dimanche, février 22, 2026

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Accusations de génocide à Gaza : Amnesty International et Israël au cœur d’une controverse mondiale

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Dans un rapport publié ce jeudi au Moyen-Orient, Amnesty International a accusé Israël de commettre un génocide dans la bande de Gaza, affirmant que ses actions visaient délibérément à détruire la population palestinienne. Selon l’organisation, ces actes incluent des attaques meurtrières, la destruction d’infrastructures vitales et l’entrave à l’acheminement de nourriture, de médicaments et d’autres aides essentielles.

Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty, a déclaré :

« Nos conclusions accablantes doivent alerter la communauté internationale : c’est un génocide. Cela doit cesser maintenant. »

Amnesty a également mis en garde les alliés d’Israël, notamment les États-Unis, les accusant de complicité potentielle et appelant à l’arrêt des livraisons d’armes.

Israël rejette catégoriquement les accusations

Israël, fondé après l’Holocauste, a dénoncé ces allégations comme un « mensonge antisémite ». Le ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié le rapport d’« entièrement faux et basé sur des mensonges », tout en affirmant que ses actions étaient conformes au droit international.

Israël a également souligné que les pertes civiles étaient dues à la stratégie du Hamas, accusé de mener ses opérations militaires au cœur de zones résidentielles. En réponse à Amnesty, Israël a réitéré que ses actions visaient uniquement le Hamas, qualifié de groupe terroriste.

Un contexte d’escalade sans précédent

Le conflit a éclaté le 7 octobre 2023, lorsque des militants dirigés par le Hamas ont mené une attaque massive dans le sud d’Israël, tuant environ 1 200 personnes et prenant 250 otages. En réponse, Israël a lancé une offensive militaire majeure, qui, selon les autorités de Gaza, aurait tué plus de 44 500 personnes à ce jour. Amnesty accuse Israël d’exposer les Palestiniens à une « mort lente et calculée », citant la destruction d’hôpitaux, d’habitations et d’infrastructures vitales.

L’analyse d’Amnesty : une intention délibérée

Amnesty a basé ses accusations sur l’examen de plus de 100 déclarations d’officiels israéliens depuis le début du conflit. L’organisation affirme que certaines de ces déclarations déshumanisent les Palestiniens et justifient des actions pouvant être qualifiées de génocidaires. Elle a également analysé 15 frappes aériennes qui auraient tué au moins 334 civils, affirmant qu’aucune cible militaire n’était identifiée.

Un exemple poignant est la frappe survenue à Rafah en avril 2024, où 16 enfants d’une même famille ont péri dans leur sommeil. Israël soutient que ces actions sont dirigées contre des objectifs militaires, mais Amnesty conteste cette version.

Une polarisation internationale

Les accusations de génocide ont divisé la communauté internationale. Si des pays comme les États-Unis et l’Allemagne continuent de soutenir Israël, des figures influentes comme le pape François et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ont appelé à des enquêtes sur ces allégations.

En mai, l’administration Biden a reconnu que l’utilisation d’armes fournies par les États-Unis pourrait violer le droit humanitaire, tout en affirmant que les preuves restaient incomplètes.

La crise humanitaire : un désastre en cours

La situation à Gaza reste catastrophique. Plus de 90 % de la population a été déplacée, souvent plusieurs fois. Des centaines de milliers de personnes survivent dans des camps insalubres, manquant de nourriture, d’eau et d’infrastructures sanitaires. Les organisations humanitaires mettent en garde contre une famine imminente dans le nord de Gaza, aggravée par l’approche de l’hiver.

Israël a presque totalement isolé cette région, affirmant que ses opérations visent à neutraliser les militants du Hamas, qui continuent de se regrouper dans des zones denses en population civile.

Amnesty appelle à une pression internationale

Face à la situation, Amnesty exhorte les alliés d’Israël, en particulier les États-Unis, à mettre fin à la guerre. Agnès Callamard a souligné la responsabilité des pays fournissant des armes à Israël et a appelé à une action immédiate pour stopper le conflit.

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Newsdesk Libnanews
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