Le Hezbollah a confirmé hier la mort d’Ahmed Mahmoud Wahbi, un de ses dirigeants, tué lors d’une frappe israélienne qui a ciblé la banlieue sud de Beyrouth. Cette attaque a également coûté la vie à Ibrahim Aqil, un autre leader de l’organisation. Cet événement s’inscrit dans une escalade des tensions entre Israël et le Hezbollah, marquée par une intensification des opérations militaires depuis le début des affrontements avec le Hamas le 7 octobre 2023.
Ahmed Mahmoud Wahbi, né dans le sud du Liban en 1964, était une figure centrale du Hezbollah depuis les premières années de la formation du mouvement. Il a rejoint le parti dès sa création et a pris part à de nombreuses opérations militaires contre les forces d’occupation israéliennes dans le sud du Liban, notamment durant les années 1980. En 1984, il a été fait prisonnier par Israël, mais cela n’a en rien diminué son engagement.
Après sa libération, Wahbi a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein du Hezbollah. Jusqu’en 2007, il a dirigé l’unité centrale de formation, avant de prendre la tête des opérations d’entraînement de la Force Radwan, l’élite militaire du Hezbollah, jusqu’en 2012. Il a ensuite joué un rôle majeur dans la lutte contre les attaques sur les frontières orientales du Liban et dans divers gouvernorats syriens, notamment durant la guerre en Syrie où le Hezbollah s’est fortement engagé.
Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.
Depuis le début des combats entre le Hamas et Israël le 7 octobre 2023, Wahbi a supervisé les opérations de la Force Radwan. Il était revenu en première ligne après l’assassinat de Wissam Al-Tawil, prenant en charge la supervision de l’unité centrale de formation du Hezbollah. Selon les informations diffusées par le Hezbollah, il était un pilier dans la coordination des combats à la frontière libano-israélienne, contribuant à la riposte militaire du parti face aux frappes israéliennes.
Cette frappe qui a visé la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah, a été saluée par certains comme un succès militaire pour Israël, mais elle a également soulevé des questions sur les pertes civiles dans la région. Alors que les médias internationaux se concentrent sur l’élimination de figures militaires du Hezbollah, les victimes civiles, notamment des enfants et des soignants présents dans des zones voisines, restent largement invisibilisées dans les récits médiatiques.



