Actualites et analyses sur sud du Liban
Liban-Sud : vague de frappes israéliennes meurtrières
Une nouvelle escalade frappe le Liban-Sud jeudi 27 août. Israël a bombardé Arab Salim, Nabatiyeh al-Fawqa, Kfar Roummane et les hauteurs d’Ali al-Taher. Une jeune femme a été tuée et plusieurs personnes blessées à Arab Salim. Israël présente ces raids comme une riposte au lancement de deux drones explosifs attribués au Hezbollah contre ses soldats. Ces forces israéliennes sont toutefois déployées à Ali al-Taher, à l’intérieur du territoire libanais, dont Beyrouth réclame le retrait.
Israël multiplie les dynamitages au sud du Liban
Les forces israéliennes ont multiplié le 25 août les dynamitages, démolitions, tirs d’artillerie et mouvements militaires dans plusieurs localités du sud du Liban. Haris, Ainata, Zawtar al-Sharqiya, Mais al-Jabal, Markaba et Mansouri figurent parmi les secteurs concernés. Cette nouvelle journée de tension précède l’arrivée à Beyrouth d’une importante délégation économique des Émirats arabes unis, conduite par le ministre du Commerce extérieur Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, pour deux jours de rencontres consacrées à la coopération et aux investissements.
Berri lie le déploiement de l’armée au retrait israélien
Nabih Berri affirme pouvoir garantir le déploiement immédiat de l’armée libanaise au sud du Litani si Israël cesse ses opérations et se retire jusqu’à la frontière internationale. Le président de la Chambre ajoute que l’armée serait alors la seule force chargée de la sécurité et la seule à posséder des armes dans cette zone. Adressée à une délégation américaine, cette proposition place Washington devant une équation précise : obtenir le retrait israélien en contrepartie d’un monopole militaire de l’État libanais dans le Sud.
Joseph Aoun à Rome : l’Italie, partenaire clé du Liban
La visite de Joseph Aoun à Rome intervient alors que l’Italie occupe une position particulière dans le dossier libanais. Présente au sein de la Finul, partenaire ancien de l’armée et désormais pays d’accueil de discussions libano-israéliennes, elle combine présence sur le terrain et capacité diplomatique européenne. Beyrouth ne cherche pas à remplacer le canal américain par Rome, mais à disposer d’un second point d’appui occidental pour accompagner les arrangements sécuritaires et préparer leur lendemain politique et économique.
Ali al-Taher, la colline qui pourrait faire basculer le sud du Liban
Ali al-Taher concentre désormais une partie des tensions militaires et diplomatiques dans le sud du Liban. Située sur un axe de progression israélien allant du secteur de Taybeh et Deir Siryan vers Zawtar et les environs de Nabatiyé, la colline est défendue par le Hezbollah, qui refuse d’y renoncer. Mais sa valeur dépasse le terrain : une éventuelle prise israélienne pourrait créer un nouveau fait accompli et transformer la position en élément de négociation.
Revue de presse : le sud du Liban entre la bataille d’Ali al-Taher et...
Ali al-Taher cristallise les tensions au sud du Liban entre menace militaire israélienne, détermination du Hezbollah et efforts diplomatiques. Alors que Washington tente de préserver les négociations de Rome, Joseph Aoun mobilise ses partenaires internationaux et la FINUL alerte sur une situation sécuritaire toujours plus fragile sur le terrain frontalier.
Joseph Aoun défend le maintien de la Finul au Liban
Le président Joseph Aoun a défendu lundi 17 août 2026 la prolongation du mandat de la Finul dans le sud du Liban, qui doit expirer le 31 décembre. Recevant une initiative parlementaire et une pétition en faveur de la force internationale, il a présenté son renouvellement comme le premier choix de Beyrouth. En cas d’échec, le chef de l’État souhaite qu’une nouvelle formule juridique permette de conserver des forces internationales aux côtés de l’armée libanaise. Sa déclaration intervient alors que les tirs israéliens ont repris dans le Sud et que la situation sécuritaire reste fragile.
Liban : Salam réclame un calendrier de retrait israélien
Le premier ministre libanais Nawaf Salam a reçu vendredi 14 août 2026 l’ambassadeur américain Michel Issa, le général Joseph Clearfield et une délégation militaire. Au centre de la réunion : le volet militaire du cadre de négociation et la situation dans le sud du Liban. Beyrouth a formulé trois demandes précises : l’arrêt des opérations israéliennes de destruction, l’élargissement des zones pilotes et l’établissement d’un calendrier clair pour le retrait israélien des territoires libanais. Aucun accord sur ces trois points n’a encore été annoncé.
Retrait israélien : Rome échoue, Beyrouth durcit
La septième ronde de négociations entre le Liban et Israël s’est achevée à Rome sans le nouveau retrait israélien espéré par Beyrouth. Alors que les garanties demandées au Liban sur le désarmement et sa vérification internationale se précisent, Israël n’a accepté ni Bint Jbeil ni Khiam comme prochaine zone pilote. À l’approche de la huitième ronde, Joseph Aoun et Nawaf Salam doivent aussi composer avec la fragilité politique des négociateurs et la controverse entourant Antoun Sehnaoui et Nada Hamadé Mouawad.
Liban : Salam exige le retrait israélien total
Le Premier ministre Nawaf Salam a réaffirmé à Zawtar al-Gharbiyeh que le Liban poursuivrait ses efforts diplomatiques afin d’obtenir un retrait israélien complet. La visite intervient alors que l’armée libanaise commence à se déployer dans plusieurs zones pilotes prévues par un accord négocié sous médiation américaine. Le dispositif doit permettre à l’État de reprendre le contrôle du Sud, mais des tirs israéliens et le refus du Hezbollah de déposer les armes fragilisent déjà sa mise en œuvre.
Visite d’Aoun aux États-Unis : cap d’État
Joseph Aoun aborde sa prochaine visite aux États-Unis dans une séquence marquée par l’attentat de Damas, les attaques israéliennes au Sud et les débats sur l’accord-cadre. Le président libanais veut obtenir une pression américaine plus nette sur Israël, tout en affirmant que l’État doit reprendre le monopole de la décision sécuritaire. À Baabda, il a aussi relié la stabilité politique aux réformes financières, notamment la réorganisation des banques et le traitement de la brèche financière.
Accord-cadre : Joumblatt durcit le ton
Walid Joumblatt a vivement critiqué l’accord-cadre signé entre le Liban et Israël, le décrivant comme un texte imposé et insuffisamment clair sur le retrait israélien. Sa déclaration, prononcée devant le conseil confessionnel druze, intervient alors que le gouvernement tente de défendre une feuille de route soutenue à l’étranger, mais contestée au Liban. Le dossier se double d’une urgence humanitaire dans le Sud, où le retour des déplacés reste incertain et où de nouveaux centres d’accueil pourraient devenir nécessaires.
Sous les vagues : état des plages libanaises en 2026
L’infographie 2026 du CNRS montre que 24 plages libanaises sont baignables, mais sept sites entre Beyrouth et Jounieh sont interdits de baignade en raison d’une pollution extrême. L’analyse révèle des disparités régionales, l’impact des eaux usées et des microplastiques, ainsi que les lacunes en matière d’infrastructures et de gouvernance. Les solutions existent mais nécessitent un engagement collectif.
Selon Yechiel Leiter, le Hezbollah se sent renforcé
L’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, affirme que le Hezbollah se sent renforcé par les derniers développements autour du cessez-le-feu et des négociations de Washington. Cette déclaration met en lumière la méfiance israélienne envers un processus diplomatique qui pourrait, selon Israël, stabiliser la frontière sans régler la question centrale des armes du mouvement chiite au sud du Liban.















