Dans la localité de Kafr Shuba, un village frontalier du sud du Liban, les forces de sécurité intérieure ont procédé, le 18 janvier 2026, à l’arrestation de deux individus d’origine syrienne soupçonnés d’avoir commis une série de vols dans des domiciles abandonnés par leurs propriétaires. Cette opération, menée par la Division de l’information des forces de sécurité intérieure, s’inscrit dans un effort continu pour contrer les actes de délinquance qui profitent des absences prolongées des résidents, souvent contraintes par les menaces sécuritaires persistantes dans la région. Les suspects, identifiés comme E. R., né en 2006, et M. R., né en 2007, tous deux de nationalité syrienne, ont avoué lors de leur interrogatoire avoir ciblé spécifiquement des batteries et des appareils d’onduleurs, qu’ils revendaient par la suite. Cette affaire met en lumière les vulnérabilités accrues des communautés frontalières, où les habitants vivent sous la menace quotidienne de bombardements et d’incursions, favorisant ainsi l’émergence de tels délits opportunistes.
L’opération de surveillance et de contrôle qui a conduit à ces arrestations a été minutieusement planifiée. Selon le communiqué officiel de la Direction générale des forces de sécurité intérieure, publié le jour même, les enquêtes ont révélé que les deux jeunes hommes opéraient en brisant les entrées des maisons vides pour en extraire les biens visés. Kafr Shuba, niché dans les collines du sud, est particulièrement exposé à ces phénomènes en raison de sa proximité avec la ligne bleue, la frontière délimitée par l’ONU entre le Liban et Israël. Les résidents de cette zone ont souvent dû évacuer leurs foyers temporairement, laissant derrière eux des propriétés sans surveillance. L’enquête a confirmé que les vols se sont multipliés dans cette localité précise, où les coupures d’électricité fréquentes rendent les batteries et onduleurs des objets de valeur prisés sur le marché noir. Les suspects ont été déférés à la justice compétente après l’exécution des procédures légales, marquant un nouveau pas dans la lutte contre la petite criminalité qui s’épanouit dans l’ombre des conflits régionaux.
Une localité sous le joug des menaces sécuritaires permanentes
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Kafr Shuba n’est pas un cas isolé. Ce village, comme beaucoup d’autres au sud du Liban, subit les répercussions directes des tensions persistantes avec Israël. Le 20 janvier 2026, des forces israéliennes ont conduit une incursion dans des towns voisines, faisant exploser des maisons à Kfarkela et Markaba, selon des sources de terrain. Ces actions, qui s’ajoutent à une série d’attaques aériennes et d’artillerie, illustrent la fragilité du cessez-le-feu établi en novembre 2024. Quelques jours plus tôt, le 16 janvier, des frappes israéliennes ont tué deux personnes dans le sud, tandis que des forces de l’ONU ont rapporté une attaque par drone. Dans la vallée de la Bekaa, des villages comme Sohmor ont été visés, avec des dommages significatifs rapportés. Ces incidents, qui se produisent presque quotidiennement, obligent les habitants à fuir, créant un vide propice aux intrusions criminelles comme celles perpétrées par les deux suspects syriens.
Les villages frontaliers, tels que Kafr Shuba, Odaisseh ou Aita al-Shaab, ont été particulièrement touchés. Le 18 janvier, jour même de l’arrestation, des rapports indiquent que des forces israéliennes ont infiltré Odaisseh pour faire exploser une maison et un atelier de forgeron, en violation flagrante du cessez-le-feu. Ces actes, qualifiés de terrorisme d’État par certains observateurs, visent à vider les zones de leurs populations civiles. À Kafr Shuba, les tirs de mitrailleuse depuis les positions israéliennes à Ruwaysat al-Alam ont été signalés à plusieurs reprises, comme le 20 décembre 2025, accentuant la peur parmi les résidents. Les destructions massives, visibles dans des images aériennes de villages comme Aita al-Shaab, montrent des quartiers entiers réduits en ruines, avec des portes, fenêtres et structures volées ou démolies. Cette stratégie d’intimidation, qui inclut l’utilisation de munitions au phosphore interdites internationalement, comme à Kafr Shuba en octobre 2025, renforce l’exode temporaire des familles, laissant les maisons vulnérables aux pillards.



