cessez-le-feu et sur une restructuration de l’administration de Gaza post-conflit. Les négociations, les tensions, et les réactions régionales dessinent une séquence diplomatique à haute intensité.

Selon Ad Diyar (29 septembre 2025), la Maison Blanche s’apprête à accueillir une rencontre stratégique entre Donald Trump et Benyamin Netanyahu. Le président américain a évoqué une « opportunité réelle d’accomplir des choses extraordinaires au Moyen-Orient », tout en entretenant le flou sur le contenu exact des négociations. Ad Diyar précise que l’administration Trump pousse activement vers un cessez-le-feu à Gaza, mais que l’armée israélienne poursuit en parallèle une offensive terrestre, avec des incursions profondes dans les quartiers de Sabra, Tel al-Hawa, et Sheikh Radwan.

Cette position ambivalente reflète, selon le même journal, une divergence entre l’objectif diplomatique américain et les impératifs militaires israéliens. Un article de Al Quds (29 septembre 2025) confirme que les discussions restent bloquées sur deux points : le désarmement de Hamas, que Tel Aviv souhaite impératif et vérifiable, et le rôle de l’Autorité palestinienne, que Netanyahu refuse catégoriquement de voir revenir à Gaza.

Vers un plan post-conflit pour Gaza

Al Quds révèle que le plan discuté prévoit la libération immédiate de tous les otages israéliens dans les 48 heures suivant le cessez-le-feu, un arrêt durable des hostilités, un retrait militaire progressif d’Israël de la bande de Gaza et la libération de 250 prisonniers palestiniens condamnés à perpétuité ainsi que de 2000 autres détenus depuis le 7 octobre 2023. L’objectif est de constituer une nouvelle autorité de gouvernance dans Gaza, composée d’un conseil arabe international, d’un représentant de l’Autorité palestinienne et d’un gouvernement technocratique.

La sécurité serait assurée par une force mixte comprenant des Palestiniens et des contingents de pays arabes ou islamiques. Le plan propose également une amnistie conditionnelle pour les membres de Hamas qui renonceraient à la violence, et la possibilité pour les autres de quitter le territoire via un couloir sécurisé. Ce plan, bien que complexe et encore non finalisé, est présenté comme le socle d’un accord politique plus large, à terme, pour la reconnaissance d’un État palestinien.

Résistances israéliennes et scepticisme palestinien

Malgré les efforts américains, Al Quds souligne que Netanyahu continue à manœuvrer. Il chercherait à retarder la signature de l’accord et propose des amendements qui ralentissent le processus. Le quotidien rapporte que certains ministres de la coalition israélienne, notamment ceux issus de l’extrême droite, rejettent totalement le plan, en particulier le retrait militaire complet et toute implication arabe ou palestinienne dans la gestion de Gaza.

De son côté, Hamas n’a pas officiellement reçu le plan via les médiateurs mais a indiqué, dans une déclaration relayée par Ad Diyar, être prêt à l’examiner de manière « positive et responsable » à condition que les droits du peuple palestinien soient respectés. Cette position, prudente mais ouverte, pourrait être un signal d’une volonté de négociation sous conditions.

Réactions arabes et internationales

Sur le plan régional, Al Sharq (29 septembre 2025) rapporte que la monarchie saoudienne a réaffirmé son soutien à l’État libanais dans ses efforts pour étendre son autorité et désarmer toutes les milices. Ce message, bien que centré sur le Liban, intervient dans un contexte où Riyad est mentionnée comme un acteur potentiel du conseil arabe qui superviserait la transition à Gaza. Dans le même journal, Donald Trump est cité déclarant que « le monde arabe veut la paix, Israël veut la paix, et Bibi veut la paix », en référence à Netanyahu, ce qui traduit une posture optimiste malgré les fortes tensions sur le terrain.

Al Akhbar (29 septembre 2025) offre une lecture plus critique du discours israélien. Le journal affirme que le récent discours de Netanyahu à l’ONU n’a pas visé à annoncer des progrès diplomatiques mais à redéfinir une stratégie israélienne de domination régionale, basée sur « l’hégémonie anticipée » et la neutralisation de la résistance, notamment celle du Hezbollah. L’allocution de Netanyahu aurait, selon Al Akhbar, mis en lumière le rôle central que le gouvernement israélien attribue au Liban dans ses plans régionaux, conditionnant tout accord de paix à un démantèlement complet des capacités du Hezbollah.

Gaza sous feu : aggravation de la crise humanitaire

Pendant ce temps, les combats se poursuivent. Ad Diyar mentionne que les autorités sanitaires de Gaza sont débordées et n’ont pas pu répondre à de nombreux appels à l’aide. Le bilan humain est lourd : depuis le 7 octobre 2023, le ministère de la Santé palestinien évoque 66 005 morts et 168 162 blessés. Le 29 septembre à lui seul, 41 personnes ont été tuées.

L’aviation israélienne continue de pilonner les zones d’habitation, tandis que les forces terrestres gagnent du terrain. Al Quds précise que deux otages israéliens seraient désormais hors de portée des médiateurs, en raison de la violence des bombardements dans les quartiers sud de Gaza. Le bras armé de Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a confirmé la perte de contact avec les deux captifs, ce qui laisse présager une intensification des opérations dans les jours à venir.

L’Iran sous le coup de nouvelles sanctions onusiennes

En parallèle au dossier palestinien, l’Iran revient sous le coup de sanctions internationales. Al Quds rapporte que le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ont déclenché le mécanisme de « snapback » réintroduisant les sanctions de l’ONU, initialement levées après l’accord sur le nucléaire iranien de 2015. Ces mesures, désormais effectives, interdisent notamment les transferts liés aux programmes nucléaires et balistiques.

Le rial iranien s’est immédiatement effondré, atteignant 1,1 million pour un dollar, contre 900 000 au début du mois d’août. Téhéran, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a dénoncé une violation manifeste du droit international et s’est engagée à répondre avec « fermeté et proportion ». Al Akhbar souligne que ce regain de tension avec l’Iran est perçu à Tel Aviv comme un levier supplémentaire pour contenir la dynamique des forces de résistance régionales.

Revue de Presse Assistant a dit :

Politique locale : paralysie du Conseil des ministres et controverses institutionnelles

La presse libanaise du 29 septembre 2025 fait état d’un blocage institutionnel persistant au niveau de l’exécutif, alors qu’aucune convocation du Conseil des ministres n’a encore été émise par le Premier ministre Nawaf Salam. Les quotidiens insistent sur les conséquences de cette paralysie sur la gestion des affaires publiques et sur les divergences entre les différentes composantes politiques représentées au sein du gouvernement.

Absence de convocation du Conseil des ministres

Selon Al Joumhouriyat (29 septembre 2025), aucune réunion du Conseil des ministres n’a été convoquée à ce jour. Le journal mentionne que cette situation suscite une inquiétude croissante parmi les ministres techniques et les composantes politiques, qui considèrent que « le silence du président du gouvernement n’est plus justifiable face à l’urgence des dossiers administratifs et économiques ».

Le journal précise que des réunions de coordination informelles ont été tenues entre certains ministres, sans aboutir à un consensus sur les sujets à inscrire à l’ordre du jour. La même source indique que plusieurs propositions ont été évoquées, notamment la possibilité de tenir une session restreinte pour examiner les affaires urgentes, en excluant les points conflictuels.

Divergences sur les nominations administratives

Dans Ad Diyar (29 septembre 2025), il est souligné que l’un des principaux motifs de blocage réside dans les désaccords autour des nominations dans les administrations publiques. Le journal mentionne que « certaines forces politiques insistent pour faire avancer les désignations à la tête de plusieurs institutions », tandis que d’autres refusent d’aborder ce point tant qu’un consensus politique global n’aura pas été atteint.

Le même journal précise que plusieurs postes stratégiques restent vacants, et que l’absence de décision empêche le fonctionnement normal de ces entités. Une source citée par Ad Diyar indique que « le pays ne peut continuer à gérer ses affaires sans cadres nommés officiellement à leurs fonctions ».

Pressions sur le Premier ministre

Dans Al Sharq (29 septembre 2025), l’accent est mis sur les pressions exercées sur Nawaf Salam par plusieurs blocs parlementaires. Le journal écrit que « le Premier ministre est sollicité de toutes parts pour reprendre l’initiative, mais il semble hésiter à convoquer une session sans garanties sur l’issue des délibérations ».

Al Sharq précise que Nawaf Salam reste en contact avec les principaux leaders politiques, mais refuse de s’engager publiquement sur une date de réunion du Conseil des ministres. Des sources politiques anonymes indiquent que « le Premier ministre veut éviter une confrontation directe qui pourrait aggraver les divisions internes ».

Le rôle de la présidence de la République

Al Liwa’ (29 septembre 2025) rapporte que la présidence de la République suit attentivement les développements institutionnels. Le journal mentionne que Joseph Aoun, dans ses entretiens avec des représentants diplomatiques, a insisté sur « l’importance de restaurer le fonctionnement régulier des institutions ».

Le même journal souligne que la présidence ne souhaite pas interférer directement dans les négociations gouvernementales, mais encourage « une approche concertée et constructive entre toutes les parties ». Al Liwa’ indique également que des contacts indirects ont été établis entre la présidence et certains ministres afin de faciliter un retour à la normale.

Frustration au sein de la classe politique

Al Akhbar (29 septembre 2025) souligne le mécontentement croissant de plusieurs formations politiques face à l’inertie gouvernementale. Le journal écrit que « l’absence de réunion du Conseil des ministres est perçue comme une forme de paralysie volontaire », dénoncée par certains députés comme une atteinte au principe de collégialité.

Al Akhbar évoque également des critiques formulées à l’encontre de la méthode de travail du gouvernement, jugée opaque et insuffisamment inclusive. Le journal cite un député affirmant que « la gestion de l’exécutif s’éloigne de plus en plus des standards démocratiques ».

Réactions de la société civile

Dans Nida’ Al Watan (29 septembre 2025), des associations de la société civile expriment leur inquiétude face à l’absence de gouvernance active. Le journal rapporte que plusieurs organisations ont adressé une lettre ouverte au gouvernement, réclamant la convocation immédiate du Conseil des ministres pour traiter les questions urgentes liées aux services publics, à l’éducation et à la santé.

Le journal précise que cette initiative est soutenue par une dizaine de collectifs, qui estiment que « le blocage actuel nuit gravement aux intérêts des citoyens et renforce la défiance envers les institutions ».

Conséquences économiques et administratives

Al Quds (29 septembre 2025) met en lumière les conséquences administratives et économiques de l’absence de sessions gouvernementales. Le journal note que plusieurs ministères sont dans l’impossibilité de débloquer des fonds ou de valider des contrats, en l’absence d’approbation par le Conseil des ministres.

Le journal rapporte que des retards importants ont été constatés dans la mise en œuvre de projets d’infrastructure, notamment dans les secteurs de l’énergie et des transports. Une source ministérielle citée par Al Quds déclare que « chaque semaine sans réunion aggrave le retard accumulé sur des chantiers vitaux ».

Appels à une médiation politique

Dans Nahar (29 septembre 2025), des analystes politiques appellent à la mise en place d’une médiation nationale pour sortir de la crise. Le journal évoque la proposition de certaines figures politiques d’organiser une table ronde regroupant la présidence, le gouvernement et les principaux blocs parlementaires.

Le Nahar rapporte que cette initiative vise à créer un cadre de dialogue institutionnel permettant de débloquer les nominations et de relancer les travaux du gouvernement. Le journal précise toutefois que cette proposition reste à l’état de projet, faute d’un consensus clair.

Citation et discours des personnalités politiques : prises de position contrastées sur la scène libanaise

Les journaux libanais du 29 septembre 2025 rapportent plusieurs déclarations politiques marquantes, illustrant la diversité des positions au sein de la classe dirigeante. Les discours relayés dans la presse se concentrent principalement sur les relations régionales, les tensions politiques internes et l’état des institutions. Chaque intervention reflète les enjeux spécifiques auxquels sont confrontés les responsables libanais dans un contexte de blocage gouvernemental et de pressions diplomatiques croissantes.

Nabih Berri dénonce les attaques israéliennes sur Gaza

Dans Al Liwa’ (29 septembre 2025), le président de la Chambre des députés, Nabih Berri, a vivement condamné les frappes israéliennes en cours sur Gaza. Il a déclaré : « Ce qui se passe dans la bande de Gaza est un crime contre l’humanité que le monde continue à tolérer dans un silence honteux ». Il a ajouté que « la résistance est un droit légitime tant que l’occupation persiste ».

Le journal rapporte que Berri a tenu ces propos lors d’un entretien avec une délégation de juristes internationaux. Il a également souligné que le Liban ne pouvait rester silencieux face à ce qu’il a qualifié de « politique d’extermination menée par l’armée israélienne », appelant à une mobilisation internationale pour protéger les civils palestiniens.

Hassan Fadlallah critique la position américaine

Dans Al Akhbar (29 septembre 2025), le député du Hezbollah Hassan Fadlallah a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a accusé les États-Unis de couvrir les crimes israéliens. Selon ses mots : « L’administration américaine, par son soutien inconditionnel à l’ennemi israélien, est complice de la destruction de Gaza ». Il a ajouté : « Le silence de certains États arabes est plus bruyant encore que les bombes qui s’abattent sur les civils ».

Al Akhbar rapporte également que Fadlallah a critiqué les appels internationaux à la modération, qu’il juge hypocrites tant que le droit du peuple palestinien à résister n’est pas reconnu. Il a affirmé que « les tentatives d’imposer des solutions étrangères sans consulter les peuples de la région sont vouées à l’échec ».

Elias Bou Saab plaide pour le dialogue national

Dans Nahar (29 septembre 2025), le vice-président du Parlement, Elias Bou Saab, a tenu un discours à l’université libanaise de Hadath dans lequel il a mis en garde contre la fragmentation politique actuelle. Il a déclaré : « Le Liban ne pourra se redresser sans une initiative sérieuse de dialogue entre toutes les forces politiques ». Il a précisé que « la paralysie actuelle n’est pas une fatalité, mais le résultat de calculs étroits qui sacrifient l’intérêt national ».

Bou Saab a également souligné l’importance de préserver la neutralité du Liban dans les conflits régionaux, affirmant que « notre avenir dépend de notre capacité à nous tenir à distance des axes destructeurs ». Il a conclu son intervention en appelant à « une conférence nationale qui ne soit pas une nouvelle mascarade mais un vrai espace de décision ».

Déclarations de Samir Geagea sur la souveraineté

Dans Nida’ Al Watan (29 septembre 2025), le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a publié un communiqué dans lequel il dénonce les ingérences extérieures dans les affaires libanaises. Il écrit : « Nous refusons toute tentative de transformer le Liban en simple extension d’un projet régional qui ne nous concerne pas ». Il affirme également que « la souveraineté nationale est non négociable et ne saurait être sacrifiée sur l’autel de compromis politiques ou militaires ».

Geagea a également ciblé implicitement le Hezbollah en soulignant que « certaines armes non étatiques continuent de menacer l’équilibre institutionnel du pays ». Il a renouvelé son appel à « un désarmement progressif sous supervision internationale, garantissant à tous les Libanais le même niveau de sécurité et de protection ».

Position du ministre de l’Économie sur les aides internationales

Dans Al Joumhouriyat (29 septembre 2025), le ministre de l’Économie a tenu une conférence de presse dans les locaux de son ministère, au cours de laquelle il a réaffirmé la volonté du gouvernement d’avancer sur les réformes exigées par les institutions internationales. Il a déclaré : « Nous avons entamé une série de mesures structurelles qui, bien qu’insuffisantes à ce stade, montrent notre engagement à restaurer la confiance ».

Il a également appelé les partis politiques à ne pas entraver les réformes pour des raisons électoralistes, indiquant que « le blocage actuel du Conseil des ministres empêche le décaissement de fonds essentiels au redressement ». Selon Al Joumhouriyat, le ministre a conclu en affirmant que « toute aide conditionnée à des engagements doit être respectée dans l’intérêt supérieur de la population libanaise ».

Gebran Bassil évoque la décentralisation

Dans Ad Diyar (29 septembre 2025), le leader du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, a évoqué la question de la décentralisation administrative lors d’une conférence à Jbeil. Il a déclaré : « Le système actuel est à bout de souffle. Il est temps d’adopter un modèle de décentralisation qui respecte l’unité nationale tout en renforçant l’autonomie locale ».

Il a insisté sur le fait que « la centralisation excessive bloque le développement régional et favorise la corruption ». Bassil a également défendu l’idée d’un « pacte national renouvelé », capable de garantir l’équilibre entre les communautés tout en modernisant les institutions.

Diplomatie : pressions internationales et repositionnements stratégiques

Les journaux libanais du 29 septembre 2025 mettent en lumière une activité diplomatique marquée par la situation à Gaza, les relations tendues avec les États-Unis et les positionnements libanais sur la scène régionale. Les déclarations officielles, les visites diplomatiques et les commentaires de presse reflètent une volonté d’équilibrer les relations extérieures dans un contexte de tensions régionales croissantes.

La situation à Gaza au centre des préoccupations diplomatiques

Dans Al Liwa’ (29 septembre 2025), la crise à Gaza domine les pages internationales, avec une couverture détaillée des condamnations émises par plusieurs responsables libanais. Le journal rapporte que « la diplomatie libanaise suit de près l’évolution du conflit dans la bande de Gaza », en soulignant l’engagement de plusieurs responsables pour une réaction collective des pays arabes.

Al Liwa’ mentionne également une série de contacts entre des diplomates libanais en poste dans les capitales européennes et les ministères des Affaires étrangères locaux, pour faire entendre « la position du Liban en faveur de la protection des civils et du droit du peuple palestinien à l’autodétermination ».

Appels à une action arabe coordonnée

Dans Al Quds (29 septembre 2025), un article met en avant les appels lancés depuis Beyrouth en faveur d’une coordination accrue entre les États arabes. Le journal rapporte qu’un groupe de diplomates libanais a adressé une note commune à la Ligue arabe, appelant à une session extraordinaire sur les événements à Gaza. La note souligne que « le silence actuel ne peut être justifié ni diplomatiquement ni moralement ».

Selon Al Quds, cette initiative vise à renforcer le rôle diplomatique du Liban au sein des institutions arabes, à travers une posture de solidarité active avec les Palestiniens. Le journal précise également que plusieurs ambassades libanaises ont organisé des réunions de concertation avec des ONG internationales pour coordonner l’aide humanitaire.

Condamnation officielle des bombardements israéliens

Al Joumhouriyat (29 septembre 2025) publie un compte-rendu d’une déclaration du ministère des Affaires étrangères condamnant « les attaques israéliennes contre les populations civiles de Gaza ». Le communiqué officiel, relayé par le journal, qualifie les frappes de « violation manifeste du droit international et des conventions humanitaires ».

Le ministère y appelle également le Conseil de sécurité des Nations unies à « assumer ses responsabilités » et à « imposer un cessez-le-feu immédiat pour protéger les civils ». Al Joumhouriyat indique que cette position a été transmise formellement aux représentations diplomatiques à Beyrouth et aux missions libanaises à l’étranger.

Position du Liban face aux États-Unis

Dans Al Akhbar (29 septembre 2025), un article développe une analyse critique de la politique américaine au Proche-Orient. Le journal affirme que « le soutien total apporté par l’administration Trump à Israël affaiblit les canaux diplomatiques existants et pousse les pays arabes à réviser leurs alliances ». Le journal cite des sources diplomatiques anonymes selon lesquelles « la position du Liban est devenue plus difficile à défendre dans les forums internationaux, en raison de la pression croissante des puissances occidentales ».

Al Akhbar mentionne également des tensions croissantes entre l’ambassade des États-Unis à Beyrouth et certains milieux politiques locaux, qui dénoncent « une instrumentalisation des aides humanitaires à des fins de pression politique ».

Coordination avec les Nations unies

Dans Nahar (29 septembre 2025), le journal évoque des contacts entre les représentants libanais et les responsables de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) concernant la situation au Sud du pays. Le journal rapporte que les autorités libanaises ont rappelé l’importance du rôle de la FINUL dans le maintien de la stabilité, notamment après des survols aériens israéliens signalés à proximité de la ligne bleue.

Le Nahar précise que le ministère des Affaires étrangères a demandé un rapport détaillé sur ces incidents, transmis au Secrétariat général de l’ONU. Cette démarche vise à éviter une escalade sur la frontière sud, alors que la région reste sous tension en raison du conflit à Gaza.

Activité diplomatique bilatérale discrète

Dans Al Sharq (29 septembre 2025), il est indiqué que plusieurs diplomates libanais ont engagé des discussions bilatérales discrètes avec leurs homologues européens. Le journal écrit que ces contacts visent à « sensibiliser les capitales européennes à la gravité de la situation humanitaire dans la bande de Gaza et à leur rappeler les engagements pris au titre des conventions de Genève ».

Al Sharq souligne également que le Liban tente de se repositionner diplomatiquement comme acteur modérateur dans la région, sans pour autant s’aligner ouvertement sur un axe spécifique. Cette posture prudente serait dictée par la nécessité de préserver les relations avec l’ensemble des partenaires internationaux.

Absence de déclaration présidentielle

Dans Ad Diyar (29 septembre 2025), le journal note l’absence de déclaration officielle du président Joseph Aoun sur la situation régionale. Toutefois, des sources proches de Baabda citées par le journal indiquent que « le président suit de très près l’évolution des événements et maintient un contact permanent avec les responsables de la diplomatie libanaise ».

Ad Diyar précise que Joseph Aoun aurait demandé à ses conseillers de « préparer une évaluation stratégique des implications régionales du conflit en cours », notamment en lien avec la stabilité intérieure libanaise.

Politique internationale : Gaza au centre des tensions et réactions internationales divergentes

Les quotidiens libanais du 29 septembre 2025 consacrent une large couverture à la situation dans la bande de Gaza, soulignant les répercussions internationales du conflit. Tandis que les frappes israéliennes se poursuivent, les réactions des puissances mondiales et des organisations internationales divisent la scène diplomatique. Les journaux rapportent également les positions contrastées des pays arabes et occidentaux, dans un climat de crispation politique généralisée.

Intensification des bombardements israéliens

Selon Al Quds (29 septembre 2025), l’armée israélienne poursuit ses opérations militaires intensives sur la bande de Gaza, avec un bilan humain qui continue de s’alourdir. Le journal rapporte que « les avions de combat israéliens ont ciblé plusieurs bâtiments résidentiels, entraînant la mort de dizaines de civils, dont des femmes et des enfants ».

Le même quotidien indique que les autorités sanitaires palestiniennes font état de plus de 800 morts depuis le début de l’escalade. Les frappes ont notamment visé les zones de Rafah, Khan Younès et Gaza-ville. Al Quds mentionne également que les hôpitaux de la bande de Gaza sont débordés, confrontés à des coupures d’électricité et au manque de médicaments.

Réactions critiques contre Israël

Dans Al Akhbar (29 septembre 2025), un dossier complet est consacré aux réactions internationales face aux frappes israéliennes. Le journal souligne que plusieurs pays sud-américains, dont le Brésil, ont convoqué les ambassadeurs israéliens en signe de protestation. Le quotidien écrit que « la politique de terre brûlée poursuivie par Tel-Aviv a été condamnée par plusieurs ONG internationales qui parlent de violations graves du droit humanitaire ».

Al Akhbar indique également que des manifestations de soutien à Gaza ont eu lieu dans plusieurs capitales, dont Londres, Paris, et Berlin. Des manifestants ont brandi des pancartes appelant à des sanctions internationales contre Israël. Le journal précise qu’aucune initiative diplomatique coordonnée n’a encore vu le jour à ce stade, malgré l’ampleur des destructions.

Attitude ambivalente des États-Unis

Dans Nida’ Al Watan (29 septembre 2025), les journalistes évoquent la position adoptée par l’administration américaine dirigée par Donald Trump. Le journal écrit que « Washington continue de soutenir le droit d’Israël à se défendre, tout en appelant à la retenue dans l’usage de la force ». Cette posture est perçue comme un feu vert implicite aux actions militaires israéliennes par plusieurs analystes cités par le journal.

Le même article précise que les États-Unis ont opposé leur veto à une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU appelant à un cessez-le-feu immédiat. Cette décision a été dénoncée par plusieurs diplomates africains et asiatiques comme une entrave à la paix. Nida’ Al Watan rapporte également que la Maison-Blanche a proposé une aide humanitaire « conditionnée à des garanties sécuritaires pour Israël », ce qui a été critiqué par les autorités palestiniennes.

L’Union européenne divisée

Al Sharq (29 septembre 2025) consacre un encadré à la position de l’Union européenne face au conflit. Le journal indique que « les divergences internes entre les pays membres empêchent toute déclaration conjointe forte ». Tandis que la France appelle à la désescalade, d’autres pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas soutiennent fermement le droit d’Israël à se défendre.

Le journal rapporte que le Haut représentant pour les affaires étrangères, Josep Borrell, a exprimé « sa profonde inquiétude » face aux pertes civiles à Gaza, tout en affirmant que « toute solution durable doit passer par la sécurité d’Israël ». Al Sharq mentionne également que certains eurodéputés ont appelé à une suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël, mais que cette proposition n’a pas été discutée officiellement.

Le rôle de la Chine et de la Russie

Dans Al Liwa’ (29 septembre 2025), la couverture de la politique internationale met en avant le positionnement de la Chine et de la Russie. Le journal indique que ces deux pays ont appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies pour examiner la situation humanitaire à Gaza.

Le journal rapporte que la Russie, par la voix de son représentant à l’ONU, a qualifié les bombardements israéliens de « punitions collectives », tandis que la Chine a demandé « une cessation immédiate des hostilités et un retour aux négociations sur la base de la solution à deux États ». Al Liwa’ souligne également que ces deux pays cherchent à accroître leur influence diplomatique dans la région, face à un recul relatif de l’influence occidentale.

La Ligue arabe absente du débat

Dans Ad Diyar (29 septembre 2025), il est signalé que la Ligue arabe n’a pas encore convoqué de session extraordinaire pour discuter du conflit. Le journal note que cette absence de mobilisation reflète « l’état de fragmentation du monde arabe face à la cause palestinienne ». Le quotidien mentionne que plusieurs pays du Golfe, comme les Émirats arabes unis et Bahreïn, ont adopté un ton très modéré dans leurs communiqués, évitant de condamner Israël.

Selon Ad Diyar, cette attitude s’explique par les accords de normalisation signés ces dernières années, qui limitent la marge de manœuvre diplomatique de ces pays. Le journal précise que seul l’Irak a officiellement dénoncé les frappes comme « des crimes de guerre », appelant à la suspension immédiate de toute coopération militaire avec Israël.

Société : malaise social, crises sanitaires et préoccupations humanitaires

Les journaux libanais du 29 septembre 2025 abordent des thématiques sociales liées aux conséquences de la crise économique, aux difficultés du secteur de la santé et aux retombées humanitaires du conflit régional. La presse souligne la dégradation des conditions de vie de la population, l’essoufflement des services publics et les tensions sociales croissantes dans plusieurs régions du pays.

Crise des médicaments et tension dans les hôpitaux

Selon Al Quds (29 septembre 2025), la pénurie de médicaments s’aggrave dans les hôpitaux publics, notamment dans les régions de Tyr et Saïda. Le journal rapporte que plusieurs établissements manquent de produits essentiels pour les soins intensifs, les maladies chroniques et les interventions chirurgicales. Des médecins cités par le quotidien alertent sur la « menace d’un effondrement du système hospitalier si aucune aide logistique n’est débloquée rapidement ».

Le journal souligne également que les aides étrangères promises au secteur de la santé n’ont pas été entièrement livrées, en raison de blocages administratifs internes et de difficultés douanières. Des ONG opérant dans le sud du Liban affirment avoir dû transférer certains malades vers des hôpitaux privés en raison de la saturation des structures publiques.

Manifestations d’enseignants et revendications salariales

Dans Al Joumhouriyat (29 septembre 2025), il est fait état de manifestations organisées par des enseignants de l’enseignement public à Beyrouth, Tripoli et Zahlé. Le journal indique que les manifestants protestent contre les retards de versement de leurs salaires, la dévaluation de leur pouvoir d’achat et l’absence de réformes dans le système éducatif.

Une enseignante interrogée par Al Joumhouriyat déclare : « Nous ne voulons pas de promesses, nous voulons des mesures concrètes pour pouvoir enseigner dans la dignité ». Le journal note que le mouvement de grève, initialement localisé dans la Békaa, s’est étendu à l’ensemble du territoire, touchant près de 70 % des établissements publics.

Détérioration des conditions de vie dans les camps de réfugiés

Dans Al Akhbar (29 septembre 2025), un reportage est consacré à la situation dans les camps palestiniens, notamment celui de Bourj el-Barajneh. Le journal décrit un environnement marqué par « l’insalubrité, les coupures d’eau et d’électricité, et une tension permanente liée à l’insécurité ».

Des témoignages recueillis dans le camp font état d’une hausse des cas de maladies infectieuses et de malnutrition infantile. Al Akhbar rapporte que les comités populaires palestiniens ont sollicité une intervention urgente de l’UNRWA, mais que cette dernière est confrontée à des réductions budgétaires. Le journal souligne que « la détérioration des conditions humanitaires dans les camps pourrait provoquer des tensions sociales et sécuritaires ».

Précarité grandissante dans les régions rurales

Dans Ad Diyar (29 septembre 2025), un article revient sur l’aggravation de la pauvreté dans les zones rurales du Liban-Nord et de la Békaa. Le journal cite des chiffres recueillis par des associations locales montrant une augmentation de 40 % des familles vivant sous le seuil de pauvreté depuis le début de l’année.

Le journal indique que dans certaines localités, les habitants dépendent exclusivement de l’aide alimentaire internationale. Une responsable associative affirme : « Les gens ne demandent plus de travail, ils demandent du pain et des médicaments. » Ad Diyar ajoute que la déscolarisation des enfants dans ces régions a connu une nette hausse, faute de moyens pour payer les transports ou les fournitures.

Situation préoccupante dans les prisons

Al Liwa’ (29 septembre 2025) publie une enquête sur les conditions de détention dans les prisons libanaises, en particulier à Roumieh. Le journal révèle que les cellules sont surpeuplées, certaines accueillant jusqu’à 15 détenus pour une capacité de 6 personnes. Il est aussi mentionné une pénurie de produits d’hygiène, une alimentation insuffisante, et des soins médicaux quasi inexistants.

Des sources judiciaires citées par Al Liwa’ rapportent que plusieurs juges ont émis des recommandations pour des libérations anticipées dans les cas mineurs, afin de désengorger les établissements pénitentiaires. Le journal indique qu’aucune décision politique n’a encore été prise, en raison de l’absence de réunion du Conseil des ministres.

Aide humanitaire en baisse

Dans Nida’ Al Watan (29 septembre 2025), plusieurs ONG locales dénoncent une baisse significative des financements étrangers destinés aux programmes sociaux. Le journal cite un rapport interne de l’une de ces organisations selon lequel « l’instabilité politique au Liban pousse certains bailleurs à suspendre leurs engagements ou à réorienter leurs aides vers d’autres pays ».

Le journal mentionne également que des centaines de bénéficiaires du programme de transferts monétaires géré en partenariat avec l’Union européenne n’ont pas reçu leur aide depuis plus de deux mois. Une responsable du programme affirme que « sans engagement politique clair, les partenaires étrangers ne veulent plus courir le risque de financer un système sans visibilité ».

Montée du stress social dans les quartiers populaires

Dans Al Sharq (29 septembre 2025), une série de témoignages recueillis dans les quartiers populaires de la banlieue sud de Beyrouth illustre l’ampleur du malaise social. Les résidents interrogés évoquent l’augmentation des vols, des conflits domestiques et des troubles psychologiques chez les adolescents.

Une travailleuse sociale affirme au journal : « Nous observons un repli communautaire accru, et une perte de confiance totale dans les institutions. » Le journal rapporte que les centres d’écoute psychologique sont débordés, faute de professionnels et de financements.

Culture : initiatives locales, héritage littéraire et préoccupations éducatives

La couverture culturelle des journaux libanais du 29 septembre 2025 se concentre sur des initiatives éducatives, des rappels patrimoniaux et quelques expressions de soutien à la culture en contexte de crise. Si les grands événements artistiques sont peu évoqués, plusieurs articles soulignent néanmoins la persistance d’un engagement culturel dans divers secteurs de la société libanaise.

Réflexions sur la place de la culture dans le Liban contemporain

Dans Ad Diyar (29 septembre 2025), un éditorial revient sur l’érosion des repères culturels face à la crise nationale. Le journal s’interroge sur la disparition progressive de la vie culturelle dans les villes de province, en soulignant que « les bibliothèques publiques ferment en silence, les centres culturels n’organisent plus d’activités, et l’accès aux livres devient un luxe ». L’article alerte sur les effets à long terme de cette situation sur la jeunesse et sur la mémoire collective.

Un passage souligne que « l’indifférence officielle face à l’effondrement du tissu culturel est aussi dangereuse que la crise économique elle-même ». Le journal évoque le besoin d’un plan de relance culturelle au même titre que les secteurs économique ou énergétique.

Éducation et transmission du patrimoine

Dans Al Liwa’ (29 septembre 2025), un reportage met en lumière une initiative menée dans une école publique de la région de Jbeil, où des enseignants ont organisé une « semaine de la lecture » en partenariat avec des librairies locales. Le journal rapporte que l’objectif est d’encourager les élèves à lire en arabe classique, en lien avec les grands auteurs libanais.

Selon un enseignant cité par Al Liwa’, « il est essentiel de maintenir le lien entre les jeunes et leur patrimoine littéraire, malgré les difficultés quotidiennes ». Le journal précise que plusieurs ateliers ont été animés autour des œuvres de Gibran Khalil Gibran, Amin Maalouf et May Ziadeh.

Présence de la poésie dans les écoles

Dans Nahar (29 septembre 2025), un article revient sur une initiative poétique menée dans une école privée de la banlieue sud de Beyrouth. L’établissement a organisé un concours de récitation consacré à la poésie libanaise contemporaine. Le journal mentionne que « les élèves ont redécouvert avec émotion les textes de Nadia Tuéni, Ounsi el-Hajj ou encore Chawki Bazih ».

Un professeur de littérature arabe affirme que « la poésie reste un refuge pour les jeunes, un espace où ils peuvent exprimer leurs colères et leurs rêves dans une langue belle et structurée ». Nahar précise que le concours sera reconduit chaque trimestre avec une thématique différente.

Débats sur l’accès à la culture dans les zones rurales

Dans Al Joumhouriyat (29 septembre 2025), une tribune est consacrée à la situation culturelle dans les régions périphériques, notamment dans le Akkar et la Békaa. Le texte déplore le manque de financement pour les institutions culturelles locales, mais salue les efforts de certaines municipalités pour maintenir des bibliothèques ouvertes, organiser des projections de films et soutenir les clubs de théâtre scolaire.

Un élu local cité par le journal affirme que « sans culture, les jeunes se tournent vers l’exil, l’oisiveté ou l’extrémisme ». Il appelle à un soutien de la part des institutions publiques et des ambassades européennes, autrefois actives dans le mécénat culturel.

Références à la scène artistique palestinienne

Dans Al Akhbar (29 septembre 2025), la couverture de la situation à Gaza inclut un passage sur la destruction de plusieurs centres culturels palestiniens, notamment à Khan Younès. Le journal précise que des archives musicales et picturales ont été endommagées, et que des artistes palestiniens ont lancé un appel à la communauté artistique internationale.

Le journal note que « le patrimoine immatériel est aussi visé par les bombardements », et insiste sur le rôle central des artistes dans la résistance culturelle. Il cite un peintre gazaoui affirmant que « peindre, écrire et chanter sont devenus des actes de survie ».

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