Tag: sud du Liban
Visite d’Aoun aux États-Unis : cap d’État
Joseph Aoun aborde sa prochaine visite aux États-Unis dans une séquence marquée par l’attentat de Damas, les attaques israéliennes au Sud et les débats sur l’accord-cadre. Le président libanais veut obtenir une pression américaine plus nette sur Israël, tout en affirmant que l’État doit reprendre le monopole de la décision sécuritaire. À Baabda, il a aussi relié la stabilité politique aux réformes financières, notamment la réorganisation des banques et le traitement de la brèche financière.
Accord-cadre : Joumblatt durcit le ton
Walid Joumblatt a vivement critiqué l’accord-cadre signé entre le Liban et Israël, le décrivant comme un texte imposé et insuffisamment clair sur le retrait israélien. Sa déclaration, prononcée devant le conseil confessionnel druze, intervient alors que le gouvernement tente de défendre une feuille de route soutenue à l’étranger, mais contestée au Liban. Le dossier se double d’une urgence humanitaire dans le Sud, où le retour des déplacés reste incertain et où de nouveaux centres d’accueil pourraient devenir nécessaires.
Sous les vagues : état des plages libanaises en 2026
L’infographie 2026 du CNRS montre que 24 plages libanaises sont baignables, mais sept sites entre Beyrouth et Jounieh sont interdits de baignade en raison d’une pollution extrême. L’analyse révèle des disparités régionales, l’impact des eaux usées et des microplastiques, ainsi que les lacunes en matière d’infrastructures et de gouvernance. Les solutions existent mais nécessitent un engagement collectif.
Selon Yechiel Leiter, le Hezbollah se sent renforcé
L’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, affirme que le Hezbollah se sent renforcé par les derniers développements autour du cessez-le-feu et des négociations de Washington. Cette déclaration met en lumière la méfiance israélienne envers un processus diplomatique qui pourrait, selon Israël, stabiliser la frontière sans régler la question centrale des armes du mouvement chiite au sud du Liban.
Au Liban, le bruit des drones use les nerfs
Au Liban, le bruit des drones est devenu une guerre sans explosion immédiate. Le bourdonnement permanent installe un état d’alerte, perturbe le sommeil, fragilise les enfants, épuise les parents, les travailleurs et les secouristes. Cette surveillance sonore transforme le quotidien en attente d’une frappe possible. Même en cas de cessez-le-feu, l’arrêt des bombardements ne suffira pas si les survols continuent à maintenir les civils dans la peur.
Reconstruction du Liban : conférence ou promesse fragile ?
La reconstruction du Liban ne dépendra pas seulement d’une conférence internationale. Les besoins sont immenses : logements, agriculture, routes, hôpitaux, écoles, patrimoine et réseaux de base. Mais les bailleurs poseront leurs conditions : réforme bancaire, transparence, contrôle des frontières, sécurité au Sud et garanties contre les détournements. Pour Beyrouth, l’enjeu est de transformer les promesses en méthode, avant que la reconstruction ne soit captée par les partis, les réseaux parallèles ou les intérêts extérieurs.
Cessez-le-feu au Liban : les cinq garanties nécessaires
Le cessez-le-feu au Liban ne pourra tenir que s’il repose sur des garanties concrètes. L’arrêt complet des frappes, le retrait israélien vérifiable, le retour sécurisé des habitants, le rôle clair de l’armée libanaise et de la Finul, ainsi qu’un mécanisme de règlement des violations constituent les cinq conditions minimales. Sans ces garde-fous, l’accord régional annoncé entre Washington et Téhéran risque de rester une formule diplomatique sans effet durable sur le terrain.
Comment le sud du Liban a pesé sur la naissance de l’Iran chiite
L’Iran n’est pas devenu chiite par de simples missionnaires venus du sud du Liban. Mais le Jabal Amel a fourni aux Safavides des savants, des juristes et des cadres doctrinaux essentiels pour transformer une décision d’État en ordre religieux durable. Une histoire plus complexe, plus politique et plus fascinante que le slogan.
Christ de Debel : l’Italie répare la profanation
La statue du Christ détruite par un soldat israélien à Debel, dans le sud du Liban, a été remplacée par les soldats italiens de la FINUL. L’armée israélienne avait affirmé avoir procédé à un remplacement, mais la croix présentée était plus petite, différente et placée ailleurs. Des récits locaux affirment qu’il s’agissait d’une croix liturgique prélevée dans une église. Le contingent italien a ensuite installé un Christ proche de l’original, au même emplacement.
Pont de Qasmiyeh : HRW demande une enquête
Human Rights Watch estime que la destruction du pont de Qasmiyeh par l’armée israélienne, le 16 avril, quelques heures avant l’annonce du cessez-le-feu, pourrait constituer un crime de guerre. L’organisation demande une enquête sur une possible attaque disproportionnée contre des civils. Le pont était présenté comme le dernier grand passage opérationnel au-dessus du Litani pour les habitants et l’aide humanitaire vers le sud du Liban.
Israël réitère ses menaces aux habitants du Sud Liban en dépit du cessez-le-feu
Israël diffuse une nouvelle fois, une carte en arabe et menace directement les habitants du sud du Liban en leur interdisant le retour dans des dizaines de villages. Sous couvert de sécurité, l’armée israélienne trace une ligne rouge intérieure, transforme la trêve en zone de contrainte et verrouille politiquement le retour civil local.
Naim Kassem pose ses conditions au Liban
Naim Kassem affirme que le Hezbollah n’a pas été vaincu et rejette toute lecture du cessez-le-feu qui placerait son mouvement en position de recul. Dans un texte mêlant défi militaire, ouverture politique et dénonciation de la médiation américaine, il se dit pourtant prêt à ouvrir une « nouvelle page » avec l’État libanais. L’enjeu dépasse la seule rhétorique : il touche au rôle futur du Hezbollah, au retour des déplacés, à la reconstruction et à la définition même de la souveraineté au Liban.
FINUL: le Hezbollah nie après l’attaque ayant couté la vie à un soldat français
Le Hezbollah a démenti toute implication dans l’attaque qui a coûté la vie à un militaire français de la FINUL dans le sud du Liban. Ce démenti, publié par l’Agence nationale d’information, intervient après les accusations d’Emmanuel Macron et alors que les autorités libanaises ont multiplié les condamnations. Joseph Aoun a assuré que les responsables seraient poursuivis, tandis que Nabih Berri a dénoncé l’attaque et présenté ses condoléances. L’enquête militaire libanaise devient désormais le point central d’une affaire à la fois sécuritaire, diplomatique et politique
Ils sont rentrés avant l’Etat : le Sud reprend vie au milieu des gravats
Dès les premières heures de la trêve, les habitants du Sud sont rentrés avant même que l’État soit prêt. Entre gravats, logements abîmés, services fragiles et absence d’encadrement suffisant, ce retour révèle une société qui reprend vie seule, imposant son propre calendrier à un après-guerre encore inachevé, précaire et administrativement vide.















