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Séisme de magnitude 3,5 enregistré au large du Liban-Nord le 18 janvier 2026

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Un séisme de magnitude 3,5 sur l’échelle locale a été détecté le 18 janvier 2026 à 11h01 UTC, soit 12h01 heure locale au Liban, dans la région désignée comme la mer Méditerranée orientale, près du Liban-Nord. L’épicentre a été localisé à proximité de la côte, dans une zone montagneuse au sud de Tripoli, près d’El Bahara, avec une profondeur estimée à 5 kilomètres. Les données initiales émanent de l’Observatoire de Kandilli et de l’Institut de recherche sur les tremblements de terre en Turquie, indiquant un événement automatique sujet à confirmation ultérieure. Ce séisme s’inscrit dans une activité tectonique régulière le long de la faille du Levant, qui traverse le pays du sud au nord.

Les paramètres techniques de l’événement

La magnitude locale de 3,5 ML correspond à une énergie libérée modérée, classée comme un séisme mineur selon les échelles internationales. La profondeur shallow de 5 kilomètres implique une propagation des ondes sismiques à travers les couches superficielles, augmentant la portée potentielle des vibrations. L’heure exacte enregistrée est 11:01:41 UTC, avec une localisation précise dans la partie orientale de la mer Méditerranée, bien que les coordonnées indiquent un point à l’intérieur des terres libanaises, soulignant les ajustements possibles lors des révisions. Les systèmes automatisés ont émis des alertes en temps réel, marquant l’événement comme non confirmé initialement, avec un potentiel d’erreurs dans les estimations préliminaires de magnitude et de profondeur.

Le Centre sismologique euro-méditerranéen a enregistré l’événement comme potentiellement ressenti, avec une détection automatique basée sur des réseaux de capteurs régionaux. Les données sismographiques montrent que l’onde primaire a traversé des formations calcaires typiques de la région, favorisant une amplification locale des secousses. Aucune réplique n’a été détectée dans les heures immédiates suivant l’événement, selon les relevés initiaux.

La configuration tectonique du Liban

Le Liban est positionné sur la faille du Levant, une structure transformante qui sépare la plaque arabe de la plaque anatolienne, avec des influences de la plaque africaine au sud. Cette faille, également connue sous le nom de faille de la mer Morte, s’étend sur plus de 1000 kilomètres, du golfe d’Aqaba en Jordanie jusqu’à la Turquie, en passant par la vallée de la Békaa au Liban. Les mouvements latéraux le long de cette faille génèrent une activité sismique fréquente, avec une accumulation d’énergie due à des taux de déplacement annuels estimés à 4-5 millimètres.

La branche de Yammouneh, une section clé de la faille au Liban-Nord, est particulièrement active dans cette zone, où les roches sédimentaires et volcaniques amplifient les ondes. Des études géologiques indiquent que cette configuration tectonique est responsable de séismes historiques, avec des intervalles de récurrence pour les événements majeurs variant de 300 à 1000 ans. Le séisme du 18 janvier 2026 se situe dans une segment où l’énergie sismique est libérée par des événements mineurs, contribuant à une réduction progressive des tensions accumulées.

L’activité sismique récente dans la région

En 2026, le Liban a enregistré plusieurs séismes de magnitude supérieure à 2, incluant un événement de 4,1 le 10 janvier au large de la côte, à une profondeur de 10 kilomètres. Cet événement, localisé à environ 60 kilomètres de Beyrouth, a été suivi d’une série de micro-secousses dans les jours suivants. Plus tôt, le 12 janvier, un séisme de magnitude 2,0 a été détecté près de Nabatiyé, à 254 kilomètres de l’épicentre du 18 janvier. Le 17 janvier, un autre événement de magnitude 2,2 a touché des zones adjacentes au Liban.

Sur l’année 2025, le Liban a connu deux séismes de magnitude 4,0 ou supérieure, treize entre 3,0 et 4,0, et plus de cent entre 2,0 et 3,0, selon les archives sismologiques. Ces chiffres reflètent une augmentation légère par rapport aux années précédentes, attribuée à la dynamique régionale des plaques tectoniques. Le séisme du 18 janvier s’ajoute à cette série, avec une magnitude alignée sur la moyenne des événements mineurs, qui se produisent environ 20 à 30 fois par an au-dessus de 3,0.

Historiquement, la région a subi des séismes plus intenses, comme celui de magnitude 7,0 en 551 après J.-C., qui a généré un tsunami le long de la côte phénicienne. En 1956, un événement de magnitude 5,5 a affecté le sud du Liban, endommageant des structures à Chhim. Le tremblement de terre de magnitude 7,8 en février 2023 en Turquie et Syrie a été enregistré au Liban, avec des intensités locales atteignant IV sur l’échelle de Mercalli.

Les infrastructures et la surveillance sismique

Le Centre national de géophysique, affilié à l’Université américaine de Beyrouth, maintient un réseau de sismographes couvrant le territoire libanais, qui a capté les données du séisme du 18 janvier. Ce réseau, renforcé depuis 2023, inclut des stations en temps réel connectées à des bases de données internationales comme celles de l’USGS et de l’EMSC. Les normes antisismiques libanaises, adoptées en 1992 et révisées en 2012, s’alignent sur les codes Eurocode 8, exigeant des renforcements pour les bâtiments dans les zones à risque élevé comme le Liban-Nord et la Békaa.

Un rapport récent estime que 16 000 bâtiments au Liban présentent un risque d’effondrement en cas de séisme majeur, hors ceux impactés par l’explosion du port de Beyrouth en 2020. Dans la Békaa nord, où l’événement du 18 janvier a été détecté, les infrastructures agricoles et routières sont soumises à des inspections régulières par le ministère des Travaux publics et des Transports. Le gouvernement a alloué des fonds pour la mise à niveau de 50 millions de dollars en 2025, ciblant les ponts et les écoles dans les régions montagneuses.

Le cadre institutionnel de gestion des risques

Le gouvernement libanais, formé le 8 février 2025 sous la direction du Premier ministre Nawaf Salam, intègre un comité dédié aux catastrophes naturelles au sein du Conseil des ministres. Ce cabinet de 24 membres priorise les réformes financières et la résilience infrastructurelle, avec des ministres comme Ghassan Salamé à la Culture et d’autres figures expérimentées dans des portefeuilles clés. Le ministère des Travaux publics supervise les protocoles post-sismiques, incluant des évaluations automatisées des structures critiques.

En juillet 2025, un exercice national de simulation sismique a impliqué 10 000 participants à Beyrouth et dans la Békaa, testant les chaînes de commandement et les systèmes d’alerte. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international soutiennent ces efforts via des prêts conditionnels, avec un rapport d’octobre 2025 recommandant 2% du PIB pour la préparation sismique. Le budget 2025, soumis le 29 juillet, inclut des allocations pour l’extension du réseau sismographique à 50 stations supplémentaires.

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Newsdesk Libnanews
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