Le Conseil du syndicat des propriétaires d’hôpitaux au Liban a tenu une réunion sous la présidence de son président, l’ingénieur Sleiman Haroun, pour discuter de la relation contractuelle entre les hôpitaux et les compagnies d’assurance, en particulier concernant les tarifs appliqués pour les services de santé destinés aux patients assurés. Le syndicat a souligné que les tarifs actuels ne reflètent plus les coûts réels des prestations, notamment en raison de la flambée des prix des biens, en particulier des consommables médicaux, exacerbée par la levée des subventions sur certains produits essentiels.
Un décalage persistant entre tarifs et coûts réels
Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, le syndicat a expliqué que bien que les compagnies d’assurance aient augmenté les prix des polices d’assurance, les tarifs contractuels appliqués aux hôpitaux restent inférieurs à ceux de 2019. Cette différence, estimée entre 25 % et 40 % selon les établissements, met en péril la capacité des hôpitaux à maintenir leurs services. Les coûts ont été fortement impactés par plusieurs facteurs, notamment la dévaluation de la livre libanaise, l’inflation généralisée, et les charges supplémentaires dues à la levée des subventions.
Une augmentation des tarifs à partir de février 2025
Face à cette situation critique, les hôpitaux ont décidé d’imposer une hausse de 15 % sur les tarifs contractuels avec les compagnies d’assurance à partir du 1er février 2025. Cette décision vise à garantir la continuité et la qualité des services hospitaliers pour les patients assurés.
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Selon le syndicat, cette augmentation est inévitable pour pallier le déficit croissant entre les coûts d’exploitation et les revenus perçus des compagnies d’assurance. Les hôpitaux affirment que sans cette révision des tarifs, la qualité des soins et la viabilité financière des établissements seraient gravement compromises.
Un défi majeur pour le secteur de la santé au Liban
Cette annonce intervient dans un contexte de crise économique sans précédent au Liban, où le secteur de la santé est confronté à de nombreux défis. Les hôpitaux ont du mal à couvrir leurs coûts, tandis que les patients assurés se plaignent de l’augmentation continue des primes d’assurance sans amélioration des prestations.
Le syndicat des hôpitaux appelle les compagnies d’assurance à revoir leurs politiques tarifaires pour refléter les réalités économiques et soutenir un secteur vital pour la population libanaise. Cette hausse des tarifs, bien qu’impopulaire, est présentée comme une mesure nécessaire pour préserver l’accès aux soins dans un pays en crise.



