À la veille du 1er avril 2025, le Ministère des Transports libanais vient d’annoncer avec un flegme administratif que l’usage du clignotant sera désormais relégué aux livres d’histoire, et que la circulation à contre-sens sur autoroute sera tolérée. Une décision qui pourrait sembler surréaliste, mais qui, selon les sources officielles telles que le très sérieux « Le Jour la Farce », se veut en parfait accord avec les « pratiques de conduite innovantes » déjà adoptées par les automobilistes locaux.
D’après l’Institut Libanais des Statistiques Fictives (ILSF), une étude a révélé que 97,3% des conducteurs libanais ne savent de toute façon pas ce qu’est un clignotant, tandis que les 2,7% restants le considèrent comme un accessoire de décoration. En réaction, le Ministère a jugé pertinent de simplifier le Code de la route. « Pourquoi maintenir une norme que personne ne suit? » interroge le ministre, M. J’Aime Claxonner, lors d’une conférence de presse tenue au carrefour le plus chaotique de Beyrouth. « C’est une question de réalisme législatif », ajoute-t-il en esquivant un scooter qui montait sur le trottoir.
En outre, en guise d’expérimentation sociale grandeur nature, les autorités ont décidé de légaliser la circulation à contre-sens sur les autoroutes. Selon la très réputée « Highway Reverse Engineering Taskforce » (HRET), 83% des manœuvres à contre-sens se concluent sans incident, un taux de réussite qui « démontre la dextérité et l’ingéniosité des conducteurs libanais », dixit le chef de la HRET, Dr. U-Turn.
Les réactions de la population sont mitigées. Certains applaudissent cette décision, à l’instar de Noura Volant-Libre, une célèbre influenceuse de conduite extrême sur les réseaux sociaux. « C’est enfin une reconnaissance officielle de notre créativité automobile », s’exclame-t-elle, tout en postant une vidéo d’elle conduisant les yeux bandés.
Cependant, l’organisation internationale « Drivers Sans Frontières » (DSF) s’inquiète de cette législation. « Est-ce une blague du 1er avril ou une réalité? Avec le Liban, la ligne est fine », s’interroge leur porte-parole, Monsieur Avril Poisson.
Quoi qu’il en soit, les autorités restent confiantes. « Les routes libanaises sont les meilleures pour tester les limites de la physique et l’endurance humaine », conclut le Ministre Claxonner. En attendant, le Ministère de la Santé a déjà commencé à distribuer des guides de premiers secours, « au cas où ».
Il convient de noter que tous les chiffres mentionnés dans cet article sont fictifs et qu’il a été rédigé dans le pur esprit du 1er avril. Les clignotants et les règles de circulation sont, et resteront, des éléments essentiels de la sécurité routière, au Liban comme ailleurs.



