Actualites et analyses sur Litani
Frappes israéliennes intensifiées à Ali al-Taher
Les frappes israéliennes se sont intensifiées autour des hauteurs d’Ali al-Taher, près de Nabatiyé al-Fawqa, tandis que plusieurs secteurs du Sud-Liban ont subi des tirs d’artillerie. Cette nouvelle séquence intervient après plusieurs journées d’opérations dans la même région. La situation place sous pression le gouvernement libanais, engagé dans le renforcement du contrôle de l’État sur les armes, alors que le secteur d’Ali al-Taher est devenu un point majeur du rapport de force entre Israël et le Hezbollah.
Ali al-Taher, la hauteur qui menace le Sud
Ali al-Taher n’est plus seulement une hauteur disputée à l’est de Nabatiyeh. Les frappes israéliennes, le refus du Hezbollah d’une évacuation imposée et l’hypothèse d’un déploiement de l’armée libanaise ont transformé le secteur en test pour l’avenir du Liban-Sud. Derrière la bataille militaire se pose une question de souveraineté : Israël peut-il obtenir sous pression une modification du dispositif intérieur libanais, et jusqu’où ce précédent pourrait-il ensuite être étendu ?
Sud-Liban : Berri refuse les zones pilotes et exige un retrait israélien total
Nabih Berri affirme pouvoir s’engager, au nom du Hezbollah, sur une zone sans armes au sud du Litani si Israël respecte un cessez-le-feu complet au Liban. Il rejette cependant les « zones pilotes », qu’il juge trop lentes, et propose un retrait israélien progressif par districts. Cette position transforme le désarmement localisé du Hezbollah en échange conditionnel, avec l’armée libanaise, la FINUL et Washington au centre du dispositif à construire.
Le Hezbollah rejette le cessez-le-feu
Le Hezbollah a informé les autorités libanaises de son refus de l’accord de cessez-le-feu annoncé à Washington entre le Liban et Israël. La position a été transmise au président du Parlement Nabih Berri, qui partage la même ligne, selon un responsable du mouvement cité par une agence de presse. Ce rejet intervient alors que des opérations israéliennes se poursuivent au Sud-Liban, fragilisant davantage un texte déjà critiqué pour son asymétrie.
Revue de presse: la prise de la forteresse de Beaufort place le Liban entre...
La prise de la forteresse de Beaufort place le Liban face à une double pression militaire et diplomatique. Entre avancée israélienne, négociations à Washington, débat sur le Hezbollah et déplacements civils, la presse du 1er juin 2026 décrit un pays contraint de négocier sous feu et incertitude régionale majeure persistante.
Beaufort touché par des frappes israéliennes
Le secteur du château de Beaufort a été touché par des frappes israéliennes, dans une escalade qui menace le patrimoine du Sud-Liban.
Tyr sous évacuation, le Sud-Liban se vide
Tyr visée par un ordre d’évacuation israélien, alors que les combats s’étendent près du Litani et que le bilan libanais s’alourdit.
Le Litani demande la protection de Qaraoun face aux menaces israéliennes
Le barrage de Qaraoun fait l’objet d’une alerte après des attaques israéliennes. Le Litani demande une action diplomatique urgente.
Qaraoun : Israël frappe près du barrage
Qaraoun : la frappe israélienne près du barrage du Litani ravive les craintes pour l’eau, l’électricité et les villages en aval, une frappe qui non seulement menace le barrage mais qui constitue un crime de guerre.
Sud-Liban : Ben Gvir dévoile un projet colonial
Ben Gvir affirme vouloir s’installer au Liban, sur fond d’alertes au Sud et de craintes d’un projet colonial israélien.
La FINUL peut-elle accéder aux zones de la ligne jaune ?
La ligne jaune imposée par Israël au sud du Liban menace l’accès de la FINUL à sa zone d’opérations et entre difficilement dans le cadre de la résolution 1701. En limitant la liberté de mouvement des Casques bleus, elle fragilise le cessez-le-feu, le retour des civils et la souveraineté libanaise.
Nouveau raid sur le pont de Qasmiya
Le pont de Qasmiya, axe côtier crucial pour relier la région de Tyr au reste du Liban, a de nouveau été bombardé jeudi 16 avril. Avant la frappe, un poste de l’armée libanaise dans le secteur avait été évacué après une menace. L’ouvrage, déjà visé en mars puis au début d’avril, avait pourtant été remis en service pour certains convois humanitaires. Ce nouvel épisode relance immédiatement la question de l’accès au Sud-Liban, de l’état des routes et de la continuité de l’aide.
Bint Jbeil, le nœud de la bataille
Bint Jbeil est redevenue l’épicentre militaire et symbolique du Sud-Liban. L’armée israélienne y revendique une avancée décisive, tandis que le Hezbollah tente d’y maintenir une résistance d’attrition dans un environnement urbain ravagé. Cette bataille dépasse le seul terrain : elle pèse sur les discussions directes engagées entre Beyrouth et Israël, sur la stratégie israélienne de zone de sécurité, sur l’avenir du retour des habitants et sur la capacité de l’État libanais à reprendre un jour la main dans le Sud.
Israël a perdu la bataille du Liban
Le cessez-le-feu conclu entre Washington et Téhéran change profondément la lecture de la guerre au Liban. Israël a frappé massivement, déplacé des centaines de milliers de civils et cherché à imposer une profondeur stratégique jusqu’au Litani. Pourtant, l’État hébreu n’a ni détruit le Hezbollah, ni consolidé une victoire politique. Pis, le règlement a été engagé par Donald Trump malgré les pressions de Netanyahu et de plusieurs alliés arabes. L’influence iranienne, loin de reculer, sort renforcée au Liban, y compris dans la définition du cessez-le-feu. La séquence révèle aussi une usure israélienne croissante, sur le plan humain comme sur les capacités de défense.















