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Sud-Liban: un troisième soldat israélien tué, l’armée s’enfonce davantage

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L’armée israélienne a annoncé jeudi la mort d’un soldat au combat dans le sud du Liban, alors que les affrontements avec le Hezbollah gagnent en intensité à mesure que les troupes israéliennes avancent vers la zone du Litani. Le militaire tué a été identifié comme le sergent-chef Ori Greenberg, 21 ans, de Petah Tikva, membre d’une unité de reconnaissance de la brigade Golani. Sa mort marque la troisième perte militaire israélienne officiellement reconnue au Liban depuis le début de cette nouvelle phase de guerre, ouverte le 2 mars.  

Selon les informations diffusées jeudi par les médias israéliens et confirmées par l’armée, Ori Greenberg a été tué au cours d’un affrontement nocturne dans le sud du Liban, au moment où Tsahal poursuivait sa progression depuis Taybeh vers Qantara et Deir al-Seryan, deux localités situées plus au nord, en direction du Litani. Cette avancée s’inscrit dans l’objectif affiché par le gouvernement israélien de créer une bande de sécurité élargie au sud du Liban. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a d’ailleurs affirmé que l’armée avait déjà créé une « véritable zone de sécurité » et qu’elle cherchait désormais à l’étendre davantage.  

La mort de ce soldat intervient dans une séquence où les pertes israéliennes, encore limitées en nombre par rapport à l’ampleur des opérations, deviennent politiquement plus sensibles. Les deux premiers militaires tués dans cette campagne l’avaient été le 8 mars. Il s’agissait du sergent-chef Maher Khatar, 38 ans, originaire de Majdal Shams, et du sergent Or Demry, 20 ans, de Liman, tous deux membres des unités du génie au sein de la 91e division. Leur mort avait marqué les premières pertes reconnues par Israël sur le front libanais depuis la reprise des hostilités à grande échelle. Avec Ori Greenberg, le total des soldats israéliens tués au Liban depuis le 2 mars s’élève désormais à trois.  

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Au-delà de ce bilan mortel, l’armée israélienne a également signalé plusieurs blessés dans ses rangs. Jeudi, un soldat a été grièvement blessé par des tirs de roquettes dans le sud du Liban, tandis qu’un autre l’a été par un obus de mortier. Plus tôt, un officier avait déjà été légèrement blessé dans les combats. Ces éléments confirment que, même si Israël conserve une supériorité aérienne et de feu écrasante, les opérations terrestres au sud du Liban exposent désormais davantage ses troupes aux tirs directs, aux embuscades et aux frappes de saturation menées par le Hezbollah.  

Le Hezbollah affirme de son côté avoir mené plus de 80 attaques mercredi, soit selon lui le plus fort total quotidien depuis le début de la guerre en cours. Le mouvement chiite a revendiqué des opérations contre des troupes israéliennes à Taybeh, Qantara, Deir al-Seryan, mais aussi à Mays al-Jabal, Qawzah, Debl, Khiam, Alma al-Shaab et Maroun al-Ras. Il a aussi annoncé avoir lancé des roquettes vers le centre d’Israël jeudi matin. Des médias israéliens ont rapporté que six roquettes tirées depuis le Liban vers des zones centrales avaient été interceptées.  

Pour Israël, le fait que les pertes restent faibles ne réduit pas la portée symbolique de ces annonces. Depuis plusieurs jours, le pouvoir politique insiste sur l’idée d’une campagne maîtrisée, destinée à repousser le Hezbollah au nord du Litani et à sécuriser durablement la frontière. Mais chaque mort militaire vient rappeler que la progression au sol ne se résume pas à une démonstration de force sans coût humain. Dans l’opinion israélienne, la question des pertes reste étroitement surveillée, surtout lorsqu’elle touche des unités combattantes engagées dans une guerre dont l’issue territoriale et politique demeure incertaine.  

L’autre élément qui ressort de la journée est le décalage entre le bilan israélien et la violence générale du front. Les pertes militaires reconnues par Israël sont, pour l’heure, peu nombreuses au regard de l’intensité des frappes aériennes, des destructions au Liban et du volume des échanges. Mais l’augmentation du nombre de blessés et la mort d’un troisième soldat indiquent que le terrain devient plus dangereux à mesure que l’armée s’éloigne de la bande frontalière immédiate. C’est précisément dans cette profondeur nouvelle, entre Taybeh, Qantara et Deir al-Seryan, que les risques d’accrochages directs semblent se multiplier.  

En parallèle, l’armée israélienne poursuit ses frappes sur le sud du Liban et sur la banlieue sud de Beyrouth, tandis que l’opération terrestre s’inscrit dans une stratégie plus large de contrôle d’une bande allant jusqu’au Litani. Reuters rapportait déjà le 22 mars qu’Israël avait ordonné la destruction de ponts et de maisons dans cette zone, avec l’objectif affiché d’empêcher les mouvements du Hezbollah et de préparer une zone tampon durable. Cette stratégie explique aussi pourquoi les combats terrestres deviennent plus fréquents et pourquoi les pertes israéliennes, jusque-là limitées, pourraient devenir un indicateur de plus en plus suivi dans les prochains jours.  

La mort d’Ori Greenberg ne modifie pas à elle seule l’équilibre militaire du front. Elle rappelle en revanche que la guerre menée par Israël dans le sud du Liban n’est plus seulement une campagne d’attrition à distance. Elle comporte désormais un coût direct pour les unités engagées au sol, au moment où le Hezbollah cherche précisément à montrer qu’il peut encore infliger des pertes à une armée qui avance sous couverture aérienne mais s’expose de plus en plus en terrain libanais.  

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Newsdesk Libnanews
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