En Direct 8 mars

Carburants au Liban : le mazout mène la hausse
La nouvelle grille des carburants au Liban dessine un mouvement très inégal. L’essence 95 et 98 octane augmente de 10 000 livres, tandis que le mazout bondit de 53 000 livres. Le gaz recule, lui, de 20 000 livres. Derrière cette mise à jour tarifaire, le signal le plus important concerne le diesel, produit central pour les générateurs, une partie du transport et de nombreuses activités économiques. Pour les ménages, la lecture devient donc plus complexe : légère hausse pour la mobilité, soulagement limité sur le gaz, pression renforcée sur les usages liés au mazout.

Détroit d’Ormuz : le déminage américain en trompe-l’œil
Washington affiche une reprise en main du détroit d’Ormuz, mais les faits publics racontent une histoire plus fragile. Les États-Unis ont lancé une mission de sécurisation et peuvent sans doute ouvrir un passage temporaire sous protection, avec des drones et des escortes. En revanche, ils ont retiré leurs anciens dragueurs de mines de Bahreïn, misent sur des LCS dont la transition reste incomplète et sortent progressivement de la logique des hélicoptères spécialisés. Le vrai enjeu n’est donc pas l’entrée de deux destroyers dans le détroit, mais l’écart entre une démonstration de présence et la capacité réelle de déminer durablement l’ensemble du goulet.

Liban : négocier sous les frappes israéliennes?
Le Liban entre dans une séquence diplomatique rare, mais profondément déséquilibrée. À Washington, un canal direct s’ouvre entre représentants libanais et israéliens sous médiation américaine. Pourtant, les frappes continuent au Sud et dans la Békaa, tandis qu’Israël place déjà la sécurité de sa frontière nord et le désarmement du Hezbollah au cœur de l’agenda. Beyrouth tente d’obtenir un cessez-le-feu préalable. Le Hezbollah rejette, lui, toute négociation menée pendant que la guerre continue de fixer le rapport de force.

Détroit d’Ormuz : des navires sanctionnés passent
Le passage du Rich Starry, pétrolier sanctionné par les États-Unis, puis l’approche du Murlikishan, autre navire visé par Washington, placent le détroit d’Ormuz au centre d’un nouveau test de crédibilité. Le dispositif américain vise officiellement les navires liés aux ports iraniens, sans fermer totalement le transit vers les ports non iraniens. Cette nuance juridique et militaire pèse déjà sur les assureurs, les armateurs et les marchés de l’énergie, dans un corridor où transite encore une part décisive du pétrole et du GNL mondiaux.

Assaut israélien sur Bint Jbeil : l’armée lance l’offensive terrestre au Liban-Sud ce 13 avril
L’armée israélienne a lancé le 13 avril une offensive terrestre sur Bint Jbeil, bastion stratégique du Hezbollah au Liban-Sud. L’assaut, mené après l’encerclement complet de la ville, intervient à la veille des discussions de Washington et s’inscrit dans une guerre régionale marquée par une grave crise humanitaire persistante au Liban.

Bombardements israéliens au Liban: 2 089 morts depuis le 2 mars
Le ministère libanais de la Santé publique a publié lundi 13 avril un nouveau bilan cumulé des victimes des bombardements israéliens depuis le 2 mars. Selon le Centre des opérations d’urgence sanitaire, 2 089 personnes ont été tuées et 6 762 blessées. La seule journée du 13 avril a fait 34 morts et 174 blessés. L’infographie diffusée par le ministère détaille aussi l’impact du conflit sur le secteur de la santé, avec des ambulanciers, des centres médicaux et des hôpitaux touchés.

Ormuz : le blocus américain commence
Le blocus américain visant les flux maritimes iraniens est entré en vigueur lundi 13 avril dans la zone d’Ormuz. Washington affirme ne pas fermer le détroit à tout le commerce mondial, mais l’effet est déjà visible : les tankers ralentissent, le Brent repasse au-dessus de 100 dollars, le marché physique s’envole et la Chine, premier client du brut iranien, se retrouve directement exposée. L’article détaille la logique stratégique de Washington, les risques de représailles iraniennes, l’impact immédiat sur les marchés financiers et les raisons pour lesquelles Pékin pourrait être l’une des grandes victimes économiques de cette nouvelle étape.

Youssef Raji : le Liban sort du cadre iranien
L’entretien entre Youssef Rajji et Johann Wadephul marque plus qu’une annonce d’aide de 45 millions d’euros. Il consacre un repositionnement diplomatique que Beyrouth assume de plus en plus clairement : traiter le dossier libanais dans un cadre autonome, distinct de la trajectoire iranienne, alors que des discussions directes avec Israël doivent s’ouvrir à Washington. Cette ligne reste fragile, car le Liban cherche un cessez-le-feu pendant qu’Israël maintient un agenda plus large et que les divisions internes libanaises persistent.

Tyr : un site de l’UNESCO sous les obus
Le bombardement signalé ce 13 avril contre la citadelle archéologique de Tyr ne relève pas d’un dommage collatéral ordinaire. Selon l’agence publique libanaise, la frappe a touché un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, déjà documenté comme vulnérable et couvert par un régime de protection renforcée. L’enjeu est double : patrimonial, parce que Tyr concentre une part essentielle de l’histoire méditerranéenne et libanaise ; juridique, parce que les monuments historiques et les biens culturels protégés relèvent d’un cadre précis du droit international humanitaire et peuvent, selon les circonstances, placer la question du crime de guerre au premier plan.

Frappes israéliennes : Beyrouth sous menace
À la veille des discussions prévues à Washington entre représentants libanais et israélien, le décalage est total. Beyrouth voulait faire du cessez-le-feu le cœur de la réunion, voire son préalable politique. Washington a au contraire validé une lecture qui laisse le Liban hors de la pause régionale, pendant qu’Israël poursuit son offensive au Sud et maintient la capitale sous menace. L’article revient sur cette dissociation américaine, sur la contradiction entre le mandat libanais et l’agenda israélien, et sur ce que cette séquence dit de la souveraineté libanaise sous pression militaire.

Conflit: 37 836 logements touchés au Liban
La dernière mise à jour du CNRS-L replace brutalement le logement au centre de la guerre au Liban. Entre le 2 mars et le 7 avril 2026, 37 836 unités d’habitation ont été recensées comme détruites ou endommagées. Le chiffre est massif, mais sa force tient surtout à sa vitesse d’accumulation et à sa géographie : Baabda, Nabatiyeh, Bint Jbeil, Sour et Marjaayoun concentrent l’essentiel des dégâts. Le rapport 2023-2024 reste indispensable pour mesurer l’ampleur du basculement, mais le focus se situe désormais sur cette nouvelle séquence et sur ce qu’elle annonce pour le relèvement.

Israël vise la Croix-Rouge au Liban
En moins d’une journée, la Croix-Rouge libanaise a été touchée à deux reprises dans le sud du Liban. D’abord sur la route de Beit Yahoun, où un drone israélien a tué le secouriste Hassan Badawi pendant une mission humanitaire. Ensuite à Tyr, où une frappe a visé un centre de la Croix-Rouge durant le transfert d’un blessé. L’enjeu dépasse l’émotion immédiate : quand des équipes médicales, des ambulances et des centres de secours identifiés sont attaqués, la qualification de crime de guerre devient une hypothèse juridique centrale.

Trump face au pape, la tentation du sacré
Trump pape : après avoir attaqué Léon XIV, Donald Trump diffuse une image quasi christique et relance le débat sur le culte du chef.

Liban : Islamabad verrouille, Washington sert de façade
Le cessez-le-feu global attendu au Liban n’est pas un règlement. Il sert à organiser une transition politique dans laquelle chaque acteur pourra affirmer qu’il a obtenu satisfaction sans reconnaître un recul. Islamabad tient le verrou irano-américain et permet à l’Iran d’entrer dans la séquence après satisfaction de sa condition sur le Liban. Washington sert ensuite de façade au cycle Liban-Israël, avec un danger intact : celui de compromis inacceptables portés par un Liban présent dans la scène, mais sans véritables cartes de fond.

Trump règle ses comptes entre l’Otan et la sphère Maga
Trump s’en prend à l’Otan et à plusieurs influenceurs Maga après la guerre d’Iran et une trêve qui divise ses alliés comme sa base.

Le pont de Qasmiyeh, symbole d’un Sud libanais sous pression
Le pont de Qasmiyeh a été frappé de nouveau, isolant le sud du Litani avant une réouverture partielle par l’armée libanaise.

Quatre soldats libanais tués dans des frappes israéliennes
Quatre soldats libanais ont été tués le 8 avril dans des frappes israéliennes à Saïda, Baalbeck et dans le Hermel, selon l’armée libanaise.

Le Liban décrète un deuil national après les frappes israéliennes
Le Liban décrète un deuil national après les frappes israéliennes qui ont fait au moins 182 morts et 890 blessés mercredi.

Liban : ce qu’il faut retenir ce matin après 24 heures de feu
Au matin du 9 avril, le Liban se réveille après l’une des journées les plus meurtrières de cette phase de guerre. Les frappes israéliennes de mercredi ont fait au moins 182 morts selon un bilan provisoire du ministère de la Santé, et 254 selon la Défense civile. Beyrouth a été frappée, le Sud reste sous le feu, et le pont de Qasmiyeh a aggravé l’isolement de zones entières. Dans le même temps, Paris, Londres, Madrid, Canberra et l’ONU plaident pour inclure le Liban dans le cessez-le-feu, sans infléchir pour l’instant la ligne israélo-américaine.

Air France prolonge la suspension de ses vols vers le Moyen-Orient jusqu’au 3 mai
Air France prolonge jusqu’au 3 mai 2026 la suspension de ses vols vers Beyrouth, Tel-Aviv, Dubaï et Riyad.

Israël affirme avoir tué Naïm Qassem dans une frappe à Beyrouth
Israël affirme avoir tué Naïm Qassem, chef du Hezbollah, dans une frappe à Beyrouth. Le Hezbollah n’a pas encore confirmé.

Réactions internationales face à la situation au Liban : le cessez-le-feu à l’épreuve
Les réactions internationales face à la situation au Liban ont pris un tour plus net après les frappes israéliennes massives du 8 avril. Le Royaume-Uni veut étendre le cessez-le-feu au Liban. La France juge qu’aucune trêve ne sera crédible sans Beyrouth. La Chine appelle au respect de la souveraineté libanaise. L’ONU alerte sur un grave danger pour la paix régionale. Mais les États-Unis continuent d’affirmer que le Liban n’est pas inclus dans l’accord avec l’Iran. Le pays devient ainsi le principal test de la crédibilité de la désescalade régionale.

Échec diplomatique israélien : l’écrasement du Liban pour torpiller le cessez-le-feu
L’annonce d’un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran a brièvement laissé espérer une désescalade régionale incluant le Liban. Mais la séquence s’est inversée en quelques heures. Alors que le Pakistan, l’Iran et plusieurs capitales européennes soutenaient que le Liban devait entrer dans le champ de la trêve, Israël puis les États-Unis ont affirmé l’inverse. Dans la foulée, l’armée israélienne a mené ses frappes les plus meurtrières sur le Liban dans cette phase de guerre. Vu depuis Beyrouth, cette journée révèle un échec diplomatique israélien aussitôt compensé par une logique d’écrasement destinée à torpiller le cessez-le-feu.

Frappes israéliennes massives au Liban : un bilan préliminaire d’au moins 200 morts
La frappe israélienne qui a touché le supermarché Nasereddine à Hay El Sellom a provoqué une nouvelle onde de choc dans la banlieue sud de Beyrouth. Dans les heures qui ont suivi, de nombreux appels au don du sang ont circulé pour répondre à l’afflux de blessés. Cette attaque s’inscrit dans une journée de bombardements intenses sur Beyrouth, Saïda, la Békaa et le Sud-Liban, malgré la trêve annoncée entre Washington et Téhéran.

Trump veut « travailler » avec Téhéran sur le nucléaire enfoui
Donald Trump a affirmé le 8 avril que les États-Unis allaient travailler avec l’Iran pour extraire du matériel nucléaire « enfoui », au lendemain du cessez-le-feu de deux semaines conclu entre Washington et Téhéran. Cette déclaration replace le nucléaire au centre des négociations, mais Téhéran n’a pas confirmé publiquement ce schéma. Entre affichage politique américain et flou sur les modalités concrètes, ce dossier s’annonce comme l’un des premiers tests de solidité de la trêve.

Série de frappes israéliennes au Liban : Beyrouth, Saïda, la Békaa et le Sud visés
Israël a revendiqué une opération de grande ampleur au Liban, affirmant avoir frappé environ 100 sites du Hezbollah en une dizaine de minutes à Beyrouth, dans la Békaa et au sud du pays. Sur le terrain, des frappes ont été signalées sur Saïda, Hey el-Sellom, la banlieue sud de Beyrouth, les hauteurs de Shamshtar, Arab Salim, Tiri, Jouya, Qlaouiyeh, Kounine et Majdal Selm. Cette séquence confirme que le front libanais reste pleinement actif malgré la trêve régionale.

Le Hezbollah évoque une « victoire historique » et demande aux déplacés de ne pas rentrer
Le Hezbollah se dit proche d’une « victoire historique » et demande aux déplacés de ne pas rentrer avant une annonce officielle de cessez-le-feu au Liban.

Joseph Aoun veut arrimer le Liban à la paix
Joseph Aoun a salué la trêve de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, tout en affirmant que le Liban travaillait à être inclus dans la paix régionale de manière stable et durable. Cette prise de position intervient alors qu’Israël poursuit ses frappes au Liban et affirme que le front libanais n’est pas concerné par le cessez-le-feu. En réagissant ainsi, la présidence libanaise tente de réinscrire Beyrouth dans une séquence diplomatique qui risquait de se jouer sans lui.

Israël a perdu la bataille du Liban
Le cessez-le-feu conclu entre Washington et Téhéran change profondément la lecture de la guerre au Liban. Israël a frappé massivement, déplacé des centaines de milliers de civils et cherché à imposer une profondeur stratégique jusqu’au Litani. Pourtant, l’État hébreu n’a ni détruit le Hezbollah, ni consolidé une victoire politique. Pis, le règlement a été engagé par Donald Trump malgré les pressions de Netanyahu et de plusieurs alliés arabes. L’influence iranienne, loin de reculer, sort renforcée au Liban, y compris dans la définition du cessez-le-feu. La séquence révèle aussi une usure israélienne croissante, sur le plan humain comme sur les capacités de défense.

Israël poursuit ses frappes au Liban et menace déjà le cessez-le-feu
Le cessez-le-feu annoncé entre Washington et Téhéran se heurte déjà au front libanais. Israël affirme que la trêve ne s’applique pas au Liban et menace directement plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth : Haret Hreik, Ghobeiry, Lailaki, Hadath, Bourj el-Barajneh, Tahwitat al-Ghadir et Chiyah. En face, l’Iran laisse entendre qu’une poursuite des opérations israéliennes pourrait entraîner des représailles contre Tel-Aviv. Le Liban redevient le point de rupture de la trêve régionale.

Pourquoi les États-Unis sortent perdants de la guerre du Golfe
Pourquoi les États-Unis sortent perdants de la guerre du Golfe : Ormuz, alliés, sécurité régionale et isolement diplomatique.

Les autorités libanaises, grandes perdantes du cessez-le-feu
Le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran a révélé bien plus qu’une tentative de désescalade régionale. Il a surtout exposé l’affaiblissement de l’État libanais. Beyrouth n’a pas pesé au centre de la négociation, l’Iran a défendu plus visiblement l’inclusion du Liban dans la trêve, Israël a poursuivi ses opérations, et l’armée libanaise n’a pas restauré la crédibilité souveraine que promettait son déploiement au sud. Contestées par leurs adversaires comme par leurs alliés, les institutions apparaissent aujourd’hui plus vulnérables que jamais.

Macron veut arrimer pleinement le Liban à la trêve
Emmanuel Macron a salué le cessez-le-feu annoncé entre Washington et Téhéran, tout en posant une exigence nette : le Liban doit être pleinement inclus dans la trêve. Devant le Conseil de défense, le président a rappelé que la situation restait critique et qu’un règlement durable devait aussi traiter les dimensions nucléaire, balistique et régionale du dossier iranien. Cette prise de position intervient alors que le périmètre même du cessez-le-feu fait débat et que Paris tente d’éviter que le front libanais ne soit relégué au rang d’angle mort diplomatique.

Le Hezbollah dit avoir respecté le cessez-le-feu malgré les frappes israéliennes
Le Hezbollah affirme avoir respecté le cessez-le-feu malgré la poursuite des frappes israéliennes au Liban, où la trêve reste contestée.

Liban exclu de la trêve ? La bataille du récit
Netanyahu exclut le Liban du cessez-le-feu, tandis que l’Iran et le Pakistan disent l’inverse. Tyr redevient le test décisif de la trêve.
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