Le 9 septembre 2025, vers 16h00, une série d’explosions a secoué Doha, capitale qatarie et métropole arabe majeure du Golfe, ébranlant cette ville reconnue comme un pivot diplomatique régional. Dans le quartier huppé de Katara, des panaches de fumée noire se sont élevés dans le ciel, visibles à des kilomètres, selon Reuters. Axios, citant un responsable israélien, a rapporté que l’attentat visait à éliminer des hauts dirigeants du Hamas, dont Khalil al-Hayya et Zaher Jabarin, réunis pour discuter d’une proposition de trêve américaine. Channel 12 a mentionné Khaled Mashal comme cible potentielle, mais des rapports israéliens ont précisé qu’il n’était pas présent. Une source du Hamas, citée par Al-Jazeera, a confirmé que la délégation dirigée par al-Hayya a survécu à cette tentative d’assassinat. L’armée israélienne (Tsahal) et le Shin Bet ont revendiqué une “frappe précise” contre la direction du Hamas, nommée “Sommet de Feu”. L’attaque aurait été menée par une dizaine d’avions israéliens.
Le Qatar, soutenu par l’Arabie saoudite, l’Iran, la Jordanie, les Émirats arabes unis et le président libanais Joseph Aoun, a dénoncé une “violation flagrante” de sa souveraineté, promettant des conséquences diplomatiques graves. Cet attentat, en plein cœur d’une capitale arabe du Golfe, menace le rôle du Qatar comme médiateur et risque de fragiliser les accords d’Abraham.
Une capitale arabe plongée dans le chaos
Vers 16h00 le 9 septembre 2025, une série d’explosions, jusqu’à dix selon des témoins, a déchiré la quiétude du quartier de Katara à Doha, un secteur prisé pour ses plages, ses galeries d’art et ses résidences diplomatiques. Reuters a rapporté une explosion massive, suivie de colonnes de fumée noire s’élevant dans le ciel, capturées par un vidéaste de l’AFP et des vidéos amateurs sur les réseaux sociaux. Un habitant a décrit un “grondement assourdissant” et une “fumée visible à des kilomètres”. Le Qatar a confirmé que les frappes israéliennes, menées par des avions de combat selon Channel 14, ont ciblé des bâtiments résidentiels abritant des membres du bureau politique du Hamas, qualifiant l’attaque de “lâche”.
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Les autorités qataries ont bouclé Katara, déployant des forces de sécurité et des équipes médicales. Aucun bilan officiel des pertes humaines n’a été publié dans les heures suivant l’attentat, mais des témoignages locaux ont signalé des bâtiments résidentiels endommagés et des débris éparpillés. Un vidéaste de l’AFP a observé une colonne de fumée s’élevant derrière un immeuble bas. Katara, symbole du dynamisme culturel du Qatar, s’est transformé en zone de crise, révélant la vulnérabilité d’une capitale arabe du Golfe face à une attaque ciblée, la première menée par Israël contre cet État soutenu par l’Occident.
Depuis l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, Doha, avec les États-Unis et l’Égypte, a joué un rôle clé dans la médiation, accueillant des délégations du Hamas pour négocier des trêves. Cet attentat transforme le Qatar en cible directe, sapant son statut de sanctuaire diplomatique. Les explosions ont semé la panique, entraînant la fermeture des espaces publics. L’aéroport international de Doha a renforcé ses contrôles, retardant plusieurs vols. Sur les réseaux sociaux qataris, des images de l’attentat ont circulé, accompagnées d’appels à la solidarité avec la Palestine.
Une tentative d’assassinat israélienne
Moins d’une heure après l’attentat, Axios, citant un responsable israélien, a révélé que l’explosion visait des dirigeants du Hamas, dont Khalil al-Hayya et Zaher Jabarin, réunis pour discuter d’une proposition de trêve américaine. Channel 12 a mentionné Khaled Mashal comme cible potentielle, mais des rapports israéliens ultérieurs ont confirmé qu’il n’était pas présent à la réunion. Un responsable israélien a déclaré : “Nous avons attaqué la direction du Hamas au Qatar, y compris al-Hayya et Jabarin. Nous attendons les résultats de l’attaque.” Une source du Hamas, citée par Al-Jazeera et Al Mayadeen, a affirmé que la délégation dirigée par al-Hayya a survécu.
L’opération, nommée “Sommet de Feu”, a été confirmée par Tsahal et le Shin Bet : “Le Tsahal et le Shin Bet ont conduit une frappe précise ciblant la direction supérieure de l’organisation terroriste Hamas. Pendant des années, ces membres de la direction du Hamas ont mené les opérations de l’organisation terroriste, sont directement responsables du massacre brutal du 7 octobre, et ont orchestré et géré la guerre contre l’État d’Israël. Avant la frappe, des mesures ont été prises pour minimiser les dommages aux civils, notamment par l’utilisation de munitions précises et de renseignements supplémentaires. Le Tsahal et le Shin Bet continueront d’opérer avec détermination pour vaincre l’organisation terroriste Hamas, responsable du massacre du 7 octobre.”
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a revendiqué l’opération, déclarant dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense Israel Katz : “Hier, après les attaques meurtrières à Jérusalem et Gaza, le Premier ministre Netanyahu a ordonné aux agences de sécurité de préparer le ciblage des dirigeants du Hamas. Aujourd’hui, face à une opportunité opérationnelle, le Premier ministre et le ministre de la Défense ont décidé d’exécuter la directive.” Un responsable israélien a ajouté à Channel 14 que l’administration Trump avait donné son feu vert, et un officiel de la Maison Blanche a confirmé à l’AFP : “Nous avons été informés à l’avance.” Le bureau de Netanyahu a précisé que l’opération était “entièrement indépendante” et qu’Israël en assumait la pleine responsabilité.
Barak Ravid a rapporté que les frappes, menées par des avions de combat, ciblaient les bureaux où les responsables du Hamas étaient réunis. “C’est un signal clair : aucun refuge n’est hors de portée pour Israël”, a-t-il écrit. En frappant Doha, une capitale arabe du Golfe, Israël a violé la souveraineté d’un État neutre, un acte amplifié par la confirmation que les États-Unis, hôte d’une base militaire majeure au Qatar, étaient prévenus.
Une vague de condamnations internationales
Le ministère qatari des Affaires étrangères a dénoncé l’attentat comme une “violation flagrante de toutes les lois et normes internationales” et une “menace grave à la sécurité des Qataris et des résidents”. Un porte-parole a ajouté : “Nous ne tolérerons pas ce comportement israélien irresponsable et son ingérence continue dans la sécurité de la région.” Doha a convoqué un représentant israélien et appelé à une enquête internationale.
L’Arabie saoudite a exprimé une “solidarité totale” avec le Qatar. Le prince héritier Mohammed ben Salmane, dans un appel avec l’émir qatari cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, a qualifié l’attaque de “crime” et de “violation flagrante des lois internationales”, selon l’Agence de presse saoudienne. L’Iran, allié du Hamas, a dénoncé une “violation grossière de la souveraineté qatarie et une attaque contre les négociateurs palestiniens”. La Jordanie, via son ministre des Affaires étrangères Ayman Safadi, a condamné une “extension de l’agression israélienne brutale”. Les Émirats arabes unis, par la voix du ministre Abdullah ben Zayed, ont exprimé leur “solidarité totale” avec le Qatar sur X. Le Jihad islamique, allié du Hamas, a également condamné l’attaque.
Le président libanais Joseph Aoun a fustigé l’attentat, notant que les cibles étaient “impliquées dans des négociations pour mettre fin à l’agression israélienne contre Gaza”. Il a déclaré : “Cette attaque brutale, qui a violé la souveraineté d’une nation arabe sœur, s’inscrit dans une série d’attaques israéliennes démontrant sa détermination à saper les efforts de stabilité régionale.” Aoun a appelé la communauté internationale à “mettre fin à ces pratiques israéliennes qui violent les lois internationales”.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé une “violation flagrante” de la souveraineté qatarie, plaidant pour la désescalade lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité. Les États-Unis, informés à l’avance, ont adopté une posture prudente. L’ambassade américaine à Doha a conseillé aux ressortissants de se mettre à l’abri et de suivre ses réseaux sociaux. À Gaza, le Hamas a promis une “riposte sanglante”. Un officiel à Gaza, s’adressant à l’AFP, a confirmé que les négociateurs étaient visés, mais aucun décès n’a été signalé.
Chaos humanitaire à Doha
L’attentat a plongé Katara dans le chaos. Les hôpitaux de Doha ont accueilli des dizaines de blessés, principalement des civils qataris et des employés diplomatiques touchés par l’onde de choc. Aucun décès n’a été confirmé, mais les dégâts matériels sont significatifs, avec des bâtiments résidentiels endommagés. L’aéroport de Doha a retardé des vols, renforçant ses contrôles. Sur les réseaux sociaux qataris, des images de fumée noire se mêlent à des appels à la solidarité palestinienne.
À Gaza, des frappes israéliennes sur le nord, lancées une heure avant l’attentat à Doha, ont tué au moins 20 civils et détruit un hôpital de campagne, selon les autorités locales. Ces bombardements, distincts de l’attaque à Doha, ont aggravé une crise humanitaire, avec des hôpitaux saturés et des pénuries d’eau et de nourriture signalées par l’ONU.
Une sécurité fragilisée dans le Golfe
L’attaque d’une capitale arabe du Golfe, la première menée par Israël contre un État soutenu par l’Occident, expose la vulnérabilité du Qatar. Doha a renforcé ses patrouilles, et des experts anticipent un investissement dans les défenses aériennes, probablement via des systèmes américains ou turcs. Les services de renseignement qataris pourraient intensifier leur surveillance des réseaux étrangers. L’image du Qatar comme havre de paix est entachée, affectant son attractivité économique et touristique.
À Katara, les écoles ont fermé, et une évacuation partielle a été ordonnée. Les familles, dont de nombreux expatriés, restent sous le choc. Cet attentat pourrait affecter le tourisme et les investissements étrangers dans une capitale du Golfe.
Conséquences diplomatiques graves
Le Qatar, médiateur clé avec plus de 1,8 milliard de dollars investis depuis 2012 pour soutenir le Hamas, se retrouve dans une position intenable. L’attaque, survenue pendant des négociations sur une trêve américaine, sabote ces efforts. Le Qatar a accusé Israël de “torpiller la paix”, réclamant des sanctions internationales. Les relations israélo-qataries risquent une rupture totale. Doha pourrait expulser tout représentant israélien et geler les échanges économiques, notamment dans l’énergie, où le Qatar, deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, dispose d’un levier majeur.
La solidarité régionale, exprimée par l’Arabie saoudite, l’Iran, la Jordanie, les Émirats et le Liban, renforce la perception d’une agression contre le monde arabe. L’implication des États-Unis, informés à l’avance, complique leur rôle de médiateur et allié du Qatar, hôte d’une base militaire américaine.
Les accords d’Abraham menacés
Les accords d’Abraham, signés en 2020 pour normaliser les relations entre Israël et les Émirats, Bahreïn, le Maroc et le Soudan, vacillent. L’attaque d’une capitale arabe du Golfe risque un effet domino. Les Émirats ont dénoncé une “escalade irresponsable”, convoquant une réunion du Conseil de coopération du Golfe. Le Maroc a réitéré que son engagement dépend d’avancées sur la question palestinienne. Les vols directs entre Tel-Aviv et Dubaï ont été suspendus, et des contrats d’armement pourraient être gelés.
Un retrait du Qatar de la médiation à Gaza, financée en partie par les signataires des accords, affaiblirait l’influence américaine. L’Iran pourrait renforcer ses liens avec Doha, isolant les pays normalisateurs. Un gel des accords pourrait perturber les flux gaziers du Golfe, affectant l’Europe.
Une région sous haute tension
L’ONU, via sa résolution 2720 de décembre 2023, voit son autorité contestée. Le représentant palestinien a qualifié l’attentat de “crime de guerre contre une capitale arabe”, réclamant une enquête du Tribunal pénal international. Israël soutient que l’opération respecte le droit international. Le Conseil de sécurité, paralysé par le veto américain, peine à réagir.
Les marchés pétroliers ont bondi de 5 % après l’attentat, reflétant les craintes d’une perturbation des approvisionnements. À Gaza, les frappes israéliennes sur le nord, lancées avant l’attaque à Doha, ont détruit un hôpital de campagne, blessant des dizaines de patients. La survie de la délégation du Hamas, confirmée par Al-Jazeera et Al Mayadeen, pourrait intensifier les représailles, les roquettes visant Israël signalant une escalade imminente. Ces développements, amplifiés par l’attaque d’une capitale arabe du Golfe, soulignent l’impact déstabilisant de l’attentat sur la sécurité, l’économie et les équilibres diplomatiques du Moyen-Orient.



