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Le secteur privé libanais à l’épreuve d’une défiance généralisée
Le secteur privé libanais traverse une période de défiance aiguë. Plus de la moitié des entreprises anticipent une baisse d’activité en raison d’un climat économique incertain, d’un accès au crédit bloqué et d’une désorganisation persistante des chaînes d’approvisionnement. Les réponses publiques restent insuffisantes et les perspectives de stabilisation fragiles. Sans mesures structurelles concrètes, le risque de décrochage économique généralisé se profile, menaçant l’ensemble du tissu productif du pays.
Liban : blocage des investissements et infrastructures en déliquescence
Le Liban voit ses projets d’investissement suspendus ou abandonnés face à une administration paralysée par l’instabilité juridique et la lenteur bureaucratique. Les infrastructures essentielles, comme les réseaux d’eau, pâtissent d’un manque criant d’entretien. Le recours aux partenariats public-privé, pourtant envisagé comme solution, est bloqué par l’opacité des marchés et l’absence d’un cadre contractuel fiable.
Faire des affaires au Liban ? Le classement s’effondre, la défiance s’installe
#FOCUS: Le classement Doing Business reflète la chute spectaculaire du Liban en matière de climat des affaires. Lourdeurs administratives, fiscalité instable, et accès au crédit quasi inexistant éloignent les investisseurs et étouffent les PME. Le recul dans ce classement mondial symbolise l’effondrement de la gouvernance économique. Seule une réforme systémique et coordonnée permettrait de restaurer un environnement favorable à l’entrepreneuriat et à la relance de l’investissement local et international.
Les classements économiques : où se situe le Liban ?
Le Liban chute à la 138e place sur 144 dans l’indice mondial de compétitivité et se classe dernier parmi les 22 pays arabes en termes de climat des affaires. Son taux d’inflation dépasse 192 %, tandis que la livre libanaise s’échange autour de 89 700 LBP pour un dollar. La balance commerciale affiche un déficit de 12,4 milliards de dollars, aggravant une économie en crise où les investissements étrangers ont chuté à seulement 220 millions de dollars en 2024.





