Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, est arrivé en Jordanie jeudi, marquant le début d’une tournée diplomatique axée sur la gestion de la crise en Syrie après le renversement du président Bachar al-Assad. Cette visite intervient dans un contexte de bouleversements majeurs dans la région, alors que les États-Unis cherchent à jouer un rôle clé dans la transition politique syrienne.
Première étape : la Jordanie, acteur clé dans la région
Antony Blinken a choisi la Jordanie comme première étape de son voyage, où il rencontrera le roi Abdallah II et le ministre des Affaires étrangères à Aqaba, sur les rives de la mer Rouge. Ces entretiens visent à renforcer la coopération entre les deux pays et à coordonner les efforts régionaux pour gérer les conséquences de la chute du régime Assad.
Selon des responsables américains, le chef de la diplomatie plaidera pour un processus « inclusif » afin de former un gouvernement syrien post-Assad. Cette approche met l’accent sur l’intégration de diverses factions syriennes et la participation d’acteurs locaux et internationaux pour garantir une transition politique stable.
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Les défis d’une transition inclusive
Le processus de transition politique en Syrie soulève de nombreuses questions complexes. Parmi les priorités des États-Unis figurent :
- Éviter le vide de pouvoir : Washington craint que la fragmentation des forces en Syrie ne conduise à un effondrement sécuritaire, favorisant les groupes extrémistes.
- Impliquer les acteurs régionaux : La Jordanie, en tant que voisin direct de la Syrie, joue un rôle stratégique dans les discussions. Ses préoccupations incluent la sécurité de ses frontières et la gestion des réfugiés syriens, qui représentent une pression importante sur son économie.
- Réduire les tensions entre puissances internationales : Avec l’implication de la Russie, de l’Iran, de la Turquie et d’autres acteurs dans le conflit syrien, les États-Unis cherchent à éviter une escalade tout en préservant leurs intérêts dans la région.
Un contexte régional tendu
La chute d’Assad a provoqué une recomposition rapide des alliances dans la région. La Jordanie, alliée clé des États-Unis, joue un rôle essentiel pour favoriser la stabilité. Les responsables américains espèrent que ces discussions à Aqaba poseront les bases d’un consensus régional sur la manière de gérer l’après-Assad.
Cette visite de Blinken intervient également à un moment où d’autres puissances, notamment la Russie et l’Iran, cherchent à maintenir leur influence en Syrie. Les États-Unis tentent donc de rallier les partenaires régionaux à leur vision d’un gouvernement syrien qui exclurait les éléments extrémistes ou pro-Assad.
La position américaine : une opportunité pour le leadership
Antony Blinken, dont le mandat touche à sa fin, entend utiliser cette tournée pour réaffirmer le rôle des États-Unis en tant que médiateur central dans les crises régionales. La promotion d’un processus de transition inclusif en Syrie est présentée comme un moyen de renforcer la stabilité, mais aussi comme une opportunité pour Washington de réaffirmer son leadership face à une influence croissante de rivaux comme Moscou et Téhéran.
Prochaines étapes de la tournée
Après la Jordanie, Blinken prévoit de visiter d’autres pays du Moyen-Orient, où il cherchera à rallier des soutiens pour une transition politique en Syrie. Cette tournée marque une étape clé dans les efforts de Washington pour façonner l’avenir de la Syrie, alors que la région traverse une période de changements rapides et d’incertitudes.



