L’armée israélienne a ordonné ce vendredi 6 mars 2026 l’évacuation immédiate de quatre localités du district de Baalbek, dans la plaine de la Bekaa. Le porte-parole de Tsahal a sommé les habitants de Nabi Sheet, al-Khodr, Saraain al-Fawqa et Saraain al-Tahta de quitter leurs foyers sans délai et de se diriger vers le nord. Ces consignes ont été diffusées par voie officielle quelques heures seulement après des ordres similaires visant les villages de Douris, Brital et Majdaloun, dans la même région.
L’armée israélienne justifie ces mesures par les activités du Hezbollah dans la zone. « Les activités du Hezbollah dans la région forcent l’armée israélienne à agir fortement contre le groupe afin de cibler ses infrastructures militaires », a déclaré explicitement le porte-parole dans le communiqué accompagnant l’annonce. Cette nouvelle étape d’évacuation forcée étend la pression militaire israélienne vers l’est du Liban, dans un secteur jusqu’ici moins exposé que le sud du Litani ou la banlieue sud de Beyrouth.
Les quatre localités visées et les consignes précises données aux habitants
Les ordres concernent précisément Nabi Sheet, al-Khodr, Saraain al-Fawqa et Saraain al-Tahta. Les résidents de ces bourgs ont reçu l’instruction claire de partir immédiatement vers le nord, sous peine de se trouver exposés aux opérations militaires à venir. Le message, relayé par les canaux habituels de Tsahal – tracts, appels automatisés et alertes numériques –, insiste sur le caractère urgent et non négociable de la mesure.
Ces localités, situées dans le district de Baalbek-Hermel, forment un ensemble de villages et de petites agglomérations à forte densité humaine. Leur évacuation collective représente un mouvement de population d’envergure dans une région déjà marquée par la précarité économique et les séquelles des crises successives. Les routes menant vers le nord ont commencé à se charger de véhicules surchargés dès la diffusion de l’ordre.
L’extension rapide des ordres après Douris, Brital et Majdaloun
Cette annonce intervient seulement quelques heures après que l’armée israélienne eut ordonné l’évacuation complète des villages de Douris, Brital et Majdaloun, également dans le district de Baalbek. La succession rapide de ces injonctions crée un effet de chaîne dans la plaine de la Bekaa. Les trois localités précédemment visées avaient déjà provoqué un premier exode local. L’ajout des quatre nouvelles bourgades élargit significativement le périmètre concerné et accentue la pression sur l’ensemble de la région.
Les autorités libanaises ont pris acte de ces ordres sans délai. Des unités de l’armée libanaise ont été redéployées pour encadrer les mouvements de population et sécuriser les axes de circulation. Le gouvernement de Nawaf Salam suit heure par heure l’évolution de la situation depuis le centre de crise installé à Beyrouth.
Les ordres d’évacuation et leur justification officielle par Tsahal
Le porte-parole israélien a été très clair dans son communiqué : les activités du Hezbollah dans la zone constituent le motif direct de ces mesures. L’armée affirme devoir « agir fortement contre le groupe afin de cibler ses infrastructures militaires ». Cette formulation, reprise mot pour mot dans l’annonce officielle, place les quatre localités au centre d’une logique opérationnelle plus large. Les habitants sont explicitement invités à se diriger vers le nord, sans autre précision sur la durée de l’évacuation ni sur les conditions de retour.
L’impact immédiat sur les populations civiles de la Bekaa
Dès la diffusion de l’ordre, les routes de la Bekaa en direction du nord ont commencé à s’encombrer. Les familles de Nabi Sheet, al-Khodr, Saraain al-Fawqa et Saraain al-Tahta ont entrepris de quitter leurs domiciles dans le calme mais sous forte tension. Des scènes identiques se sont produites quelques heures plus tôt à Douris, Brital et Majdaloun. La plaine de la Bekaa, grenier agricole historique du Liban, voit ainsi ses villages se vider progressivement. Les habitants emportent le strict nécessaire, laissant derrière eux maisons, terres cultivées et bétail.
Les centres d’accueil de la région et du nord du pays se préparent à recevoir cet afflux supplémentaire. Les écoles et les bâtiments publics ont été réquisitionnés en urgence. Le Programme alimentaire mondial et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ont activé leurs procédures d’urgence pour faire face à ce nouvel afflux de déplacés.
La réaction des autorités libanaises face à cette nouvelle vague d’ordres
Le gouvernement libanais a immédiatement pris acte de ces injonctions. Le Premier ministre Nawaf Salam suit personnellement l’évolution depuis le centre de crise de Beyrouth. Des unités supplémentaires de l’armée libanaise ont été déployées pour encadrer les mouvements de population, sécuriser les axes routiers et éviter tout incident lors des déplacements. Cette mobilisation vise à assurer la protection des civils tout en maintenant l’ordre public dans une région déjà sous forte pression.
La chronologie précise des ordres d’évacuation dans le district de Baalbek
Les premiers ordres ont concerné Douris, Brital et Majdaloun. Quelques heures plus tard, l’armée israélienne a étendu la mesure à Nabi Sheet, al-Khodr, Saraain al-Fawqa et Saraain al-Tahta. Cette progression rapide, en l’espace de quelques heures seulement, témoigne d’une stratégie d’élargissement géographique des opérations. Le porte-parole de Tsahal a lié explicitement ces décisions aux activités du Hezbollah dans la zone, confirmant la volonté de cibler des infrastructures militaires présumées.
Le contexte sécuritaire régional et le rôle du Hezbollah
Ces ordres interviennent dans un climat de tensions extrêmes lié à l’escalade entre Israël et l’Iran. Le Hezbollah, présent dans la région de la Bekaa, est explicitement cité par Tsahal comme la raison de ces mesures. Le mouvement maintient sa posture de résistance, tandis que le gouvernement libanais continue d’appliquer sa décision d’interdire les activités militaires non étatiques sur l’ensemble du territoire.
Les mesures humanitaires en cours et les appels à la solidarité nationale
Les autorités locales de Baalbek ont lancé un appel à la solidarité pour accueillir les déplacés. Des points de ravitaillement d’urgence sont en cours d’installation le long des axes principaux. Les hôpitaux de Baalbek, Zahleh et Beyrouth restent en état d’alerte maximale, prêts à prendre en charge d’éventuels blessés. Les organisations internationales sur place coordonnent l’acheminement d’aide alimentaire et médicale vers les zones concernées.
Les derniers développements sur le terrain ce vendredi matin
Au lever du jour, les ordres d’évacuation pour Nabi Sheet, al-Khodr, Saraain al-Fawqa et Saraain al-Tahta sont activement appliqués. Des mouvements de population sont visibles sur les principaux axes de la Bekaa. L’armée israélienne maintient sa posture offensive, avec des activités aériennes signalées au-dessus de la région. L’armée libanaise a renforcé ses positions dans la plaine de la Bekaa pour sécuriser les évacuations et accompagner les civils. Des convois humanitaires escortés acheminent des secours vers les zones concernées, tandis que les hôpitaux de la région restent en alerte maximale face à l’afflux potentiel de nouveaux déplacés. Les négociations indirectes via les canaux diplomatiques habituels se poursuivent dans un climat où chaque ordre d’évacuation supplémentaire accentue la tension sur l’ensemble du territoire libanais.
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