samedi, janvier 31, 2026

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Revue de presse: relance du « mécanisme » et retour au dossier du Sud

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Les frappes israéliennes sur des zones libanaises et la question d’une désescalade encadrée dominent l’actualité, avec le retour au premier plan du « mécanisme » de coordination né de l’accord de cessation des hostilités annoncé le 27 novembre 2024. Dans Al Joumhouria du 31 janvier 2026, l’enchaînement des événements est présenté comme un double mouvement, d’un côté la poursuite d’attaques et de survols, de l’autre la réactivation d’un cadre de réunions mensuelles. Le quotidien évoque des frappes visant notamment des infrastructures civiles et des chantiers, avec un accent mis sur les secteurs de Saïdaqine, Nabatiyé et Zahrani, ainsi qu’un survol intensif au-dessus de Beyrouth et de la banlieue sud.

Dans la même séquence, plusieurs journaux rapportent que l’ambassade des États-Unis à Beyrouth et le commandement central américain réaffirment la continuité du cadre, présenté comme toujours « opérationnel », et fixent un calendrier de réunions à Naqoura. Al Bina’ du 31 janvier 2026 précise que la prochaine réunion est annoncée pour le 25 février 2026, suivie d’échéances au 25 mars, 22 avril et 20 mai, avec l’idée d’un forum de coordination militaire entre les parties concernées.

Al Akhbar du 31 janvier 2026 insiste sur l’arrière-plan politique de cette relance, en écrivant que Washington « réactive » le mécanisme, tandis que le Liban réclame une « étape israélienne ». Le journal place la question de la reconstruction dans le même ensemble, en notant que le gouvernement « approuve » un mécanisme de relance des travaux alors que les raids s’élargissent.

Joseph Aoun recentre la priorité sur la reconstruction et le retour des habitants

La présidence met en avant le dossier du Sud comme priorité nationale, avec une attention portée aux villages frontaliers, au retour des habitants, et à la fin des zones occupées. Al Joumhouria du 31 janvier 2026 rapporte que le président Joseph Aoun affirme devant des élus municipaux du Sud que la reconstruction des localités détruites et endommagées arrive en tête de ses priorités, afin de faciliter la réinstallation des familles et leur retour aux terres et aux biens. Le même article cite aussi sa position sur les zones dites « économiques » ou « vides », rejetées comme simple rumeur, en soulignant qu’aucune proposition formelle n’a été reçue.

Al Bina’ du 31 janvier 2026 reprend cette ligne en l’élargissant à trois leviers présentés comme liés. Le quotidien met dans le même paragraphe la reconstruction, le soutien à l’armée, la libération de détenus, et la pression pour obtenir un retrait israélien complet des zones encore occupées. Le texte insiste sur l’idée que Joseph Aoun porte cette priorité lors de ses déplacements à l’étranger, comme un dossier permanent.

Dans Al Sharq du 31 janvier 2026, le thème du « retour au Sud » et la confirmation de la poursuite du mécanisme apparaissent dans une même page, avec l’idée que le dossier militaire et le dossier de l’après-guerre ne peuvent plus être séparés. Le journal mentionne aussi que la question d’un arbitrage politique sur le « regroupement des armes » au-delà du Litani reste reportée, en attendant des étapes diplomatiques et sécuritaires, et en particulier un agenda lié à la visite du commandant en chef de l’armée.

Visite de Rudolph Haykal aux États-Unis et conditionnalité de l’aide

La visite du commandant en chef de l’armée, le général Rudolph Haykal, est décrite comme une étape clef du moment, car elle touche à la fois au calendrier du mécanisme, à la coopération militaire, et au soutien international. Al Sharq du 31 janvier 2026 indique que Rudolph Haykal se rend à Tampa, en Floride, au siège du commandement central américain, pour rencontrer le général Brad Cooper, avant une série de rendez-vous à Washington à partir du 3 février 2026, incluant des responsables américains et des membres du Congrès.

Al Quds Al Arabi du 31 janvier 2026 présente la même tournée comme un test de la coopération sécuritaire et du dossier du mécanisme, en rappelant que le commandant en chef rencontre d’abord CENTCOM puis se rend à Washington pour des échanges sécuritaires et diplomatiques. Le quotidien souligne aussi que la visite est précédée d’un échange à Baabda avec Joseph Aoun, sur la situation au Sud, dans un contexte d’attaques répétées.

Al Sharq Al Awsat du 31 janvier 2026 ajoute un élément de calendrier et de pression diplomatique. Le journal évoque une attente autour d’un « مؤتمر باريس » prévu le 5 mars 2026 pour aider l’armée, et explique que Joseph Aoun demande que les rencontres de Haykal insistent sur la nécessité d’une pression internationale sérieuse pour un retrait israélien, afin de permettre à l’armée d’assumer pleinement son rôle, et de travailler au dossier de la libération de détenus libanais.

Dans Al Joumhouria du 31 janvier 2026, l’aide est décrite comme un sujet sensible, parfois perçu comme versée « par morceaux », et susceptible d’être conditionnée à des étapes liées au contrôle des armes et aux réunions du mécanisme, ce qui donne à chaque rendez-vous une valeur d’indicateur.

Reconstruction et arbitrages gouvernementaux sous contrainte financière

Au-delà des annonces politiques, plusieurs journaux se concentrent sur la mise en œuvre. Al Sharq du 31 janvier 2026 écrit que le Conseil des ministres approuve une méthodologie de reconstruction et le lancement d’un premier lot de travaux pour des bâtiments nécessitant des interventions structurelles, en insistant sur l’usage des fonds disponibles et la poursuite des relevés, avec une priorité donnée à ceux qui restent dans des centres d’hébergement. Le même passage mentionne aussi des décisions administratives connexes, dont des nominations et des dossiers d’infrastructures.

Al Akhbar du 31 janvier 2026 associe cette reconstruction à une lecture plus politique, en soulignant que l’État tente d’arrêter un cadre de relance alors que les attaques continuent, ce qui alimente un débat sur la crédibilité des garanties et sur le poids réel du mécanisme face aux faits militaires sur le terrain.

La contrainte budgétaire apparaît en toile de fond, et pèse sur la capacité d’exécution. Dans Al Arabi Al Jadid du 31 janvier 2026, un chercheur cité parle d’une lecture critique de la loi de finances, en estimant que le texte ne reflète pas certains engagements et charges, et en avançant des ordres de grandeur pour comparer la trajectoire entre 2025 et 2026, tout en évoquant des contestations après l’adoption de la loi.

Al Quds Al Arabi du 31 janvier 2026 donne, de son côté, un compte rendu politique de l’adoption de la loi de finances 2026, en citant un vote de 59 voix pour, 34 contre et 11 abstentions, et en indiquant que les discussions ont duré trois jours. Le même passage situe ces chiffres dans un climat de polarisation, avec des oppositions fortes entre blocs.

Climat politique interne et repositionnements à l’approche d’échéances

Le contexte intérieur est marqué par une compétition politique accrue, souvent décrite comme un prélude à de futures batailles parlementaires. Ad Diyar du 31 janvier 2026 signale un « سجال » entre Samir Geagea et Gebran Bassil, présenté comme franchissant des lignes rouges, et le relie à une dynamique de mobilisation politique, alors que les débats nationaux sur la souveraineté, la sécurité et la gouvernance se superposent à des rivalités de leadership.

Dans Al Joumhouria du 31 janvier 2026, plusieurs passages décrivent une année 2026 perçue comme décisive, en raison des arbitrages sur la sécurité au Sud, de la reconstruction, et des conditions internationales, avec l’idée que l’exécutif et le Parlement avancent sous la pression d’un calendrier régional et de négociations techniques qui débordent vite sur le politique.

Menaces américaines contre l’Iran et onde de choc régionale

Le regain de tension entre les États-Unis et l’Iran s’impose comme un second bloc majeur de l’actualité, car il reconfigure les risques pour la région entière, Liban compris. Al Sharq du 31 janvier 2026 rapporte que Washington aurait averti un allié dans la région que Donald Trump pourrait autoriser une attaque contre l’Iran, et décrit une séquence de menaces, de médiations et de signaux militaires, dont des manœuvres annoncées entre l’Iran, la Russie et la Chine, ainsi que des sanctions américaines.

Al Quds Al Arabi du 31 janvier 2026 détaille cette tension en rappelant des menaces directes de Donald Trump et en replaçant le tout dans une chronologie récente, dont une guerre de 12 jours en juin 2025 attribuée à une attaque israélienne soutenue par les États-Unis, suivie de ripostes iraniennes. Le quotidien insiste sur le caractère explosif d’un nouveau cycle, avec un discours iranien promettant une réponse large à toute attaque.

Dans Al Joumhouria du 31 janvier 2026, la question est lue à travers le prisme des répercussions militaires sur le terrain et des risques pour les forces américaines dans la région, avec un angle centré sur l’ambiguïté des signaux, entre négociation possible et option de frappe.

Gaza, Rafah et gestion de l’après-guerre, un fil régional qui s’impose en une

Le dossier palestinien reste placé en tête de plusieurs journaux, notamment à travers le passage de Rafah et l’idée d’une administration technocratique pour la bande de Gaza. La une d’Al Sharq Al Awsat du 31 janvier 2026 annonce une ouverture limitée du poste-frontière de Rafah le dimanche suivant, avec une gestion quotidienne présentée comme restreinte, et évoque l’attente, côté gazaoui, de l’arrivée d’une « لجنة التكنوقراط » pour l’administration du territoire.

D’autres titres prolongent ce cadrage par des informations sur les violences et la pression sécuritaire, notamment en Cisjordanie. Al Quds Al Arabi du 31 janvier 2026 décrit une intensification d’opérations, d’arrestations et d’attaques, avec une articulation entre actions de l’armée israélienne et violences de colons, présentées comme quasi quotidiennes.

Ce fil régional recoupe, dans la presse libanaise, l’inquiétude face à un embrasement plus large, et renforce la centralité du mécanisme au Sud comme outil de réduction du risque, même si plusieurs articles soulignent qu’un cadre technique ne suffit pas sans décisions politiques, retraits effectifs et garanties durables.

Politique locale: arbitrages de l’exécutif entre budget, reconstruction et contrôle sécuritaire

La séance du Conseil des ministres tenue à Baabda sous la présidence de Joseph Aoun met en scène un exécutif qui tente de reprendre l’initiative sur plusieurs fronts à la fois. D’un côté, il cherche à cadrer la reconstruction et l’urgence sociale. De l’autre, il doit gérer un agenda sécuritaire lié au Sud et aux discussions autour du « mécanisme ». Ad Diyar, publié le 31 janvier 2026, souligne que cette réunion intervient dans un climat régional jugé complexe et que certains dossiers attendus, dont un document de suivi opérationnel, ne sont pas présentés à l’ordre du jour tel qu’annoncé les jours précédents.

Dans le même temps, l’exécutif doit absorber les effets politiques de la loi de finances. Al Liwa’, publié le 31 janvier 2026, rapporte que Joseph Aoun félicite le gouvernement après l’adoption de la loi de finances par le Parlement. Il présente ce vote comme un fait rare dans les délais constitutionnels. Il insiste aussi sur un enjeu interne immédiat, celui des attentes des agents du secteur public. Le chef de l’État dit que ces employés « méritent » ce qu’ils demandent, tout en appelant à éviter une pente populiste.

La tension entre ces deux impératifs se retrouve dans la manière dont la presse décrit l’instant politique. Al Joumhouria, publié le 31 janvier 2026, critique le résultat final de la loi de finances. Le journal la présente comme un texte qui déçoit les attentes et qui laisse l’économie et le social dans une zone de risque, faute d’objectifs jugés crédibles et de pilotage visible. Cette lecture renforce un thème de fond, celui d’une vie politique dominée par l’annonce, puis par l’atermoiement.

Budget 2026 et secteur public, une équation politique sous surveillance

Le débat sur les salaires et les équilibres budgétaires revient comme un fil rouge. Al Liwa’, publié le 31 janvier 2026, reprend l’avertissement de Joseph Aoun sur les effets d’une approche improvisée. Le président évoque l’exemple de la grille salariale adoptée en 2018 et les désordres qu’elle a provoqués, selon lui, en l’absence d’études et de chiffres fiables. Le message vise aussi les formations politiques qui cherchent à capitaliser sur la colère sociale.

Dans ce cadre, le chef de l’État élargit le propos au fonctionnement de l’État. Toujours selon Al Liwa’, publié le 31 janvier 2026, Joseph Aoun rappelle que le mois de mai approche, date associée à l’anniversaire du texte constitutionnel. Il évoque des chantiers institutionnels qui restent inachevés. Il cite la décentralisation administrative, la loi sur le statut personnel, le développement équilibré, l’abolition du confessionnalisme politique et la création d’un Sénat. Même présentée comme une série de rappels, cette liste pèse sur la dynamique politique interne, car elle réactive un débat de réforme que beaucoup jugent reporté depuis des années.

La question budgétaire est aussi une question de confiance. Al Joumhouria, publié le 31 janvier 2026, insiste sur l’écart entre la promesse d’une stabilisation et la perception d’une dégradation continue. Le quotidien décrit une fatigue sociale et un sentiment d’impasse, alimentés par le fait que les gouvernements changent mais que les méthodes et les résultats, eux, ne changent pas. Cette tonalité n’est pas un détail. Elle fait partie du décor local qui encadre tous les dossiers, y compris ceux de sécurité et de reconstruction.

Reconstruction, décisions administratives et batailles internes au gouvernement

Le dossier de la reconstruction est traité par la presse comme un test de cohérence. Al Akhbar, publié le 31 janvier 2026, rapporte que le Conseil des ministres adopte une « méthode » ou un dispositif pour la reconstruction, avec des ajustements considérés comme importants. Le journal insiste sur les débats internes qui ont précédé la décision. Il affirme que certains ministres veulent faire adopter le point immédiatement après plusieurs tentatives de report. Cette scène donne un signal politique clair. Elle montre que la reconstruction n’est pas seulement une promesse, mais aussi une arène de rapports de force.

Al Akhbar, publié le 31 janvier 2026, détaille aussi une polémique plus concrète sur la gestion administrative. Le journal évoque une contestation de ministres des Forces libanaises au sujet de la nomination de trente contrôleurs sanitaires au ministère de la Santé, au nom de l’économie budgétaire. L’épisode devient public à travers une phrase attribuée au ministre d’État chargé de la technologie et de l’intelligence artificielle, Kamal Shehade, qui dit s’opposer à ces nominations. Le ministre de la Santé lui répond en mettant en avant la sécurité alimentaire. Le débat est révélateur. Il met en lumière une ligne de fracture entre logique de réduction des dépenses et logique de contrôle public, dans un pays où la confiance dans les inspections et la chaîne alimentaire est fragile.

Le thème de la reconstruction dépasse les arbitrages budgétaires. Il se confond avec la politique du Sud, donc avec la souveraineté et la sécurité. Al Bina’, publié le 31 janvier 2026, rapporte que Joseph Aoun reçoit une délégation de maires de villages frontaliers du Sud en présence de députés. Le président insiste sur la reconstruction des localités touchées et sur le retour des habitants. Il associe ce dossier au soutien à l’armée, à la question de prisonniers libanais et à la pression en faveur d’un retrait israélien complet des zones encore occupées. Il rejette aussi l’idée d’une zone frontalière vidée de ses habitants ou transformée en zone économique, en la qualifiant de simple parole sans proposition formelle.

Ad Diyar, publié le 31 janvier 2026, reprend aussi cette séquence. Le journal présente la reconstruction comme une priorité explicitement formulée par le chef de l’État devant des élus locaux, en parallèle d’un agenda de sécurité et d’accords gouvernementaux. L’information, dans ce récit, sert à ancrer un message politique. Le pouvoir dit qu’il veut une reconstruction « nationale ». Il veut aussi éviter que le dossier ne soit capté par des narratifs de partition ou de zones tampons.

Contrôle sécuritaire, « mécanisme » et rôle de l’armée dans l’équilibre interne

L’actualité sécuritaire ne se résume pas aux frappes. Elle touche aussi à la gouvernance interne. Ad Diyar, publié le 31 janvier 2026, décrit la séance du gouvernement comme un moment où l’exécutif se prépare à une séquence de consultations aux États-Unis, menée par le commandant en chef de l’armée, Rudolph Haykal. La presse lie cette visite à la question du « mécanisme », au soutien international à l’armée et au suivi de ce qui a été appliqué au Sud. Cette articulation place l’armée au centre d’un équilibre délicat. Elle doit rassurer les partenaires. Elle doit aussi rassurer l’opinion, dans un pays où l’État est souvent accusé d’impuissance.

Le thème du contrôle des armes au nord du Litani reste un sujet politique sensible. Il est évoqué dans la presse comme une question de calendrier et de méthode, plus que comme une annonce définitive. À ce stade, les éléments disponibles dans les journaux du 31 janvier 2026 montrent surtout un langage de « phases » et de « suivi ». Il s’agit d’un vocabulaire technique, mais il produit des effets politiques immédiats. Chaque mot peut être lu comme une concession ou comme un durcissement. Ad Diyar, publié le 31 janvier 2026, suggère que le gouvernement évite de transformer ce dossier en conflit interne ouvert, au moment même où l’armée va chercher des appuis extérieurs.

Al Bina’, publié le 31 janvier 2026, met en avant le même lien entre la reconstruction et la sécurité. Le journal insiste sur une logique de paquet. Le retour des habitants dépend de la reconstruction. La reconstruction dépend d’un minimum de stabilité. Et cette stabilité dépend d’un cadre de coordination et d’une pression internationale sur Israël, dans la lecture rapportée par le quotidien. Cette présentation transforme une demande sociale en argument politique. Elle renforce aussi le rôle du chef de l’État comme point de convergence des dossiers.

Rivalités partisanes et bataille d’opinion, l’autre scène de la politique locale

Pendant que l’exécutif gère des arbitrages techniques, la politique partisane continue d’occuper l’espace. Ad Diyar, publié le 31 janvier 2026, décrit un échange très dur entre Samir Geagea et Gebran Bassil. Le journal affirme que la confrontation dépasse le niveau habituel de la polémique et franchit des « lignes rouges ». Il présente ce duel comme un prélude à une bataille parlementaire à venir. Cette séquence est importante, car elle montre que la scène locale reste traversée par une logique de compétition permanente. Même quand l’agenda national paraît dominé par la guerre et la reconstruction, les partis se positionnent pour l’étape suivante.

Ce climat influence aussi la réception de toute mesure gouvernementale. Une décision sur des nominations peut être lue comme un geste politique. Une décision sur des contrôleurs sanitaires peut devenir un marqueur idéologique. Al Akhbar, publié le 31 janvier 2026, en donne un exemple direct à travers l’épisode des contrôleurs du ministère de la Santé. L’opposition affichée par certains ministres est présentée comme une question de « coût ». La réponse du ministre concerné est présentée comme une question de « sécurité ». Dans une atmosphère de compétition, ces deux mots deviennent des slogans.

L’effet sur l’opinion est renforcé par la fatigue sociale décrite par Al Joumhouria, publié le 31 janvier 2026. Le quotidien parle d’un citoyen prisonnier d’une crise durable. Il décrit un pays où les mêmes promesses reviennent, puis se dissolvent. Dans un tel contexte, la politique locale n’est pas seulement un débat d’idées. C’est une lutte pour la crédibilité. Elle se joue sur la capacité à tenir un engagement, à produire un résultat, puis à le faire reconnaître.

Diplomatie intérieure et relations arabes, un chantier de normalisation politique

La politique locale est aussi façonnée par la relation aux États arabes. Al Liwa’, publié le 31 janvier 2026, rapporte que Joseph Aoun remercie le Premier ministre Nawaf Salam pour le travail de comités chargés de finaliser des accords avec des pays arabes, en particulier l’Égypte et la Jordanie. Le président annonce aussi l’attente d’accords avec l’Arabie saoudite. Dans la logique présidentielle rapportée par le journal, ces accords sont présentés comme un moyen de redonner de l’air à l’État. Ils servent aussi à rétablir des canaux d’appui politique et économique.

Cette dimension apparaît également dans une brève d’Al Liwa’, publiée le 31 janvier 2026, qui mentionne les échanges de Nawaf Salam lors du Forum économique mondial et ses rencontres ultérieures à Paris avec Emmanuel Macron. L’information, même succincte, indique que le chef du gouvernement cherche à inscrire l’action économique et la reconstruction dans un réseau de soutiens extérieurs. Elle montre aussi que la politique locale se joue sur deux plans. Il y a les arbitrages internes, souvent conflictuels. Il y a aussi la capacité à sécuriser des appuis, ce qui devient un argument face aux oppositions.

Une gouvernance sous contrainte, entre urgence et réformes reportées

Au total, les journaux du 31 janvier 2026 décrivent une politique locale sous contrainte, où tout se tient. La reconstruction devient un test de l’État. Le budget devient un test de sérieux. Le dossier du secteur public devient un test de cohésion sociale. Et le Sud devient un test de souveraineté. À travers Al Liwa’, publié le 31 janvier 2026, Joseph Aoun place aussi un horizon institutionnel, en listant des réformes structurelles. Cet horizon reste lointain, mais il sert de cadre à la discussion interne. Il permet de dire que la crise n’est pas seulement financière. Elle est aussi institutionnelle.

Les divergences observées dans Al Akhbar, publié le 31 janvier 2026, montrent pourtant que la machine gouvernementale avance par friction. L’adoption d’un mécanisme de reconstruction, les débats sur des recrutements, et la manière dont ces discussions deviennent publiques, révèlent une gouvernance où la cohérence est difficile à maintenir. Pourtant, les décisions existent. Elles sont prises. Elles sont commentées. Et elles sont immédiatement réinterprétées par les partis, surtout dans un contexte de rivalités, comme le souligne Ad Diyar, publié le 31 janvier 2026, à propos du duel Geagea-Bassil.

Citation et discours des personnalités politiques: souveraineté au Sud, reconstruction et calendrier institutionnel

Joseph Aoun place la reconstruction du Sud au centre de son discours politique, en liant ce chantier à la souveraineté, au rôle de l’armée et à la question des détenus. Dans Al Sharq Al Awsat, publié le 31 janvier 2026, le président explique que la remise en état des villages endommagés et le retour des habitants figurent en tête de ses priorités. Il associe cette ligne à un soutien accru à l’armée libanaise, à la libération de détenus libanais et à une pression internationale pour un retrait israélien complet des zones encore occupées.

Le même message est repris dans Al Liwa’, publié le 31 janvier 2026, lors d’une rencontre à Baabda avec des responsables municipaux de villages frontaliers. Joseph Aoun y rejette l’idée d’une zone frontalière vidée de ses habitants ou transformée en espace économique imposé. Il présente cette hypothèse comme une parole sans proposition formelle reçue par l’État. Dans le même passage, le quotidien rapporte aussi un propos attribué à un diplomate, selon lequel le lien de l’habitant du Sud à sa terre reste central, y compris si des projets économiques existent.

Le chef de l’État et le rappel des réformes, entre promesse de méthode et mise en garde

Au-delà du Sud, Joseph Aoun utilise un registre institutionnel pour cadrer le débat interne. Dans Al Liwa’, publié le 31 janvier 2026, il rappelle que le texte constitutionnel reste, selon lui, insuffisamment appliqué. Il cite une série de chantiers, comme la décentralisation, un cadre du statut personnel, le développement équilibré, la sortie du confessionnalisme politique et la création d’une seconde chambre. Le propos sert de rappel politique. Il suggère que la reconstruction et la stabilité exigent un État plus fonctionnel.

Dans le même article d’Al Liwa’, publié le 31 janvier 2026, Joseph Aoun remercie aussi Nawaf Salam pour le travail de comités chargés de finaliser des accords avec des pays arabes, en évoquant l’Égypte et la Jordanie, puis des accords attendus avec l’Arabie saoudite. Cette mention a une portée politique locale. Elle signale une stratégie de réouverture régionale, présentée comme utile à la relance économique et au rétablissement de la confiance.

Nawaf Salam met en avant la diplomatie économique et les signaux aux investisseurs

Dans Al Liwa’, publié le 31 janvier 2026, Nawaf Salam présente un compte rendu de sa participation au Forum économique mondial, aux côtés des ministres des Finances et de l’Économie. Le journal rapporte qu’il évoque les réunions tenues sur place, puis un entretien à Paris avec Emmanuel Macron. L’argument est celui d’un retour progressif de l’intérêt des entreprises pour des projets d’infrastructure au Liban. Il s’agit d’un discours de crédibilité, centré sur la capacité du gouvernement à rouvrir des canaux et à remettre le pays sur une carte d’investissement.

Dans le même ensemble, Al Liwa’, publié le 31 janvier 2026, rapporte aussi une dimension plus politique du message de Nawaf Salam sur le dossier des réfugiés syriens. Le Premier ministre met en avant un bilan chiffré de retours vers la Syrie, présenté comme un résultat administratif obtenu sur une année. Le propos vise à montrer une action concrète sur un sujet sensible et fortement instrumentalisé dans le débat interne.

Rudolph Haykal, discours de sécurité et demande de soutien concret

Le registre sécuritaire se déploie autour du voyage du commandant en chef de l’armée, Rudolph Haykal, vers les États-Unis. Dans Al Quds Al Arabi, publié le 31 janvier 2026, le départ est décrit comme une étape suivie de près, car les discussions portent à la fois sur la coopération militaire et sur le mécanisme de coordination lié au Sud. Le journal précise que Rudolph Haykal doit rencontrer le commandement central américain à Tampa, avant une série de rendez-vous à Washington à partir du 3 février 2026, avec des responsables américains et des membres du Congrès.

Dans Al Sharq, publié le 31 janvier 2026, le même calendrier est repris. Le quotidien insiste sur le fait que les échanges incluent explicitement le mécanisme et la coordination militaire. Il rappelle aussi que l’ambassade des États-Unis à Beyrouth et le commandement central américain affirment que ce cadre reste en fonctionnement, avec des réunions datées à Naqoura, dont une prochaine rencontre annoncée au 25 février 2026, puis des dates au printemps. Même si l’énoncé vient d’une institution, il sert de matériau politique intérieur. Il alimente les discours des responsables libanais, qui cherchent à montrer que le dossier n’est pas abandonné.

Ce thème se prolonge dans Al Akhbar, publié le 31 janvier 2026, à travers une citation attribuée à un responsable nommé Karam. Le journal rapporte qu’il dit disposer d’une nouvelle feuille de travail à porter à la prochaine réunion du mécanisme. L’intérêt de la formule tient à sa fonction. Elle montre une volonté de formaliser les demandes libanaises, donc de passer d’un échange politique à un échange d’arguments et de documents.

Débat sur la souveraineté intérieure, débat sur les armes et enjeu de calendrier

Les journaux relaient aussi des propos sur la question des armes et du périmètre d’action de l’État. Dans Al Quds Al Arabi, publié le 31 janvier 2026, un titre met en avant le thème de la limitation du port d’armes au nord du Litani. La mention s’inscrit dans un ensemble d’articles sur les équilibres internes, le Sud, et la pression régionale. Ce cadrage reflète une réalité politique. Le débat n’est pas seulement sécuritaire. Il est aussi partisan, et il se greffe sur les discussions avec les partenaires étrangers.

Dans ce contexte, plusieurs personnalités et courants utilisent des formules très directes pour peser sur l’opinion. Al Bina’, publié le 31 janvier 2026, cite le cheikh Ali Al Khatib, présenté comme vice-président d’un conseil religieux chiite, qui critique le bilan du gouvernement. Il dit que les promesses formulées au moment de la confiance parlementaire n’ont pas été traduites en actes. Il met l’accent sur la reconstruction, la récupération des terres encore occupées, la question des détenus et la nécessité d’une stratégie de sécurité nationale. La rhétorique est offensive. Elle vise à imposer un standard élevé, tout en dénonçant des politiques jugées improvisées et des reports répétés.

Ce type de discours joue un rôle local précis. Il fixe une barre d’attente. Il réduit aussi l’espace de manœuvre de l’exécutif, qui doit arbitrer entre faisabilité, financement et contrainte extérieure. En parallèle, les responsables proches du pouvoir utilisent un langage de priorités et d’étapes, comme Joseph Aoun le fait en associant reconstruction, retour des habitants et soutien à l’armée.

Élections législatives et argument du respect des délais

Le calendrier politique interne revient aussi à travers des déclarations sur les élections législatives. Dans Al Bina’, publié le 31 janvier 2026, un responsable politique nommé Hashem commente la rumeur d’un report. Il affirme que la trajectoire légale demeure celle d’élections dans les délais constitutionnels, tout en reconnaissant que des discussions politiques existent. Le journal rapporte qu’il distingue l’idée d’un report long, rejetée, d’un éventuel ajustement technique de quelques mois, discuté sous l’angle de la participation des Libanais de l’étranger.

Ce type de propos a une portée double. D’abord, il cherche à rassurer sur la régularité du processus, dans un pays où les reports sont devenus un réflexe politique. Ensuite, il prépare un débat de fond sur l’équilibre entre délai, logistique et représentativité. La simple évocation d’un été comme fenêtre possible suffit à déplacer la discussion. Elle oblige les blocs à se positionner, même sans décision formelle à ce stade.

Réouverture régionale et discours sur les accords arabes

Les discours rapportés par Al Liwa’, publié le 31 janvier 2026, mettent aussi l’accent sur une normalisation progressive avec des capitales arabes. Joseph Aoun insiste sur le travail de comités d’accords. Nawaf Salam, lui, met en avant des contacts économiques et des réunions internationales. Pris ensemble, ces éléments construisent un récit gouvernemental. Il repose sur l’idée que la relance passe par des partenariats et par une remise en circulation du Liban dans les réseaux économiques.

Dans la presse, ce récit reste discuté. Il est parfois accompagné de critiques sur la lenteur, sur l’absence d’effets rapides, ou sur la fragilité du contexte sécuritaire. Pourtant, dans les citations rapportées, le fil conducteur demeure. Il faut stabiliser le Sud, lancer la reconstruction, sécuriser un minimum de financements, puis attirer des projets d’infrastructure. Chaque responsable met l’accent sur une partie de la chaîne. Joseph Aoun insiste sur la souveraineté et le retour des habitants. Nawaf Salam insiste sur la diplomatie économique et le signal aux investisseurs. Rudolph Haykal incarne le besoin de soutien militaire et de coordination.

Diplomatie: relance du cadre de coordination au Sud et crispation autour du dossier iranien

La diplomatie liée au dossier du Sud s’articule d’abord autour d’un cadre de coordination militaire présenté comme toujours actif, puis autour d’une séquence de visites et de réunions censées fixer la nature des garanties et des aides. Dans Al Sharq, publié le 31 janvier 2026, l’ambassade des États-Unis à Beyrouth et le commandement central américain réaffirment que le cadre de coordination militaire établi après l’annonce de l’accord de cessation des hostilités du 27 novembre 2024 « reste en place » et fonctionne avec les mêmes objectifs, les mêmes participants et la même conduite. Le quotidien précise aussi un calendrier de réunions à Naqoura, avec une prochaine séance annoncée pour le 25 février 2026, puis des dates au 25 mars, 22 avril et 20 mai, présentées comme un forum de coordination militaire.

Cette insistance sur le calendrier n’est pas seulement technique. Elle sert aussi de signal politique. Elle vise à montrer que le dossier n’est pas gelé, malgré les tensions et les frappes rapportées dans plusieurs titres le même jour. Elle vise aussi à maintenir un canal de communication, alors que les acteurs locaux attendent des preuves tangibles, comme un retrait effectif des zones contestées et une baisse des attaques. Dans ce cadre, la diplomatie se confond souvent avec un exercice de gestion de la crédibilité, où chaque date annoncée devient un test.

Deux étapes américaines pour Rudolph Haykal, entre coordination et lobbying politique

La visite du commandant en chef de l’armée, Rudolph Haykal, aux États-Unis apparaît comme l’un des pivots diplomatiques de la séquence. Dans Al Sharq, publié le 31 janvier 2026, le voyage est décrit comme un déplacement en deux temps, d’abord en Floride, puis à Washington. Le quotidien indique que Rudolph Haykal doit se rendre à Tampa pour rencontrer le chef du commandement central américain, le général Brad Cooper, et que les discussions doivent porter sur la coopération militaire et sécuritaire, y compris le dossier du mécanisme de coordination. Al Sharq ajoute ensuite que le commandant en chef doit se rendre à Washington le mardi 3 février 2026 pour une série de rencontres sécuritaires et diplomatiques avec des responsables américains, des membres du Congrès et des responsables de la Maison-Blanche, jusqu’au 5 février 2026.

Dans Al Arabi Al Jadid, publié le 31 janvier 2026, l’architecture du voyage est reprise, avec l’idée d’une première étape en Floride et d’une seconde étape à Washington, dans un contexte marqué par la poursuite d’attaques israéliennes sur le territoire libanais. Le journal relie cette séquence à un échange préalable entre Joseph Aoun et Rudolph Haykal sur les développements au Sud.

L’enjeu est double. D’abord, il s’agit de consolider une coopération militaire et de sécuriser la continuité du soutien. Ensuite, il s’agit d’inscrire le dossier libanais dans l’agenda politique américain, où l’attention est fragmentée par plusieurs crises. L’étape au Congrès, telle que décrite dans Al Sharq, renforce ce second objectif. Un dialogue technique avec le commandement central ne suffit pas toujours à débloquer des enveloppes ou à lever des conditionnalités. Le passage par le Congrès vise donc à consolider un appui plus large et à anticiper les débats internes américains.

Aide à l’armée et conditionnalité, la diplomatie sous contrainte de calendrier

La question de l’aide et de ses conditions traverse plusieurs textes. Dans Al Joumhouria, publié le 31 janvier 2026, l’aide à l’armée est présentée comme un enjeu susceptible d’être versé de manière fragmentée et potentiellement conditionnée à des étapes précises. Le journal situe ces étapes sur une ligne temporelle qui comprend la visite de Rudolph Haykal, la réunion du mécanisme annoncée au 25 février 2026, et un rendez-vous international de soutien à l’armée et aux institutions de sécurité prévu le 5 mars 2026. La lecture du quotidien est prudente. Elle met en avant le risque que les aides soient liées à des objectifs définis par les partenaires, ce qui nourrit le débat interne sur la souveraineté et le rythme des décisions.

Dans ce récit, la diplomatie libanaise se retrouve à devoir articuler trois messages. Elle doit d’abord demander un soutien sans ambiguïté à l’armée, tout en évitant l’impression d’une dépendance totale. Elle doit ensuite exiger une pression internationale plus forte sur Israël pour stabiliser le Sud, car l’aide perdrait son sens si les attaques se poursuivent. Elle doit enfin gérer le débat intérieur sur le contrôle des armes et sur les priorités de l’État, qui peut être instrumentalisé par des acteurs locaux.

Cette contrainte de calendrier change la nature de la communication publique. Les responsables libanais ne peuvent pas se contenter d’objectifs vagues. Ils doivent présenter des jalons. Ils doivent aussi expliquer pourquoi certains jalons sont jugés réalistes ou non. Dans un climat politique chargé, ce type de discussion se transforme vite en conflit d’interprétation, surtout si une partie de l’opinion soupçonne des accords implicites.

Washington et le dossier iranien, une diplomatie à haut risque

Parallèlement au dossier du Sud, la tension entre les États-Unis et l’Iran occupe une place centrale dans les pages internationales, avec un impact direct sur la région. Dans Al Quds Al Arabi, publié le 31 janvier 2026, Donald Trump, président des États-Unis depuis 2025, est décrit comme durcissant le ton contre l’Iran. Le journal rapporte des déclarations où il évoque la possibilité d’une action militaire si l’Iran ne change pas de comportement, et il évoque aussi l’envoi d’un dispositif naval important vers la région, présenté comme un moyen de pression autant que comme une capacité d’action.

Le même quotidien contextualise ce durcissement par des exigences plus larges attribuées à l’administration américaine, notamment sur les missiles et sur les appuis régionaux de l’Iran, avec une logique de négociation sous pression.

Al Joumhouria, publié le 31 janvier 2026, présente aussi cette séquence comme une période de menaces ambiguës, où la possibilité d’une négociation n’empêche pas la préparation militaire. Le journal évoque l’idée que des forces américaines déployées dans la région se trouvent dans une zone de risque en cas de confrontation, ce qui élargit la discussion au coût potentiel d’une escalade.

Cette tension pèse sur la diplomatie libanaise de façon indirecte mais lourde. Dès que la confrontation américano-iranienne monte, le Liban redoute un élargissement du conflit ou une hausse des pressions sur ses propres équilibres internes. Dans un tel contexte, la stabilisation du Sud devient plus difficile, car elle dépend aussi d’un environnement régional moins inflammable.

Médiations et initiatives régionales, le rôle revendiqué de la Turquie

Dans Al Bina’, publié le 31 janvier 2026, une piste de médiation attribuée à la Turquie est mise en avant, avec l’idée d’une initiative du président turc Recep Tayyip Erdogan pour tester une ouverture vers une négociation, dans un climat de confrontation potentielle. Le quotidien affirme que des contacts ont précédé l’annonce d’une initiative, et il évoque un discours du secrétaire d’État américain Marco Rubio devant le Congrès, présenté comme soulignant les risques d’une guerre et l’incertitude de ses résultats. Le journal en déduit un espace pour une tentative diplomatique, même si l’issue reste incertaine.

Cette mise en scène d’une médiation sert aussi un objectif de communication. Elle suggère qu’une option de désescalade existe, même si les menaces restent fortes. Elle permet aussi de présenter la période comme un moment où la diplomatie n’a pas disparu, mais où elle se mène sous contrainte et sous pression.

La logique de la pression, entre menace militaire et recherche d’un accord

Plusieurs articles décrivent une diplomatie fondée sur la pression et l’ambiguïté. Dans Al Arabi Al Jadid, publié le 31 janvier 2026, un texte d’analyse insiste sur le fait que l’atmosphère ressemble à une « diplomatie d’avant-guerre », où les signaux diplomatiques se multiplient mais ne dissipent pas le risque. Le journal développe l’idée que Donald Trump cherche à atteindre des objectifs importants en un temps court, sans forcément vouloir une guerre régionale totale, et que la stratégie pourrait combiner des frappes ciblées, des opérations de perturbation et des pressions économiques.

Le même titre rapporte aussi que des options militaires sont discutées aux États-Unis et qu’il n’y a pas encore de décision finale, tout en rappelant que la menace peut être utilisée comme levier pour pousser à la négociation.

Cette logique est importante pour la lecture libanaise des événements. Elle signifie que la région peut basculer rapidement, sans qu’un long processus de négociation ne soit visible. Elle signifie aussi que des acteurs intermédiaires peuvent tenter de s’interposer, mais que leur marge est limitée si la stratégie centrale repose sur l’effet psychologique de la menace.

Coordination militaire au Sud et diplomatie régionale, deux dossiers qui se superposent

Les deux thèmes, le mécanisme au Sud et la crise américano-iranienne, se superposent dans le traitement diplomatique. Dans Al Sharq, publié le 31 janvier 2026, la relance du calendrier de Naqoura est présentée comme un fait institutionnel stable. Or, la stabilité d’un cadre ne garantit pas la stabilité du terrain. Si la confrontation régionale s’intensifie, le mécanisme peut devenir une simple enceinte de gestion de crise, plutôt qu’un outil de désescalade durable.

À l’inverse, si un canal de désescalade s’ouvre entre Washington et Téhéran, le climat régional peut faciliter une baisse de tension au Liban, ou au moins réduire le risque d’un débordement. La diplomatie libanaise cherche donc à sécuriser le mécanisme au Sud tout en espérant que la tension régionale ne transforme pas le Liban en terrain de messages indirects.

Dans Al Quds Al Arabi, publié le 31 janvier 2026, la crainte de déstabilisation régionale est évoquée explicitement, à travers la mention d’inquiétudes dans plusieurs capitales et au niveau des organisations internationales. Le journal relie cette crainte au fait que la région est déjà sous tension et qu’une nouvelle escalade pourrait produire des effets en chaîne.

Diplomatie libanaise et gestion de l’opinion, le défi de la lisibilité

Un aspect revient en filigrane. La diplomatie n’est pas seulement un jeu d’acteurs extérieurs. Elle est aussi un exercice de pédagogie interne. Un calendrier de réunions à Naqoura, une visite à Tampa, puis à Washington, et une conférence internationale annoncée au 5 mars 2026, forment une chronologie. Toutefois, cette chronologie peut être perçue comme un empilement d’annonces si les résultats ne suivent pas. Al Joumhouria, publié le 31 janvier 2026, exprime clairement cette inquiétude lorsqu’il évoque des aides potentiellement conditionnées et un risque d’assistance « par étapes ».

Dans ce contexte, la parole officielle doit rester prudente. Elle doit promettre sans exagérer. Elle doit aussi éviter de transformer chaque rendez-vous en victoire symbolique. Le moindre décalage entre l’annonce et l’effet réel peut alimenter les critiques internes, surtout quand la reconstruction, le retour des habitants et la sécurité sont vécus comme des urgences quotidiennes.

La diplomatie du moment apparaît donc comme une gestion serrée de plusieurs horloges. Il y a l’horloge du Sud, avec Naqoura et les réunions datées. Il y a l’horloge américaine, avec les rendez-vous de Rudolph Haykal et la capacité à influencer des décisions. Il y a l’horloge régionale, avec la tension autour de l’Iran. Et il y a l’horloge sociale, avec l’impatience d’une population qui attend des résultats, pas seulement des déclarations.

Politique internationale: Gaza et Rafah, Cisjordanie sous pression et escalade autour de l’Iran

Le passage de Rafah revient au centre du dossier de Gaza, avec une ouverture annoncée mais encadrée par de nouvelles restrictions. Al Sharq Al Awsat, publié le 31 janvier 2026, rapporte qu’Israël annonce l’ouverture du point de passage à partir du dimanche 1er février 2026. Le journal précise que des contraintes seront imposées aux voyageurs, en particulier à ceux autorisés à revenir dans la bande de Gaza.

Al Quds Al Arabi, publié le 31 janvier 2026, décrit la même annonce comme une ouverture limitée aux personnes, sous des mesures de sécurité renforcées. Le quotidien insiste sur le décalage entre l’ouverture annoncée et les besoins sur le terrain, alors que l’entrée de l’aide reste un sujet d’urgence.

Cette séquence intervient dans un contexte où la gestion de l’après-guerre à Gaza demeure incertaine. Les articles signalent que le point de passage ne devient pas, à ce stade, un canal fluide pour les marchandises. Il reste un instrument politique et sécuritaire. De plus, la question des conditions imposées aux déplacements pèse sur la possibilité de retours et sur la stabilité sociale. Dans cette logique, Rafah n’est pas seulement une frontière. C’est aussi un indicateur de contrôle et de stratégie.

Al Sharq Al Awsat, publié le 31 janvier 2026, relie également le dossier à des scènes de terrain, notamment des vérifications médico-légales effectuées sur des corps rendus dans le cadre d’un accord de trêve. Le journal donne ainsi une image d’un territoire où les questions humanitaires, judiciaires et politiques se superposent.

Cisjordanie, raids et violences de colons, une dynamique quotidienne

En parallèle, la Cisjordanie apparaît comme un théâtre de pression constante, avec une montée des opérations et des violences. Al Quds Al Arabi, publié le 31 janvier 2026, décrit une série continue d’incursions militaires et d’arrestations menées par l’armée israélienne. Le quotidien évoque aussi des attaques organisées de colons contre des Palestiniens et leurs biens, dans une logique présentée comme systématique et orientée vers l’imposition de nouveaux faits sur le terrain.

Le journal insiste sur la simultanéité des actions. Il souligne que les raids et les arrestations s’accompagnent de violences de colons. Il décrit un climat où l’insécurité est devenue un fait de chaque jour. Cette situation nourrit aussi un effet politique. Elle réduit la marge des médiations locales. Elle renforce la polarisation. Elle complique enfin la possibilité d’un retour à un cadre de négociation crédible.

Dans le même numéro, Al Quds Al Arabi, publié le 31 janvier 2026, rapporte aussi des éléments sur la situation des détenus palestiniens. Le journal cite des estimations d’institutions spécialisées sur le nombre de détenus dans les prisons israéliennes au début de l’année 2026. Il évoque aussi des allégations de mauvais traitements et de conditions de détention très dures, accentuées depuis le début de la guerre à Gaza.

Ces éléments renforcent la dimension intérieure du conflit. Le sujet n’est pas seulement militaire. Il est aussi juridique et humanitaire. Il devient un levier de mobilisation politique. Il est aussi une source de tensions diplomatiques, car il touche à des normes et à des engagements internationaux.

Escalade Etats-Unis et Iran, menaces, délais et réponse annoncée

Le second grand dossier international du jour porte sur la tension entre les Etats-Unis et l’Iran, avec une rhétorique de menace et un jeu de délais. Al Quds Al Arabi, publié le 31 janvier 2026, rapporte que Donald Trump, président des Etats-Unis depuis 2025, affirme croire que l’Iran veut conclure un accord avec Washington pour éviter une frappe. Le quotidien précise qu’il évoque aussi un délai fixé à Téhéran, sans en donner la durée, en affirmant que les autorités iraniennes connaissent cette échéance.

Le même journal, publié le 31 janvier 2026, rapporte une réaction iranienne. Il décrit une position qui promet une réponse ferme à toute agression. Il situe ce discours dans un climat où l’Europe est accusée, par des responsables iraniens, d’alimenter la perspective d’une guerre.

Cette séquence se lit comme un mélange de pression et de recherche d’avantage. D’un côté, l’administration américaine maintient l’option de la force pour obtenir des concessions. De l’autre, l’Iran cherche à dissuader une attaque en promettant une riposte immédiate. Le résultat est un climat d’incertitude. Il nourrit l’anxiété régionale. Il met aussi sous tension les marchés et les diplomaties voisines, même quand le front libanais n’est pas directement mentionné.

Al Quds Al Arabi, publié le 31 janvier 2026, publie aussi un texte d’opinion qui interprète la méthode de Donald Trump comme privilégiant des frappes rapides plutôt que des guerres longues, et qui anticipe que ce schéma pourrait être appliqué à l’Iran. Même si c’est un commentaire, il contribue à la perception d’une doctrine de pression maximale, où la menace est utilisée comme outil central.

Mediation turque et lecture du risque, l’idée d’une désescalade sous contrainte

Dans ce contexte de crispation, certains journaux mettent en avant l’idée d’une médiation. Al Bina’, publié le 31 janvier 2026, décrit une atmosphère marquée par des fuites contradictoires sur les intentions de négociation et de guerre. Le quotidien indique que le président turc Recep Tayyip Erdogan se dit optimiste sur ses efforts pour éviter une guerre. Il mentionne aussi, dans le même cadre, une anticipation iranienne d’un scénario de confrontation plus large si une frappe a lieu.

Al Bina’, publié le 31 janvier 2026, situe cette lecture dans une comparaison historique. Le journal évoque des crises passées où la montée des menaces a finalement débouché sur un compromis, faute de garantie de victoire et face au risque d’un désastre incontrôlable. Ce type d’argument nourrit l’idée qu’une désescalade est possible. Toutefois, il reconnaît aussi que la logique de pression peut se retourner, surtout si un incident accélère la spirale.

Dans le même ensemble, Ad Diyar, publié le 31 janvier 2026, met en avant la question d’une médiation turque, en présentant l’Iran comme affirmant ne pas chercher la guerre, tout en se préparant à un scénario dur. Le journal installe un décor où la Turquie cherche un rôle, alors que les grandes puissances restent en alerte.

Autres foyers, Darfour et Myanmar, signaux d’un monde sous tension

Au-delà du Moyen-Orient, plusieurs pages soulignent d’autres crises majeures. Al Quds Al Arabi, publié le 31 janvier 2026, rapporte un tableau sombre au Soudan, avec des civils pris au piège dans des zones de combats au Darfour et au Kordofan. Le quotidien mentionne des mises en garde sur les risques accrus pour les populations, et sur la poursuite des déplacements forcés.

Le même numéro, publié le 31 janvier 2026, cite aussi des informations sur la Birmanie. Il rapporte la réaction d’instances des Nations unies, qui expriment un regret face à un processus électoral jugé non conforme aux droits fondamentaux. Il évoque également un bilan de victimes civiles lié à des frappes aériennes durant les semaines entourant les élections, avec un chiffre avancé sur la période allant de décembre 2025 à janvier 2026.

Ces crises rappellent un élément de fond. Le système international est traversé par plusieurs guerres ou quasi-guerres simultanées. Cela disperse l’attention diplomatique. Cela rend aussi plus difficile la construction de coalitions stables. Enfin, cela contribue à une concurrence de priorités, où les crises se superposent au lieu de se résoudre.

Tensions diplomatiques, l’exemple de l’Afrique du Sud et d’Israël

Les conséquences diplomatiques de la guerre à Gaza apparaissent aussi hors du Moyen-Orient. Al Quds Al Arabi, publié le 31 janvier 2026, rapporte que l’Afrique du Sud ordonne au chef de mission israélien de quitter le pays sous soixante-douze heures. Le journal relie cette décision à un différend diplomatique, présenté comme lié à des pratiques jugées inacceptables, et il mentionne une réponse israélienne en retour.

Ce type d’épisode illustre un glissement. La guerre ne produit pas seulement des bilans humains. Elle produit aussi des ruptures politiques, des expulsions, et des gestes symboliques forts. Ces gestes pèsent sur les forums multilatéraux. Ils augmentent la polarisation internationale. Ils renforcent enfin le climat d’affrontement narratif, où chaque camp cherche à imposer sa lecture.

Une scène internationale dominée par la pression et la fragmentation

Dans l’ensemble, les journaux du 31 janvier 2026 dessinent une scène internationale dominée par deux mécanismes. Le premier est la pression sécuritaire, visible à Gaza, à Rafah, en Cisjordanie, et dans la relation Etats-Unis et Iran. Le second est la fragmentation, visible dans la multiplication de crises ailleurs, comme au Soudan et en Birmanie.

Dans ce cadre, chaque annonce devient un signal. L’ouverture de Rafah devient un test de contrôle. Les raids en Cisjordanie deviennent un test de rapport de force. Les délais imposés à l’Iran deviennent un test de dissuasion. Et les crises périphériques deviennent un test de la capacité du monde à ne pas laisser des conflits s’enliser.

Ce paysage pèse sur toutes les diplomaties de la région. Il nourrit l’incertitude. Il rend aussi les trajectoires plus imprévisibles. Enfin, il accroît le risque que des décisions rapides, ou des incidents, changent l’équilibre en quelques jours.

Économie: budget 2026, financement de la reconstruction et pression sociale sur les salaires

L’adoption de la loi de finances 2026 cristallise un débat économique ancien, celui de la capacité de l’État à concilier rigueur comptable, investissement et protection sociale. Dans Al Quds Al Arabi du 31 janvier 2026, le Parlement libanais adopte le budget 2026 avec 59 voix pour, 34 contre et 11 abstentions, au terme de trois jours de discussions et d’un total de six séances, réparties en matinées et soirées. Le journal précise que 65 députés interviennent à la tribune. Il souligne que de nombreux intervenants critiquent la faiblesse des dépenses d’investissement et l’absence d’une vision économique et réformatrice explicite. Il rapporte aussi que des députés réclament un traitement plus équitable pour les enseignants et les militaires, signe que le budget est lu d’abord à travers le prisme des revenus et du pouvoir d’achat.

Dans Al Joumhouria du 31 janvier 2026, l’accent est mis sur la déception sociale et économique qui suit le vote. Le journal décrit une loi de finances présentée comme un “accomplissement” de procédure, mais vécue comme un texte sans ambition suffisante, incapable de répondre à la profondeur de la crise. Il insiste sur un sentiment de stagnation, où les promesses de traitement et de réforme se heurtent aux mêmes blocages, avec un effet direct sur la confiance. Il relie enfin ce climat à la séquence politique à venir, en rappelant que l’année s’ouvre sur des discussions électorales et un agenda institutionnel chargé.

Ces deux récits, l’un centré sur l’arithmétique parlementaire et les critiques de fond, l’autre sur l’épuisement social et l’absence d’oxygène économique, convergent sur un point. La bataille ne porte pas seulement sur des lignes budgétaires. Elle porte sur la crédibilité d’une trajectoire. Dans les comptes rendus, l’investissement faible est un signal de repli. Les revendications salariales sont un signal d’urgence. Et l’argument de la “vision” manquante est un signal d’inquiétude sur le moyen terme.

Salaires, enseignants et militaires, le budget comme thermomètre social

Le débat sur les rémunérations traverse la discussion budgétaire parce qu’il touche aux deux piliers de l’État, l’école publique et l’institution militaire. Al Quds Al Arabi du 31 janvier 2026 rapporte que plusieurs députés, pendant la session budgétaire, demandent explicitement d’“équilibrer” le texte au bénéfice des enseignants et des militaires. La formulation, telle qu’elle ressort du compte rendu, montre une pression sociale ciblée. Elle suggère que le budget est jugé d’abord à l’aune de sa capacité à corriger des pertes de revenus, plus qu’à l’aune d’une stratégie de croissance.

Dans Al Joumhouria du 31 janvier 2026, le sujet est abordé sous l’angle de la promesse et de son coût politique. Le journal explique que la loi de finances, même votée dans les délais, ne “touche” pas la crise, selon une lecture qu’il attribue à des élus de la majorité et de l’opposition. Il insiste sur l’idée que les remèdes annoncés restent très limités et qu’ils ne modifient pas la trajectoire de la vie quotidienne. Ce cadrage renforce une perception. Dans l’opinion, tout texte budgétaire qui ne produit pas un soulagement rapide est susceptible d’être rejeté comme un exercice formel.

Ce débat salarial devient aussi un enjeu de gouvernance. S’il est traité par des ajustements dispersés, il risque d’augmenter les tensions entre catégories. S’il est traité par une hausse plus large, il pose une question de financement et de soutenabilité. Les articles disponibles ne détaillent pas les arbitrages ligne par ligne, mais ils donnent une image politique claire. Le budget 2026 s’ouvre comme un compromis de court terme, contesté sur son incapacité à relancer l’investissement, et contesté sur sa capacité à répondre à la demande sociale immédiate.

Banque du Liban et risque juridique, l’économie rattrapée par les contentieux

La finance libanaise reste aussi dominée par les dossiers judiciaires et de conformité, qui pèsent sur la confiance et sur la capacité du pays à réintégrer des circuits de financement normalisés. Dans Al Akhbar du 31 janvier 2026, un article revient sur une conférence de presse tenue le 8 janvier 2026 par le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid. Le texte explique que la Banque du Liban dit avoir engagé des procédures, des actions en justice et des démarches au Liban et à l’étranger, au sujet de fonds présentés comme liés à des commissions illégitimes. Il cite le nom d’une société, FORRY, évoquée comme ayant perçu des commissions sur des opérations menées avec la Banque du Liban, commissions qui auraient été réglées par des banques commerciales sur des transactions d’instruments financiers.

Même sans entrer dans des détails techniques qui ne figurent pas dans l’extrait, le fait saillant est économique. Le secteur bancaire reste exposé à des dossiers de réputation, de recouvrement et de contentieux transfrontaliers. Cette situation entretient un cercle de défiance. Elle complique la normalisation. Elle peut aussi freiner des discussions avec des partenaires financiers, car la transparence, la traçabilité et le règlement des litiges deviennent des préalables dans toute relation de long terme.

Cette dimension juridique pèse directement sur l’agenda budgétaire et social. Quand l’État discute salaires, filets sociaux et reconstruction, les capacités réelles de financement sont liées à la capacité du système financier à regagner une crédibilité minimale. Les journaux décrivent ainsi une économie où la décision publique est souvent rattrapée par l’héritage des crises, plutôt que soutenue par une dynamique de revenus nouveaux.

Banque mondiale, projets approuvés et priorité à la reconstruction et au filet social

Au milieu de cette contrainte, des annonces de projets financés ou appuyés par des bailleurs structurent l’actualité économique, car elles donnent des repères concrets. Dans Al Sharq du 31 janvier 2026, le ministre des Finances Yassine Jaber tient une réunion de coordination avec le directeur du bureau de Beyrouth de World Bank, Arniek Armas, et une équipe d’experts. Le journal indique que la réunion porte sur plusieurs projets en cours, avec un focus sur un projet dédié à la reconstruction, identifié comme LEAP, et sur des mises à jour liées à l’entrée en vigueur de certains projets. Il ajoute que le ministre dit avoir été informé de l’approbation, par le conseil d’administration de la Banque mondiale, de deux projets, l’un lié à l’accélération numérique, l’autre lié à un dispositif de protection sociale.

Ad Diyar du 31 janvier 2026 reprend les mêmes éléments, en citant l’approbation de deux projets par la Banque mondiale, dont un projet d’accélération numérique et un projet de protection sociale, et en précisant que le travail se poursuit sur les exigences techniques et procédurales associées. Le même extrait lie cette actualité économique au secteur des télécommunications, en mentionnant une rencontre du ministre des Télécommunications avec l’ambassadeur des États-Unis et des conseillers économiques, autour des réformes du secteur, du développement des infrastructures et d’une ambition de positionner le Liban comme un centre régional des technologies et de l’information.

Le lien entre ces annonces et le débat budgétaire est direct. La critique parlementaire porte sur le manque d’investissement et de vision. Les projets appuyés par la Banque mondiale servent alors de contrepoint, parce qu’ils traduisent une logique d’action. D’abord, reconstruire et réhabiliter, donc soutenir l’économie réelle. Ensuite, accélérer le numérique, donc moderniser des services et créer une base plus productive. Enfin, renforcer un filet social, donc réduire la pression sur les ménages. Même si les montants ne sont pas détaillés ici, le cadrage montre une priorité. Le financement externe se concentre sur les fonctions essentielles, reconstruction, services, protection sociale, plutôt que sur des mesures de redistribution non financées.

Secteur des télécommunications et transparence, un signal de réforme par les acteurs économiques

Les télécommunications apparaissent comme un secteur où la communication publique est utilisée pour rassurer sur la transparence et sur la capacité à réformer. Dans Al Sharq du 31 janvier 2026, un passage rapporte qu’une entreprise de téléphonie mobile, Touch, organise une rencontre avec des médias, sous la direction de son directeur général Karim Slim Salam et de plusieurs responsables, dans le cadre de réunions périodiques destinées à renforcer la transparence et à informer le public sur les évolutions du secteur. Le texte précise que 2025 est présenté comme une année de défis, notamment sur le plan économique, ce qui situe l’initiative dans un contexte de contraintes.

L’intérêt économique de cette séquence tient à deux aspects. D’abord, le secteur des télécommunications reste un service de base, avec un impact sur la productivité, l’éducation et la capacité des entreprises à fonctionner. Ensuite, la transparence devient un enjeu de confiance, au moment où l’État et les partenaires extérieurs parlent de numérisation, d’infrastructures et de gouvernance. Les annonces de projets numériques soutenus par la Banque mondiale et les communications d’acteurs du secteur se répondent ainsi. Elles construisent un récit de modernisation, qui cherche à exister malgré la pression salariale, les contraintes budgétaires et les risques sécuritaires.

Contexte international, taux d’intérêt et croissance, un environnement qui conditionne l’aide et l’investissement

Même si le centre de gravité reste libanais, l’environnement international influence directement la capacité de financement, le coût de l’argent et la dynamique des bailleurs. Dans Al Sharq Al Awsat du 31 janvier 2026, une page économique évoque le choix annoncé de Kevin Warsh pour la présidence de la Réserve fédérale américaine, dans un contexte où la politique de taux d’intérêt est un sujet politique et économique majeur.

Dans Al Quds Al Arabi du 31 janvier 2026, une brève économique indique que la zone euro enregistre une croissance de 0,3 pour cent au quatrième trimestre, selon une estimation rapide d’Eurostat, avec une performance légèrement supérieure aux anticipations citées.

Pour le Liban, ces informations ne sont pas anecdotiques. Le niveau des taux aux États-Unis et la dynamique en Europe influencent les conditions globales de financement, les arbitrages des investisseurs et le climat des bailleurs. Lorsque le Parlement libanais discute d’un budget contesté pour son faible investissement, l’accès à des financements extérieurs, et leur coût implicite, dépend aussi de ce contexte. Cela renforce l’importance des projets structurés, ceux qui peuvent être présentés comme réformateurs et techniquement prêts, comme les projets évoqués autour de la Banque mondiale.

Justice: contentieux financiers, ordre public et justice du quotidien

La justice libanaise est rattrapée par deux urgences qui se croisent. La première est celle des dossiers financiers, où l’État et ses institutions cherchent à récupérer des fonds et à clarifier des responsabilités. La seconde est celle de l’ordre public, avec des procédures qui vont de la lutte contre les stupéfiants aux litiges civils, et qui montrent une justice très sollicitée sur le terrain. Dans Al Akhbar du 31 janvier 2026, la Banque du Liban présente un volet judiciaire structuré, avec des actions au Liban et à l’étranger, tandis que des pages de Ad Diyar du 31 janvier 2026 et de Al Sharq du 31 janvier 2026 donnent à voir la mécanique plus quotidienne des tribunaux et des administrations judiciaires, notamment à travers des convocations et des annonces officielles.

Banque du Liban, commissions contestées et bataille de qualification juridique

Le dossier le plus structurant, par son impact économique et institutionnel, est celui décrit par Al Akhbar du 31 janvier 2026 à propos d’une conférence de presse tenue le 8 janvier 2026 par le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid. Selon le journal, la Banque du Liban explique qu’elle a engagé des procédures légales et des actions judiciaires, au Liban comme à l’étranger, pour suivre des fonds présentés comme des commissions illégitimes, associées à des opérations financières effectuées avec la banque centrale. Le nom d’une société, FORRY, est cité comme bénéficiaire présumé de commissions, et le journal indique que ces commissions auraient été acquittées par des banques commerciales à l’occasion d’opérations de titres réalisées avec la banque centrale.

L’enjeu n’est pas seulement de dénoncer. Il est de qualifier. Al Akhbar du 31 janvier 2026 met en avant un point précis, celui de l’identité du bénéficiaire final de ces commissions, question qui ouvre une controverse juridique lourde. Le journal explique qu’une partie du débat porte sur la destination des sommes, entre une lecture qui les attribue à la Banque du Liban et une lecture qui les rattache à l’État, au regard du rôle légal de la banque centrale comme agent financier du secteur public. Cette distinction n’a rien de théorique. Elle influence la stratégie judiciaire, la représentation en justice et, surtout, la question de la réaffectation éventuelle des fonds recouvrés.

Toujours dans Al Akhbar du 31 janvier 2026, une piste est évoquée pour réduire le risque de conflit de compétence. Le journal parle de la nécessité d’une coordination entre la Banque du Liban et l’organe juridique de l’État au ministère de la Justice, afin de trancher à qui reviennent les commissions, et il insiste sur l’idée que les montants recouvrés devraient être orientés vers les déposants. Cette dernière mention, même formulée comme une proposition, montre à quel point la question judiciaire devient immédiatement sociale, car le contentieux bancaire reste lié à l’attente des épargnants et à la crise de confiance.

Dossiers transfrontaliers et coopération judiciaire

Le dossier bancaire ne se limite pas au Liban. Al Akhbar du 31 janvier 2026 rapporte que la Banque du Liban dit s’être associée à des procédures pendantes dans plusieurs juridictions européennes et suivre des enquêtes dans d’autres pays, avec un volet de coordination avec les services juridiques de l’État. Le journal mentionne aussi des plaintes portées par des organisations et des associations visant l’ancien gouverneur Riad Salame, et il relie ces démarches à des accusations d’enrichissement illégal via l’acquisition de biens immobiliers.

Cette dimension internationale pèse sur le calendrier et sur la méthode. D’un côté, elle peut accélérer la collecte d’informations grâce à l’entraide judiciaire. De l’autre, elle multiplie les procédures, les obligations de documentation et les risques de contradiction entre stratégies. Dans le récit du journal, la Banque du Liban cherche à montrer que le dossier n’est pas traité comme un simple débat médiatique, mais comme un ensemble de procédures, de plaintes, d’instructions et de suivis, dont l’efficacité dépend de la précision des qualifications et de la capacité à tenir une ligne cohérente entre plusieurs pays.

Dans ce contexte, les acteurs de la société civile apparaissent aussi comme parties prenantes. Al Akhbar du 31 janvier 2026 mentionne une plainte déposée par une association de victimes de pratiques financières et par l’organisation Sherpa, ce qui illustre un fait important. Les procédures bancaires se nourrissent de coalitions hybrides, où l’État, la banque centrale, des associations et des organisations internationales peuvent se retrouver dans des démarches parallèles, parfois convergentes, parfois concurrentes.

Le droit du quotidien, convocations, tribunaux et litiges familiaux

À côté des dossiers macro-financiers, les journaux montrent aussi la justice du quotidien, celle qui répond à des conflits familiaux, civils ou administratifs. Dans Ad Diyar du 31 janvier 2026, des annonces officielles et des convocations donnent un aperçu du fonctionnement de la chaîne judiciaire, notamment par la publication de documents de convocation et de communication de dossiers, assortis d’une date d’audience fixée en février 2026, dans un contentieux lié au statut personnel, avec des demandes portant sur la constatation d’un divorce, la restitution d’effets personnels et une pension pour enfant. Le journal montre aussi les modalités de notification lorsque l’adresse du défendeur est inconnue, avec un renvoi à des procédures de signification affichée.

Ces éléments paraissent administratifs, mais ils révèlent une réalité pratique. La justice doit traiter un volume élevé de litiges à forte charge sociale, où la question de la notification et de la présence des parties devient déterminante. Ils rappellent aussi que la crise générale du pays se répercute sur le contentieux familial, car l’instabilité économique et les déplacements compliquent l’accès aux tribunaux et la continuité des procédures.

Dans Al Sharq du 31 janvier 2026, des annonces officielles liées au registre foncier apparaissent également, notamment des demandes de délivrance de titres en remplacement de documents déclarés perdus, assorties d’un délai d’opposition. Ce type de publication souligne l’importance du foncier dans le contentieux libanais. Il rappelle aussi la nécessité d’une trace administrative solide dans un pays où la propriété, l’héritage et la transmission sont souvent sources de litiges.

Foncier, registres et sécurité juridique, un enjeu silencieux

Les pages d’annonces, présentes notamment dans Ad Diyar du 31 janvier 2026, multiplient aussi les avis liés au registre foncier, avec des demandes de titres de remplacement et des périodes d’opposition. Même si ces avis ne racontent pas un procès spectaculaire, ils disent beaucoup. Ils montrent une justice de la sécurité juridique, où le document, le délai et l’opposition sont des outils centraux. Quand la documentation foncière est fragilisée, la porte s’ouvre à des contestations, à des conflits d’héritage et à des fraudes.

Cette question devient encore plus sensible dans une période de reconstruction et de relance immobilière, car toute politique de réhabilitation ou de compensation suppose une chaîne de titres claire. Le fait que les journaux publient régulièrement des avis de titres perdus rappelle que la sécurité juridique n’est pas une donnée acquise, mais une routine administrative à maintenir.

Stupéfiants, arrestations et travail d’enquête

La justice pénale apparaît aussi à travers les opérations de sécurité qui alimentent ensuite des procédures. Dans Ad Diyar du 31 janvier 2026, une information décrit une enquête et une opération de surveillance menées par un service spécialisé, qui aboutissent à l’identification puis à l’arrestation d’un suspect présenté comme impliqué dans la vente de stupéfiants, arrêté en flagrant délit dans le secteur de Dbayeh, avec la saisie du véhicule utilisé. Le journal situe l’arrestation au 20 janvier 2026, après une phase d’investigation et de suivi.

Ce type de récit rappelle le chemin qui va de l’enquête à la procédure. La presse insiste sur la phase de collecte d’informations, de repérage et de surveillance, qui constitue le socle de l’interpellation en flagrant délit. Elle montre aussi un enjeu de preuve, car l’arrestation et la saisie ne suffisent pas, elles doivent être documentées, rattachées à une chaîne de garde, puis traduites dans un dossier recevable devant un juge.

Dans une lecture plus large, ces affaires illustrent une justice sous pression sociale. Le trafic de stupéfiants est souvent associé à une hausse de la petite criminalité, à des risques sanitaires, et à une perception d’insécurité dans certaines zones. Les opérations policières deviennent alors une réponse de court terme, tandis que la justice doit absorber le contentieux, trancher, et maintenir une cohérence dans les peines et les procédures.

Urbanisme, décisions administratives et contentieux pénal potentiel

Al Akhbar du 31 janvier 2026 évoque aussi un contentieux lié à l’urbanisme et à la sécurité des bâtiments, avec un volet administratif et un risque pénal. Le journal raconte qu’un plaignant dépose une plainte, dans un dossier où des estimations financières sur des bâtiments et des travaux divergent fortement selon les évaluations, et il rappelle qu’une décision de scellés sur des blocs d’immeubles, prise en 2022 par le gouverneur du Mont-Liban, se heurte à des résistances lors de l’exécution, ce qui conduit à solliciter l’appui des forces de sécurité intérieure pour appliquer la décision.

Dans ce type de dossier, le passage du champ administratif au champ judiciaire est fréquent. Une décision de scellés engage l’autorité administrative. Son exécution peut déclencher des contestations. Une plainte pénale peut ensuite émerger si des soupçons de fraude, de mise en danger, de faux documents ou de violations répétées apparaissent. Le journal met en avant l’écart entre les estimations, ce qui souligne un motif classique de contentieux, la bataille d’expertise et l’argument de l’évaluation.

Ce sujet se rattache à une question plus large de justice économique. Les litiges immobiliers ne concernent pas seulement un propriétaire et une administration. Ils touchent aussi les acquéreurs, les locataires, les municipalités et les systèmes de crédit, surtout dans un pays où le foncier est une valeur refuge et où les projets immobiliers peuvent concentrer des intérêts très élevés.

État de droit et vie administrative, procédures électorales et contrôle

Même lorsque l’actualité paraît politique, elle mobilise des procédures juridiques. Dans Al Bina’ du 31 janvier 2026, un avis du ministère de l’Intérieur indique que les listes électorales préliminaires sont prêtes et accessibles à partir du 1er février 2026, avec une période prévue pour déposer des demandes de correction jusqu’au 1er mars 2026. Même présenté comme un avis administratif, ce calendrier relève directement d’un dispositif légal, avec des commissions compétentes, des délais, et des modalités de recours.

Dans une rubrique Justice, ce type d’information a un intérêt précis. Il rappelle que l’État de droit ne se limite pas aux tribunaux. Il passe aussi par des procédures de contrôle et de rectification, qui évitent des contentieux électoraux ultérieurs et réduisent les contestations liées aux inscriptions, aux omissions et aux erreurs d’état civil. Dans une période de forte polarisation politique, la robustesse de ces mécanismes administratifs devient une condition de la stabilité judiciaire après le scrutin.

Une justice prise entre demandes de vérité et contraintes d’exécution

Les éléments réunis dans les journaux du 31 janvier 2026 dessinent une justice à deux vitesses qui se croisent en permanence. Les dossiers bancaires, décrits par Al Akhbar du 31 janvier 2026, montrent une bataille de longue durée, technique, internationale, où la question centrale est la qualification des flux, l’identification des bénéficiaires et la capacité à recouvrer. Les dossiers de terrain, décrits notamment par Ad Diyar du 31 janvier 2026, rappellent un système mobilisé par la vie quotidienne, avec des arrestations, des convocations, des litiges familiaux et des procédures de notification.

Le point commun est la question d’exécution. Dans le bancaire, il faut exécuter une stratégie cohérente entre pays et institutions. Dans le pénal, il faut exécuter une enquête et maintenir une chaîne de preuve. Dans le civil et le familial, il faut exécuter des notifications, faire comparaître et rendre des décisions effectives. Dans l’administratif, il faut exécuter des délais et des recours pour réduire les contestations. La justice apparaît ainsi comme une infrastructure. Elle est sollicitée par le besoin de vérité financière et par le besoin de régulation sociale.

Société: école sous tension, sécurité du quotidien et services publics sous pression

Les faits divers et les signaux institutionnels dessinent un même paysage. La société libanaise vit au rythme de chocs répétés. Les écoles sont scrutées. Les services essentiels sont fragiles. La sécurité du quotidien reste un sujet constant. Les autorités communiquent souvent par communiqués. Elles cherchent à contenir l’inquiétude. Plusieurs journaux du 31 janvier 2026 décrivent ainsi une société qui tient, mais qui s’use.

École, protection des élèves et réponse administrative

Un épisode lié au monde scolaire revient dans le débat public. Il circule d’abord sur les réseaux sociaux. Il est ensuite repris par les médias. Ad Diyar, publié le 31 janvier 2026, rapporte la diffusion d’une vidéo montrant un élève, accompagné de sa mère, à l’intérieur d’un établissement. L’enfant dit avoir subi un acte de violence de la part de son enseignante. Le quotidien indique que le ministère de l’Éducation réagit. Il affirme que des mesures seront prises si les faits sont établis.

Le récit souligne d’abord la vitesse de propagation de ce type d’affaire. La scène passe du cadre privé au cadre public en quelques heures. Elle devient un test pour l’administration. Elle doit vérifier les faits. Elle doit aussi décider vite. Les familles, elles, attendent une réponse claire. Elles veulent des garanties. Elles veulent aussi que l’école reste un lieu sûr.

Dans le même article, Ad Diyar, publié le 31 janvier 2026, met en avant une expression simple. Le ministère parle d’« إجراءات عقابية ». Je ne reprends pas cette formule dans sa langue d’origine. Je retiens son sens. Il s’agit d’une logique de sanction si une faute est prouvée.

Cette séquence a un effet plus large. Elle renforce un climat de surveillance. Elle rappelle aussi une fragilité. Beaucoup d’écoles sont sous pression. Les classes sont parfois chargées. Les équipes sont fatiguées. Les familles vivent une crise économique durable. Dans ce contexte, le moindre incident devient un révélateur. Il touche à la confiance. Il touche aussi à la crédibilité de l’État. Un ministère peut annoncer une enquête. Il doit ensuite montrer des résultats.

Approvisionnement et vie courante, le dossier du gaz comme signal de stabilité

La question des produits essentiels reste sensible. Le gaz domestique fait partie de ces biens qui déclenchent vite de la peur. Une rumeur d’interruption peut suffire. Elle peut provoquer des achats de précaution. Elle peut aussi nourrir des tensions locales.

Ad Diyar, publié le 31 janvier 2026, rapporte une séquence liée au transport et à la distribution du gaz. Le quotidien mentionne une coordination entre administrations. Il indique qu’il est décidé d’autoriser les citernes à charger leurs marchandises à partir du lundi suivant. Il affirme aussi que les centres de remplissage sont prêts et que leur fonctionnement se poursuit. Le journal cite enfin un responsable, Zainoun, qui parle d’un marché stable et assure qu’il n’y a pas de crise en vue.

Même si le sujet paraît technique, il est social. Il concerne des ménages. Il concerne des restaurants. Il concerne aussi des hôpitaux et des petites entreprises. Dans un pays où l’inflation et les ruptures ont marqué les dernières années, le moindre signal de normalité compte. Une phrase sur la stabilité du gaz est donc aussi un message de calme.

La manière dont l’information est présentée est révélatrice. Le journal insiste sur la coordination. Il insiste aussi sur « l’intérêt général ». Cette expression renvoie à une attente forte. Les citoyens veulent que les administrations coopèrent. Ils veulent éviter les blocages. Ils veulent aussi que la régulation protège le consommateur. Le gaz devient alors un exemple. Il montre ce que l’État peut encore faire.

Participation civique et organisation électorale, le quotidien administratif

La société ne se résume pas à la consommation ou à l’école. Elle se joue aussi dans la participation civique. Les procédures électorales sont un sujet social. Elles touchent au rapport des citoyens à l’État. Elles touchent aussi à la confiance dans l’équité.

Al Bina’, publié le 31 janvier 2026, rapporte un avis du ministère de l’Intérieur. Il annonce que les listes électorales préliminaires sont prêtes. Le journal indique que les électeurs résidents et non résidents sont invités à les consulter à partir du 1er février 2026. Il mentionne aussi une période de correction. Elle court du 1er février au 1er mars 2026. Le texte précise que des demandes peuvent viser une erreur de nom ou une omission.

Cet avis n’est pas une simple formalité. Il touche à des cas concrets. Un nom mal orthographié peut empêcher un vote. Une inscription manquante peut créer un conflit. Un électeur expatrié peut se sentir exclu. Dans un pays où la politique divise, ces détails prennent un poids énorme. Ils peuvent ensuite nourrir des contestations. Ils peuvent aussi produire des tensions sur le terrain.

Le fait que le journal mentionne des copies diffusées vers les municipalités, les moukhtars et des représentations à l’étranger montre une logique de couverture large. Cela répond à un besoin social. L’État doit atteindre les gens. Il doit aussi donner du temps pour corriger.

Ce thème se rattache aussi à une autre question. La société libanaise a connu des déplacements internes. Elle a connu des migrations. Elle a aussi connu une hausse des départs. Dans ce contexte, la mise à jour des listes électorales devient un exercice de réalité. Elle reflète où vivent les gens. Elle reflète aussi les ruptures familiales. Même un acte administratif renvoie donc à une histoire collective.

Sécurité du quotidien, lutte contre les stupéfiants et sentiment d’insécurité

La sécurité publique reste un facteur social majeur. Elle influence les comportements. Elle influence la mobilité. Elle influence aussi la vie des quartiers. Les journaux rapportent régulièrement des opérations. Elles concernent souvent les stupéfiants, car ce marché est associé à des violences et à une peur diffuse.

Ad Diyar, publié le 31 janvier 2026, décrit une enquête menée par une unité spécialisée. Le quotidien explique que des actions de terrain permettent d’identifier un suspect. Il indique qu’il est arrêté en flagrant délit le 20 janvier 2026 à Dbayeh, pendant une opération de vente. Il précise aussi qu’un véhicule est saisi.

Ce type de récit est important pour une rubrique Société. Il montre le lien entre sécurité et vie ordinaire. Il montre aussi le rôle de la surveillance. Les autorités mettent en avant le suivi et la collecte d’informations. Le message est clair. Elles veulent dire qu’elles agissent. Elles veulent aussi décourager. Elles cherchent à réduire un sentiment d’abandon.

Le problème, lui, dépasse une arrestation. Les stupéfiants touchent des jeunes. Ils touchent aussi des travailleurs précaires. Ils alimentent des circuits illégaux. Ils peuvent enfin créer un climat de peur dans certains quartiers. Dans un pays en crise, ces circuits prospèrent souvent sur la vulnérabilité. Une opération de police répond au symptôme. La question sociale reste celle de la prévention, de l’école, et de l’accès aux soins.

Apprentissage des adultes et politique sociale, l’éducation au sens large

La société se lit aussi à travers les politiques éducatives, pas seulement l’école. L’apprentissage des adultes et la formation tout au long de la vie sont des thèmes qui reviennent, car ils touchent au travail et à l’adaptation. Ils touchent aussi à l’inclusion.

Al Liwa’, publié le 31 janvier 2026, rapporte un échange autour de la collecte de données et de la gouvernance liée à l’apprentissage des adultes. Le journal parle de la nécessité de systèmes de suivi plus stables. Il évoque aussi un lien entre données, politiques publiques et efficacité. Il mentionne enfin des échanges avec l’Institut international pour l’apprentissage tout au long de la vie.

L’intérêt social est direct. La crise libanaise a détruit des carrières. Elle a déplacé des compétences. Beaucoup de personnes ont dû changer d’activité. Dans ce contexte, l’apprentissage des adultes devient un outil de survie. Or, ces politiques demandent des données. Elles demandent des indicateurs. Elles demandent aussi des institutions qui tiennent.

Le journal met l’accent sur la notion de gouvernance. Cela signifie un point simple. Sans méthode, la formation devient un slogan. Avec une méthode, elle peut cibler des besoins. Elle peut aussi réduire des inégalités.

En parallèle, Al Akhbar, publié le 31 janvier 2026, publie un texte de fond qui évoque des approches de « l’investissement social ». Le contenu met l’éducation et la qualification au centre, en lien avec la santé et les pensions. Je n’en reprends pas les formulations originales. J’en retiens la trame. Le journal insiste sur le fait qu’une politique sociale peut viser l’emploi et la compétence, pas seulement l’assistance. Il donne des exemples internationaux.

Ce type de texte nourrit une lecture sociale du moment. Le Liban débat souvent de salaires et d’aides. Or, une société a aussi besoin de trajectoires. Elle a besoin d’une école qui protège. Elle a besoin d’une formation qui reconvertit. Elle a besoin d’une santé accessible. Elle a enfin besoin d’un minimum de retraite. Quand ces piliers sont fragiles, l’angoisse s’installe.

Services publics, documents officiels et stabilité juridique

La société se lit aussi dans les pages d’annonces. Elles paraissent banales. Elles révèlent pourtant des besoins. Elles révèlent la place du document, du registre et de la preuve.

Ad Diyar, publié le 31 janvier 2026, publie des avis officiels liés au registre foncier, avec des demandes de titres en remplacement de documents déclarés perdus, et un délai d’opposition.

Ces avis ont une dimension sociale. Un titre foncier est souvent le cœur du patrimoine familial. Il influence les héritages. Il influence les ventes. Il influence aussi des conflits. Quand un document est perdu, la procédure devient un filet de sécurité. Elle protège contre les fraudes. Elle protège aussi contre des contestations futures.

Ce point prend plus d’importance dans un contexte de reconstruction et de déplacements. Des familles ont quitté leurs maisons. Des documents ont pu être perdus. La stabilité juridique devient alors un enjeu social. Elle conditionne la capacité à revenir. Elle conditionne aussi la capacité à obtenir une indemnisation ou à engager des travaux.

Cohésion sociale, fatigue et attente de réponses simples

Pris ensemble, ces éléments racontent la même réalité. La société libanaise vit une période d’usure. Les affaires scolaires déclenchent des réactions immédiates. Les services essentiels, comme le gaz, restent un baromètre d’angoisse. Les opérations contre les stupéfiants répondent à un besoin de sécurité. Les listes électorales rappellent que la participation civique repose sur des procédures fiables. Les débats sur l’apprentissage des adultes montrent enfin que l’avenir se joue aussi dans la capacité à rebondir.

La logique qui se dessine est simple. Quand l’État parvient à produire une réponse claire, l’inquiétude baisse un peu. Quand il tarde, la peur grandit. Les journaux du 31 janvier 2026 montrent ainsi une société qui attend d’abord des gestes concrets. Elle veut une école sûre. Elle veut un marché approvisionné. Elle veut une administration lisible. Elle veut une sécurité visible. Elle veut aussi des politiques qui redonnent des chances.

Culture: deuil littéraire, livres en débat et agenda culturel au Sud

La disparition de Vénus Khoury-Ghata occupe une place forte dans les pages culturelles, car elle renvoie à une question libanaise récurrente, celle des écrivains qui portent le pays depuis l’exil. Al Akhbar, publié le 31 janvier 2026, retrace le parcours de la poétesse et romancière morte à Paris à l’âge de quatre-vingt-deux ans. Le journal insiste sur son appartenance à une littérature francophone marquée par le dialogue des cultures, et sur un héritage abondant qui a imprimé sa marque par l’image, la sensibilité et l’attention au rapport entre langues et mémoires.

Dans le récit rapporté par Al Akhbar du 31 janvier 2026, cet héritage est présenté comme une manière de dire le Liban sans le réduire à l’actualité brute. L’évocation d’une œuvre “dans laquelle il reste quelque chose du Liban” sert de ligne de force. Elle rappelle que la culture continue de fabriquer du sens quand la politique se contente d’annoncer des échéances. Elle rappelle aussi un paradoxe. Une part de la création libanaise se construit à distance, tout en restant ancrée dans les images du pays, ses blessures, et ses langues.

Cette tonalité du deuil et de la transmission s’inscrit dans une journée de presse où la culture sert aussi de refuge. Elle offre un espace où l’on peut penser en dehors de l’urgence. Elle sert enfin de lien entre le Sud, la capitale et la diaspora, car l’agenda culturel rapporté par d’autres journaux met en avant des initiatives locales, notamment dans le Sud du pays, au moment même où le débat public est dominé par la reconstruction et la sécurité.

Livres et mémoire, quand l’archive devient une bataille culturelle

Dans Al Akhbar du 31 janvier 2026, la culture n’est pas traitée comme un divertissement. Elle est décrite comme un outil de lecture de l’histoire et de ses récits concurrents. Le journal consacre une présentation à un ouvrage de l’historien Shay Hazkani, décrit comme fondé sur des correspondances personnelles et des matériaux de propagande autour de la guerre de 1948. Le compte rendu insiste sur la manière dont des archives administratives et militaires peuvent documenter des violences et des basculements psychologiques, en opposition aux récits officiels.

Le point important, dans ce type de traitement, est la place donnée à la documentation. L’article présente le travail d’archive comme une manière de déplacer le débat. On ne discute plus seulement d’opinions. On discute de pièces, de lettres, de formulaires et de traces. Cette approche a une résonance particulière au Liban, car le pays vit aussi une bataille de récits, y compris sur ses propres guerres, ses pertes, et ses responsabilités. Lire un livre sur 1948, à travers l’angle de l’archive, c’est rappeler que la mémoire peut être travaillée, contestée et vérifiée.

Cette logique rejoint une autre page culturelle, cette fois dans Al Quds Al Arabi du 31 janvier 2026, qui traite d’un sujet plus inattendu, l’histoire de la cuisine du Levant. L’article présente la cuisine comme un objet politique et social, longtemps relégué au rang de détail dans l’étude du Moyen-Orient moderne, avant de devenir un champ d’analyse à part entière. Le texte rappelle que l’alimentation peut éclairer des rapports de classes, des ruptures historiques, des identités, et même des idéologies.

Le rapprochement est instructif. D’un côté, un livre sur une guerre et l’archive. De l’autre, une réflexion sur la table et le politique. Dans les deux cas, la culture sert à ouvrir un angle moins frontal. Elle permet de parler de domination, de déplacement et de mémoire sans se limiter à la rhétorique du jour. Elle élargit enfin le regard au-delà du Liban, tout en offrant au lecteur libanais des outils pour penser ses propres fractures.

Grand rendez-vous éditorial en Egypte, la culture face aux nouvelles habitudes du public

Le débat sur la place du livre dans la vie publique apparaît aussi dans Al Arabi Al Jadid du 31 janvier 2026, à travers un reportage sur un grand événement du livre en Egypte. Le journal décrit un public nombreux dans les allées, devant les stands des éditeurs et jusqu’aux espaces de restauration, mais plus hésitant à rejoindre les conférences et les rencontres. L’article explique que l’organisation spatiale et la distance entre les lieux découragent une partie des visiteurs, surtout dans des conditions météorologiques peu favorables. Le journal associe aussi cette évolution à une critique du programme, accusé de recycler les mêmes figures, ce qui affaiblit l’attractivité des débats.

Au-delà du constat, l’intérêt est dans la question posée. Comment maintenir un espace de discussion culturelle quand les pratiques de consommation changent vite. Le reportage place implicitement le sujet sur une ligne de tension, entre la foule qui vient acheter ou voir, et le public plus rare qui vient écouter et débattre. Cette tension n’est pas seulement égyptienne. Elle est régionale. Elle touche le Liban aussi, où les festivals, salons et rencontres doivent composer avec la fatigue sociale, la baisse du pouvoir d’achat et des usages numériques qui fragmentent l’attention.

Le texte d’Al Arabi Al Jadid du 31 janvier 2026 n’attaque pas la culture. Il décrit plutôt un défi concret. Les lieux, les distances, le programme, et la répétition des noms peuvent rendre un rendez-vous moins vivant. Dans un contexte où les réseaux sociaux imposent un rythme rapide, la culture qui exige du temps, lecture, écoute, discussion, doit inventer une nouvelle manière de retenir. Cette question vaut aussi pour les scènes libanaises, surtout en période de crise, quand chaque déplacement et chaque dépense sont réfléchis.

Agenda au Sud, expositions et rencontres, la culture comme maintien de la vie locale

L’un des apports majeurs des pages culturelles est l’agenda précis d’initiatives au Sud. Al Bina’, publié le 31 janvier 2026, décrit un “mouvement culturel” dans le Sud du pays, présenté comme une manière de résister à la pression de la guerre et de l’occupation par la continuité de la vie. Le journal insiste sur la présence régulière d’expositions, de rencontres et de soirées intellectuelles, et il présente cette dynamique comme une mise en récit de la mémoire locale.

Le même numéro d’Al Bina’ du 31 janvier 2026 fournit des repères très concrets. Il annonce l’ouverture d’une exposition au lieu culturel “Beit al-Fann Zefta”, située à Zefta, le samedi 31 janvier 2026 à onze heures. Le journal précise que l’exposition réunit des œuvres de vingt-deux artistes du Sud, qui racontent des histoires de vie et mettent en scène le patrimoine et les racines de la région.

Toujours selon Al Bina’ du 31 janvier 2026, une seconde étape a lieu le même jour à seize heures dans le cadre d’une rencontre littéraire au “Nadi al-Chaqif” à Nabatieh, en coopération avec une plateforme culturelle locale. Le journal indique qu’une soirée est consacrée à une discussion autour du roman d’Ali Nasr, avec une entrée par la question du rapport entre héritage intellectuel et défis contemporains liés à l’intelligence artificielle.

Le même article d’Al Bina’ du 31 janvier 2026 mentionne aussi une activité prévue le 7 février 2026 à quinze heures, sous forme de séance de signature d’un ouvrage intitulé “L’art de la négociation et la résolution des conflits”, attribué à Mohammad Ibrahim Qansou et organisé par une structure d’écrivains libanais.

Cet agenda a une portée culturelle immédiate. Il donne des rendez-vous. Il donne des heures. Il donne des lieux. Mais il a aussi une portée sociale. Dans une période où le Sud est associé aux bombardements et à la reconstruction, annoncer une exposition et une rencontre littéraire revient à affirmer que la vie continue. Cela ne nie pas la crise. Cela la traverse. Cela donne aussi un espace de respiration aux habitants, surtout quand le retour et la réinstallation deviennent des enjeux politiques lourds.

Jeunes artistes et trajectoires, l’exemple d’un parcours médiatique

La culture, dans ce corpus, ne se limite pas aux événements. Elle passe aussi par des portraits. Al Bina’ du 31 janvier 2026 publie un entretien avec le chanteur et artiste libanais Chaalan Zein. Le journal insiste sur une image de sérieux et de patience, en expliquant que l’artiste évite la recherche d’une célébrité rapide et privilégie la qualité, la formation et des choix artistiques réfléchis. Il mentionne aussi une expérience dans une émission de découverte de voix, présentée comme une étape qui a donné de la visibilité sans être une fin en soi.

Ce type de portrait répond à un besoin culturel précis. Il offre un récit de construction, à rebours de l’instantané. Il valorise le travail. Il valorise la durée. Dans un pays en crise, où les carrières sont souvent interrompues, raconter un parcours artistique stable, même fragile, revient à proposer un modèle d’endurance. C’est aussi une manière de parler de la jeunesse sans se limiter aux rubriques de politique ou de sécurité.

Culture et territoires, une mémoire qui s’écrit dans les lieux

Le fil commun entre ces éléments est l’insistance sur les territoires. La culture apparaît comme un geste local. Elle s’implante dans une galerie à Zefta. Elle se rassemble dans un club à Nabatieh. Elle se projette dans une signature de livre annoncée à une date précise. Elle se nourrit aussi de figures de la diaspora, comme Vénus Khoury-Ghata, dont le décès est raconté depuis Paris mais renvoie à un imaginaire libanais persistant.

Dans Al Bina’ du 31 janvier 2026, le vocabulaire met l’accent sur la résistance par la culture et sur la mémoire. Dans Al Akhbar du 31 janvier 2026, le vocabulaire met l’accent sur l’héritage littéraire et la profondeur. Ces deux approches ne s’opposent pas. Elles se complètent. Elles dessinent une idée simple. Quand le quotidien est écrasé par le risque et la fatigue, la culture devient une manière de tenir un récit commun, même par fragments.

Le corpus montre aussi une autre réalité. Une partie importante de la production culturelle circule par le livre, la critique, le portrait, et l’événement. Elle dépend donc d’institutions, de lieux, de réseaux, et d’une économie minimale. L’agenda culturel au Sud, tel qu’il est publié, suppose des salles ouvertes, des équipes, une capacité d’accueil, et un public. Il suppose aussi un sentiment de sécurité suffisant pour se déplacer. La culture n’est donc pas hors du monde. Elle est un indicateur. Quand l’agenda se maintient, c’est souvent que la société cherche un équilibre, même fragile.

Enfin, les pages culturelles du 31 janvier 2026 suggèrent une question de méthode. Les événements gagnent en impact quand ils sont annoncés clairement, avec lieu, date et intention. Les portraits gagnent en crédibilité quand ils évitent la promotion et décrivent une discipline. Les livres gagnent en force quand ils déplacent le débat vers des preuves ou vers des objets du quotidien, comme l’archive ou la cuisine. Cette combinaison donne une image précise. La culture libanaise, même sous pression, continue de produire des cadres de sens, et de proposer une vie collective au-delà de l’urgence.

Sport: tournant pour la sélection, championnat de football relancé et bataille du « carré d’or » en basket

La nomination d’un nouveau sélectionneur pour l’équipe nationale de football concentre l’attention, car elle intervient avant un match qualifié de décisif. Dans Al Akhbar du 31 janvier 2026, la décision de la Lebanese Football Association de confier l’équipe du Liban au technicien algérien Majid Bouguerra est présentée comme un choix qui apaise le vestiaire et le public. Le journal décrit une réaction positive des joueurs, avec des messages transmis au directeur de la sélection Rachid Nassar, et une volonté affichée de se mobiliser pour l’objectif majeur, la qualification à la Coupe d’Asie 2027.

Le rendez-vous qui pèse sur tout le reste est daté. Dans Al Akhbar du 31 janvier 2026, la sélection libanaise doit affronter le Yémen le 31 mars 2026 à Doha, au stade du club Al Arabi, et un match nul suffit au Liban pour valider la qualification. Le journal insiste sur une difficulté immédiate, l’absence de fenêtre internationale favorable pour préparer un rassemblement complet. Il évoque plutôt des entraînements hebdomadaires et un regroupement tardif, juste avant le match.

Cette contrainte de calendrier explique le contenu de la négociation rapportée par Al Akhbar du 31 janvier 2026. Le quotidien écrit que l’accord prévoit une présence régulière du sélectionneur au Liban, afin de suivre le championnat, d’élargir ses choix et de mieux connaître les joueurs, même si le technicien a déjà observé plusieurs rencontres. Le journal souligne aussi qu’il suit le football local, notamment le match Nejmeh-Ansar terminé sur un score nul, ce qui lui donne une lecture de la forme des cadres.

Dans Al Arabi Al Jadid du 31 janvier 2026, la même nomination est décrite comme un changement de cap après une expérience européenne jugée peu concluante. Le journal présente Bouguerra comme un entraîneur attaché à la discipline, à l’organisation défensive et à la construction collective, et il souligne que la priorité est la préparation du match contre le Yémen, décrit comme une fenêtre qui déterminera la suite du projet. Al Arabi Al Jadid du 31 janvier 2026 rappelle aussi que la sélection libanaise a montré des signes encourageants chez les moins de 23 ans, ce qui nourrit l’idée d’un travail de progression à partir de jeunes profils.

Une sélection sous pression, mais une feuille de route qui se dessine

Les journaux convergent sur un point. Le nouveau staff arrive dans une période courte et sensible. Le résultat du 31 mars 2026 fixera l’horizon immédiat. Dans Al Akhbar du 31 janvier 2026, l’enjeu est décrit de manière simple. Une qualification donnerait du temps pour construire. Une défaite fermerait la porte de la phase finale en Arabie saoudite. Cette logique binaire alimente la pression, mais elle peut aussi clarifier les priorités. Le sélectionneur n’a pas besoin de dix objectifs. Il en a un seul, réussir le match clé.

Le choix d’un entraîneur qui connaît les compétitions de la zone est présenté comme un avantage. Al Arabi Al Jadid du 31 janvier 2026 insiste sur l’idée que Bouguerra comprend la nature des compétitions asiatiques et les exigences du jeu régional, et qu’il peut adapter l’équipe à une réalité pragmatique. Le journal replace même ce choix dans une tendance plus large, où des sélections misent sur des profils capables de mélanger discipline tactique et lecture du contexte.

Ce discours ne suffit pas à lui seul. Il faut aussi de la matière sportive. Les joueurs locaux doivent garder un rythme. Les expatriés doivent être disponibles. Les blessures doivent être gérées. Sur ces points, le corpus du 31 janvier 2026 met surtout l’accent sur le problème du temps de préparation. Il ne détaille pas encore les listes ou les choix de système. Cela renforce une impression. La gestion la plus urgente est organisationnelle. Il faut planifier les séances. Il faut convaincre les clubs. Il faut aussi articuler les efforts des joueurs locaux et des joueurs évoluant à l’étranger.

Championnat de football, l’Ansar frappe d’entrée et la lutte se durcit

Pendant que la sélection prépare son échéance, le championnat libanais continue et alimente le vivier. Dans Ad Diyar du 31 janvier 2026, l’ouverture de la deuxième phase retour du championnat est marquée par une victoire du leader Al Ansar FC face à Al Hikma SC, deux buts à zéro, dans une rencontre disputée au complexe Fouad Chehab à Jounieh. Le journal précise que les buts sont inscrits par deux joueurs arrivés de Nejmeh entre les phases aller et retour, Mehdi El Zein et Khalil Badr, aux minutes 26 et 86.

Ce détail est important. Il montre que le mercato interne pèse vite sur la hiérarchie. Il montre aussi que le championnat reste un espace où les transferts entre clubs majeurs peuvent modifier une dynamique en quelques semaines. Pour la sélection, c’est aussi une information utile. Quand des joueurs qui étaient titulaires dans un grand club changent d’équipe et marquent immédiatement, cela indique une capacité d’adaptation et un bon niveau de confiance, deux facteurs précieux avant un match international à enjeu.

Ad Diyar du 31 janvier 2026 élargit aussi la focale aux divisions inférieures. Le journal cite la deuxième division, avec une victoire d’Ikhaa Ahli Aley contre Chabab Ghaziyeh, un but à zéro, ainsi qu’une rencontre au stade d’Al Ahed où Al Resala Tyre bat Sporting quatre buts à deux. Ces résultats rappellent que l’activité ne se limite pas à l’élite. Elle façonne aussi des profils et des parcours.

Arbitrage et professionnalisation, le talon d’Achille du football local

La question de la qualité du championnat n’est pas seulement une affaire de talents. Elle dépend aussi de l’arbitrage, du rythme et de la cohérence des règles. Ad Diyar du 31 janvier 2026 consacre un texte à ce sujet, en posant une question directe sur la capacité des arbitres libanais à suivre l’évolution du football moderne. Le journal décrit l’arbitre comme un acteur central du jeu, et il insiste sur le rôle des nouvelles technologies et sur l’accélération des règles et des interprétations. Il souligne que le Liban dispose de ressources humaines, mais qu’elles doivent être mises dans un cadre adapté pour progresser.

Ce débat est moins spectaculaire que le recrutement d’un sélectionneur. Pourtant, il est structurant. Un championnat avec un arbitrage contesté produit deux effets négatifs. D’abord, il fragilise la confiance des joueurs. Ensuite, il réduit la valeur des repères tactiques. Une équipe nationale qui sélectionne sur la base d’un championnat instable doit ensuite corriger en rassemblement des habitudes prises en club. Cela coûte du temps. Or, Al Akhbar du 31 janvier 2026 explique précisément que le temps manque avant le match du 31 mars 2026. L’arbitrage, la discipline et la fluidité du championnat deviennent donc des facteurs indirects, mais réels, de performance internationale.

Basket, une phase charnière et une lutte intense pour le « carré d’or »

Le basket libanais occupe une place forte dans les pages sport, avec une compétition qui entre dans une phase de sélection. Dans Al Akhbar du 31 janvier 2026, le journal annonce le lancement de la 17e journée du championnat par une rencontre entre Sagesse SC et Tadamon Hrajel à 18 h, heure de Beyrouth. Le quotidien ajoute que Riyadi Club Beirut joue le lendemain contre Antranik Beirut à 16 h 20, tout en soulignant que l’attention se porte surtout sur la concurrence serrée entre les clubs qui visent les places menant au carré d’or.

Le même article d’Al Akhbar du 31 janvier 2026 met en avant un problème ancien, le poids des étrangers dans les performances, et la place réduite laissée au joueur libanais. Le journal écrit que les clubs s’appuient principalement sur leurs joueurs étrangers, tandis que le rôle du joueur local recule. Dans une lecture sportive, cela modifie la nature du championnat. Les résultats restent attractifs. Le niveau d’intensité augmente. Mais la production de talents nationaux peut s’en trouver freinée si les minutes sont captées par des renforts extérieurs.

Cette question se relie à une autre information rapportée par Al Akhbar du 31 janvier 2026. Le quotidien mentionne une stratégie du Central Club qui vise clairement une place durable parmi les meilleurs, avec une volonté de planifier sur la durée. Le journal cite le renouvellement du contrat du joueur Jihad El Khatib pour deux saisons supplémentaires. Il ajoute que l’investissement pourrait s’intensifier si le format du championnat maintient l’usage de trois étrangers sur le parquet, une règle présentée comme un levier de compétitivité, déjà utilisé par Beirut lors de saisons passées.

Derrière cette logique sportive, il y a une logique économique. Une équipe qui veut le carré d’or doit construire un effectif. Elle doit aussi trouver des ressources. Quand la règle autorise plusieurs étrangers, le coût augmente souvent. Le niveau augmente aussi. Mais le club doit équilibrer son budget. Il doit vendre des billets. Il doit séduire des sponsors. Dans un pays en crise, chaque choix de recrutement devient un pari. Un pari sportif, mais aussi un pari de survie.

Le sport libanais entre ambition et fragilité de l’infrastructure

Les mêmes pages de presse rappellent que la question des infrastructures reste un frein. Dans Al Arabi Al Jadid du 31 janvier 2026, le journal évoque le niveau de la sélection et le besoin de reconstruire et d’élever le niveau, en soulignant que le championnat local souffre depuis des années d’un manque d’infrastructures et de stades répondant aux exigences. Ce constat explique en partie le recours fréquent à des matchs joués à l’extérieur, et il renforce le sentiment que le projet sportif national ne peut pas être séparé du projet d’équipements, de formation et de gouvernance.

Le football et le basket n’ont pas les mêmes besoins, mais ils partagent une dépendance aux salles et aux terrains. Ils partagent aussi une dépendance à la sécurité, aux déplacements et à la capacité d’organiser des compétitions sans interruptions. Or, le contexte libanais rend ces conditions fragiles. C’est l’un des arrière-plans du discours sur la discipline et l’organisation, attribué au nouveau sélectionneur dans Al Arabi Al Jadid du 31 janvier 2026. Quand l’environnement est instable, les équipes qui progressent sont souvent celles qui maximisent l’ordre et la routine.

L’Europe en miroir, un repère médiatique plus qu’un sujet libanais

Les journaux consacrent aussi de la place aux compétitions européennes, car elles structurent l’agenda des lecteurs sportifs. Ad Diyar du 31 janvier 2026 publie un contenu sur les affiches marquantes du tour de barrage de la Ligue des champions, tandis qu’Al Akhbar du 31 janvier 2026 détaille le calendrier du barrage de la Ligue Europa et évoque aussi des appels au boycott liés à la Coupe du monde 2026. Ces sujets ne sont pas libanais, mais ils jouent un rôle de miroir. Ils fixent des standards de professionnalisation, d’arbitrage, de rythme et de gouvernance. Ils alimentent aussi des comparaisons parfois dures, quand le public libanais regarde le contraste entre une organisation stable et des compétitions locales sous contrainte.

Dans cette revue de presse, l’intérêt principal reste donc local. Les pages européennes servent surtout de fond. Le cœur de l’actualité sportive libanaise, le 31 janvier 2026, tient en trois mots. Échéance, championnat, structure. L’échéance, c’est le 31 mars 2026 contre le Yémen, avec un match nul suffisant et une préparation difficile, comme le rapporte Al Akhbar du 31 janvier 2026. Le championnat, c’est l’Ansar qui gagne et confirme son statut, la bataille du classement, et les débats sur l’arbitrage, comme le raconte Ad Diyar du 31 janvier 2026. La structure, c’est le basket qui entre dans une phase de sélection vers le carré d’or, avec des matchs annoncés et des stratégies de clubs, mais aussi un débat sur la place du joueur libanais face au poids des étrangers, comme l’écrit Al Akhbar du 31 janvier 2026.

Technologie: accélération numérique, réforme des télécoms et gestion politique de l’intelligence artificielle

Le dossier technologique est tiré par une idée dominante, celle d’un État qui cherche à reprendre la main sur des infrastructures clés, tout en affichant une ambition de modernisation plus large. Les textes publiés le 31 janvier 2026 mettent en avant trois axes. Le premier est la numérisation des services et des projets de modernisation appuyés par des partenaires internationaux. Le second est la réforme des télécommunications, présentée comme une condition de relance économique et de crédibilité. Le troisième est l’entrée de l’intelligence artificielle dans le vocabulaire gouvernemental, à travers un portefeuille ministériel et des débats qui dépassent déjà la simple innovation.

Banque mondiale et “accélération numérique”, la technologie comme levier de relance

La technologie apparaît d’abord comme un dossier de financement et de mise en œuvre. Dans Al Sharq, publié le 31 janvier 2026, le ministre des Finances Yassine Jaber tient une réunion de coordination avec le directeur du bureau de Beyrouth de la World Bank, Arniek Armas, et une équipe d’experts. Le quotidien indique que la réunion porte sur plusieurs projets en cours, avec un focus sur un projet lié à la reconstruction identifié comme LEAP, et sur l’entrée en vigueur de projets approuvés. Al Sharq précise que le conseil d’administration de la World Bank approuve deux projets, l’un lié à l’accélération numérique, l’autre lié à la protection sociale.

L’intérêt de cette mention est concret. L’accélération numérique n’est pas présentée comme une promesse vague. Elle apparaît comme une ligne de projet, assortie d’une procédure d’approbation. Cela donne une lecture pragmatique. Le numérique est traité comme un chantier d’État, qui doit passer par des étapes techniques, des validations, des calendriers et des exigences de conformité. Le fait que le projet soit cité au même niveau qu’un projet de protection sociale suggère aussi une articulation. La numérisation vise, entre autres, à rendre des services plus efficaces, plus traçables, et potentiellement moins coûteux, ce qui est central dans un pays où les systèmes d’aide et de transferts sont contestés pour leur opacité.

Ad Diyar, publié le 31 janvier 2026, reprend l’idée d’un projet d’accélération numérique et d’un projet de protection sociale approuvés, en les insérant dans une séquence plus large, où l’État cherche à donner des signaux de réforme et à attirer un soutien plus stable. Le journal laisse entendre que ces projets sont aussi un test de capacité administrative, car ils demandent des livrables, des indicateurs et un suivi rigoureux.

Cette lecture met en lumière une réalité souvent sous-estimée. Au Liban, la modernisation technologique ne dépend pas seulement de logiciels ou de compétences. Elle dépend d’abord de la gouvernance. Un projet numérique peut échouer si les données sont fragmentées, si les registres ne sont pas fiables, si les administrations ne coopèrent pas, ou si la maintenance n’est pas financée. À l’inverse, un projet modeste peut transformer un service si l’État fixe des standards, consolide les données, et garantit l’accès. Les journaux, à travers la référence explicite à la World Bank, placent donc le numérique dans une logique de méthode, plus que de discours.

Télécommunications, réforme du secteur et diplomatie économique

Le deuxième pilier technologique est celui des télécommunications. Ad Diyar, publié le 31 janvier 2026, mentionne une rencontre du ministre des Télécommunications avec l’ambassadeur des États-Unis et des conseillers économiques, autour des réformes du secteur, du développement des infrastructures et d’une ambition affichée de positionner le Liban comme un centre régional des technologies et de l’information.

Ce type de passage compte, car il relie un dossier technique à une diplomatie économique. Les télécommunications ne sont pas traitées comme un simple service. Elles deviennent un argument de repositionnement. Dans cette optique, la réforme vise à améliorer la qualité, à réduire les zones grises et à créer un environnement crédible pour l’investissement. L’objectif de “centre régional” est ambitieux. Il suppose une connectivité fiable, une énergie plus stable, des règles claires, une concurrence encadrée, et une protection des données. Or, la presse rappelle indirectement que le Liban part d’un terrain fragilisé, où la confiance est limitée et où l’infrastructure a souffert.

Ce cadrage indique aussi une priorité politique. En 2026, l’État libanais cherche des secteurs capables de produire un effet multiplicateur. Les télécommunications font partie de ces secteurs, car ils irriguent l’éducation, la santé, le commerce, les services financiers, et l’activité des petites entreprises. Sans réseau fiable, les gains promis par la numérisation restent théoriques. Les télécoms deviennent donc la colonne vertébrale de toute stratégie numérique.

Touch et la question de la transparence, un secteur sous surveillance

Les acteurs du secteur tentent, eux aussi, de construire un discours de confiance. Dans Al Sharq, publié le 31 janvier 2026, l’entreprise Touch organise une rencontre avec des médias, sous la direction de son directeur général Karim Slim Salam et de responsables, dans le cadre de réunions périodiques destinées à renforcer la transparence et à informer le public sur les évolutions du secteur. Le journal précise que 2025 est présentée comme une année de défis, notamment sur le plan économique.

Ce type d’initiative a une valeur particulière au Liban. La transparence est devenue un mot chargé, car elle renvoie à des années de méfiance envers les institutions et envers la gestion des ressources. Quand une entreprise de téléphonie insiste sur des réunions périodiques avec les médias, elle ne cherche pas seulement à communiquer. Elle cherche aussi à prévenir les accusations, à cadrer les attentes, et à donner une image de continuité.

Dans un pays où les coûts des services et la qualité du réseau sont souvent critiqués, la transparence devient presque un service en soi. Le public veut comprendre ce qui change, ce qui bloque, et ce qui est planifié. Le secteur, lui, veut montrer qu’il existe des contraintes, mais aussi des améliorations possibles. Le fait que ces rencontres soient présentées comme régulières est donc un signal. Il suggère une tentative de normalisation dans une économie où l’exception est devenue la règle.

Intelligence artificielle, entrée dans l’agenda gouvernemental et bataille de crédibilité

Le troisième axe, plus politique, touche à l’intelligence artificielle. Le sujet apparaît moins par des annonces techniques que par un fait institutionnel, l’existence d’un ministre d’État chargé de la technologie et de l’intelligence artificielle. Dans Al Akhbar, publié le 31 janvier 2026, un épisode de Conseil des ministres illustre comment ce portefeuille s’insère dans des débats concrets. Le journal rapporte une controverse autour de nominations de contrôleurs sanitaires au ministère de la Santé, avec une opposition exprimée au nom de l’économie budgétaire et une réponse mettant en avant la sécurité alimentaire. Le même passage cite le ministre d’État chargé de la technologie et de l’intelligence artificielle, Kamal Shehade, comme l’une des voix exprimant une réserve sur ces nominations.

Même si l’affaire n’est pas “technologique” au sens strict, elle éclaire la place politique du portefeuille. Le ministre de la technologie n’est pas cantonné à des discours d’innovation. Il participe à des arbitrages de gouvernance et de dépenses. Cela révèle une difficulté. La technologie, en 2026, est souvent attendue comme une solution miracle, capable de réduire les coûts, de limiter la corruption et d’améliorer les services. Mais ces effets exigent des choix budgétaires, des ressources humaines et des systèmes de contrôle. Or, le débat sur des contrôleurs sanitaires montre que la rationalité budgétaire peut entrer en tension avec le besoin d’inspection et de service public. Dans ce type de scène, la technologie est appelée à “optimiser”, mais elle ne peut pas remplacer une politique publique cohérente.

Cette contradiction traverse beaucoup de projets de numérisation. On attend des plateformes et des outils qu’ils réduisent les coûts. Pourtant, les outils demandent des équipes, des audits, de la maintenance et une cybersécurité solide. Un État qui investit peu risque de lancer des systèmes fragiles, qui deviennent ensuite de nouvelles sources de litige. Les journaux, en exposant les frictions internes, montrent que la modernisation n’est pas un slogan consensuel. Elle se heurte à des arbitrages, et donc à des conflits.

Protection sociale et numérisation, un choix qui engage la confiance

Le lien entre projet numérique et protection sociale, tel qu’il est décrit dans Al Sharq du 31 janvier 2026, ouvre aussi un chantier sensible. Numériser un dispositif social peut améliorer le ciblage et réduire les doublons. Cela peut aussi accélérer les versements et rendre les procédures plus équitables. Mais cela suppose des données fiables, des identifiants cohérents, et une capacité à protéger la vie privée. Dans un contexte de méfiance, la numérisation peut être perçue de deux manières opposées. Soit comme une garantie, parce qu’elle laisse des traces. Soit comme un risque, si le public craint l’usage politique des données.

Les références aux projets approuvés par la World Bank, dans Al Sharq et Ad Diyar du 31 janvier 2026, suggèrent que l’approche prévue cherche à rassurer par un cadre de suivi. Un bailleur international impose souvent des procédures de transparence et de reporting. Cela peut aider à convaincre une partie de l’opinion que le projet aura des garde-fous. Cependant, la confiance ne se décrète pas. Elle se construit par des résultats visibles, par une continuité, et par une capacité à corriger les erreurs.

Données, compétences et formation, la technologie comme politique de capital humain

La modernisation technologique ne tient pas sans compétences. Le sujet affleure dans Al Liwa’, publié le 31 janvier 2026, à travers un échange autour de la collecte de données, de la gouvernance et de l’apprentissage des adultes, avec une référence à l’Institut international pour l’apprentissage tout au long de la vie. Le journal insiste sur la nécessité de systèmes de suivi plus stables et d’une approche fondée sur des données pour orienter les politiques publiques.

Même si cet article relève aussi de la rubrique Société, il éclaire un point technologique central. Le numérique n’est pas seulement une affaire d’infrastructure. C’est une affaire de capital humain. Former des adultes, suivre des compétences, construire des indicateurs, tout cela devient indispensable pour faire vivre des projets numériques. Sans compétences, la numérisation se réduit à un achat. Avec des compétences, elle devient un changement de culture administrative.

Ce lien est crucial au Liban, car la crise a accéléré l’exode de profils qualifiés. Elle a aussi fragilisé les institutions de formation. Dans ce contexte, toute stratégie de “centre régional” évoquée par Ad Diyar du 31 janvier 2026 suppose de retenir des talents, de requalifier des travailleurs et de créer des trajectoires professionnelles stables.

Le numérique comme test de l’État, entre promesse de contrôle et risque de fragilité

Au total, les éléments du 31 janvier 2026 décrivent une technologie qui n’est pas hors du politique. Elle est au contraire un test de l’État. D’un côté, le gouvernement met en avant des projets, dont l’accélération numérique et la protection sociale, adossés à une logique de bailleur et de méthode, comme le rapportent Al Sharq et Ad Diyar.

De l’autre, les télécommunications restent une priorité immédiate, traitée à la fois comme infrastructure, comme réforme et comme objet de diplomatie économique, selon Ad Diyar.

Enfin, la présence d’un portefeuille lié à l’intelligence artificielle rappelle que le sujet est déjà entré dans la mécanique gouvernementale, non pas seulement comme innovation, mais comme prisme de gouvernance et de dépenses, à travers les frictions décrites par Al Akhbar.

Ce tableau suggère une conclusion factuelle, sans la formuler comme telle. Le Liban, début 2026, semble chercher une modernisation technologique qui serve trois objectifs concrets. Mieux financer et mieux exécuter, via des projets structurés. Mieux connecter et mieux gérer, via une réforme des télécoms et une communication sur la transparence. Mieux encadrer le futur, via une entrée de l’intelligence artificielle dans les arbitrages politiques. La réussite de cette trajectoire dépendra moins d’annonces que de la capacité à livrer des étapes visibles, à protéger les données, à maintenir des infrastructures, et à investir dans les compétences.

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