En Direct 14 mars

Iran : Washington glisse-t-il vers l’enlisement ?
Les États-Unis ne sont pas encore dans un scénario irakien en Iran, mais les signes d’un pré-enlisement se multiplient. Donald Trump et son entourage changent sans cesse de ligne, les justifications nucléaires de la guerre sont fragilisées par les propres évaluations américaines, les alliés arabes refusent une escalade terrestre et les frappes iraniennes montrent les limites du parapluie sécuritaire américain dans le Golfe. À cela s’ajoute un élément central : Israël a largement fixé l’impulsion de la guerre, parle d’un conflit de plusieurs semaines et entend peser sur son terme, tandis que Washington risque d’en porter l’essentiel du coût politique, économique et stratégique si le conflit se prolonge.

Guerre au Liban : 826 morts tués par des frappes israéliennes et 2 009 blessés
Au Liban, le bilan officiel monte à 826 morts et 2 009 blessés depuis le 2 mars, avec 31 soignants tués et cinq hôpitaux fermés.

Iran-Israël-USA : une guerre qui se sacralise
L’affrontement entre les États-Unis, Israël et l’Iran n’est pas réductible à une simple guerre de religion. Pourtant, la rhétorique employée par plusieurs responsables politiques, diplomatiques et militaires montre une sacralisation croissante du conflit. Bible, promesse territoriale, évangélisme politique, psaumes de guerre et théocratie iranienne composent désormais un cadre idéologique plus large. Cette évolution ne remplace pas la géopolitique, mais elle la radicalise en donnant à la guerre une légitimité supérieure et plus difficile à contester.

Gaza, Liban, Iran : comment plusieurs foyers de crise sont en train de fusionner
Gaza, le Liban et l’Iran ne peuvent plus être lus comme trois crises séparées. En mars 2026, les fronts se répondent, se nourrissent et fusionnent partiellement. La guerre devient un système régional en réseau, avec des effets militaires, humanitaires, diplomatiques et économiques qui débordent largement chaque théâtre pris isolément désormais.

Libanais des Émirats : le prix du silence en temps de guerre
Libanais aux Émirats : comment les frappes iraniennes et la censure des images imposent peur, prudence et silence à la diaspora.

Une économie déjà à genoux, encore plus vulnérable sous les bombes
La guerre frappe un Liban déjà brisé par des années de crise financière et sociale. Déplacements massifs, fermeture partielle des services, chute des petits revenus et pression sur l’aide aggravent un effondrement ancien. Plus qu’un simple ralentissement, le pays affronte une économie de survie sous les bombes et la saturation générale.

D’abord le cessez-le-feu, ensuite les négociations : la doctrine diplomatique libanaise du moment
La doctrine diplomatique libanaise du moment repose sur une séquence claire : d’abord un cessez-le-feu, ensuite des négociations sous parrainage international. Portée par Joseph Aoun et Nawaf Salam, cette ligne vise à protéger le Liban, renforcer l’armée et éviter toute discussion politique menée sous la contrainte directe des frappes.

Macron propose Paris pour des discussions Israël-Liban, sur fond de menace d’offensive terrestre au sud
Emmanuel Macron propose Paris pour des discussions directes entre Israël et le Liban, sur fond de menace d’offensive terrestre au sud.

Revue de presse : l’escalade militaire ferme l’horizon politique libanais
La presse libanaise du 14 mars 2026 décrit un pays pris entre escalade militaire, menaces d’invasion et blocage politique. Joseph Aoun tente de maintenir une ligne d’État, tandis que Nabih Berri et Naim Kassem refusent toute négociation avant l’arrêt des frappes, sur fond de crise régionale plus large.

António Guterres à Beyrouth : visite utile ou simple geste de solidarité ?
La visite d’António Guterres à Beyrouth intervient alors que le Liban replonge dans la guerre. Geste symbolique ou levier diplomatique réel ? Analyse de ce que peut encore l’ONU face à l’escalade.

Armée libanaise : Ghada Ayoub cible l’exécutif
La députée Ghada Ayoub a affirmé que le renvoi du commandant de l’armée libanaise relevait de la seule autorité politique, tout en précisant que cette question n’avait pas été discutée au gouvernement. Sa déclaration intervient dans un moment de forte pression intérieure et extérieure sur l’État libanais, sommé d’appliquer sa décision d’interdire les activités militaires du Hezbollah. Au-delà de la polémique, c’est la responsabilité de l’exécutif qui se trouve directement posée.

Le Hamas demande à l’Iran d’épargner le Golfe
Le Hamas a appelé l’Iran à cesser de viser les pays voisins du Golfe tout en maintenant son soutien au droit de Téhéran à riposter. Cette position révèle une tension stratégique croissante : le mouvement palestinien veut préserver son alliance avec la République islamique sans se couper du Qatar et d’autres capitales arabes devenues cruciales pour les médiations, l’accueil politique et la gestion régionale du conflit.

Île de Kharg : Washington frappe le cœur pétrolier iranien
Les États-Unis ont frappé l’île de Kharg, point névralgique des exportations pétrolières iraniennes, dans une nouvelle étape de la guerre en Iran. Si les installations pétrolières n’ont pas été officiellement détruites, Washington menace désormais l’infrastructure énergétique elle-même. Pour Téhéran, l’enjeu dépasse la symbolique militaire : Kharg concentre l’essentiel des recettes pétrolières du pays. Pour les marchés, le risque touche à la fois le détroit d’Ormuz, les flux vers l’Asie, les prix du Brent et la sécurité énergétique mondiale.

Point du Matin : douze membres du personnel médical tués dans une frappe israélienne sur un centre de santé à Burj Qalawiya
Une frappe israélienne sur un centre de santé à Burj Qalawiya, dans le sud du Liban, a tué douze membres du personnel médical selon le ministère de la Santé. L’attaque frappe un établissement civil en pleine escalade militaire, alors que le bilan humain et humanitaire continue de s’aggraver dans le pays.

En Direct: Israël envisage une offensive terrestre au Liban
Israël envisage une offensive terrestre au Liban alors que les frappes aériennes et les mouvements de troupes se multiplient à la frontière. Les responsables israéliens conditionnent toute négociation à l’arrêt des tirs depuis le territoire libanais, tandis que les préparatifs militaires laissent entrevoir une possible escalade.

Iran: Trump dit que la chute du régime reste « un très grand obstacle »
Donald Trump a estimé qu’un changement de régime en Iran restait possible mais constituait un « très grand obstacle », écartant l’idée d’un basculement immédiat. Cette nuance intervient alors que la guerre menée par les États-Unis et Israël contre Téhéran se poursuit et que l’objectif politique du conflit reste flou.

Les déplacés, nouveau centre de gravité de l’économie de crise au Liban
Au Liban, plus de 500 000 déplacés ont fait du déplacement de masse le nouveau centre de gravité de l’économie de crise. Hébergement, alimentation, santé, inflation locale, pression sur les municipalités et fatigue sociale transforment l’urgence humanitaire en défi national total pour un pays déjà profondément fragilisé économiquement.

