Tag: protection sociale
La famille comme assureur: quand les ménages remplacent l’État, mois après mois
Au Liban, les ménages remplacent l’État: la famille finance soins, médicaments, école et vieillesse, mois après mois. Les familles avancent les frais, puis cherchent à rembourser, dans un contexte d’inflation et de taxes indirectes (TVA, carburant) qui alourdissent transport et prix. La protection devient un risque domestique.
Unicef et l’État social par contrats: quand l’aide devient une architecture publique
Au Liban, un cadre d’accords entre l’Unicef et l’État, signé en présence de Nawaf Salam et du juge Mahmoud Makkiya, illustre une protection sociale de plus en plus organisée par contrats. Cette “externalisation” vise la continuité et la traçabilité de l’aide, mais pose des questions de souveraineté sociale, de contrôle et de dépendance.
Le Premier ministre Nawaf Salam discute avec la Banque mondiale des prêts pour la...
Au Grand Sérail, Nawaf Salam échange avec la Banque mondiale sur des prêts dédiés à la reconstruction (LEAP) et à l’énergie. Les discussions portent aussi sur 350 millions de dollars pour la protection sociale et la transformation numérique, ainsi que sur des garanties pour attirer l’investissement privé. Un partenariat crucial dans une reprise libanaise fragile et sous contraintes.
La Banque mondiale approuve un financement de 350 millions de dollars pour soutenir les...
La Banque mondiale approuve 350 millions de dollars pour soutenir les Libanais les plus pauvres et accélérer la transformation numérique du secteur public. Le paquet finance des transferts sociaux renforcés via Aman/Daam et des services publics digitalisés. Une aide clé alors que pauvreté, insécurité alimentaire et fragilité économique persistent au Liban.
Tempête à Akkar: quand l’urgence sociale s’invite en une
À Akkar, le débordement du fleuve Kabir submerge terres et habitations agricoles, fragilisant en quelques heures des familles rurales déjà sous pression. Au-delà de la météo, l’événement révèle une urgence sociale: pertes de production, dettes, coûts de relèvement, infrastructures vulnérables et besoin de secours rapides pour éviter l’enlisement.
Emploi et sous-emploi : les dégâts cachés de la désagrégation du marché du travail...
Au Liban, le chômage dépasse les chiffres officiels et le sous-emploi s’étend. Plus de 65 % des travailleurs vivent dans l’informel, sans contrat ni protection, tandis que jeunes et femmes quittent le marché. Fermetures de commerces, émigration des compétences et absence de politique publique aggravent les fractures régionales encore durablement.
Inflation et pauvreté : les limites de la réponse publique face à la crise...
Au Liban, l’inflation reste structurelle (+126 % en 2025) et accélère la pauvreté. Dollarisation, loyers et soins en hausse excluent les ménages payés en livres. Services publics en panne, aide sociale nationale insuffisante, et dépendance à l’aide internationale fragilisent le filet de sécurité, malgré l’assistance du PAM, UNICEF et HCR.
Dépôts et caisses: la crise sociale derrière la réforme financière
La réforme des dépôts au Liban révèle une crise sociale: les caisses mutualistes et fonds syndicaux, destinés aux retraites, indemnités et soins, refusent d’être traités comme épargne ordinaire. Face aux banques, la bataille se déplace au Parlement, où amendements, priorités et “droits acquis” décideront de la protection des filets sociaux.
Impact sur les déposants libanais : protections pour les petits comptes et incertitudes pour...
Le plan Salam sur la répartition des pertes promet de rembourser en espèces les dépôts sous 100 000 dollars sur quatre ans. Les gros comptes recevraient des titres de la BdL sur 10 à 20 ans, avec rendement minimal. Entre espoir et dilution, les déposants restent dans l’incertitude encore forte.
Le MoSA mobilise des bailleurs pour étendre le programme AMAN d’assistance sociale en 2025
#SOCIETE: Le ministère des Affaires sociales sollicite de nouveaux financements pour élargir le programme AMAN à 80 000 ménages supplémentaires. Avec un budget prévisionnel de 112 millions USD, cette extension viserait à couvrir 238 000 foyers en 2025. Les transferts mensuels plafonnés à 125 USD par famille sont conditionnés à l’identification via une plateforme numérique. La Banque mondiale, l’ONU et des partenaires bilatéraux sont engagés dans les discussions pour prolonger l’appui à ce dispositif de protection sociale.
Projet de Déclaration Ministérielle du gouvernement Nawaf Salam
Le gouvernement libanais s’engage dans un vaste plan de réformes pour restaurer la souveraineté, améliorer l’économie et renforcer les institutions publiques. Priorité est donnée à la lutte contre la corruption, à la réforme du secteur de l’électricité, et au développement de l’éducation et de la santé. Le Liban vise aussi à renforcer son rôle international et à assurer une gouvernance efficace. L’objectif est d’offrir aux citoyens un État fort, moderne et juste, capable de répondre aux défis économiques et sociaux.
Qui est Hanine Al-Sayyed – Ministre des Affaires sociales
Hanine Al-Sayyed, experte en développement social et ancienne cadre à la Banque mondiale, a été nommée ministre des Affaires sociales en janvier 2025 sur proposition du groupe Kulluna Irada. Forte d’une expertise en politiques publiques et en lutte contre la pauvreté, elle ambitionne de réformer les filets de sécurité sociale, d’améliorer la transparence dans la distribution de l’aide et de favoriser l’insertion professionnelle. Son objectif : garantir une meilleure protection aux populations vulnérables en pleine crise économique.













