1. Actualité Locale
Les tensions militaires au Liban continuent d’escalader, notamment avec les récents affrontements entre le Hezbollah et l’armée israélienne. D’après Al-Sharq Al-Awsat, le Hezbollah a lancé une attaque coordonnée contre une base militaire israélienne à Binyamina, située au sud de Haïfa, causant la mort de quatre soldats israéliens. Le parti soutenu par l’Iran a qualifié cette opération de « complexe et qualitative », en promettant des attaques supplémentaires si les agressions israéliennes contre le Liban persistent.
Selon le Hezbollah, cette attaque est survenue en représailles aux frappes israéliennes contre les quartiers de Noueiri et Basta à Beyrouth, qui ont tué au moins 22 personnes, ainsi qu’à d’autres bombardements dans diverses régions libanaises depuis le début de l’escalade en septembre. Le journal Al-Anbaa souligne également que l’armée israélienne a intensifié ses frappes aériennes sur le sud du Liban et la région de la Bekaa, touchant des cibles militaires et civiles, et provoquant des dégâts importants. Parmi les zones frappées, les camps d’entraînement du Hezbollah près de Saïda ont été durement touchés.
Le journal Al-Bina rapporte que le Hezbollah a mené des opérations héroïques, notamment à Aita al-Shaab, Maroun al-Ras, et Mays al-Jabal, où les forces israéliennes ont subi de lourdes pertes. Le Hezbollah a également intensifié son utilisation de drones, qu’il a lancés vers des cibles dans la région de Nahariya et Haïfa. L’incursion des drones du Hezbollah, qui ont réussi à éviter les systèmes de défense israéliens, a créé un choc au sein des forces israéliennes, dont plusieurs soldats ont été tués dans les explosions.
2. Actualité Régionale
Sur le plan régional, les efforts diplomatiques pour obtenir un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah ont échoué. Selon Al-Anbaa, les efforts internationaux visant à ramener les deux parties à la table des négociations ont été sapés par l’escalade militaire continue d’Israël, notamment dans la bande de Gaza et au Liban. Le journal note que l’armée israélienne a demandé officiellement à l’ONU de retirer les forces de la FINUL du sud du Liban. Cette requête a été accompagnée d’une escalade des menaces israéliennes de raser complètement les villages libanais proches de la frontière.
Dans une interview avec Al-Anbaa, le général à la retraite Naji Mallaeb explique que la demande israélienne de recul des forces de la FINUL à cinq kilomètres du sud du Liban démontre une volonté claire de Tel Aviv de pénétrer davantage dans le territoire libanais. Mallaeb souligne que si les forces israéliennes réussissent à franchir la frontière, elles appliqueront une stratégie de « terre brûlée », recourant à des armes prohibées au niveau international. Pourtant, il reste optimiste quant à la capacité de la résistance libanaise à repousser les forces israéliennes, estimant que le Hezbollah possède encore la capacité de contrer efficacement les incursions terrestres.
De son côté, Al-Bina met en lumière l’analyse d’experts militaires selon laquelle l’opération menée par le Hezbollah à Binyamina démontre la supériorité technologique croissante du parti. Selon ces experts, cette attaque a non seulement infligé des pertes sévères à Israël mais a aussi révélé les failles des systèmes de défense israéliens. Par ailleurs, des observateurs régionaux, cités par le journal, s’attendent à ce que d’autres surprises militaires du Hezbollah accentuent encore plus la pression sur Israël dans les jours à venir.
3. Actualité Internationale et Développements Diplomatiques
Sur la scène internationale, la guerre au Liban et l’intensification des affrontements à Gaza continuent de préoccuper les grandes puissances. Selon AL Joumhrouia, le président français Emmanuel Macron a appelé à plusieurs reprises au cessez-le-feu, s’entretenant avec le président iranien Massoud Beshkishan pour solliciter son soutien en faveur d’une désescalade. La France reste particulièrement active diplomatiquement, cherchant à éviter que la situation ne s’aggrave davantage.
Le journal Al-Liwaa rapporte que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a demandé à l’ONU de retirer les forces de la FINUL du Liban, affirmant que leur présence les exposait à des attaques du Hezbollah. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a cependant rejeté cette demande, réaffirmant l’importance de la mission de la FINUL pour la stabilité régionale. Guterres a également rappelé à Israël ses obligations en vertu du droit international, notamment la protection des forces de maintien de la paix.
En parallèle, Al-Anbaa mentionne que les États-Unis ont renforcé leur soutien militaire à Israël en envoyant une centaine de soldats supplémentaires pour opérer le système de défense antimissile THAAD. Cet engagement américain vient en réponse à l’intensification des frappes israéliennes contre Gaza et le sud du Liban, mais aussi à la vulnérabilité croissante des bases israéliennes face aux attaques du Hezbollah.
D’autres acteurs internationaux, tels que l’Arabie Saoudite, jouent également un rôle dans la crise. Selon Al-Liwaa, l’ambassadeur saoudien au Liban, Walid Bukhari, a réitéré l’engagement de son pays à soutenir le peuple libanais par l’envoi continu d’aide humanitaire, tout en appelant à une cessation immédiate des hostilités. Bukhari a souligné l’importance pour la communauté internationale de se mobiliser afin de mettre fin à la spirale de violence.
Par ailleurs, le développement diplomatique le plus marquant provient de l’ONU. Lors d’une session spéciale du Conseil de sécurité, plusieurs États, dont la France, l’Italie et l’Espagne, ont vivement critiqué les attaques israéliennes contre la FINUL. Ces pays ont exprimé leur soutien indéfectible aux missions de maintien de la paix de l’ONU au Liban. Lors de cette session, l’émissaire américain a insisté sur l’application des résolutions 1559 et 1701, exigeant le retrait des milices armées et la restauration de l’autorité de l’État libanais sur l’ensemble de son territoire. Toutefois, le Hezbollah a fermement rejeté toute tentative de désarmement, et les discussions au Conseil de sécurité semblent marquer le pas face aux divergences persistantes entre les différents acteurs internationaux.
Enfin, l’Iran, par la voix de son président et de son ministre des Affaires étrangères, a réaffirmé son soutien à la résistance libanaise et palestinienne. Le journal Al-Anbaa indique que l’Iran appelle à une cessation immédiate des frappes israéliennes et à une solution négociée, tout en avertissant qu’une escalade militaire plus large pourrait déstabiliser toute la région.



